‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 8 sur 190 · l'iiirr aitlrr · texte numérisé non relu

l'iiirr aitlrr

Val. trie. Par. inf.

Vin- 321). — Ventricule (lr(jil ; — aspect inLrrieur. .a paroi antérieure a été réî'Mjur'e eu inNiageaut le pilier antérieur.

haut et en arrière, et vient se perdre sur la paroi interne, formée par la cloison, au-dessous de l'orifice de l'artère pulmonaire. Cette bandelette présente un bord concave absolument libre, regardant en arrière et à droile, cl un liord convexe orienté en sens inverse, d'où s'échappent des faisceaux charnus, (jui vi(Min('nt se perdre dans le labyrinthe musculaire du sommet du veniricule. .Je l'appellerai 6«U(?eZctte ai*S(/oj'j».r. — F^a paroi antérieure du veniricule iéj)ond à la valve antérieure de la tricuspide.

La paroi interne regarde en avant el à droile. Fortement convexe dans le sens vertical, elle présente trois segments. — Un segment postérieur qui est caché par une des valves de la valvule tricuspide. — Un segmenl moven, prciquo entièrement dépourvu de colonnes charnues de deuxième et de

ANGÉIOLOGIE

troisièmt^ ordre, mais donnant naissance ii un nombre variable de cordages ten. dineux qui se rendent à la valve interne de la tricuspide ; ces cordages tendineux se détachent, les uns directement, les autres par l'intermédiaii e de petits muscles papillaires, de la paroi du ventricule ; parmi ces muscles papiliaires il en est un, constant dans sa disposition, qui se détache de la paroi interne de i'infundibulum et va s'attacher sur le bord antérieur de la valve aniérieure de la tricuspide ; c'est le papillar muskel des Conus arterioms de Luschka. — Enfin, un segment antérieur remarquable, au contraire, par le nombre des colonnes charnues de deuxième et troisième ordres auxquelles il donne nais-

Jnfundi.

. PiipiUar muskel

.- Valve interne

Band. ansiforirte Yulvc inférieure

PU. antérienr

Fig. 32". — Ventricule droit; — configuration intérieure.

Le pilier antérieur de la tricuspide a été coupé et relevé pour montrer les valves postérieure et interne de cette valvule.

sance. La limite, entre le segment moyen et le segment antérieur de la paroi interne, est constituée par cette colonne charnue ansiforme que nous avons vue se détacher de la base du muscle papillaire antérieur. La paroi interne répond à la cloison interventriculaire ; je l'appelle encore faroi septale.

La paroi hiférieure, horizontale, est extrêmement riche en colonnes charnues. Les colonnes charnues de premier ordre constituent, au niveau de cette paroi, un ou deux muscles papillaires (muscles papillaires inférieurs), qui se distribuent aux valves inférieure et interne de la valvule tricuspide.

Sommet. — Le sommet du ventricule droit est occupé par un véritable système caverneux, formé par les anastomoses multiples de nombreuses colonnes charnues de deuxième ordre. C'est de ce système caverneux que

DU COEUR

naissent le pilier antérieur et le ou les piliers postérieurs de la valvule tricuspide.

Base. — La base du ventricule est occupée par deux orifices : rorifice auriculo-venf riculaire droit, auquel est annexée la valvule ti-icuspide, et l'orifice de l'artère pulmonaire, auquel se rattachent les valvules siynioïdes correspondantes.

Orifice aiiriculo-ventriciilaire droit. — L'orifice auriculo-ventriculaire di'oitest ovalaire sur les cceurs examinés sans artifices de pré[)aration. Sur des cifurs injectés, il iend à devenir circulaire, sans y arriver cependant entièrement. Son axe, c'est-à-dire la ligne perpendiculaire au plan dans lequel il se trouve, se dirige en avant, ii droite et un peu en bas. 11 est pres<jue horizontal; le plan de l'orifice est donc sensiblement vertical.

Son diamètre est égal à 123 mm. chez riiomme et à 107 mm. chez la femme (Bizol).

La fig. 323 nous montre la situation de cet orifice par rapport aux autres orifices de la base des ventricules. Il est situé à droite de l'orifice auriculoventriculaire gauche, en arrière et à droite de l'orifice aortique, sur un même |dan que ce dernier, mais sur un plan moins élevé que l'orifice de l'artère pulmonaire.

■Valvule tricuspide. — L i valvule tricuspide ou triglochine affecte la forme d'un entonnoir, ou d'un cylindre membraneux, dont la circonférence postérieure se fixe sur l'orifice auriculo-ventriculaire droit, et dont la circonférence antérieure s'avance dans la cavité du ventricule (voii' lig. 32(1 et .'!27). [^a longueur moyenne de ce cylindre membi'aneux est de 2 cm. environ. Sa circonférence antérieure est découpée par deux incisures qui permetlent de décomposer la valvule tricuspide en trois valves. En se basant sui' la situation de celles-ci, on peut leur donner les noms de valve antéiieure, valve inférieure et valve interne. Chacune d'elles répond, comme on le voit, à une des parois du ventricule.

Il ne faudrait cej)endant pas s'exagérer le degré de séparalion de ces valves : il est des cas où leurs limites respectives sont difficiles à étalilir. Cela est vrai surtout lorsqu'il s'agit de séparer la valve an lérieure de la valve inférieure.

Enfin, je dois ajouter qu'entre la valve antérieure et la valve inférieure d'une |)art, entre la valve inférieure et la valve interne d'autre part, il existe souvent deux languettes oalvidaires accessoires. Ces valvules accessoires sont bien visiljles sur notre fig. 323.

Chacune des trois valves a la l'orme d'un triangle dont la base adhère à l'anneau auriculo-ventriculaire, dont le sommet arrondi s'avance dans la cavité du ventricule, et dont les deux bords répoiident aux bords contigus des deux valves voisines, auxquels ils sont reliés par de nombreux cordages tendineux.

Les cordages tendineux annexés à la valvule tricuspide appartiennent aux trois ordres que nous avons définis. Ces cordages naissent soit directement des différentes parois du ventricule, soit des muscles papillaiics (jue nous avons signalés.

[.,a valve antérieure rei'oit la presf[ue totalité descordages tendineux du muscle pa|iillaire antérieur (|)ilier antérieur). Do plus, elle reçoit, presque toujours,

ANGÉIOLOGIE

par son bord supérieur, trois ou quatre petits cordages représenlanl la terminaison du petit muscle papillaire que nous avons vu se détacher en haut de la paroi interne ou septale.

La valve inférieure reçoit ses cordages tendineux des piliers i nférieurs de la tricuspide qui se détachent de la paroi diaphragmatique de la cavité ventriculaire;par son bord externe, elle reçoit aussi quelques cordages venant du pilier antérieur.

Quanta la valve interne, elle reçoit quelques cordages émanés du plusinterne des piliers inférieurs et d'autres, beaucoup plus nombreux, se détachant de la cloison, soit directement, soit par l'intermédiaire de deux ou trois petits muscles papillaires. Ces cordages, nés de la paroi interne, sont ordinairement assez courts; d'où le peu de mobilité de la valve interne à laquelle ils se rendent.

Orifice de l'artère pulmonaire et valvules sigraoïdes. — Situé en avant, en dedans et un peu au-dessus du précédent (voir lig. 323), l'orifice de l'artère pulmonaire est régulièrement circulaire. Trois valvules sigmoïdes lui sont annexées. Elles répondent en tout point à la descrij)tion générale que j'ai donnée page 366. Je me contenterai de signaler ici le petit nodule que contient leur bord libre, à sa partie moyenne. On l'a appelé nodule de Morgani, quoiqu'il ait été décrit par Arantius en même tem|)s que le nodule correspondant des valvules sigmoïdes de l'aorte. La situation de ces trois valvules est la suivante : l'une est antérieure, les deux autres sont postérieures, l'une di oite, l'autre gauche (voir figure 327).

Après avoir décrit les différents détails de la configuration intérieure du ventricule droit, je crois utile de jeter un coup d'œil d'ensemble sur la disposition générale de cette cavité. Lorsqu'on examine les figures 326 et 327, on voit que la valve antérieure de la tricuspide forme, avec le pilier antérieur, une cloison incomplète qui divise la cavité ventriculaire en deux portions : 1° une portion comprise entre cette valve et les deux autres valves de la tricuspide, conimuni- ([uant largement avec l'oreillette droite : je l'appellerai la portion auriculaire du ventricule; 2° une portion située en avant et en dehors de cette valve antérieure, se continuant en haut et en arrière avec l'orifice de l'artère pulmonaire. Ces deux portions sont assez nettement séparées l'une de l'autre ; elles communiquent cependant largement par un vaste orifice ovalaire bien visible sur la figure 326, limité d'une part par le bord antéro-supérieur de la valve antérieure, d'autre part par la colonne charnue qui réunit le pilier antérieur à la cloison, colonne à laquelle j'ai donné le nom de bandelette ansiforme.

Le compartiment antérieur, prévalvulaire, de beaucoup le plus étendu, est lui-même divisé, ou plutôt tend à être divisé, en deux porUons par une saillie musculaire. Celle-ci se détachede la paroi antérieure, immédiatement en avant de l'orifice auriculo-ventriculaire, se porte en dedans, en décrivant une courbe à concavité antérieure et vient se perdre sur la cloison (voy. fig. 326), c'est l'éperon de Woltî. Au-dessous de cette saillie, entre elle et la valve antérieure de la tricuspide, il existe une fossette, plus ou moins profonde, suivant les sujets. La portion de la cavité du ventricule, sus-jacente à cette bande musculaire, commence l'entonnoir qui conduit à l'artère pulmonaire; elle est connue depuis Wolff sous le nom d'wfKndibulum .

DU CdKlJK

VENTIUCULE GAUCHE

Examinée sur une cnupo (fig. 32")), la cavité du venlricule gauche a une forme assez régLilièremeiiL circulaire. Le ventricule gauche a, eu efîet, la foi uie d'un cône dont I'uxq se dirige en avani, en bas et à gauche, en se raiipi'Oclianl sensihlcnieut de l'horizontale ; mais, (omnie ce rnuo esl très h'gèi'emeii t

Aoric.

l'ig. 328. — Voiil riculi:' gaiicln', om iM'l lo long tlç son lioril anU'i ienr, snr lin rd'ni' on

aplati dans le sens lrans\-ersal, ji- lui d(''Ci-irai, comme je l'ai fait en décrivant sa coM foi'mal ion exli'rien re, deux parois, deux hords, une hase et un soiniui'l.

Parois. — Les deux parois sont, l'une iutei'iie ou droite, l'autre externe ou gauche. Tontes les ih^ux sont concaves el se regardent jiar leur com/avilé. La ])ai'oi inlerne est formée par la cloison iutei'ventriiuilaire ; elle est lisse dan-; ses deux tiers postérieurs qui avoisinent rnrlfii e a(.)i'li([ue ; dans son tiers anli'rienr. elle présente un certain nombre de colonnes chai'iiues qui courent [laralléleinent ;'i l'axe de la cavité venli-iculaire. La paroi gauche, répoin.lant à la face

ANGÉIOLOGIE

gauche ou pulmonaire du cœur, présente, au contraire, dans toute son étendue, un nombre considérable de colonnes charnues.

Les deux bords sont l'un antéro-supérieur, l'autre postéro-inférieur ; ils sont arrondis, et, à leur niveau, les deux faces du ventricule se continuent l'une avec l'autre sans aucune ligne de démarcation.

Là où la paroi gauche se recourbe pour se continuer avec les deux bords du ventricule, on voit se détacher deux énormes colonnes charnues du premier ordre : ce sont les piliers de la valvule mitrale. On peut les distinguer, de par leur situation, en pilier antérieur et pilier postérieur; (il serait plus exact de dire p. antéro-supérieur et p. postéro-inférieur). Les deux piliers de la valvule mitrale affectent la forme de deux saillies mamelonnées, dont la configuration paraît varier avec les sujets. Dans la majorité des cas, leur forme est celle d'un cône tronqué ; la base de ce cône s'implante sur la paroi ventriculaire et se continue avec plusieurs colonnes charnues de deuxième ordre, qui semblent se fusionner pour former les piliers. Le sommet, quelquefois régulièrement arrondi, est le plus souvent divisé en plusieurs mamelons secondaires. C'est même la règle pour le pilier postéro-inférieur dont la partie libre est, le plus souvent, formée par deux mamelons, ou deux groupes de mamelons, distincls, l'un droit, l'autre gauche.

Lorsqu'on étudie les piliers sur une coupe transversale du ventricule, on voit qu'ils sont unis à la paroi ventriculaire par des colonnes charnues, sauf au niveau de la portion de leur surface qui regarde la cloison ou le pilier du côté opposé. On constate aussi que les deux piliers s" emboîtent réciproquement . Il m'a paru que le plus souvent le pilier postéro-inférieur, plus court et plus trapu, présentait une concavité qui recevait le pilier antérieur, plus allongé et régulièrement cylindrique. Mais, je dois ajouter que ce n'est point là un fait constant et que la disposition inverse n'est pas rare.

Les cordages tendineux émanés des piliers se distribuent aux deux valves de la mitrale. Ceux du pilier antéro-supérieur vont à la moitié antéro-supérieure des deux valves, ceux du pilier posléro-inférieur à la moitié postéro-inférieure des mêmes valves.

Sommet. — Le sommet du ventricule, assez régulièreuient arrondi, est riche en colonnes charnues de deuxième et de troisième ordre, sans présenter cependant la disposition en labyrinthe que nous avons rencontrée au sommet du ventricule droit.

Base. — La base du ventricule gauche nous présente l'orifice auriculo-ven triculaire et l'orifice aortique.

Orifice auriculo-ventriculaire gauche. — Régulièrement arrondi, du moins quand on l'examine sur un cœur injecté, l'orifice auriculo-ventriculaire gauche a une circonférence de 110 millimètres chez l'homme et de 92 millimètres chez la femme. Son axe se dirige en avant, en bas et à gauche ; son obliquité est moins marquée que celle de l'axe de l'orifice droit correspondant ; en d'autres termes, il se rapproche moins de l'horizontale.

Comme on le voit sur la figure 323, il est situé à gauche de l'orifice auriculoventriculaire droit, en arrière et à gauche de l'orifice aortique, en rapport intime avec ces orifices situés sur le même plan que lui.

DU COEUB

A l'orifice auriculo-venf riculairo gauche esl annexée la valvule niilraie.

Valvule bicuspide ou mitrale. — Comme la valvule tiicuspide, la valvule mitiaie revêt la forme d'un cylindre membraneux, dont l'une des extrémités est fixée à l'orifice anriculo-ventricnlaire gauche, et dont l'extrémité opposée s'avance dans la cavité ventriculaire. l']|le est décomposable en deux valves: valve interne et valve externe. Winslow l'a comparée à une mitre renversée, d'où son nom de valvule mitrale.

La valve iiiteDie (valve droite, grande valve, valve de la cloison, valve aortique) est la plus étendue des deux valves de la mitrale. De forme quadrilatère,

Aorte. Valve inter.

Fig. :î2!I. — Ventricule gauclie. la \ nlvo (Iri)ite de la mitrale a été incisé'C et réclinéc pour peniiellie de MÙr la, \ alve gauclie.

elle se fixe ])ar son bord supérieur à la moitié droite de l'orilice auricnioventriculaire. Son bord antéiieur et son bord jiostéi ieur reçoivent les cordages tendineux venus des piliers; son bord inférieur, libre, coiiii, est uccn|)(' par une arcade réunissant les cordages venus du inlier antérieur à ceux venus du pilier postérieur. — Des deux fncesde la valve interne, l'une, tournée en arriére et a gauche, regarde l'axe de l'orilice anriculo-\entiiciilaire, c'est la face axiale.

ANGÉIOLOGIE

absolainent lisse ; l'iuiLi-e, regarde en avant et ii droite et répond à la cloison, c'est la face septale. Cette dernière no présente pas de cordages tendineux de premier ordre; seuls, quelques cordages de deuxième ordre viennent se fixer sur sa moitié inférieure. Aussi cette face septale de la grande valve est-elle remarquablement lisse ; elle se conlinue, en haut, avec la face gauche de la paroi aorlique.

La valve externe (petite valve, varlve gauche) est moins étendue que la précédente ; elle la rappelle par sa forme générale. Elle s'attache par son bord supérieur à la moitié gauche de l'orifice auriculo-ventriculaire. Son bord antérieur reçoit les cordages du pilier antérieur, son bord postérieur, les cordages du pilier postérieur. Quant à son bord inférieur, on le voit quelquefois donner insertion à quelques petits filaments tendineux, nés directement de la paroi ventriculaire. La face antérieure et droite de la petite valve regarde l'axe de l'orifice ; cette face axiale est complètement lisse. Sa face postérieure et gauche regarde la paroi externe ou gauche du ventricule. Cette face pariétale est parcourue par un grand nombre de cordages tendineux du premier et du deuxième ordre qui lui donnent un aspect irrégulier, contrastan t singulièrement avec l'aspect lisse delà face coi'respondanle de la grande val ve. — On rencontre parfois entre les deux valves de petites languettes accessoires, analogues à celles que nous avons étudiées avec la valvule tricuspide.

(^omm.e on le voit, par celte descri[)tion, les deux valves de la milrale reçoivent des cordages tendineux des deux j)iliers. Elles diffèrent, toulefois, par ce fait que les cordages venus des deux piliers s'itnpiantent sur la face pariétale de la petite valve, landis qu'ils s'arrêtent pour la plujiart sur le bord libre de la grande valve, dont la face septale apparaît lisse et unie par les frottements du courant sanguin qui s'engage dans l'aorte.

Orifice aortique. — L'orifice aortique, régulièrement arrondi, d'une circonférence de 70 mm, chez l'homme, de G4 mm. chez la femme (l?izot), est placé en avant et à droite de l'orifice auriculo-ventriculaire gauche, en rapport immédiat avec ce dernier (voir fig. 323). Son axe se dirige en haut, à droite et un peu en arrière, comme celui de la [)ortion ascendante de la crosse aoi'tique.

Valvules sigmoïdes aortiques. — A cet orifice sont annexées ti'ois valvules signioïdes. JJe ces tiois valvules, l'une est placée en avant et adroite, l'autre en avant et à gauche, la troisième en arrière. Il est intéressant de rapprocher cette situation des trois valvules sigmoïdes aortiques de celle des trois valvules sigmoïdes pulmonaires. Les deux schémas A et B (fig. 330), empruntés à Gegenbaur, nous donnent, en même temps que l'explication embryologique de cette orientation, un moyen commode de la retenir. L'aorte et l'artère pulmonaire dérivent d'un tronc uiiii(ue, le bulbe artériel ; celui-ci est pourvu de quatre valvules qui sont, comme le montre le schéma A, antérieure, postérieure, droite et gauche. Plus tard apparaît une cloison (septum aorticum) qui coupe, dans un plan frontal, les valvules latérales; alors, les deux valvules postérieures de l'artère pulmonaire, ainsi que les deux valvules antérieures de l'aorte se constituent aux dépens des tronçons des deux valvules latérales primitives, comme le montre le schéma B.

Les valvules aortiques sont beaucoup plus résistantes que les valvules de

DU OJl'UP.

raiicTc piiliiioiiaire ; lnrs([ii'on les fxaiiiine avec soin, on voit qu'elles sonî beaucoup plus épaisses dans leur moilié inférieure que clans leur moitié supérieure. Celle dernière, souvent percée de trous, est constituée par un sinq)le repli endocardi(|ue, car le prolongement émané de l'anneau fibreux, sur lequel s'insère la valvule, n'occupe guère (|ue la moitié inférieure de celle-ci. A l'union de ces deux zones d'épaisseur dillèrente, il existe [laifois sui' la face panClah' des valvules sigmoïdes aoiliques, des petits |)rolongemen ts villeux visibles lorsqu'on (!xamine les valvules sous l'eau. C-es prolongements, déjà vus par Sanlorini, ont été retrouvés

et longuement décrils

Lambl (W iener Mediciniscbe

W'ochensclirift, 185('>, n" Iti) et Luscbka (Deutsche Klinik, 18;;6, 00 23).

Le nodule ([iii occupe le bord libre des valvules sigmoïdes aorliques est plus volumineux que le nodule des valvules pulmonaires ; il p(jrte le nom de nodule d'Ara n fins.

II. — Sclii'iii;! ilii ik''\ i.'liililM'iiK'nl (li s \ vules .sil;iiioïiIi:s, (i'alirr.s (ù'jzi.'nhanr.

Si nous jelons maiiileiiaiil un rou|i d'ceil d'ensemble sur la cavité du ventricule gauche, nous voyons qu'on peut la considérer comme |)résenlanl deux con)partiments distincis. La cloison, d'ailleuis incompicle, ipii les sépare est formée par la gi-amle nmIsc aoi'tn|ue de Fi la valvule milrale. Des deux |)orlioiis du \enlricule, l'une est siluée en arrière et à gauche de celle valve aortique ; elle communiqu(^ largemeni en haut avec r(.ireillette ; c'esl la portion aiii'ici(li(irc . L'aulre, siluée eu ax'ant et à, droile de la même valve, est n^marquable par l'aspect lisse des parois qui la limitent; elle se continue en haut avec l'aorte; c'esl la portion arlcrleUe ou canal aortique des auteurs. Ces deux portions communiquent largement par un orifice ovalaire ; comme on le voit sur la figure 328, cet orifii'e est limilé jiar le bord droit des deux piliers de la mili-ale et des cordages (jui en émanent pour aller former nue arcade au niveau du bord inférieur de la grande \'alve jinrl ique.

CLOISON' I .N T IC H V 10 \ l'Ii I Cl' I, A I n E

La cloison inlerventriculaire a la forme d'un Iriangle dont le sommet répond à la pointe du cœur, et dont la base ré|>onil à la base des ventricules. Comme cette dernière, elle regarde en haul et en arrièi'c. Des deux bords, l'un est anléro-supérieur et corres[)ond sur la surface extérieure de l'organe au sillon interventriculaire antéri(Mi r ; l'autre est inférieur et répond au sillon inlei'ventriculaire de la face di;iphragmalique. Des deux faces, l'une legarde eu avantetà droite; elle est convexe et constitue l.i paroi interne du venlri< iile droit; l'aulre regarde en arrière et à gauche ; elle est concave et conslilue la l)aroi interne du ventricule gauche.

Nous avons vu en étudiant les deux faces de la cloison consiih'rées comme parois ventru/ulaires ([ue, dans leur partie antéro-inférieure, voisine de la

ANGÉIOLOGIE

pointe par conséquent, ces deux faces étaient irrégulières et présentaient un grand nombre de colonnes charnues. Elles sont, au contraire, lisses et unies dans leur partie postéro-supérieure voisine de la base.

Envisagée au point de vue de sa constitution, la cloison interventriculaire, comme le montre la figure 331, se compose de deux parties : l'une, beaucoup plus épaisse et de beaucoup la plus étendue, l'autre beaucoup plus mince et occup int un espace très restreint. La première, portion musculaire, a une épaisseur d'environ 9 à 10 mm. ; uniijuement constituée par des fibres charnues, dont nous indiquerons la disposition en décrivant l'architecture du

bien décrite parThurnam (raédico-chirurg. transactions, 1838, vol. XXI) n'occupe qu'un espace très restreint. Elle ne dépasse pas, en effet, 15 à 20 millimètres carrés; tantôt triangulaire, tantôt elliptique, elle est située dans le voisinage de la base de la cloison interventriculaire, surles confins de cette cloison et de la cloison interauriculaire. Blanchâtre et transparente, elle a une épaisseur de 1 mm. 1/2 à 2 mm. Si on étudie cette portion membraneuse de la cloison sur une coupe du cœur intéressant cette cloison dans toute son étendue, comme cela a été rejirésealé dans la figuj'e 331, ou voit que, du côté gauche, cette portion membraneuse répond, dans toute son étendue, à la partie la plus élevée de la paroi interne du ventricule gauche, tandis que du côté droit, cette portion membraneuse répond en partie au ventricule droit, en partie à l'oreillette droite. Ce rapport avec l'oreillette droite tient à ce que le ventricule droit est plus court que le ventricule gauche. La portion qui répond au ventricule droit est cachée sous la valve interne de la valvule tricuspide, qu'il faut couper pour l'apercevoir.

La portion de la cloison qui répond à l'oreillette droite occupe la partie de la paroi interne de cette cavité la plus rapprochée de l'orifice auriculo-venlriculaire. Un instrument enfoncé à ce niveau par l'oreillette droite ne pénètre pas, comme on [)ourrait le croire, dans l'oreillette opposée, mais bien dans le ventricule gauche.

C'est à tort que quelques auteurs ont prétendu que cette portion membraneuse

IJU COEUR

était constituée seiileinent par l'ailosseineut de l'en Jocarde des deux ventricules. En réalité, il existe entre les deux lames endocardiques du tissu fibreux qui, pour être très mince, n'en est pas moins très résistant. Chez certains animaux il exislerait même à ce niveau une vérilabie lame osseuse ( Luschkaj.

Au point du vue embryologique l'originn de ia portion membraneuse de la paroi intorventr iculaire est tout à fait différente de celle de la portion musculaire. La cloison interventriculaire se forme: 1" aux dépens du septum interventriculairc primitif, 2" du septum intermédiaire de Ilis, dépendance de la cloison interauriculaire prindtive, 3» du septum aortique, cloison qui divise en deux troncs secondaires le tronc arti'Tiel primitif. C'estaux dépens du septum interventriculairc que se développe la portion cliarnue de ia cloison : c'est aux dépens du septum intermédiaire et du septum aortique que se développe la portion membraneuse. Lorsqu'il existe une communication entre les deux ventricules, anomalie beaucoup plus rare que la persistance du trou de Botal, à laquelle elle est souvent associée, c'est que les trois éléments, qui constituent la cloison définiti\ e, no sont pas arrivés au contact.

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