V, FACIALE
La V. faciale (v. maxillaire externe, v. faciale antérieure des auteurs allemands, par opposition à la faciale postérieure ou tronc temporo-maxillaire) est située sur les parties latérales de la face. Elle correspond au territoire de l'artère faciale, à une petite partie de celui de l'ophthalmique et à la partie moyenne de l'a. maxiil. interne. C'est une veine superficielle, en partie seulement, car elle passe sous des muscles, elle reçoit des v. musculaires et elle est satellited'une artère.
Son volume est considérable.
Elle commence au grand angle ou angle interne de l'œil et se termine au niveau de l'os hyoïde, dans la jugulaire interne, le plus souvent par un tronc commun avec la linguale ou avec les v. pharyngée et thyr. supérieure. Dirigée obliquement en bas et en arrière, elle coupe la face en diagonale et représente la corde de l'arc décrit par l'artère faciale qu'elle touche à ses deux extrémités; au niveau du canal de Sténon, elle est à 15 ou 18 mm. de l'artère. Son trajet est rectiligne, légèrement flexueux chez les vieillards.
On lui distingue une portion faciale et une portion cervicale.
Dans sa portion faciale, son extrémité supérieure porte le nom de v. angulaire. Elle est superficielle, visible sous la peau, en avant du ligament palpébral interne, à côté et en dehors de l'artère, dans le sillon qui sépare l'œil du nez. Cette portion s'étend de la racine du nez à la paupière inférieure. De là la veine faciale descend sous l'orbiculaire, puis sous les deux zygomaliques et la graisse de la joue, appliquée contre le buccinateur ; elle longe l'extrémité du canal de Sténon, puis le bord antérieur du masséter et coupe perpendiculairement le bord inférieur du maxillaire. A ce niveau elle occupe la dépression osseuse qui est en avant du masséter, toujours en dehors c'est-à-dire en arrière de l'artère, à moins que celle-ci ne soit très flexueuse.
Dans sa portion cervicale, elle s'enfonce sous le peaucier, dans un sillon de la glande sous-maxillaire ; l'aponévrose sous-maxillaire la séparede l'artère faciale qui est sous l'aponévrose ou engagée dans son épaisseur. Tantôt la veine faciale, abandonnant l'artère, suit le plus court chemin et croise la glande; tantôt, accolée au tronc artériel, elle contourne avec lui le bord supérieur de la glande et décrit une anse où se jette le tronc linguo-pharyngé (Latmaj/).
La veine faciale et ses branches possèdent des fibres musculaires circulaires. On lui a décrit des valvules pariétales, dont la plus constante serait située au niveau du canal de Sténon, et des valvules ostiales au débouché de ses branches. On a même soutenu que ces valvules étaient suffisantes ; mais en fait elles n'empêchent jamais les injections. Il n'en est pas de même des veines labiales qui sont pourvues de nombreuses valvules ordinairement infranchissables à contrecourant.
Les branches d'origine de la v. faciale sont : les v. frontales, les v. dorsales du nez, la v. sus-orbitaire et l'anastomose avec l'ophlbalmique. En se combinant de diverses façons, ces veines forment le confluent veineux de l'angle interne de l'œil, le confluent externe étant du domaine de la v. temporale.
VEINES JUGULAIRES 947
1" V. froiilalns. — Les v. frotilales (v. préparate, c'csl-à-diro qui se présente eti avaiil ; veiia iracundiie, veine de la colère, parce qu^elle se gonlle dans la colère el. dans l'élat d'elîort) sont des v. superficielles, prémusculaires, visibles sous la peau, très grosses chez certains sujets, qui occupent la partie médiane du front. Elles naissent par des branches ramiliéesqui s'anastomosent avec les v. temporales el concourent au réseau veineux du cuir chevelu, descendent verticalement j)ar deux troncs anastomosés souvent en plexus, quel-
Fiy. IIIO. — Veines de la l'ace (d'après Scseiuanii).
iiuefois par un lionc uniiiuu Ijifurqué h sa terminaison, cl ahoulisscnl à une arcade transversale, Varcade nasale, qui siège surla racinedu nez. Celte arcade reçoit sur son bord inférieur les v. dorsales du nez et se continue {)ar ses extrémités avec la veine angulaire. Les veines frontales reçoivent des v. cutanées, musculaires et une v. osseuse.
2" V. iloi-S((lcA (hi vrz. — Les r. dorsales du iUT. ou nasales supérieures, sont deuK veines Jiscendanles (jui naissent du réseau veineux du lobe et
SYSTÈME VEINEUX
reinoiilent, en longeant le bord antérieur du nez. pour se jeler dans l'arcade nasale. Il y a presque constamment une v. dorsale accessoire ou inféiieure qui aboutit à la v. angulaire. Le réseau du lobule est très riche; il est en rapport avec les grosses et nombreuses glandes sébacées de cette région ; peut-être a-t-il aussi une fonction calorifique. 11 est très sujet à la slase. Ce réseau se déverse dans la faciale par plusieurs voies, par la dorsale en haut, par les labiales supérieures en bas, et surtout latéralement par les v. de l'aile du nez.
.3° V. sus-orhitaire. — La v. sus-orhitaire est une veine profonde, volumineuse, pouvant atteindre 2 mm. 3 de D., complètement différente de l'artère sus-orbitaire. Elle s'étend transversalement sur l'arcade orbitaire supérieure, depuis l'angle externe de l'œil où elle s'anastomose largementavec les origines de la temporale moyenne et de la temporale superficielle, jusqu'à l'angle interne. Située sous l'orbiculaire des paupières, elle le perfore pour se jeter dans la V. angulaire. Elle reçoit des veines surcilières, frontales, une ou plusieurs veines diploïques du frontal, quelques veinules des paupières et souvent la palpébrale supérieure interne. Au niveau de l'échancrure sus-orbitaire, elle communique par une grosse branche avec les origines de l'oplithalmique.
4" V. ophlhttlmiqne. — Au niveau de l'angle interne de l'œil, la v. ophthalmique s'anastomose par deux branches avec la v. angulaire. Bien (]u"à l'état normal le sang de l'ophthalmique se déverse dans le sinus caverneux, ce courant peut être renversé et l'ophlhalmique devient alors une origine importante de la faciale.
Les branches collalérales de la faciale sont nombreuses ; les unes abordent le tronc veineux par son bord antérieur, ce sont lesA^eines du nez et des lèvres; les autres, veines de l'œil et de la joue, par son bord postérieur.
1° V. palpébrales internes. — On Jes distingue, comme les paupières, en supérieure et inférieure. Il y a souvent deux v. palpébrales supérieures et presque toujours au mo\nfi dexix v. palp. inférieures. Elles ont surtout pour territoire la moitié interne des paupières, la moitié externe appartenant à la temporale. Elles se rendent à l'angulaire.
2° V. du sac lacrymal et du canal nasal. — Le canal nasal possède sous sa muqueuse un riche plexus, plexus lacrymal, qui se rend à son extrémité inférieure dans les v. pituitaires du méat inférieur, à son extrémité supérieure dans la faciale et dans l'ophthalmique. Il constitue ainsi une voie anaslomotique entre ces territoires veineux.
3° V. de l'aile du nez ou v. latérales du nez, v. inférieures. Ces veines, beaucoup plus développées que les v. dorsales, naissent du plexus du lobule nasal et de toute la surface de l'aile du nez sur laquelle s'étalent leurs ramifications. Elles communiquent avec le riche réseau de la muqueuse pituitaire par trois ou quatre émissaires perforantes, qui émergent tout autour du rebord osseux inférieur ou échancrure piriforme; elles reçoivent aussi les branches dn plexus myrtiforme, petit plexus serré signalé par Chabbert dans la fossette myrtiforme et que j'ai plusieurs fois injecté; ce plexus s'ouvre aussi dans la faciale par des branches propres. Le tronc collecteur des veines de l'aile remonte obliquement sur le bord postérieur du nez et se jette dans la v. angulaire, au niveau de la paupière inférieure.
VEINES JUGULAIRES
4" V. labiale supérieure . ■ — • I>n v. liil)iaio siipér. on coroiunre lalnale super, pas salellilo de l'.iiirrc. l'.llo iiaîl d'un riche évenlail vpinr-ux (jui
coupe ()bii(iuement la diiocf idn do l'orlnculaire el se compose de deux plans ou lames, un plan su peillci(>l e( un plan profond, celui-ci sous-musculaire. Elle reçoit aussi une \eiue de la sons-cloison et une anastomose descendante des V. de l'aile du nez. Le tronc collecteur ascendant gagne le sillon naso-Iabial et s'ouvre dans la faciale à la hauteur de l'aile du nez ou même du rebord orhitaire inf(''rieur. Cette tei'tninaison élevée c.\])lique comment les phlébites qui compliquent les furoncles des lèvres ont une si grande tendance à envahir la V. angulaire, l'oplithalmique et le sinus caverneux.
Ou voit souvent une petite r. labiale moijcnne aller transversalement à la commissure des lèvres.
V. labiale iiiférieu re ou eoronaire lab. inf. — Elle a pour origine nu réseau semblable. Ordinairement il y a deu.x troncs assez grêles obliquement descendants, dont l'inférieur au moins aliorde la faciale très bas, dans la por- I i on so n s- m ax i 1 1 a i re .
6° V. malaire ou prémalaire. — l^lle part de l'angle externe de l'œil et descend obliquement sur l'os malaire.
7" V. faciale pro{o)ide. — La c. faciale profonde [Lauth, Henle). v. o|)hthahno-faciale de W'alter, tronc al véolaire de Cruveilhier, est une grosse branche constantequi sert tout à la fois d'anastomose entre le plexus plérygoïdien et la v. faciale, et de voie d'écoulement pour certaines veines de la fosse zygomat i(|ne. Son origine a lieu dans cette fosse, sur la tubérosité du maxillaire supérieur, au-dessous de la fente sphéno-maxillaire de l'orbite, par la réunion des veines dentaires supérieures et postérieures avec des branches anastomotif[ues venues du plexus ptérygo'idien, surtout de sa partie la plus profonde, telle que la v. sphéno-palatine ou nasale postérieure. Ces veines d'origine se disposent quelquefois en un ])lexns, \e plexus alvéolaire, appliijué contre la tubérosité maxillaire par des tractus conjonctifs. Elles reçoivent une anastomose de l'oplithalmique inférieure par la fente sphéno-maxillaire, une v. gingivale supérieure, et une veine du sinus d'Ilighmore. Par ces origines, la faciale jirofonde représente la partie moyenne de l'artère maxillaire interne, c'est-à-dire les branches que celte artère émet dans la région plérygo-maxillaire. De là le tronc veineux descendant en bas et en avant contourne le maxillaire, passe sous l'os malaire et vient déboucher à angle aigu dans la faciale, au niveau de l'aile du nej. et de la deuxième grosse molaire supérieure. (Voyez la lig. 48o.)
8" V. buccales et v. t)iassétéri)ies aiitérieures . — Plusieurs petites veines proviennent de la |)eau, du |)aniii( ule adipeux, des muscles buccinaleur et masséler ; d'autres, en avani el en bas. du muscle tri,ingulaire des lèvres.
9° Veines du canal de Slénou. — Le canal de Sténon est entouré d'un lacis veineux, plexus de Sléinni. se déverse par une ou deux branches dans la V. faciale.
Les branches collatérales suivantes ap|>arliennent à la |iorlion cervicale de la V. faciale.
SYSTÈME VEINEUX
10° y. sous-maxillaires. — Une ou plusieurs, émanées de la glande sousmaxillaire.
1 1 ° V. sous-mentale. — Ce gros tronc profond, qu'il ne faut pas confondre avec les V. sous-mentales superficielles, branches de la jugulaire antérieure, est satellite de l'artère de même nom. 11 naît en avant, entre le mylo-hyoïdien et le digastrique, se dirige en arrière sous le peaucier et reçoit des v. cutanées, musculaires et ganglionnaires. Une anastomose constante, qui perfore le mylohyoïdien, l'unit par plusieurs racines aux v. ranines et lui permet de dériver une partie du sang de la langue.
12" V. palatine inférieure. — Satellite de l'artère, elle naît au niveau de l'amygdale, reçoit des veines tonsillaires, palatines et pharyngiennes et descend sur le côté du pharynx, en avant de la v. pharyngienne. Son origine s'étend parfois jusqu'à la trompe d'Eustache et l'anastomose avec le plexus plérygoïdien et les v. du trou ovale (Launay).
Brandies d'anastomose. — La v. faciale est anastomosée : avec lav. ophthalmique par ses branches d'origine; — avec l'ophthalmique inférieure, parla faciale profonde; — avec le plexus plérygoïdien, par la faciale profonde, quelquefois par u ne buccale et par la palatine inférieure; — avec la jugul. externe, par la communicante intra-parotidienne ; — avec la jugulaire antérieure, par une branche souvent importante.
Nous avons indiqué comment elle communiquait directement ou indirectement, c'esl-à-dire par des réseaux interposés, avec les v. temporales, nasales profondes, linguales, et avec la jugulaire externe par les v. de Sténon, les transverses de la face, les massélérines.
8° V. LINGUALE
Le tronc assez court de la v. linguale est divisé en trois branches: les v. pro fondes, les v. supérieures ou dorsales, les v. inférieures ou ranines. Ces deux dernières sont des veines superficielles. Toutes sont valvulées dans leur trajet.
t» V. linguales profondes. — Les veines profondes, au nombre de deux, sont très petites et enlacent en plexus l'artère linguale. Ce sont les vraies satellites de l'artère ; elles passent avec elles en arrière de l^hyoglosse.
2° y. ciorsaZes (ou supérieures). — Cesv. satellites du rameau dorsal de l'artère linguale naissent du plexus sous-muqueux de la base de la langue. Ce plexus s'étend du V lingual à l'épiglotte. Les veines émissaires, au nombre d' 1 ou 2 de chaque côté, souvent accompagnées d'une veine médiane, descendent parallèlement vers l'épiglotte pour se jeter dans le tronc de la linguale, ou dans les V. linguales profondes. Elles sont très superficielles, visibles au laryngoscope, et leur ouverture donne lieu à d'abondantes hémorrhagies. Luschka, se fondant sur leurs anostomoses nombreuses avec les v. laryngées supérieures, émet l'idée qu'on pourrait les scarifier avantageusement dans les laryngites congestives.
.3° V. ranines (ou inférieures). — La ranine ou sublinguale est une grosse veine sous-muqueuse (ju'on voit en relief sur le côté du frein de la langue. Elle commence près de la pointe, dans le sillon qui sépare le génioglosse du lingual
VEINES JUGULAIRES
iniï'rieiir, se clin'ye ou ui'rièie le loiiy du pliiiiclicf hiiccal, entre la glande sublinguale et la langue, à côté du canal de Wharlon, puis passe sur la face externe (le l'Iiyoglosse et, près de son bord postérieur, se jette dans le tronc commun. l'Aie est satellite du nerf gi'and bypoglosse, et dans la recherclie de l'artère linguale, c'est elle qu'on aperçoit dans le triangle hypoglosso-liyoïdien, au-dessous du nerf grand hypoglosse ; au-dessus du nerf est ordinairement une autre veine très petite.
Klle reçoit des veines de la langue (muscles et muqueuse), des muscl'^s du plancher buccal, de la glande sublinguale et de la sous-maxillaire. Ses principales origines linguales se font dans le jAexus l(tt(''raJ , |)lexus superficiel consi-
Ilniiiiif S. ment.
Fig. 491. — Veines ilc la langue (il'après IliisrlitVlil, un |umi inruiilii').
(Ii'rablc diint les \'einos sont lanli'il avalvulaires, tanl(jt pourvues de valvules résistantes. (In saignait aniroi'ois les v. ranines. Lannav a signalé une anastdmose constante chez riu)nime et chez les animaux entre la ranine et la v. sousmeutale profonde, par une perforante qui. de concert avec une branche artérielle analogue, liaverse le muscle m vio-hvoïdien. I*ar celte voie, une part du sang lingual est dérivée hors de la cavité et passe dans la v. faciale.
'1' Thyroïdienne supérieure. — Hes trois veines thyroïdiennes, supérieure, niii\ (Mine cl iiil'érieuie, elle est seule satellite de l'artère correspondante, l'.lle liait à la partie supérieure de la glande tin roïde. du l'éseau veineux qui enidiiie toute celle glande coninu? d'un tilcl. Son tronc unique, valvulé d'après Ilon/é, se dirige en haut et en dehors, croise ordinairement la carotide primitive el >e jette dans letnuic linguo-facial. Elle conimiinii|ue avec les v. lyroïdiennes inférieures soit par l'intermédiaire du réseau, sm'l par des branches directes, et s'anastomose avec celle du côté opposé par une branche transversale, souvent double (cûin)imnicante supérieure), située entre le bord supérieur de risthme et le bord inférieur du cartilage cricoïde. Elle est j)resque toujours anastomosée avec la jugul. antérieure et avec le plexus pharyngien.
Aiiatomie l\ 62
SYSTÈME VEINEUX
Elle reçoit : 1" la v. laryngée infërietire ou crico-thyroidienne , qui perfore la membrane crico-thyroïdieiine ; 2° la v. laryngée supérieure, forte branche, qui provient du larynx et du récessus pharyngo-laryngé, en traversant avec le nerf et l'artère la membrane thyro-hyoïdienne ; 3° des v. sterno-mastoïdiennes.
10" V. pharyngée. — Lav. pharyngée(pharyngéein/ëri^i()'e, par opposition à la pharyngée supérieure ou ptérygo-palaline), simple ou double, satellite de l'artère pharyng. inférieure, naît du plexus pharyngien dont elle est un des principaux émissaires (V. Splanchnol. , p. 166 et fig. 72). Située sur lescôtés du pharynx, près de la base du crâne, elle descend dans l'espace maxillo-pharyngien à cùté de la carotide interne et se termine directement dans la v. jugulaire interne, au voisinage de l'embouchure de la faciale.
Au-dessous du confluent veineux (jue nous venons de décrire, la jugulaire interne ne reçoit plus qu'une collatérale régulière, la v. thyroïdienne moyenne.
11'' V. thyroïdienne moyenne. — Ce tronc unique, qui ne correspond à aucune artère et qui paraît être complémentaire de la thyroïdienne supérieure, naît de la partie inférieure du lobe latéral de la glande thyroïde, reçoit quelques v. trachéales et laryngées, se porte en dehors et se. termine dans la jugulaire interne, à l'union de son tiers moyen avec son tiers inférieur.
Branches d'anastomose. — La jugulaire interne est anastomosée : l-avec le tronc temporo-maxillaire, c'est-à-dire avec l'origine même de la jugul. externe, par une branche très commune, qui peut être assez grosse pour que ce tronc devienne une de ses origines ; 2° avec la jugul. externe par la communicante intra-parolidienne, qui d'ailleurs se rend le plus habituellement à la V. faciale; 3" avec la jugulaire antérieure par plusieurs rameaux; 4° souvent avec la vertébrale, au-dessous de la hase du crâne, par une branche qui rappelle l'embouchure normale, chez beaucoup d'animaux, de l'extrémité supérieure de la jugul. int. rudimentaire dans la v. vertébrale (Liischka).
Territoire de la jugulaire interne. — La jugulaire interne fait défaut chez la plupart des vertébrés, poissons, amphibies, oiseaux et chez un certain nombre de mammifères; leur v. jugulaire unique correspond à la jugulaire externe. Elle apparaît rudimentaire, avec le chien, le lapin. Elle est la veine principale chez les singes, la jugulaire externe subissant dès l'époque embryonnaire un arrêt de développement ou une rétrogradation qui la relègue au second plan.
Chez l'homme son territoire est considérable. 11 embrasse: 1° la presque totalité du sang de l'encéphale et une partie de la dure-mère ; 2° parmi les organes des sens, l'œil et l'orbite moins les paupières, l'oreille moins l'oreille externe, les fosses nasales dans leur partie supérieure olfactive, la langue; 3" dans la face, tout le visage et une partie du bassin veineux profond de la région temporale ; 4" plusieurs viscères, le pharynx, le larynx, une partie du corps thyroïde et de la trachée.
Injection. — La jugulaire interne s'injecte facilement dans les deux sens, par les grosses \ eines des membres ou les v. caves, ou bien par le sinus longitud. supér.
Un injecte les sinus par la jugulaire interne, ou par le s. longitud. supérieur après