C. sinus fusionnés
D. Sinus en ilot. —
Pressoir d'Hérophile. — Le pressoir d'IIérojjhile est le confluent des sinus de la voûte {confluent postérieur ou occipital de Cruveilhier) ; six sinus y font leur jonction ou tout au moins s'y rencontrent, le s. longil. sup. et le s. droit, qui sont les canaux afférents, les s. latéraux et les s. occip. postérieurs qui sont les canaux efférents. Il est situé au niveau de la protubérance occipitale interne.
Il suffit d'ouvrir les sinus à leur carrefour, sur un certain nombre de sujets, pour voir qu'ils affectent des dispositions très variées, que l'on peut ramener à trois types principaux, suivant qu'ils sont simplement adossés, ou réunis en îlot, ou fusionnés en un réservoir com-
i° Sinus adossés — Le s. longit. sup. passe tout entier dans un des sinus latéraux, et le s. droit dans l'autre s. latéral. A leur point d'adossement, ils
SINUS CRANIENS
coiiitnuuKjueiit soit par des l'eiuHres percées dans la paroi tornniuno, soil jiar un bras caiialiciilé Irès court (|ui va d'uu coude à l'autre. Les fenêtres, au nombre d' I à 3, sont des orifices de "i uiui. en moyenne; leur bord supérieur est Iran- ( liant et filjreux. Souvent un éperon libreux, en forme de digue, se voit audessus de l'orifice ou des bras de communication, comme pourdiriger lecourant. Ce type se rencontre dans la moitié des cas, d'après les recherches de Dumonl sur 50 sujets. Dans les 3/4 des cas, c'est dans le s. latéral droit fjue se jette le s longitudinal; la disposition inverse est donc la minorité. Dans une variété de ce type, le s. long, sup., un peu avant son coude, est relié par une petite branche accessoire avec le s. latéral opposé.
2'^ Sinus en îlot. — Le sin. longit. et le s. droit se bifurquent tous deux et circonscrivent un îlot losangi(|ue de dure-mère sur la protubérance occij)itale, à l'intersection do la tente et de la grande faux. La dure-mère épaissie se prolonge souvent en éperon à l'angle supérieur; l'éperon lui-même peut êlre perforé ou bien encore un pelit canal transversal réunit les deux angles latéraux. Rarement les (juatre branches sont égales; le s. I. siipér. surtout a pres- ((ue toujours sa branche droite plus forte. Celte forme existe 30 fois sur 100.
Sinus fusionnés. — Les sinus se réunissent en un réservoir commun (20 pour 100). ExceptionnelliMiient la forme de ce réservoir coi res|)ond à l'idée classicjue du pressoir. Le s. long. sup. se dilate à sa terminaison en une ampoule de lij mm. de diamètre au plus, au milieu de laquelle débouche le s. droit.
Le sang contenu dans le pressoir ou dans l'extrémité des canaux se déverse dans les s. latéraux et les s. occipit. postérieurs, qui descendent sur les côtés et au milieu de l'écaillé occipitale, en cohvergeant vers le trou déchiré postérieur. Ace niveau aussi vient s'ou\ rir Vcniissaire occipitale et quelquefois une V. cérébelleuse postérieure médiane.
SINUS r.ATKIlAUX
Les sinus hitcraux ou s. transverses, pairs et symétriques, situés dans la partie postérieure et inférieure du crâne, s'étendent de la prolubérance occipitale interne au trou déchiré postérieur, c'est-à-dire du coniluent des sinus à la V. jugulaire interne qu'ils constituent. Leur volume cioit de leur origine à leur teriiiinaisoii et atteint 1 cm. de diamètre. Ils sont rarement égaux et presque toujours asymétriquesdedroite à gauche; dans les trois quarts descas,le sinus droit est (ilus large (9 à 12 iiiiii.), sinus major, et est en même temps un |)eu plus élevé ; le gauche le plus étroit, 3 à 5 mm., shufs )})n!or ," les gouttières osseuses traduisent exactement ces dilféreiices. Leur surface est lisse, et |irésente fréquemment des brides, I fois suro d'un côté; j'en ai vu souvent chez les nouveau-nés. Llle peut être envahie par les granulations de Pacchioni, Plusieurs lacs sanguins, creusés dans la tente du cervelet et placés généralement près de leurs angles interne et extei'ne, leur sont annexés.
Chaque s. latéral décrit un trajet arqué en fera cheval, dont les courbures varient suivant la forme de l'occipital. On leur reconnaît deux portions, une horizontale et une verticale réunies ])ar un angle ou coude. La portion horizontale ou occipitale est logée dans la gouttière latérale de l'occipital, et fait saillie
SYSTÈME VEINEUX
hors du sillon crânien. Elle est creusée dans la lente du cervelet et répond à la moitié postérieure de la grande circonférence de cet organe. Sa forme est celle d'un prisme triangulaire, à base postérieure, avec deux faces, l'une supérieure, l'autre inférieure, sur lesquelles s'appuient le cerveau et le cervelet; son arête s'enfonce dans la scissure cérébro-cérébelleuse. Elle s'étend du confluent à l'exmité externe du bord supérieur du rocher.
\jà portion verticale ou temporale, sinus sigmoïde de beaucoup d'auteurs étrangers, arrondie en demi-cylindre à convexité inférieure, profondément enchâssée dans l'os qu'elle ne déborde pas, occupe la gouttière mastoïdienne. Cette gouttière, qui contourne en arrière la base du rocher, correspond ordinairement, sur le plan transversal, au tiers moyen de l'apophyse mastoïde (Poirier) el est séparée de la face externe de cette apophyse par une épaisseur d'os qui varie entre 3 et 12 mm. Ces rapports du sinus avec le temporal nous expliquent la fréquence de ses thromboses dans les caries de cet os. Après avoir suivi la gouttière mastoïdienne, le sinus se relève pour contourner l'apophyse jugulaire de l'occipital sur laquelle se continue la gouttière et décrit ainsi une nouvelle courbure, à concavité antéro-externe, qui l'amène à l'extrémité postérieure élargie (orifice jugulaire) du trou déchiré; à ce niveau il se continue à plein canal avec hi V. jugul. interne qui occupe la fosse jugulaire. La largeur de celle fosse et celle de l'orifice jugulaire du trou déchiré sont proportionnelles au volume du sinus. Une épine osseuse, apophyse intra-jugulaire, sépare le sinus d'avec les nerfs mixtes à l'entrée du trou déchiré. (Voy. la fig. 488.)
Le s. latéral reçoit les veines suivantes : 1° à droite ou à gauche, plus rarement des deux côtés, le s. droit; — 2" également près de son origine, les s. occipit. poster, s'ouvrant dans un seul sinus ou dans les deux ; — 3° les veines cérébrales inférieures et postérieures, groupe de quatre ou cinq branches, souvent réunies en un tronc commun, qui se dirige d'avant en arrière et s'ouvre dans la partie horizontale du sinus ou dans un des lacs sanguins ; — 4° les v. latérales postérieures du cervelet qui se comportent de la même façon ; — 5» le sinus pétreux supérieur au niveau de son coude ; — 6" les v. de l'aqued^ic du vestibide, qui proviennent des canaux demi-circulaires et se jettent d'autres fois dans le s. pétr. ini'ér.
Les branches afférentes inconstantes sont: la diploïque temporale postérieure, — la petite anastomotique de Labbé, — le sinus pétro-squammeux, sinus anormal chez Thoinme, qui part du coude du sinus latéral, descend en avant entre la pyramide et l'écaillé temporale et se termine dans un orifice spécial, le trou temporal, ou dans le trou sphéno-épineux.
Le s. latéral présente une communication importante avec les v. extra-crâniennes par la v. émissaire mastoïdienne, qui passe par le trou ou canal mastoïdien et débouche dans les v. occipitales. L'orifice interne de ce canal est au milieu de la gouttière temporale. Souvent des phlébites extérieures ont envahi le s. latéral par ce chemin ; c'est aussi la raison qui a fait de la région mastoïdienne un lieu d'élection pour les émissions sanguines. Le s. latéral communique aussi quelquefois avec les plexus extra-rachidiens sous-occipitaux par les v. condyliennes postérieures.
SINUS CHANIENS
SINUS OCCIPITAUX l'OSTÉRlEUnS
I,os siiiufi occipitaux poslcrieurs (s. occipitaux proj). ilils), pairs cl en partie mcilians, occupent les fosses occi|)ilales iiifcrienres et s'étendent d'une extrémité à l'autre du sinus latéral corrc^spondaul ; ils ligurent la corde de l'arc décrit, |)ar ce sinus. Ce sont les plus petits d(^ tous les sinus : 2 mm. de I). ils se composent de deux parties : une i)ai'lie verticale, ([ni descend dans la faux du cervelet, le long de la crête occi|)itale interne ; une ])artie horizontale ou antérieure, dite encore shiiia mar(iinal , partie très ténue (jui contourne le h(n A pDstéi'ieur du trou occipital, dans le sillon marginal, et débouche, un peu audessus du ti'ou déchiré, dans le sinus latéi'al, sur le coté interne de son extrémité antérieure. Dans l'épaisseur de la faux, les deu.x sinus sont accolés et le plus souvent se fusionnent en un tronc uni(jue et médian, qui s'ouvre par un oi'illce unique dans l'extrémité su|)érieure du sinus latéral ou dans le pressoir nu'Mue. Cet orifice a ordinairement la grosseur d'un stylet.
Ils reçoivent des veines durales et diploéliques et des veinules du cervelet. I Is commnni(juent avec le plexus rachiilien ])ostéi'ieur du trou occi|iital pardes Itiauches émanées de leur angle de hiluication 1 1 en le pense (j ne le courant est ascendant dans ces branches, parce (jue leui's troncs sont prés du sinus.
Les s. occipil. postérieurs sont moins des canaux collecteurs de veines que (les canaux d'anastomose entre les sinus laléi'aux auxquels ils servent de voie de décharge, comme aussi entre les sinus de la voûte et les sinus rachidiens. A ce derniei' point de vue, ils sont complétés par les sinus occi]). antéiieurs qui unissiMit les sinus de la base aux v. racliidiennes.