‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 98 sur 190 · V. SKS-hfip · texte numérisé non relu

V. SKS-hfip

Fig. 503. — Portion thoracique do la v. cave inférieure; demischématique. Voyez aussi les fig. 332 et 3G7 de l'Artériologic.

la veine; un ou deux ganglions Ivmjdialiques se re-

SYSTÈME VEINEUX

sur le pédicule pulmonaire et le péricarde ; c'est le ligament ■phréno-pérxcardiqiie droit (Teutleben), dont le but paraît être d'assurer la fixité de la veine dans les mouvements du diaphragme. La veine cave pénètre dans le péricarde, à son angle postérieur et droit (voyez fig. 366 de l'Artérioiogie). Refoulant le feuillet séreux, elle s'en forme une gaine qui recouvre les trois quarts de sa circonférence antérieure ; elle est libre, sauf en arrière, dans le sac péricardique. L'orifice par lequel elle s'ouvre dans l'oreillette est presque vertical, tandis que le trou quadrilatère où commence sa portion thoracique est horizontal ; cet orifice est muni sur sa partie antérieure d'une valvule tendue transversalement, \a.valvide d'Euslachi (Voyez : Artériologie, p. 529).

Structure. — Il n'y a aucune valvule, à l'exception de la valvule terminale d'Eustachi. Cl. Bernard en a signalées chez le cheval, au-dessous du débouché des V. rénales. Dans sa partie abdominale, la veine cave possède une tunique musculaire à deux couches, une externe longitudinale, une interne circulaire; cette tunique fait défaut dans la portion thoracique. La gaine lamelleuse de l'aorte se prolonge sur la v. cave; une cloison sépare les deux vaisseaux {Bize). Dans le foie il j a adhérence intime entre la capsule de Glisson et l'adventice. La partie extra-péricardique, outre le ligament phrénique dont nous avons parlé, est renforcée par des faisceaux fibreux qui s'étendent du ggntre phréni(|ue sur le péricarde et semblent convertir le trou quadrilalère en un canal. Les fibres musculaires de l'oreillette ne se prolongent pas sur la veine; mais celle-ci, en traversant l'oreillette, est enlacée par deux anses musculaires qui forment une sorte de boutonnière; elle reçoit en outre de l'oreillette gauche un faisceau musculaire qui se jette sur sa face postérieure et sert peut-être à la tendre dans sa longueur (Lusdika). (Voyez les fig. 331 et 352 de l'Artérioiogie).

Circulation collatérale ou dérivative de la veine cave inférieure. — Un

grand nombre d'observations cliniques montrent que le tronc de la v.cave inférieure peut être oblitéré sur une partie de son trajet ou même dans sa totalité, sans provoquer de troubles circulatoires notables. De même si on lie la veine cave sur un point quelconque de son parcours, depuis son origine jusqu'à son embouchure, et qu'on pousse une injection par les veines iliaques, on constate que l'injection arrive facilement au cœur àroil {Schivartz, Viniont...).

Les voies collatérales de la v. cave inférieure sont nombreuses et très perméables. Elles comprennent les veines azygos, lombaires et sacrées, les diaphragmatiques, les V. rachidiennes, les rénales et surtout leurs branches adipeuses, les V. delà paroi abdominale antérieure, enfin la v. porte elle-même parses nombreuses anastomoses porto-caves. Suivant le siège de l'oblitération, c'est telle ou telle de ces voies qui est utilisée de préférence. Mais d'une manière générale ce sonl les veines rachidiemies, soit extérieures, azygos et lombaires, soit les plexus intra-rachidiens, qui sont la principale voie de retour. Dans un grand nombre d'observations on note le gros volume de Vazijgos ; Osier dans un cas d'oblitération ancienne l'a vue atteindre un D. intérieur de 2 cm. La plus grande partie du sang passe à droite par la dernière arcade de la v. lombaire ascendante, à gauche par le canal réno-azygo-lombaire, véritable confluent veineux entre la lombaire ascendante, la petite azygos, la dernière intercostale

VEINE CAVE INFÉUiEURE

et. les V. intru-i achidieniies. On a remarqué à plii.sieiii's reprises chez la rciniue la grosseur de la v. ovarienne gauche, dans le cas où l'oblitération cave porte sur la partie inférieure; le sang passe alors par les v. utérine, ovarienne, rénale, et de là dans les V. extra-rachidiennes. Dans un cas cité par Ivundrat d'oblitération ancienne de toute la v. cave inférieure et des veines pelviennes du coté droit, la veine ovarienne gauche atteignait le volume d'une anse intestinale. (V. Vimont, Oblitération de la r. cave inférieure, Th. de Paris, 1890).

Branches collatérales de la veine cave supérieure. — Les brandies collatérales de la veine cave inférieure sont : les v. lombaires, les v. rénales, les V. capsiilaires moyennes, les v. spermatiques et ovariennes, la v. ombilicale, la vei)ie porte, les v. sus-hépatiques et les v. cUa'pliragmatiqucs inférieures . Les V. lombaires et diaphragmatiques inférieures sont des veines pariétales ; les autres sont des veines viscérales, affectées : les v. rénales, capsulaires et spermatiques, aux organes génito-urinaires ; la v. ombilicale, au placenta ; la V. porte et les v. sus-hépatiques, aux organes digestifs.

1° VKI.XES LOMBAIRES

\,ps. V. louibaires, ordinaii'emeiit au nombre de 4 de chaque côté, accompagnent les artères lombaires au-dessus desquelles elles sont situées. 11 y a une veine pour une artéi'e. Elles naissent par une double branche : une branche abdominale ou antérieure, qui provient de la paroi abdominale; une branche dorsale ou postérieure, beaucoup plus grosse, qui est elle-même formée par la jonction d'un rameau muscido-cuiané, ivradié dans les muscles des gouttières lombaires, avec un rameau spinal (jui sort par le trou de conjugaison. Ces deux rameaux ramènent le sang des plexus extra-rachidiens postérieurs et intra-rachidiens. En se réunissant au niveau de ce trou, les deux branches forment un tronc qui se porte en dedans et en avant, dans la gouttière transversale des corps vertébraux, et s'ouvre à angle droit dans la partie postérieure de la veine cave. Les veines du côté gauche sont plus longues et passent derrière l'aorte.

Les veines lombaires possèdent 1 ou 2 valvules pariétales et quelquefois des valvules ostiales, dont la concavité regarde la veine cave. Mais ces valvules sont insuffisantes; on les franchit quand on injecte les plexus rachidiens en poussant par la veine cave, et dans l'oblitération de ce dernier vaisseau , elles permettent l'établissement d'une circulation rétrograde allant de l'abdomen aux V. intra-rachidiennes.

Les troncs veineux s'anastomosent entre eux de droite à gauche, en formant les plexus extra-rachidiens antérieurs de la région lombaire. En outre, les veines d'un même côté sont unies, au ni\eau du trou de conjugaison, par une série verticale d'arcades anastomotiques dont l'ensemble constitue la v. lombaire ascendante, sorte d'azygos lombaire, que nous décrirons avec les veines rachidiennes.

2" VEINES l'.ÉNALES Les veines rénales ou v. émulgentes sont représentées de chaque cùté par un

SYSTÈME VEINEUX

tronc unique, volumineux (7 à 10 mni. de D.), rectiligne. II naît dans le hile du rein ou à une certaine distance, par la fusion des 3 ou 5 branches principales qui sortent de cet organe en avant des branches artérielles.

Ce tronc se dirige de dehors en dedans et un peu de bas en haut, au niveau de la 2' lombaire, passe en avant de l'artère rénale, et s'ouvre dans la partie latérale de la veine cave. La veine rénale gauche est un peu plus volumineuse [Sappeij), plus longue, ordinairement moins oblique, et débouche un peu plus haut que la veine droite. Elle passe en avant de l'aorte, quelquefois en arrière, immédiatement au-dessous de l'origine de l'artère mésentérique supérieure.

Les veines rénales reçoivent : 1° la v. capsulaire inférieure, qui vient de la capsule surrénale, comme l'a. homonyme ; 2° des v. adipeuses, qui, nées dans la capsule adipeuse du rein, passent transversalement sur les faces antérieure et postérieure du rein ; .3° une v. urétérique, souvent double ou même plexiforme, qui monte sur le bord interne de l'uretère [Lejars). La veine gauche reçoit en outre : la v. spermatique ou ovarienne, très souvent la v. capsulaire moyenne., et très souvent aussi une forte anastomose de la petite azygos.

Leur paroi renferme, d'après Eberth, une double couche musculaire; Henle n'en décrit qu'une, à fibres circulaires, traversée par des fibres longitudinales, les unes élastiques, les autres conjonctives. On n'observe pas de valvule, et seulement un éperon plus ou moins saillant à l'ouverture oblique du vaisseau dans la v. cave.

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