VOUTE PALATINE
La voûte palatine, concave dans les sens sagittal et frontal, est limitée en avant
Trou pal. ant
Piiiphé voûte p
Gl. palal. — Ali, palal . —
r rorh. plt'ryrj. ■ ■ M.ph. pal.
M. ph. jial.
Fig. 39. — Vonle |ial.iliiii' : A diuito la imiiiueiisf seiilo a él.i'' enlevée; à gauelic on a enlevé la niinineuse el, la rouclie glandulaire.
et latéralement, par la concavité de l'arcade alvéolo-dentaire supérieuie ; en arrière elle se continue avec le voile du palais. — F^a limite entre la voûte et le voile est indiquée de chaque côté de la ligne médiane par une arcade à concavité postérieure légèrement saillante, tangible et souvent visible, due à la dillé-
TUBE DIGESTIF
rence d'épaisseur et surtout de consistance que présentent à ce niveau le bord postérieur de la voûte, et le bord antérieur du voile. — Sur la ligne médiane la voûte présente un relief, quelquefois peu marqué, le plus souvent très saillant, formant une crête sagittale : le raphé de la voûte, se continuant en arrière avec celui du voile. Cette crête indique la ligne de soudure des deux bourgeons palatins ; elle présente de très nombreuses variétés individuelles, en dehors de tout état pathologique.
A l'extrémité antérieure du raphé, derrière l'espace qui sépare les deux incisives médianes, il existe une petite saillie, souvent piriforme, à petite extrémité effilée tournée en avant entre les deux incisives, à grosse extrémité tournée en arrière : on pourrait l'appeler tubercule palatin ou 7-étro-incisif (pap'ûld palatinaou incisiva) ; il répond profondément à l'orifice inférieur du canal palatin antérieur. — De chaque côté du tubercule palatin on voit une petite dépression ou sillon, vestige du canal incisif embryonnaire (Merkel). — Derrière les dents incisives et le tubercule palatin, de chaque côté du raphé, la voûte palatine présente une série de saillies, bourrelets ou véritables crêtes : crêtes palatines, séparés par des sillons plus ou moins profonds. Les unes sont transversales, d'autres plus ou moins obliques en arrière et en dehors ; lisses ou rugueuses ; reclilignes, arciformes ou légèrement ondulées; plus ou moins nombreuses, trois ou quatre (Sappey), cinq à sept (Merkel); on peut n'en trouver qu'une seule de chaque côté.
D'après Gegenbaur (Morphol. Jahrbuch. Bd IV, 1878, p. 579), pendant la vie embryonnaire et après la soudure complète de la voûte, la muqueuse palatine se soulève en cinq ou sept reliefs obliques, crêtes palatines, disposés régulièrement. Vers la fin de la vie fœtale leur disposition devient irrégulière, quelques plis postérieurs disparaissent. Plus tard, ces reliefs tendent à disparaître et lasurl'ace de lavoûte palatine s'aplanit progressivement; chez le vieillard elle peut devenir absolument plane.
Le tubercule palatin est creusé, quelquefois, d'un canalicule se terminant en cul-de-sac; il représente le vestige du canal naso-palatin (canal incisif) qui existe chez les mammifères, où il traverse toute l'épaisseur de la voûte palatine. Chez les mammifères, les ruminants surtout, ce canal, canal de Steiison, est bifurqué dans sa partie supérieure; ses branches de bifurcation s'ouvrent dans les fosses nasales où elles se mettent en rapport avec un organe de sens, situé de chaque côté do la cloison nasale, l'organe de Jacobson, qui est mis de cette façon en relation avec la cavité buccale (Gegenbaur). Ces canaux sont des restes de la communication primitive de la cavité nasale avec la cavité buccale ; l'occlusion de cette communication, généralement accomplie dès le début de la vie extra- utérine, se fait du côté de la voûte palatine comme le prouve la présence, assez fréquente chez l'adulte, d'une évagination plus ou moins profonde venant de la cavité buccale (Leboucq, Arch. de biolog. 1881, p. 386). — Merkel a trouvé, une fois sur dix cas, un sac épithélial impair s'étendant du tubercule palatin, vers l'orifice inférieur du canal palatin. — Le même auteur aremarqué que le tubercule palatin présentait souvent unsquelette formé par un corpuscule cartilagineux du volume d'une lentille : liyalin ou fibro- cartilagineux ordinairement, il est quelquefois formé de tissu conjonctif lâche ; souvent il manque.
Dans toute son étendue la voûte palatine présente des saillies papillaires, visibles surtout après la destruction des couches épithéliales superficielles; petites, peu marquées en avant, elles sont surtout prononcées vers sa limite postérieure. Entre ces saillies il existe des dépressions; petites et isolées par place, elles sont plus larges et plus profondes ailleurs ; elles répondent à l'orifice des canaux excréteurs des glandes palatines. Il en existe surtout deux plus prononcées, une