‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 48 sur 84 · III. — COlNFIGUnATION INTÉRIEUUE DU LARYNX · texte numérisé non relu

III. — COlNFIGUnATION INTÉRIEUUE DU LARYNX

La configuration intérieure du larynx ne répond en rien à sa configuration extérieure. Pour en prendre une connaissance exacte il faut pratiquer des coupes en différents sens soit sur des organes frais, soit sur des larynx dont les parties molles ont été alfermies par un séjour convenable dans des licjuides appropriés. On peut aussi l'étudier sur des moules c{ue l'on oiitient sans grande difficulté avec du })làtre, de la paraffine, de l'alliage fusible ou tout autre substance solidifiable.

La cavité du larynx est partagée en trois étages qui communi(}uent librement entre eux. 1'^ un étage supérieur ou vestibule du larynx ; 2" un étage moyen et 3° un étage inférieur. Cette division est due à l'existence de deux paires de replis proémiiuMits tendus horizontalement d'avant ini arriére les ims au-dessus des autres et que l'on appelle les cordes vocales distinguées en c. v. supérieures ou fausses et c. v. inférieures ou vraies (fig. 103 et 1G7).

1° Étage supérieur, vestibule du larynx. — Le vestibule du larynx a la forme

ORGANES DE LA RESPIRATION

d'un tube aplati dans le sens transversal dont l'une des extrémités coupée très obliquement de haut en bas et d'avant en arrière est représentée par l'orifice pharyngien du larynx tandis que l'autre, inférieure et horizontale, répond à l'espace limité par les cordes vocales supérieures. Les déplacements de l'épiglotte modifient la capacité de cette cavité. On lui décrit quatre parois, antérieure, latérales et postérieure.

Laparoi antérieure qui est la plus haute atteint chez l'homme 4 à 5 cm., chez la femme 3 à 4 cm. (fig. 166). Elle est formée par la face postérieure du cartilage épiglottique et par le ligament qui le rattache au c. thyroïde recouverts tous deux

Fig. 165. — Moule de la cavité du larynx.

A, vue antérieure; B, vue latéi-ale — de x à y, étage supérieur; de y à c, étage moyen {y empreinte de la corde vocale supérieure; empreinte de la corde vocale inférieure), — au-dessous de étage inférieur continu sans ligne de démarcation avec la trachée.

par la muqueuse. D'abord très large (2 cm. à 2 cm. 5) cette paroi se rétrécit au fur et à mesure qu'on se rapproche de sa limite inférieure et se termine en pointe entre les extrémités des cordes vocales supérieures. Sa surface est convexe dans son tiers supérieur, concave dans son tiers moyen et de nouveau convexe dans son tiers inférieur. Cette convexité inférieure, généralement très prononcée, se présente sous l'aspect d'un bourrelet qui s'affaisse graduellement et disparait au

LARYNX

voisinage des cordes vocales ou bien au contraire se relève à cet endroit en une saillie anguleuse, le tubercule épiglotliqne (fig. 164 et 160).

La. paroi postérieure est comprise entre les bords internes des c. aryténoïdes, plus exactement entre les extrémités supérieures de ces bords. Sa limite inférieure est déterminée par un plan horizontal qui passerait par les extrémités postérieures des cordes vocales supérieures. Sa hauteur ne dépasse pas 1 cm. et sa largeur varie selon l'éciirtement des cartilages qui la limitent à droite et à gauche. Si ceux-ci sont juxtaposés la paroi en question est réduite à une simple fente verticale ; à mesure qu'ils s'éloignent la fente se transforme en une gouttière de plus en plus large ( jusqu'à 0 ou 7 mm.). On voit alors ap[)araitre sur sa partie supérieure l'échancrure interaryténoïdienne, d'abord étroite, puis plus large par suite de l'écartement des cartilages de Santorini (iig. 167, A).

La muqueuse qui revêt la paroi postérieure du vestibule est très mobile, et présente des plis longitudinaux qui tendent à s'eiTacer quand celle paroi s'élargit.

Les parois latérales du vestibule du larynx, beaucoup plus hautes, du double environ, en avant qu'en arrière, sont formées par la lame interne des replis aryténo-épiglottiques. Elles sont quadrilatères et, d'une façon générale, concaves aussi bien dans le sens vertical que dans le sens antéro-postérieur. A peu près à l'union de leur tiers moyen et de leur tiers postérieur on aperçoit un bourrelet presque vertical, plus prononcé en haut qu'en bas, qui occupe toute la hauteur delà paroi (fig. 107 et 171). Ce bourrelet est dû à la présence d'un cylindre cartilagineux, le cart ilage de Morgagni el d'un amas de glandes qui soulèvent la muqueuse; son extrémité supérieure saillante sur le bord libre des r(>[)lis aryépigloltiques nous est connue, c'est le tubercule de Morgagni. Son extrémité inférieure cori'espond à l'extrémité postérieure de la corde vocale supérieiu'e.

En arrière on remarque undeuxième relief beaucoup moinsaccentué produit par le bord interne du c. aryténoïde. Orierrté parallèlement au précédi'ut il en est sé|»aré jiar une petite gouttière dont l'extrémilé inférieure vient déboucher (Mitre les deux cordes vocales à l'extrémité postérieure de l'orifice du ventricule de Morgagni. Cette gouttière est le « fillrum veul.nculi » de Merkel (fig. 171;.

Le bord antérieur de la jiaroi latérale du vestibule résulte de la réunion sous un angle plus ou moins ouvert du bord exlerne de la paroi antérieure avec le re]di aryténo-épigloltique ; le b(U-d supérieur est constitué par le bord libre de ce dernier et répond à l'orillce jtharyngien du larynx. Le bord postérieur est formé par le relief que fait sous la muqueuse le bord interne du c. aryténoïde. Le bord inférieur enfin est représenté par la corde vocale supérieure.

Corde vocale supérieure. — La corde vocale supérieure limite eu haut l'entrée du ventricule de Morgagni. Elle s'étend depuis l'angle rentrant du c. thyroïde jusqu'à l'extrémité inférieure du bourrelet correspondant au c. de Morgagni, et n'atteint par conséquent pas la limite postérieure de la paroi latérale du vestibule (fig. 171). Sa longueur est en moyenne de 2 cm. chez l'homme, de 12 mm. chez la femme. Sa forme est celle d'une lèvre plus ou moins épaisse, plus ou moins saillante, suivant les sujets, pourvue de deux faces, interne et externe, et d'un bord libre (fig. 107 et 168).

La face interne inclinée en haut et en dehors n'est que la partie inférieure de la paroi latérale du vestibule dont rien ne la sépare. La face exlerne qui est en même temps inférieure ré|iond à l'entrée de la cavité ventriculaire. Le bord

ORGANES DE LA RESPIRATION

libre est généralemenl mousse à moins que la corde vocale ne soit atrophiée, auquel cas il est mince et tranchant, mais peu en relief.

Les cordes vocales supérieures renferment dans leur épaisseur 1° des faisceaux fibro-élastiques isolables seulement sous forme d'un cordon dans leur partie an" térieure et dans leur partie postérieure et dont le développement varie d'ailleurs beaucoup suivant les sujets (voir p. 434) ; 2° des glandes très nombreuses, accumulées surtout dans leur partie moyenne • 3° enfin des faisceaux de fibres musculaires striées (Kiidinger). Elles nous apparaissent en somme comme desimpies

E:^ C uyÊ

Fig. 1G6. — L'intérieur du larynx, après section de la plaque du c. cricoïde et écartement de ses deux moitiés (Imité de Luschka).

replis de la muqueuse dus à la présence du ventricule et renforcés par un substratum conjonctif. Leur rôle dans le fonctionnement du larynx comme organes vibrants est nul, aussi le nom de cordes vocales ne leur convient-il pas.

2° Etage moyen. — L'étage moyen du larynx comprend une partie médiane impaire qui répond à l'espace limité sur les côtés, en haut et en bas, par les cordes vocales supérieures et inférieures et deux parties latérales symétriques, les ventricules du larynx ou de Morgagni qui s'ouvrent de chaque côté dans l'espace moyen (fig. 167). Celui-ci possède des dimensions variables suivant les sujets, et qui dépendent aussi, on le comprend, de la position que prennent les cordes vocales. Lorsqu'elles sont très rapprochées les unes des autres il se réduit à une simple fente sagittale.

Ventricules de Morgagni. — Connus déjà de Galien qui les avait découverts

LARYNX

cil ", le p:)r3, l)i('ri (li'crilsi'nsiiilc ])ar Mni'i:a^'-iii, les Nciilriculcs du larvnx consiiliii'nt deux (liviTlicidcs lalrraiix ii'lalivcinciil, hcaucoup plus spacieux chez riioiiinie f[ue cliez la [(^iiinic (Hiidiuii-er), (|ui s'enl'onceuLà droite el à gauche daus l'épaisseur des l'eplis arvh'uo-épiglol I i(|ues.

1/oriiiee par le([uel chaque veuli'icidi' déhoucho dans la cavité du larynx est situé entre la corde vocale supérieui-e et la corde vocale inférieure (fig. 171). 11 se pr(''S(Mite sous l'aspect d'une l'enle ellipti([ue. aliong(''e dans le sens a n l(''ro-posléri(Mn\(M (I )n I l('S(liui('usions sijn t sui('ll('s à \-aria lions. Sa longiH'ur ('sl (^n moyen ne,

Fip;. 107. — Coupe front.ali' li iiii larynx durci dans l'alcool. A. segment postérieur. A', segment antérieur de la coupe.

chez riiomnie, de 2 cm.; chez la femme, de 13 mm. Sa largenr(ou hauteur) varie de 3 à 0 mm. Les exlrémiiés anh''rieni'es des deux orihces \iennenl en avantse terminer dans l'angle rentrant du c. thyi'oïde de chaque côté delà ligne médiane et immédialemenl. au-dessous de la pointe de l'épiglotte (fig. 160). Là, elles peuvent rester iinlépeudantes nu hien se continuer l'uneaveerautre. auquel cas prend jiaissance une petite fossette médiane, la fosscllc crnl raie de Mcrkel .

Dans quelques cas rares celle l'osselte prend un dévoloppemont considérable cl se transl'orinc on un vérilaljle veiilriri/le nioi/en, homologue du sinus sous-épiglottiquo des Solipcdcs. lirn'sike a ra|iporli'' une obsc'rvaiion lians laipielle ce \i'nlrii'nli> impair traversait un trou du c. Iliyroidi; |ioiir parvenir au-dessiius du péricliondL'e anli'neiu' de ce carlilaf,'i\

Les extrémités postérieures n'atteignent pas la paroi post(''ri(Mire de la cavité du larvnx mais s'arrêtent contre le hord interne saillant dn c. aryténoïde.

La cavité venlriculaire elli^-mème se snhdivise en deux parties : vculviciilc proprement dit. compris entre les deux cordes vocales, par suite dirigi' liorizon-

Aiialomie IV 2 i

ORGANES DE LA RESPIRATION

(Aandes

Co. COC. Slip.

taiemenl ((ig-. 168) elVappendice qui s"eii détache pour s'enfoncer verlicaleinent vers le haut dans l'épaisseur du re|)li aryténo-épiglotlique (fig. 170).

Le ventricule possède trois parois, inférieure, supérieure et externe. La paroi inférieure, concave dans tous les sens, notamment dans le sens transversal, répond à la face supéri(MU'e de la corde vocale inférieure. Sa longueur égale celle de l'orifice ventriculaire ou même la dépasse parce que sou\entla cavité se prolonge sous la forme d'une fossette, plus loin que l'extrémité postérieure de cet orifice, en dehors du bord interne du c. arvténoïde.

Sa largeur atteint son maximum (o à 7 mm.) à l'union de son tiers postérieur avec ses 2 .3 antérieurs.

La ]iaroi externe n'est le plus souvent qu'un simple bord résultant de l'union des deux parois supérieure et inférieure.

Qiuind elle existe sa hauteur est toujours minime.

Elle se montre alors çénéralement partagée en 2 ou 3 zones par des replis semi-lunaires à direction

Tpit/i.

Xentri cille

l'oc. iiif.

Lig. llnjr.

arijt.

■ -- M. tli. arij.

Orifices f/laiid.

.V. Ili.-arij.

Glandes

générale verticale.

Fio;. 168. — Coupe frontale des cordes vocales passant par la partie moyenne du ventricule, ici très spacieux (Homme de 23 ans). Faible grossissement.

La paroi supérieure est formée par la face inférieure de la corde vocale supérieure. Elle est plane

ou légèrement concave. C'est au niveau de sa partie antérieure fjue se trouve l'embouchure de l'appendice.

L'appetidice est, comme nous l'avons déjà dit plus haut, orienté perpendiculairement à la direction du venli'icule. Son embouchure est située sur la partie antérieure et externe de la paroi supérieure de celui-ci (fig. 169). Pour bien la voir il faut enlever complètement la corde vocale inférieure de façon à mettre eu éx idence toute la face inférieure de la corde vocale supérieure. On aperçoit alors une fente allongée plus ou moins béante, longue de 5 à 8 mm., qui commence en avant au \'oisinage de l'extrémité de la corde \Ticale supérieure, et se termine en arrière à l'union de son tiers moyen avec son tiers antérieur ou un peu ])lus loin. Elle est limitée en dehors par le ])ord ou par la face externe du ventricule continue eu liautavec la paroi externe de l'appendice, en dedans par la face inférieure de la corde vocale supérieure.

Du reste l'aspect sous lequel se présente cet orifice n'est pas toujours absolument le même.

I>ARVN\ m

L'a[i|i('ii(lic(' liii-inriiic s'cnriincc ilans IV^paissi'iir iln repli ;i rvli'iK i i'iiil; loi I Kpic ou |)lul(jl cillfc son rcilillcl i ii Iriiir cl l.i l.iiiii' l;i I it.! le ilii c. lli\roï(l('. S,i iirol'olidoiir est xariiihlc suivaiil les snids. soiivciil d'iiu ci'iji' à l'anlrc. cIh'/, le

inème indiN'iihi. l'ai'l'ois il csl li'rs immIiiiI cl. (|iioi(|iic ra rcincii I . si peu itrol'oud (|u"d soiiihlc l'aire lolalcinciil dcl'aul. Ilai)ilucllcuicnl sa loni;ucur est de 1 cai. uiais il n'est pas l'arc (iiTclIc soil |)lus (■oiisidi''ral)lc.

VjW ri'iilc u(''n(''i'alc il n"a I Icin I pas le n i\ ca u duii plan Iniri/.onlal i|ui passerai! par le hord supiMacni' du rarlilane I liN i'oïde. ( )n Ta vu cependani arri\('r jusqu'à celle liaidcur l'I, nièiue, niais le l'ail csl rare, l'cnionler plus loin, pisipi'à l'os liN'oïde on j iisi | n'a u-dcNsous de la ininpicn^c ijin recou\re l'e.xtréiu 1 1('' posl(''ricni'e de la ha^e de la lanu'Ui'.

\\ . d'iilier. noia ni iiieii I . a pu hl le un eei la i n nom lire de cas de ces « sacs \ cnti'iculaires c.\lra-lar\n;^iens » uiiidali''raux on lii-lalcrau\. Iioniolouucs des d iveiiicuJes SI (''leiid us (|u'oii reiicon I i'c non lia Ici lien I cl icz cerl a i lis si ni^cs (le i^on Ile el i'orani:' par exeiii pic).

La paroi exieriie de l'appinidicc csl dans sa paiiie i n ri''rieii re en i'ap|iort avec des libres des iiius(dcs 1livro-ar\"l(''iioïdicii cl I li\roH''j)i^lol I i(|ue ; sa paroi inlernc renrcrme égalcuKMi I ([ucl([ucs laisccaux de libres nnisciilaircs sli-u'cs. Toules deux sonl enlourées d'un lissii cellnlaire 1res làclie el de ,L:landcs alioiidaiiles cl volumineuses.

Sa cavilé esl souNi'ii I cloisoiiii(''c d'une l'ai'ou pinson iiioius coniplelc ])ar des lirides ou des lamelles lihi'eiiscs dispos(''es sans [-(''unlarili'.

3" Etage inférieur. — l^'idauc iiiri''ricur a ponrliniilcs:cii liani les deux cord(\s vocales i II r(''rieu l'es el la l'cnlc m(''diaiic appidee glotte, ([u'cllcs didinnlenl ; eu lias le bord inrérieurdu c crico'ide cii'conscia\'a ii I l'orilice lra(dii''a I lii: . MiTi.

On peiil le diviser en deux réfi'ions f[ui d'ailleurs se eonlinucnl l'une avec l'autre sans linne de dr'iiiarcalioii mais dill'crcnl parlcni' l'orme el par laconslitiilion de leurs |)ai'ois. I n plan niiissanl la |iaiiic moyenne du bord inrr'riciir du c. tlivroïde au bord supi''ricnr du c. cricoïde les si''pa rcra 1 1 .

La l'r'iiloii iiir(''rieure csl prc^(|ni' c\ liiidrii|nc. Son diaméire I ra ns\ crsa l est ce|)eiida II t loujours inréneur de ([uel(j[ues millinieires ,i smi diamcire aiili''ropostérieur. Elle coriM^spoiid à la l'ace interiu» dn c. cricoïde ainsi ijn'a la lace postérieure de la membrane qui. en avant, unit ci^ cartilage au c. Ibyroïde. Toutes ces surfaces sont revêtues par une muqueuse lisse, mince et assez adliériMile. I.a forme de cette région ne change jamais, grâce à la rigidité de sa paroi.

412 ORGANES DE LA RESPIRATION

La région supérieure est pyramidale. Ou peut lui décrire trois faces, deux latérales symétriques et une postérieure.

Les faces latérales inclinées de bas en haut et de dehors en dedans ne sont que les prolongements des parois latérales de la région précédente. Chacune est formée : en avant par la face interne du m. thyro-aryténoïdien et la face inférieure de la corde vocale inférieure; en arrière par la face interne de l'apophyse vocale du e. arylénoïde qui fait un relief très prononcé sous la muqueuse.

La lace postérieure est conslituée par la partie inférieure de ce que l'on a appelé l'arrière-fond de la cavité du larynx, c'est-à-dire de l'espace creusé en gout-

G'.andes

Fig. J70. — Coupe IVontalc des cordes vocales (iioiiuiie de 23 ans] passant jiar l'ap- ]>endice du ventricule, c'cst-à-diro en avant de la coupe représentée par la ligure 168. Faible grossissement.

ticre plus ou moins large qui se trouve compris entre les bords internes des c. arvténoïdes et ferme en arrière successivement le vestihule, la région médiane de rélage moyen et eiiliii la rc'gion supc'rieure de l'élage inférieur. Cet espace est occupé par uiu' muqueuse sillonnée de ])lis longitudinaux.

En avant les deux faces latérales convergeall'une vers l'aulre el se rejoignent au niveau de l'angle rentrant du c. thyroïde depuis sou imrd iiifciieur pisqu'au

LARYNX 413

poiiil (rallarlii' (les deux cDi'dcs vucalcs iiilV'riciin's. Inniii'dialciiH'iil aii-dcssoiis de ('(ï [)oiiit 011 observe ([ludcjuelois hi présence d'un liourrelet Iraiisversiil réalisant une soi'le de coiiiinissiire entre les extrémités anté'rieui-es de ces eoi'des.

Cordes vocales inférieures. — Les cordes vocales in l'érieures niai'r|uent la limite su])érieiire des parois latérales de l'étage inférieur du larvnx. ('omme les supérieures elles s(\ montrent sous l'aspect de deux lèvres ou ii'plis pniéminenls tendus d'avant en ai'rière. Seulement la saillie (pi'elles l'uni es| pl us acceii I u(''e f[U(^ celle des cordes supc'rieures; en d'autres termes elles se lappruclient plus de la ligne nK'diane ([ue celles-ci. 11 s'ensuit fpie rpiaiid on explmc la eavil/' du larynx par le haut, c'est-à-dire par le veslihule. on aperciiil d'abord les deux c(n'des supérieui'es puis plus prolomb'ment les cordes inlérieures qui les (b'passeii t d'une étendue notable (fig. iOi-). Si on contraire on regarde par la tracbée on ih> voit que les crn-des in IV'rieures.

avanl. les coides vocaU's partent de l'angle l'cnli'ant du c. iiivroïile. iinmédiatemenl de clia(pie cùlé de la ligne nn-diane. e! à 2 mm. (en muxcnne) audessous cles c. vocales siip(''i-ieui'es ( llg. Ulb). D'a-

|irès les recber(dii's de Taguelii la (lislaiice coni-

|)rise en I i-e leur poi ii I d'à I-

laclie cl le loilil de l'inci-

siire lli\ roïdieniie esl en

liloNciilie : i-be/. rboiiinie

de «S mm. .'i ; clie/, la l'em-

iiie de (i mm. ."1 et cbez

l'enrant de 1- mm. Lu arrière elles se conlinuent

(diacune avec l'extrémité

aiib'rieure du relief pro-

diiil par la pn'sence de la

face interne de rapoj)livse

vocale du c. aryli'iioïde

(lig. 171). Sur les coupes

siigitlales on voit que,

(■lie/riioinmeadulle. (dies

sont situées à la baulenr

de la r>° vertèbre cei' vica le

ou du i'^ tlis(pie intervertébral.

La forme de la corde

vocale iiilV'rieur<' est celle

d'un |n'isme triangulaire

dont la lace externe est

confondue avec la paroi lati'i'ale du lai'vnx (llg. 1(17). La face su jii''rieure nous

est connue, c'est elle qui constitue le plaindier du \eiilricule de Morgjigni.

La l'ace interne, d'abord pi'esipu^ verticale dans une certaine (''tendue, s'in-

(dine ensuite en debors et en bas. Le boni libre de la coi de est horizontal et

Iranchiiiit; en arrirro il se perd, en s'élargissanl, sur la face interne du c. arvlénoïde.

Divers éléineiils entrent dans la constitution des cordes vocales : la muqueuse, un cordon fib!o-élastique(le ligament thyro-aryténoïdien inférieur), et un muscle, le m. thyro-aryténoïdiiMi. La muqueuse dont les caractères histologiques seront étudiés plus loin est mince, transparente et solidement unie à la couche sousjacenle. Sa couleur est très paie, I)lancliàtre, comme nacrée. Au voisinage de l'extrémité antérieure do la corde on aperçoit souvent une petite tache blanc-jaun;\tre (Macida /lava) due à la présence du nodule sésamoïde antérieur situé dans l'épaisseur du cordon sous-jacent. De même en arrière la pointe fibro-cartilagiiieuse du c. arylénoïde se reconnaît à la coloration jaunâtre de la muqueuse (|ui la recouvre.

Le ligament et le muscle sei'ont décrits ultérieurement.

Envisageons maintenant l'espace c[ue délimitent les cordes vocales iiifc-rieures et que l'on désigne sous le nom de l'ente gloltique ou de gJolle.

Glotte. — Le Icrjue de ghjtte a|)pli([ué d'aburd à l'eusembledes parties molles (In larynx a été détourné de sou sens [iriinilii'. Aujourd'hui il (h'sigiie non plus les parois d'une cavité, mais une partie de cette cavité et spécialeuu'ui l'es|)ace compris entre les cordes vocales inférieui'cs et les faces internes des apophyses N'ocales. La fente (pii sé])ai(' les cordes supérieures est appelée quelquefois aussi glotte. Poiu' la distinguer, et parce que sou rôle dans la phonation est nul. on la nomme glotte fausse [glottis spuria) par opposition à la glotte vraie (glottis vera), la seule (|ui doit nous occiq)er.

La glotte proprement dite est donc subdivisée en deux zones, une antérieure ou glotte membraneuse, glotte intevligamenleuse et une postérieni-e ou glotte cartilagineuse, glotte iateraryténoïdienne. On les connaît aussi, la première sous le nom de glotte vocale, la seconde sous le nom de glotte respiratoire, parce qu'en effet elles possèdent chacune des attributions ditféi'entes.

Les dimensions et la forme de la glotte varient non seulement suivant le sexe et les individus, mais encore et surtout chez un même sujet selon les diverses phases de la respiration et de la phonation.

Sur le cada\-re. les deux cordes \'ocales, à partir de leur extrémité antérieure. di\ergent en arrière et se continuent en droite ligne chacnn(Ni\ec la face interne di' l'apophyse vocale correspondante. La glotte totale^ a donc la forme d'untriangle isocèle dont la base, qui répond au fond derespaceinteraryténoïdien, mesure de 4 à 5 mm., tandis que les grands côtés varient de 2j ù 30 mm. chez l'homme, de 20 à 23 mm. chez la femme.

Selon Moura la longueur moyenne de la glotte, c'est-à-dire son étendue antéro-postéricure, serait à l'état de repos : chez l'homnie, de 23 mm. (18 à 31) dont ili mm. o (10 à 22) pour la portion membraneuse, et 7 mm. 5 (4 à 12) pour la portion cartilagineuse ; (•liez la femme de 17 mm. (12 à 22), dont 11 mm. S (8 à 15) pour la première région, et 5 mm. 0 (3 à 9) pour la seconde. Par distension la glotte atteint chez l'homme, 27 mm. a (21 à 36) [port. memb. = 1!) mm. S (13 à 26), portion cartilagineuse, S mm. (4 à 13)]; chez la femme, 20 mm. (16 à 24) [portion membraneuse = 14 mm. (10 à 10), port, cartilagineuse = 6 mm. (3 à 9)].

L'examen du larvnx. |)ratiqué siu- le vivant au moyen du miroir laryngoscopique. nous renseigne sur les transformations de la glotte. Toutes dépendent, on

LARYNX

le coïK'oit, Ji-'s déplacenicii Is ([iic siil)isscnl les eoi'dcs \'ocal('s et les c. iirvl(''iiiiï(l('s.

Nous indiquerons ici l)ri(''\'L'nient, d'après Mcrkcl, les divers aspects de riniau;c laryngoscopique normale et pour TiHude des agents qui mettent en mouN'euK^n! ces organes nous renx'errons le lecteur au paragi'aplie : muscl(>s du lai'viix.

L'image laryngoscopii[U(i varie heaneon]) selon la position (|ue Ton donne au miroir. En le dé|)la('ant on peut e.\|)lorer à \(ilonté chacune des parois de la cavité du larynx. De plus cettii image est ti'ès cliangeanle à cause de la mobilile des organes qu'on exauune. Ouoi ([u"il en soit. l'iH'ilice du larynx se monire circonscrit en avant par l'épiglotle et sur les ciMc's par les replis arvténo-éplgl<jltiques.

L'épiglotte se présente sous des aspects très dilïéreiits selon sa forme propi'e et selon sa situation. Elle peut être inclinée en arrière au point de masquer presque cirtièrcment l'intérieur du larvnx, ou bien en avant sur la base d(^ la langue. On l'aperçoit alors en raccoui'ci snus i'(jrnu' d'un(> bandelette étroite. Sa configuration en selle est toujoui's très a[)prr'ciable et caractéristique, mais plus ou moins accusée. Enfin son épaisseur es! \ ariable suivant l'état de sairté du sujet. Lorsque la muqueuse est mince et exsangue le cartilage qu'elle recouvre se manifeste par uiu' Cdloralinn jaunàire.

En arrière du milieu concave de l'épiglotte, l'ait saillie dans l'intérieur du larynx une éminence, le tubercule épiglottiquc, qui ligure plutôt un boiu'i'elel allongé c[u'un bouton arrondi. On ne le confondra pas a\ec une tumeur.

Des deux cc)tés partent les replis ary-épiglotti(pies. On ne voit pas, dans les conditions habituelles, leurs extrémités antérieures, cachées qu'elles sont par les bords latéraux de l'épiglotte sous lesquels elles semljlenl s'enfoncer. Vers leur terminaison on remarque de chaque côté deux saillies |j1usou moins volumineuses et régulières, parfois mal délimitées. Ces saillies répondent, l'antérieure au tubercule de Morgagni, la postérieure au tubercule de Santorini. Lorsi[ne la respiration est calme les tubercules de Santorini sont séparés par un intervalle notable occupé par un repli de la mu(pu'use tendu en pont, Pendant l'émission des sons ils se rapprochiMi t. l'intei'v aile de si''[)ai'alion de\'ienl aloi's une sni'le d'encoche.

L'espace entouré comme il vient d'être dit renferme lesdeux pairt-s d(> cordes vocales et la fente glotti([ue. Les cortles vocales i n h'rieures attirent immédiatement l'attenlion ])arce ([u'elles proéminent plus (|ue les suj)érieures. Elles se distinguent j)ar leur couleur blanche, leur aspectpri^sque tendineux, nacré même.

En an-ière apparaît la |iiiinle de l'apophyse vocale connue luic taclie jaunâtre. Leur direction est très \ariable puis(|ue c'est d'elles c[ne dépend la Nariété des sons. Seule leur extrémité antérieure est fixe. Lorsque les deux cordes sont très rapprochées la glotte se léduil à une fente linéair-e miMliane. Sont-elles au contraii'e écartées au nuiximun. ainrs l'image est celle d'un triangle dont la base postérieure est concave en avant l't dont lescùt(''s fornienl un cDinle dmil le sommet dirigé en delnirs répoiul à l'union de la portion meui lii'a neuse el de la pm tion cartilagineuse de la corde. Dans le cas m'i les cordes xocales se rapprochenl. le coude est orienté en sens inverse; son sinumetcst Inurnê en dedans.

Les cordes vocales supérieures ont la coloration rouge habituelle des muqueuses très vasculaires. Leur direction n'est pas toujours |)arallèle à celle des cordes inférieures. Elles |)eii\ent se ra ppi-nchei- conqilelemen t el se juxtapu-

ORGANES DE LA RESPIRATION

ser. Eli dedans de lein- bord libre on voit une ligne sombre qui correspond à Torifice du ventricule de Morgagni.

L'examen laryngoscopique permet encore d'explorer les gouttières pharyngolaryngées et la face antérieure, laryngée, du pharynx. Si la glotte est largement ouverte et l'éclairage intense on peut apercevoir l'intérieur de la trachée jusqu'à sa bifurcalion.

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