C. cric, (arc) gt l'extrémité de la grandecorne
Memb. cric trac/i.
l''ig. 181. — Articulations du cartilage thyroïde avec l'os hyoïde et avec le c. cricoïde. Vue antérieure.
ticé. Ce cartilage
de l'os hyoïde. Leur longueur est en proportion inverse de celle de la corne thyroïdienne. Elle atteint 2 à 3 cm. Dans la majorité des .cas on rencontre dans leur épaisseur un nodule cartilagineux, plus ou moins long, le corpuscule ou cartilage tri- )lus rapproche lantjt de la corne hyoïdienne, tantôt de la corne thyroïdienne, peut se mettre en contact avec l'une ou avec l'autre, parfois avec les deux en même temps. Comme les cartilages du larynx il s'ossilie d'assez bonne heure (M).
La membrane tln'rù-hvoïdienni' est irmlue eiili-e le bord supérieur des plaques latérales du c. thyroïde et le bord postérieur des grandes cornes de l'hyoïde. Eu avant elle se continue avec le bord latéral du ligament thyro-hyoïdien moyen, en arrière avec le ligament thvro-hvoïdien latéral. Cependant, d'après Luschka, elle ne s'arrêterait {)as sur ce dernier mais se prolongerait en arrière entre la couche longitudimile et la couche circulaire des m j)haryngiens pour se perdre dans la membrane élastique du pharynx.
LARYNX
l'il lllIl'I'H'Uf llll
Epnjlolle Gilu corne lii/nn/.
La inL'inbnuKi tliyro-hyoïdieiine rocoiiverU' difceleniciil, par lo iimsclc tliyrohvoïdicii est (ravcrsée par les vaisspuiix laryii^vs suorriciirs et par l;i hi-anclii; iiilcnii' (lu iii'i-r du nièiiic iKiiu. Sii l'aci' inlei'iic cslcn r,i'i()(ii-| avcr \n luiKpicuso pliaryii.^ii'iHic.
lî. — Le c cncoïdc es! uui au prrniicr anneau de la (l'aidu'c par nue iiieiiihraiie ci-ico-tr((CliéaIe{{ïg. LSljqui se iixc, d'uuc pail sui- le Imrd in A^riVui- de Tare det'c carlilayi', d'au Ire part sur le hord supérieur' du |)reuiier anneau de la Iraeliée.
Celle inenihi'ane est ren r(ii-c(''e en a\ anl par jii'lile lame lihreuse. le liqamoil
CJ'(CO-(rac/(t'«/ '/n(r'r(t'Hj' ( [iUselika ) ([ui s'(''liMiil du '' ' ' ' c. critoïde an bord supérieur et à la face anlél'ieiire du premier anneau de la trachée. En arrière une autre lamelle fibreuse, ligament crico-tracliéal postérieur, naît du bord inférieur de la pla- (|ue du cricoïde el se continue avec la couche fibreuse de la paroi postérieure de la Iraclii'e.
{',. — JJes lamelles élas- (icpies i)his ou inoins intillrées de graisse ratta- (dieut le cartilage épigloitiipie : àl'os hyoïde, membrane liijo-èpigloltiqne ; à la racine de la langue.
ligamenl glosso-épiglot' tique; aux parois lati'rales du pharynx, ligaments phargngo-épigl olti([xies (hg. 103 el 1G4).
1" La membrane hyoépigliiltiipie (N) iniiui'dialeiuent sDUs-jai enle a la partie la plus i-eculi'e de la niu- ([neus(> de la base de la langue, prend son inseL-limi en avant siu' le boid supi'v rieur du corps el sur les parties ad jacen tes des grandes coriu's de l'os bydïde, en ari'iére elle se perd sui' la fai.c anli'rieure du eai'l dage l'piglnl I npie à une rei'taine dislanre au-dessmis de sa base. Sa direclKin es! pr('S(pie biu r/.nniale. hdie feiaue en baul \'eApiiri'hgo-\hgro-ci)iglot\iijUCi-i\\\\\iv\si'\\\vi' la Luc post(''rieui-e lin ligauienl lli\i'ii-li\ n.dien uin\'en d"une pai'l el l;i face a n l(''rieu re de IN'pi^Lîidlle d'autre paL'l (lig. 171).
'1" el W" Les I iga nien Is gl()Ssi)-(''piL;lnl I ique el plia I'NUl;! i-eplg ii il I n pies snule\ eu I touslriiisla ininpieiise ipii les recul vre. Un peu! di iiir a ppri'iie r leiii' silujilinn et leurs rappoils sa ns d isseci k M i .
Le hua nien l glosso-i'pig II ill ii| ne es! lendii sur la liuiie niediaiie. eiil;e la l'ace a 11 ir'l'ieure du i;. ('piiildlliipie el la b isr de la lauLHie, au-dessus de la lueinbl'ane
18:;. — Ai liriil.ilKiiis (lu caiiila^'c lliyi iiiilc a\ lm- l us livnïilr cl a\'CC le c. ci'i cdiili'. Viir latiM iilc.
430 ORGANES DF, LA RESPIRATION
hyo-épiglottique à laquelle il adhère. Son extrémité antérieure donne altaclie à des fibres du m. lingual supérieur. De part et d'autre du relief médian, ou p/i glosso-épiglottique, qui résulte de la présence de ce ligament, on observe une fosse oblongue, la fosse glosso-épiglottique, d'autant plus profonde que le pli est plus accentué, par exemple lorsqu'on attire en arrière la portion libre de l'épiglotte (0). Souvent un pli concave, \e pU glosso-épiglottique-latéral, sépare en dehors cette fosse de la face latérale correspondante de la langue.
Les ligaments pharyngo-épiglottiques que l'on peut considérer comme des dépendances de la meitibranc élasiique du pharynx partent, de chaque côté, de la paroi latérale de cet organe au-dessous de l'extrémité inférieure de l'amyg-
EX.Cuye
Fig. 183. — Les pièces cartilagineuses du larynx et leurs moyens d'union. Vue postérieure.
date et se dirigent de là en dedans vers les bords latéraux de l'épiglotte en décrivant une courbe à concavité supérieure. Les ^j/îs pharyngo-épiglottiques que fait la muqueuse soulevée par ces ligaments sont d'autant plus saillants qu'on se rapproche de l'épiglotte. Ils limitent en avant et en haut la gouttière pharyugo-laryngienne.
IL — Moyens d'union des cartilages entre eux.
De véritables articulations unissent le c. cricoïde au c. thyroïde et aux cartilages aryténoïdes. De plus, avons-nous dit plus haut, ces mêmes cartilages sont reliés à distance par des membranes ou par des ligaments.
LARYNX 431
A. — Articulations crico-thyroïdiennes. — Les surraccsarliculiiii'cs sont vc- |)r('s(>iitées : du cùté du c. cricoïdc |>ar la facétie aiiiculaire inlericurc situ('c à l'union do l'arc et de la plaque, du eùlé du e. thyroïde par la faeoltc que lujus avons d(''crite à rextr(''Ui de la l'aee iuleiMie delà ((u ne inlV'ncurc i>a première diri^é(; dehors et un |)i'u eu liant est it'^rrcuieiit coucaxc, la seconde h'O'èi'enieut convexe (l*).
l ne capsuhi renforci'e par deux li^auienls niainlieni cesdeux surl'aces en contact (iig. 182 et 183). L'un de ces ligameiits, le ligament cérato-crico'idien supérieur et postérieur, très résislant, long- de 1] à 8 m ni., lai'ge de '.\ à 4 mm., s'insère a la lare iuternede l'extréniité de la corne rnIV'neure. De là, ses libres se dirigent ol)li(piement en haut et en dedans pou r a lier se lixer da us le voisinage de la l'aeelle articulaii'e supérieure du c. crieoïde. Le seeoinl ligament, /(V/rt/ne?'t< rérato-cricoidien inférieur, plus court ([ue le pr(''i'èdenl mais [rès d(''\'eloj)p(' aussi, jiart du sommet de la corne thyroïdienne, descend eu has et en axant et s'attache sur la l'ace externe du crieoïde au-dessous et eu avant de la facette ai'ticiiLiire.
La ca])side de rarlicidatlun crico-lhvroïdienneest assez mincedans l'intervalle de ces ligaments, e'est-à-dire en avant et en ai'rière. Sa face iiilerne est revêtue d'une synoviale.
Mouvements. — Les surfaces articulaires peuvent glisser l'une sur l'autre en Ions sens. Le cartilage thyroïde s'abaisse ou s'élève, se porte en arriï're ou (ui a\'an I . I^es mou\'ements d'éléva lion et, d'abaissemen I si m t cependan I pi us (''tendus. U est susceptible (''gaiement de hascider aubiui' d'un axe transNcrsal (|ui passerait par les deux articulations, et enfin de subir un moux'ement derolalion. peu prononcé d'ailleurs, dans le sens latéral autour d'un axe Ncrtical.
B. — Articulations crico-arytènoïdiennes. — Les cartilages ai'\ t(''ii(iïdes, par les facettes ar'liculaires de leur base, entrent en rapport avec les facéties supi'Tieures du cartilag(> crieoïde, mais ces facettes ne se recouvrent entièrement à aucun moment. En effet. elles sont orient(''es de tell(> sorte que le grand axe de la facette cricoïdienne in(din('' de dedans eu dehors et un jx'u d"ari'i('re en avant l'ail avec le grand axe de la l'acetle aryténoïdieune, dirigé de dehors eu dedans et également d'arrière eu avant, un angle très obtus, presque droit. Il s'ensuit c[ue Je grand diamètre de la première correspond au [lelit diamèti'e de la secoruie.
I/uiiiou des deux cartilag(>s est réalist'e par une capsule tivs mince et lâche en dehors, renforcée en dedans par un ligament solide, h^.ligamoit crico-aryténoïth'eu ou triquctre (fig. 183 et 18i). Ce ligament s'attache eu bas sur le tubercule du boi'd supérieur du crieoïde. D(^ ce point s(>s fibres rayonnent : en arrière vers ra|)(iphyse musculaire, en a\'ant x'crs la l'ac(> interne de l'apofdiyse vocale et en haut, ce sont les plus longues, vers le bord interne du cartilage aryténo'ïde.
On I rouve généralement, ainsi C[ue Verson et Luschka l'ont montré, un petit m(''nis(|u(^ filn'o-cartilagincux adhérent à la capsule, (|ui part du bord exb'rne de la surface articulaire aryt(''noïdienne et s'insinue dans l'intérieui' delà cavité articulaire.
La syudviale de cette ai liculation l'ait facilement herni(f du coté (^xterne, lorsqu'on a enlevé les muscles environnants et grâce à la faiblesse de la capsule articulaire à ce niveau.
Mouvements. — Dans leur position d'équilibre habituellp, c'est-à-dire lorsque
ORGANES DE LA RESPIRATION
la respiral ion se l'ail paisiblement, les c. aryténoïdes reposent par leur surface articulaire sur la partie latérale de la facette ericoïdienne. Les mouvements provoqués par la contraction des différents mus, les qui s'insèrent sur eux consistent essentiellement en des mouvements de déplacement total et en des mouvements de rotation autour de leurs axes. Dans le premier cas le c. aryténoïde glisse de bas en haut ou de haut en bas le longde la surface articulaire du cricoïde, se rapproche en s'élevant ou s'éloigne en s'abaissant de la ligne médiane et entraîne ainsi dans le même sens la corde vocale, surtout sa partie postérieure. Dans le second cas, ou bien l'apophyse musculaire est attirée, soit en dedans, soit en dehors, le cartilage pivote et son apophyse vocale se trouve alors portée en sens inverse, ou bien le cartilage est attiré en arrière ou en avant, il y a déplacement à la foisdans le sens anléro-postérieur et dans le sens vertical, inverse pour chaciuie desa])ophyses, musculaire et vocale. On conçoit que ces divers mouvements soient susceptibles de se combiner de plusieurs manières.
r,. — Articulations ary-corniculées. — Les cartilages aryténoïdes sont unis aux cartilages de Santorini, dans la majorité des cas, par un disque fibro-cartilagineux biconcave adhérent par sa périphérie au ])érichondre. Cette articulation est donc une véritable synchondrose. Quelquefois (très rarement, selon KruU) on observe l'existence d'une fente articulaire plus ou moins étendue, avec s^'uoviale. LxceptioniK'Ilenient deux l'entes apparaissent (Luschka) avec formation d'un disc[ue interartieulaire. Enfin, notamment chez les sujets âgés, les deux cartilages en question sont complèlcuicnt sou(l(''s l'un à l'autre.
D. — Ligaments crico-corniculés. — l'"n disséquant avec précaution la muqueuse qui recouvre le muscle aryténoïdien on constate assez facilement dans sa couche profonde deux tractus fibreux qui parlent respectivement du sommet des c. de Santorini, se dirigent en bas en convergeant l'un vers l'autre cl se réunissent bientôt en un cordon aplati unique qui va se fixer sur le niibcu du bord supérieur de la placpie du c. cricoïde.
Ces petits ligaments crico-corniculés sont connus aussi sous le nom de ligaments crico-santoriniens ou, ensemble, sous celui de ligament jugal. Ils sont souvent assez mal délimités, peu distincts des fibres conjonctives et élastiques qui doublent en cette région la muqueuse pharyngienne. C'est au point de rencontre des deux faisceaux ligamenteux supérieurs qu'on trouve le nodule cartilagineux interarytéuoïdien (fig. 183 et 184).
E. — Ligament thyro-épiglottique. — Du sommet du cartilage épiglottique part un cordon plus ou moins épais, résistant et élastique, qui va se fixer sur la face postérieure de l'angle du c. thyroïde au-dessous du fond de l'incisure (fig. 183). Ce ligament thyro-épiglottique est, dans sa partie supérieure, séparé du ligament thyro-hyoïdien moyen [lar la graisse qui remplit l'espace thyro-hyo-épiglottique. En bas il se continue en partie avec le substratum élastique des cordes vocales supérieures, et s'arrête juste au-dessus de l'insertion des cordes vocales inférieures. Sur les côtés il se rattache à la membrane élastique (v. plus loin). Sa face postérieure est recouverte par la muqueuse laryngée qui lui adhère intimement.
F. — Membrane crico-thyroïdienne. — La membrane crico-Uniro'idicnnc appelée encore ligament crico-thyro'idien moyen ou l. cono'ide unit, sur la ligne
LARYNX 433
inédiaiio, le c. thyroïde au c ericoïde (lig. 181). On peiil la considéi-er, jusqu'à un cerlaiu j)oiul, couini(> une d(''|)eii(laiiee de la uieinhi'aiie élasti([ue du larynx (v. pl. loin).
Cette membrane épaisse et r(''sislMMle. très exlciisible, s'insère en liaut sur le bord iulérieur de l'angle du carlilage tbyroïde dans une étendue de 5 à 8 mm., puis elle descend (mi s'élargissani et se fixe sur le bord supérieur de l'arc du ericoïde. Ses l)ords lati-i'anx se icplient en ari'ière |)our s(^ continuel' (1(^ part (^t d'autre avec la partie soiis-g!()tlinn<' de la nieml)rane élastir|ue du larynx. Sa face antérieure est percée d'orifices qui livrent passage à des artérioles et à des veinules. Sur l(»s côtés et en bas elle est reeonvei'te |)ar les ni. crico-lliyroïdiens.
Les ligaments (pie nous avons (''tiidiés jiis(|n'alors possèdent une autonomie complète, du moins pour la plupart d'entre eux. iClle est en font cas toujours suffisante pour qu'on soit autoris('' à les consi(l(''rer comme des forinalions distinctes. 11 n'en est pas de même de ceux: (|ue nous a\'ons à examiner maiiilenaiit etq\ii, sous le nom de ligamenis lliyro-ary ténoïiliens supérieurs, tIi\'ro-aryténoïdiens inférieurs, ary téno-épigloltiques, ne sont que des épaississements d'une membrane, la iiwinbrane éla^ylique du lary)i.r, lixée en divers poiiils aux pièces cartilagineuses.