‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 73 sur 84 · I. — VAISSEAUX FONCTIONNELS · texte numérisé non relu

I. — VAISSEAUX FONCTIONNELS

a) Artère pulmonaire. — L'artère pulmonaire issue du ventricule droit se partage bientôt en deux branches qui se rendent au poumon droit et au poumon gauche, et plongent dans leur épaisseur en croisant le tronc bronchique.

Le trajet, le mode de ramification et de distribution de ces branches sont absolument semblables à ceux du tronc bronchique correspondant, au côté externe puis dorsal duquel elles se placent. En d'autres termes il existe un tronc artériel émettant des collatérales qui à leur tour fournissent des rameaux plus petits, et ainsi de suite. Ces divisions vasculaires, presque aussi volumineuses que les divisions bronchiques auxquelles elles sont étroitement accolées, arrivent avec elles jusqu'aux lobules, y pénétrent, se ramifient comme les bronchioles terminales en devenant très grêles et dès l'instant où apparaissent les alvéoles se résolvent en un réseau capillaire qui recouvre toute la surface de ceux-ci immédiatement au-dessous de leur revêtement épithélial. Chaque artériole tei'minale se distribue ainsi à plusieurs alvéoles.

Le réseau capillaire alvéolaire est extrêmement fm et serré et ses mailles ai'rondies ou ovales sont souvent plus étroites que les vaisseaux eux-mêmes. Ceux-ci ont parfois à peine la largeur suffisante pour laisser passer un globule rouge. Ils sont du reste susceptibles de se dilater plus ou moins. Lorsqu'ils sont fortement gonflés et que les alvéoles ne sont pas trop distendus on les voit faire saillie du côté de la cavité aérienne, circonstance qui agrandit les surfaces en contact avec l'air.

Nous avons indiqué à propos de l'épithélium respiratoire les rapports de ses éléments avec le réseau sanguin et vu que les petites cellules correspondent de préférence à ses mailles alors que les grandes plaques amorphes s'étalent sur les vaisseaux. Quant à la membrane propre de l'alvéole il faut admettre qu'elle s'interpose entre les capillaires et l'épithélium lui-même. Elle est d'ailleurs si mince que l'intervalle qui les sépare n'est que de 2 p (Kœlliker).

b) Feines pulmonaires. — Les veines pulmonaires ont une triple origine. Elles proviennent 1° des réseaux capillaires péri-alvéolaires ; 2° du réseau capil-

POUMONS

laire de la plèvre ; 3° du réseau capillaire de la portion terminale des petites bronches.

1° Les radicules veineuses de la pi'euiière caté[;nrie naissent à la péripliérie des alvéoles sur le côté opposé à celui oii se rend l'artériole. Elles rampent ensuite dans le tissu périlobulaire, s'anastomosent entre elles et l'orment des branches plus volumineuses qui s'accolent aux bronches lobulaires.

2° Le réseau capillaire sous-pleural l'oui'iiildes veinules (veines pleuro-pulmonaires de Le Fort) qui ou bien vont se jeter dans les veines périlobulaires, ou bien conservant leur siLuation superlicielle entrent seulement en communication avec les veines pulmonaires au niveau du bile.

3° Les veinules de la troisième catégorie, comme les [jrécédenles, correspondent à un territoire de distribution des artères bronchiques et non plus de l'artère pulmonaire. Elles prennent leur origine dans les parois des petites bronches (Luschka, Schul/.e, Arnold, Kœlliker, Sappey, Krause... etc.) d'où le nom de veines broncho-])ulmonaires que leur a donné Le Fort et vont se jeter dans l'origine des veines interloitulaires à la racine du lobule. Cette disposition explique pourquoi on réussit à injecter les veines pulmonaires aussi bien par l'artère pulmonaii'e que par l'artère bronchique.

11 résulte de ce qui précède que les racines veineuses sont essentiellement périlobulaires tandis que les ramifications artérielles sont intra-lobulaires.

Les branches, de plus en plus volumineuses, constituées par la réunion de ces divers groupes de veinules, suivent les raniifications bronchiques en se pla(;ant habituellement sur le côté opposé à l'artère, c'es!-à-dire, en ce qui concerne le tronc bronchique, en dedans et en avant de lui. Elles se rassemblent finalement de chaque côté en deux troncs, qui sortent du liile et vont se jeter dans l'oreillette droite.

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