‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 78 sur 84 · THYMUS · texte numérisé non relu

THYMUS

On a vu (t. |i. 11) (|ui' lu tidisiriiM' l'ente entorleriiii((ue brancliiale iloniio naissance li ilivers organes, l'ar leiii' i-riruiiiiiiKinh' (l'origine, ces organes niéritenl il'i'ln' rangés ilans un groupe analoiiiii|ue ilislincl. le s!/slr/iii' I/u/»i/i/iip. Ce soiil :

1° le tliymus propreinenl ilîl,

2'Mes tliyinus accessoires,

.30 tes glandules et les vésicules thyniiques.

Cette manière de voir esl, surtout vraie pour la plupart îles nianiniileres. Cluv, l'Iioinme, l'existence de taglandule thyuiique senil]li' n'avoir l'té constatée (ju'une seule l'ois. Anuijann

(1) De par leur origine, les dérivés branchiaux appartiennent au tube digestif bien plutôt qu'a l'appareil respiratou-e. Dans l'ordonnancement général d'un traité d'anatomie humaine basée sur l'emlirvologie, ils ne sauraient logiquement être placés ailleurs qu'en avant des organes annexes au tube digestif. Un a l'Iialiitude dans les traités c-lassi(|ues de les décrire comme annexes de l'ttppin-eil respiratoire, après cet organe lui-même. C'est \ui usage que rien ne justilie. Forcé nous-méme d'y sacrllier dans la première édition de ce traite, nous donnerons auxdérivé.s branchiaux, daiis la seconde édition, la place qui leur appartient. P. !>.

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ORGANES DE LA RESPIRATION

(Beit. L. Anal. d. Tliynuisiir. Bùle, 1882) signale chez un enfant de o ans, à cùté ifun thymus accessoire très développé et accolé au lobe droit du c. thyroïde, un petit corpuscule de la grosseur d'un pois, de couleur rouge et de consistance assez ferme. Un cordon conjonctif le rattachait à la fois à la capsule thyroïdienne et au thymus accessoire. Bien que ce corpuscule présentât une structure analogue à celle du thymus embryonnaire (Kœlliker), l'auteur ne saurait dire s'il s'agit d'un reste embryonnaire du thymus ou d'une glandule parathyroïde (Sandstrœm).

Ce que l'on sait de l'évolution de la glandule thymique chez les autres mammifères, permet de supposer qu'il s'agit ici d'une formation analogue. Le thymus accessoire ne serait autre que le lobule tiiymique externe qui, très souvent, accompagne la glandule externe : dans le cas particulier, ce lobule thymique aurait pris un développement inusité.

M. Prenant (la Cellule, t. 1, fasc. 1) identifie à la glandule thymique la glande carodidienno qui, comme l'on sait, existe chez l'homme (voir t. Il, page 668). Si cette interprétation, quelquefois contestée (.lacoby, Schaper), est exacte, l'homme comme les autres mammifères possède un système thymique complet. .Jusqu'à nouvel ordre, il est néanmoins impossible de considérer chez lui ce nouveau groupement comme établi pour les dérivés de la 3" fente branchiale, comme il l'est pour ceux do la 4e. J'attendrai en conséquence pour l'employer que des recherches ultérieures sur les glandules thymiques l'aient rendu légitime. Je renvoie les lecteurs aux considérations générales qui terminent le présent article.

Le Thymus est un organe glandulaire, contenu dans la cage thoracique, enfermé dans le médiastin antérieur. Il est caractérisé, dit-on, par son existence essentiellement transitoire. C'est en elî'et un organe propre à la vie embryonnaire dont l'évolution, inachevée à la naissance, se poursuit durant environ la première moitié de la vie extra-utérine. Toutefois il est aujourd'hui prouvé que, sous une forme très réduite, le thymus peut exister encore chez le vieillard. On ne saurait donc le considérer absolument comme un organe transitoire.

A un point de vue strictement anatomique, l'évolution de cet organe peut se diviser en trois périodes :

1° Une période de croissance qui s'étend depuis la formation de l'organe jusqu'aux environs de la 2"^ année.

2» Une période d'état qui paraît être fort courte.

3" Une période de régression ou d'involution, qui se termine de la 15'' à la 2.3« année el. selon les individus, laisse quelques lobules glandulaires persister jusque dans la vieillesse.

i« PÉRIODE DE CROISSANCE

On a vu (loc. cit.) que par un bourgeonnement de l'épithelium ventral de la 3' fente enlodermi(jue, il se forme de chaque côlé un organe nouveau, le corps du thymus. En arrière se forme par un processus analogue la glandule thymique à laquelle reste annexé, sous le nom de vésicule thymique, un diverticule creux formé par la fente branchiale. Ces deux derniéi-es formations constituent la porlio)i crâniale du thymus: elles sont réunies au corps de l'organe i)ar des cordons épithéliaux (cordons intermédiaires), de même nature que le thymus proprement dit.

L'évolution ultérieure de la portion crâniale du tiiymus est encore mal connue ; les recherches les plus récentes (Simon, Jacoby, 1896) font penser que la glandule et la vésicule thymiques, associées à un lobule glandulaire s'annexent plus ou moins intimement au corps thyroïde : ainsi serait constitué le groupe externe (voir plus loin).

■l'IlVMUS

l.c coriis (lu lliyiniis an coiitrairo s'accole à la cacolidc priiiiili\ (' cl |iar smi extréim'U' infcn'purc bourgeonne acliveiiieiil. f/oigane s'accioH ainsi dans le sens (le la loiiguen i' el son niv(Uin inferienr se rappi'oche de ])lns en pins dn thorax, ('liez un eniiiryon humain de l'O uini., le iliN iiuis est encore en lolalilé ilans la l'égion cervicale.

(^Iiez un autre enihrvon de 32 'lO uini l)énétré dans laçage thoracique ( Ihvni.

I horaci(iue), tandis que, par en haut?

l'organe se prolonge dans la région cervicale (thym, cervical ) sous forme d'un cordon |)eu développé. Les deux thymus, di'oit et gauche, rapprochés su r la ligne médiane, s'accroissent rapidi'ment, surtout après la naissance : ils simulent alors deux lohi's. Leur disjjosilion anatoinique présente dès c(> moment les caractères de la période d'état .

Le thymus est loutd'ahm-d un organe exclusivement épithélial. Il se com])ose (lig. 2G0) de cordons creux à par-ois épaisses. I^es éléments cellulaires sont petits, serrés les uns cDnIre les autres et mitosent aciivemenl. l^es cellules les plus internes, tombées en déchéance, s'accumulent dansla lumière du cordon. Plus lard, le thymus subit des transformations profondes qui fout de lui un organe lyuiphoïde. ("est avei' celte nou\'elle structure qu'il arrive à la deuxième période de son évolution.

On n'est pas d'accoril sni- co processus do la transtormalion 1 ym|]|i(nil(^ ilii tliyinus cpitliélial. Pour les uns (Mis, Slioita, Gulland) l'ébauelio cpiMii''liale ilis|iaiaj'f sous l'invasion du tissu conjonclir, des vaisseaux ou surtout dos lynipliocyles. (les cliMuonts, d'orifîine extra-lliyuii([iu'. éloufTent les éléments do l'i^liauclic épitliélialo dont il ne restejdus (ju'un^ stronia rétironiie cl des l'ornialions partieuliri'i's connues sous le nom de corps concentriques. Pour d'auli'i's auteui's (Ivcllilver, 'I'oiomicii \ et llerinann, Prenant), si les vaisseaux sont inconlestalilcincnf d'di'iirinç l'vti'ii-lliyiiiiipic il n'oi est |i,is de i]ii''iiii> des lymjdioeytosqui dérivent direideiiicnt soit |i;m' l'incse >oit yinr Iiiiiii'lîimiiiiii'iiiimiI nucli'airc (sf(''nos(;) des éléments do l'ébauclio épilliéliali'. La rii.ii piMdc i ir\ili'i' de l'oriraiic rcpi'(''scnter,iil les vestiges do In, première organisât imi .

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