I.anie
Fig. 372. — ]-;thinoïdc, face latérale droite île la lame perpendiculaire.
met, le bord antérieur de l'apophyse très épais et vertical s'articule avec le frontal ; ce bord présente d'ordinaire une échancrure médiane de chaque côté de laquelle deux petites apophyses en crochet (processus alaris ou hunmlus), qui s'articulent avec le frontal, limitent avec le sillon médian un trou, trou fronto-etlnno'idal (foramen CiTcum ou trou borgne) qui donne passageà un pro-
os DU CliANE
loiigeinent de la dure-mère el, trois fois sur cinq, à la veine fronto-ethmoïdale de Sabalier et Blandin.
La lame perpendiculaire proprement dite est mince et de fornietfuadrilatère. Son bord supérieur, (jui répond, sur la lame criblée, à la hase de l'apophyse crista galli, est parfois é|)aissi et creusé de canaux latéraux, qui continuent les canaux de la lame criblée. — Le bord inférieur n'est point tout à fait parallèle au bord supérieur; il se dirige très obliquement en haut et en avant; épais et rugueux, il présente une ébauche de bifurcation dans laquelle est reçu le cartilage de lacloison. — Le bord antérieur fait suite au bord antérieur de l'apophyse ci'ista galli ; comme celui-ci, il est d'abord épais, puis il diminue un peu de largeur ; il se dirige obliquement en bas et en avant, répondant à la suture sagittale qui réunit les os propres du nez. — Le bord postérieur, parallèle à l'antérieur, est liifurfjué dans sa moitié supérieure qui embrasse la crête sphénoïdale ; il est plus mince dans sa moitié inférieure où il réjjond au bord antérieur du vomer. — Un voit sur les facesde la lame perpendiculaire, surtout dans la partie supérieure, des gouttières, plus ou moins apparentes, qui répondent aux rameaux du nerf olfactif (A).
Labyrinthes- — Chacun des deux labyrinthes, de forme cuboïde, allonge d'avant en arrière sa masse celluleuse aplatie de dehors en dedans, entre la cavité orbitaire située en dehors, et la fosse nasale située en dedans.
Le labyrinthe présente : une face externe, plane lisse, répondant à la paroi interne de l'orbite sur laquelle elle apparaft sous le nom dolame papyracée ou d'os planum.
L'os planum, rectangulaire, s'articule en haut avec le frontal, en bas avec le maxillaire supérieur, en avant avec l'unguis, en arrièreavec le sphénoïde, etau niveau de son angle postéro-inférieur avec l'apophyse orbitaire du |)alalin (H).
Os ^Uiiuiiii
Corni:'! moyen
Apo. tincifornie
Fi". :i73. — Ethmoïile.vue latérale (os i)lannin).
Dans la suture ([ui unit l'os planum au frontal, on rencontre les Irons cllnuoidaux antérieur et postérieur. Ces trous conduisent dans des canaux formi'n, comme l'oritîce même, par une gouttière ethmoïdale, àlaquelle s'ajjplique une gouttière frontale ; ils vont s'ouvrir dans la cavité crânienne sur les cotés de la fosse ethmoïdale.
Le canal cthmoidnl (rnléricur. plus grand , constant, donne passageaux vais-
OSTROLOniE
seaux elhmoïdaux antérieurs etau filet ethmoïdal du rameau nasal de la branche ophthalmique de Willis. — Il est précédé d'une gouttière répondant à l'artère ethmoïdaleantérieure, etque j'ai déjà décrite sous le nom de sillon etJimoïdal.
Le canal ethmoïdal postérieur ,p[as petit, livre passage aux vaisseaux ethmoïdaux postérieurs et à un filet nerveux, inconstant, signalé par Luschka (C).
La face interne du labyrinthe, qui constitue les deux tiers supérieurs de la paroi externe des fosses nasales, montre deux lames enroulées en forme de cornets, le cornet supérieur et le cornet moyen, et de nombreux orifices qui conduisentdans les cellules ethmoïdales. L'espace comprisentre lecornet supérieur et le moyen est désigné sous le nom de méat supérieur ; au-dessous du cornet moyen commence le méat moyen (D).
Je décrirai ces cornets et ces orifices en même temps que la paroi externe îles fosses nasales; je dis seulement ici que le cornet supérieur, moitié plus petit que le moyen, est aussi plus postérieur : les lamelles qui les forment offrent une surface irrégulière, creusée de nombreuses cavités et hérissée d'une fine dentelle osseuse, répondant à certaines particularités de structure de la muqueuse olfactive qui les recouvre et aux filets nerveux de l'olfactif qui s'y répandent.
De la paroi interne du labyrinthe, près de son extrémité antérieure, se détache une lamelle osseuse très mince, qui se porte de bas et en dedans en s'enroulant à la façon des cornets qui naissent en cette paroi : c'est l'apophyse ou lame unciforme. Dans son extrémité supérieure, elle entre en contact avec le bord postérieur de l'apophyse montante du maxillaire supérieur et avec la face
Fig. 374. — Elhmoïde. vue inférieure. Fig. 37S. — Ethmoïde. vue postérieure.
interne du lacrymal, si bien que l'on pourrait croire qu'elle se détache de cet os. Elle est située en dehors du cornet moyen et se dirige obliquement en arrièreet en bas dans le méat moyen. — Son extrémité inférieure descend un pen plus bas que le bord inférieur du cornet moyen, passe au-devant du grand trou qui donne accès dans le sinus maxillaire, et se termine par une lamelle qui entre en contact avec une autre apophyse unciforme qui s'élève du cornet inférieur; par leur jonction, ces deux apophyses divisent en deux trous le grand orifice du sinus maxillaire (E).
Par sa face antérieure, le labyrinthe s'articule avec la branche montante du
os DU CHANE
inaxiriairp supérieur et l'os lacrymal ; il est creusé danscette partiede demi-cellules ouvertes en avant (V. cellules ethmoïdales) ; plus en bas et en dedans ou voit le bord antérieur du cornet moyen, descendant verticalement dans la cavité des fosses nasales,
lud face postérieure montre : 1" une large écliancrure qui séj)are les deux cornets ethmoïdaux, et répond au méat supéi'ieur ; 2" au-dessus et en dehors, une ou deux demi-cellules ouvertes en arrière du coté du sphénoïde ijui les complète.
Etudié par sa. face inférieure, le labyrinthe nous présente en dedans le bord épais et enroulé du méat moyen ; en dehors de celui-ci, une gouttière profonde qui fait partie du méat moyen ; — plus en dehors encore une surface oblique par laquelle l'ethmoïde s'articule avec le maxillaire supérieur.
La face supérieure du labyrinthe olfre en dehors de la lame criblée des demicellules et des gouttières, ouvertes en haut, que le frontal vient transfbruuM- en cellules complètes et en canaux, les canaux eUmioidau.r, dont j'ai déjà parlé.
Ossification. — I.'elliMmïdc prrsentu quatre poinl.^ ii'os.-iili(-;ilioii. r/^'^.r lalrmii.r. di'ii.r
Les deux points latéraux iormanl les niasses latérales apparaissent au cinquinnc mois (le la vie intra-utérine, dans les lames cartilagineuses intereellulaires et se propagent de dedans en dehors. Les cellules ethmoïdales centrales, ouverl(>s d'abord du côté de l'orbite, sont bientôt fermées de ce coté par l'appai'ition de l'os planum.
A la naissance, les masses latérales seules de l'ethmo'ide sont osseuses, elles sont réunies par une lame libreuse épaisse passant en
Fi g.
370, - (d'apré:
Laitm fibreuse
litfrra
L'Uni' per/je/iil.
- Ethmoïde, ossilication IJamiîaud et liEN.u i,t).
fapuchon au-dessus tle l'apophyse crista gain, encore cartilagineuse, i^^'ossification de la portion médiane de l'ethmoïde ne commence que vers la fin de la première année ; elle se fait par l'extension de deux points ou centres d'ossification, formés par la réunion d'un certain nombre de nodules osseux (cinq de chaque côté) situés à la, base de l'apophyse crista galli de chaque côté de la ligne métliane. L'extension ite ces noyaux tonnera successivement : l'apophyse crista galli, la lame criblée et la lame perpendiculaire Le bord supérieur de l'apophyse crista galli reste encore cartilagineux, jusqu'à la quatrième année. La lame criblée est ossifiée, d'une part, par l'extension de l'apophyse crista galli, d'autre
part par celle des masses latérales (Rainbatid et Henaultl. L'union de la lame criblée aux masses latérales se fait vers la fin de la première année. Enlve la lame criblée et le sphénoïde, il reste longtemps une espèce de syncliondrosc ; à six ans, il y a encore une fine suture : à la fin de la croissance, les deux os sont complètement unis. Quelquefois l'ossification de l'etlimoïde est complétée par l'apparition tarilive de deux points fl'ossilîcation complémentaires inconstants : l'un pour le sommet de l'apophyse crista galli : l'autre pour le bortl externe de la fente elhmoïdale.
L'ossification de l'ethmoïde est complète vers la sixième année. A l'Age de 'tO k 43 ans la lame perpendiculaire se soude au vomer.
Eo somme nous voyons : 1" que la partie médiane de l'ethmoïde est d'abord ilouble ; 2" que les cellules ethmoïdales ne sont pas le résultat île la résorption du tissu spongieux, mais sont dues au mode d'ossification de l'os.
Architecture ; cellules ethmoïdales. — L'ethmoïde est presque exclusivement formé de lamelles de tissu couipact : on rencontre quelques traces de tissu spongieux au niveau de l'apophyse crista galli.
Les labyrinthes sont formés de lamelles compactes circonscrivant un système de cavités, a parois minces et très fragiles, les cellules ethmoïdales, annexes de la grande cavité' nasale. On répartit d'ordinaire ces cellules en deux groupes : un r/roupe antérieur et un groupe po<^térieur. Cotte répartition est insuffisante i.'t doit être remplacée par une autre
OSTÉOLOGIE
plus complète el plus anatomique. Dans la partie du labyrinthe qui répond à l'os planum. on trouve des cellules centrales, ethmoïdales proprement dites : j'entends par là que toutes leurs parois sont formées par des lamelles osseuses appartenant à l'ethmoide ; — mais sur toute la périphérie du labyrinthe désarticulé, nous avons remarqué la présence de demicellules béantes ; ces demi-cellules sont transformées en cellules complètes par les os voisins qui s'articulent avec l'ethmoide. Ainsi nous avons en avant des cellules et/itnoi'dofrontales, en arrière des cellules ethmoido-spliénoïdales et elhmoïdo-palatines ; en bas et en avant des cellules ethmoïdo-maxiUaires. Toutes ces cellules du labyrinthe vont s'ouvrir dans les méats supérieur et moyen par des orifices que nous étudierons plus tard (V. fosses nasales).
Les cellules ethrnoïdo-frontafes sont particulièrement développées ; elles dédoublent les deux lames du frontal sur une certaine hauteur CVoy. sinus frontaux, p. 408), et viennent s'ouvrir dans le méat moyen par un très large orifice.
Connexions. — L'ethmoide s'articule avec deux os du crâne : le frontal et le sphénoïde, et avec neuf os de la face : les os propres du nez, les maxillaires supérieurs, les lacrymaux, les palatins et le vomer.
Varia. — A, — Assez souvent la lame perpendiculaire et l'apophyse crista galli sont déviées d'un côté ou de l'autre ; il m'a paru que l'apophyse et la lame, lorsqu'elles n'étaient point exactement dans le plan médian, s'inclinaient du même côté.
B. — Parfois l'os plaiium est divisé par une suture verticale endeux parties, dont l'antérieure, plus petite, représente l'os lacrymal postérieur que l'on trouve chez quelques mammifères (Henle).
C. — Luschka a remarqué que parfois l'orifice externe du canal ethmoïdal postérieur était situé à un niveau plus bas dans la suture qui unit la lame papyracée au corps du sphénoïde. On trouve quelquefois un troisième conduit, petit, intermédiaire aux deux autres ; très rarement il y a quatre conduits ethmoïdaux. Dans quelques cas l'un des trous appartient tout entier au frontal.
D. — Très souvent, il existe au-dessus du cornet supérieur un cornet plus petit, le quatrième cornet ou cornet de Snntorini ; cette disposition m'a paru être normale chez les très jeunes sujets.
E. — Le mode de configuration et les dimensions de Vapophyse unciforme sont variables ; elle est le plus souvent détruite, en partie ou en totalité, sur les têtes osseuses qui servent à l'étude. — Albinus, Sœmmering et Meckel ont décrit, comme processus uncinatus 7ninor, une autre lamelle située en dehors de la grande apophyse.