‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 118 sur 199 · TEMPORAL · texte numérisé non relu

TEMPORAL

tumporal est situr ii laj)artin latérale et iiiférieui'e du crâne, aii-clessuus du pariétal, en avant de l'occipital, en arrière du sphénoïde. De foi nie très irrégulière, il est creusé de cavités qui logent les organes de Toute et traversé par de nombreux canau.x vasculaires et nerveu.x.

Plai;er on haut la partie de l'os en forme d'écaillo, en dehors la face d'où se délache une apophyse plate l't recourbée, et en avant l'extrémité libre de wWo ,-i|i(qihyse.

f.c leniporal se compose de ])lusieurs parties primitivement isolées, et (jui se soudent plus ou moins complètemenlcliez l'adulte. Preuanl pour base la division primitive de l'os, je décrirai au temporal adulte trois parties ])rincipales : Une partie externe, large, aplatie, répondant surtout ii la face externe du crâne, la portion écaUleuse ou écaille;

— 2" une masse pyramidale, dont la base apparaît sur la l'ace e.xterne du crâne sous la forme d'une grosse apophyse, Vapophysc mastoïde et dont le corps répond à la base du crâne : c'est la porlion pclrcusc ou rocher:

— :')" uiicgoutlière osseuse (jui vients'a|)plii|n('r ol se sonder à la l'aie inférieure

OSTÉOLOGIE

des portions précédentes : la portion tympanique, développée aux dépens d'un anneau primitivement isolé, l'anneau tympanal.

La division que j'adopte n'est point celle des classiques qui décrivent au teiiiporyl trois portions, écailleuse, pétreuse et mastoïdienne. La description classique nie semble défectueuse : 1° parce qu'elle ne tient pas compte d'une portion de grande importance, la portion tympanique ; — 2o parce qu'elle donne à la portion mastoïdienne une valeur qu'elle n'a pas : l'apophyse mastoïde n'est pas plus une portion à part du temporal que l'apophyse zygomatique ; elle appartient au rocher, comme le zygoma appartient à l'écaillé. D'ailleur.s l'ossification nous prouviira que la portion mastoïdienne l'ait partie du rocher, bien qu'elle ait son pont osseu.v particulier, comme d'autres parties du rocher (Rambaud et Renault).

Je dois dire, d'autre part, que la division que j'adopte est celle qu'Arnold basa, le premier, je crois, sur le développement embryologique du temporal : elle est adoptée par Gegenbaur et Henle. Gegenbaur insiste sur ce l'ait que cette division est étayée encore sur l'anatomie comparée, montrant les portions pétreuse, écailleuse et tympanique à l'état d'os isolés, parfaitement distincts pendant toule la durée de la vie, chez la plupart des mammifères.

1° PORTION ÉCAILLEUSE OU ÉCAILLE. — Les limites de récaille, évidentes en haut, en avant et en arrière, sont moins faciles à déterminer en bas sur l'os adulte (A).

Limites. — Dans ses trois quarts supérieurs, la portion écailleuse est limitée par un bord tranchant, demi-circonférentiel, taillé en biseau interne pour s'articuleravec le bord inférieur du pariétalet iagrande aile du sphéno'ide. Dans la partie postérieure, l'écaillé s'unit assez intimement à l'apophyse masto'ide par une suture qui descend obliquement sur la face e.xlerne de l'apophj'se ; celte suture, dite squuino-rnastoïdienne, serait mieux appelée pétro-squameuse externe, par opposition à celle que nous allons rencontrer sur la face endocrâ-

Fig. 384. — Le temporal du nouvoau-iié, face exocrànienne.

La portion tympanique, encore a l'état d'anneau, a été détachée et représentée à gauche de la figure ; corrime elle n'est pas complètement développée, on aperçoit ce que je décrirai sous le nom de face exocrànienne antériem-e du rocher.

nienne du temporal. — La suture pétro-squameuse externe commence au fond d'une large découpure, Vincisurepariétalef qui sépare le bord horizontal delà base du rocher du bord verticalement ascendan ( de Técaille. Du fond de l'incisure, la suture vient aboutir près du sommet de l'apophyse masto'ide : toujours elle est visible, même chez des sujets d'un âge avancé; très souvent, elle est marquée par un sillon profond, inégal, dans lequel le périoste s'enfonce.

os DU CRANE

C'est vers sa partie inférieure que le contour de l'écaillé est le moins aisé à bien déterminer ; on y arrive toutefois en l'étudiant sur des temporaux en voie de développement. Sur le nouveau-né, l'on conslateque la partie inférieure de l'écaillé foi'me un angle rentrant qui s'avance vers la partie correspondante du

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