CORNET INFÉRIEUR
Lamelle osseuse enroulée et horizontalement étendue sur la paroi externedes fosses nasales, au-dessous du deuxième cornet ethmo'idal, le cornet inférieur ressemble plus à une coquille fusiformequ'à un cornet. Il se détache de la face nasale du maxillaire supérieur et descend dans la fosse nasale correspondante, dans laquelle son bord libre se termine à quelque distance du plancher.
Tourner en dedans la face convexe, en haut le bord hérissé de saillies, en arrière l'extrémité effdée en pointe aiguè.
La /ace interne, convexe, tournée vers la cloison, est lisse dans sa partie supérieure i[ui répond au méat moyen ; au fur et à mesure qu'elle descend vers le bord libre de l'os, elle devient très inégale ; on la voit parcourue par des sillons et des canaux, frappée d'empreintes à contours arrondis, hérissée de dentelures et d'aiguilles osseuses; toutes ces inégalités répondent aux divers éléments de la muqueuse des fosses nasales, qui acquiert à ce niveau son maximum d'épaisseur et de vascularité.
os DR LA FACE
La face externe, concave, moins inégaie que la précédente, répond au rnéal inférieur qu'elle limite en dedans.
Le hord inférieur ou libre, épais, convexe d'avant en arrière et légèrement déjeté en dehors, présente au niaximuui les irrégularités relevées sur la face convexe.
Le hord supérieur ou adhérent présente deux parties extrêmes et une partie moyenne, d'aspect fort dilTérent. I^rès des extrémités antérieure et postérieure
A//0. Apo. Apo.
Exir. aiit. Apo. une/. Apn. etlim. ethmoidale auricul. unguéate Exir. ant.
Bord jnferie\iy ;
Extr. post.
Fig. 424. — Cornet infériour. lace interne Fig. 423. — Cornet, inférieur, l'acr inteine (convexe). (concave).
de l'os, le bord est réduit à une crête mince qui s'articule en avant avec la crête horizontale de la face nasale du maxillaire, en arrière avec la crête horizontale inférieure de la lame verticale du palatin. — Dans la jiartie moyenne, le bord s'élève ; trois apophyses s'en détachent: deux se dirigent en haut; une troisième, intermédiaire, est dirigée en bas.
Ces apophyses sont disposées d'avant en arrière dans l'ordre suivant : 1° V antérieure, assez petite, concave en dehors, représente une sorte de demi-gouttière qui monte verticalement pour atteindre le bord inférieur de l'unguis et compléter avec cet os la paroi interne du canal nasal : c'est ï apophyse un guéale. — 2" L'apophyse moyenne, descendante, est une large lamelle osseuse, triangulaire, véritable agrafe par laquelle le cornet inférieur pénètre dans l'antre d'Highmore et s'articule avec le maxillaire supérieur ; Bertin, l'ayant comparée à une oreille de chien, l'a appelée apophyse auricidaire. — 3° L'apophyse postérieure, ascendante, en général très petite, se détache du bord immédiatement en arrière de la précédente, et s'avance, sur l'hiatus maxillaire, à la rencontre de l'apophyse unciforme de l'ethmoïde; c'est V apophyse ethmoïdale. La jonction de ces deux apophyses rétrécit et divise en deux le large orifice qui conduit dans le sinus maxillaire.
Ossification. — Le cornet inférieur ne présente qu'un seul point d'ossilication ; ce point se montre dans les premiers mois qui suivent la naissance (troisième ou quatrième).
Architecture. — Lamelle de tissu compact, le cornet inférieur s'épaissit vers son bord inférieur où il est souvent creusé de canaux répondant au passage des gros vaisseaux de la muqueuse nasale.
Connexions. — Le cornet inférieur s'articule avec quatre os : l'unguis, l'ethmoïde, le palatin, et le maxillaire supérieur.
■Varia. — Hyrtl a noté une fois l'absence des cornets inférieurs. — 11 est presque normal d'observer la soudure complète du cornet avec le maxillaire supérieur chez les sujet.^ âgés.
OSTÉOLOGIE
VOMER
Le vomer, os impair, est constitué par une lame osseuse, irrégulièrement quadrilatère. Il s'étend de la face inférieure du corps du sphénoïde à la suture médiane de la voûte palatine, et forme ainsi la partie postérieure de la cloison médiane des fosses nasales. Le vomer a deux faces et quatre bords.
Placer en haut le bord muni de deux prolongements latéraux, et en arrière la partie la plus évasée de ce bord; le canal qui parcourt le vomer doit être horizontal.
Faces. — Les faces, ordinairement planes et verticales, présentent quelques sillons ou orifices vasculaires; un de ces sillons, plus long et plus marqué, répond au trajet du nerf naso-palatin (A).
Bords. — Les quatre bords, à peu près parallèles deux à deux, se divisent en antérieur et postérieur, supérieur et inférieur.
Le bord antérieur, le plus long, très obliquement dirigé en bas et en avant, s'articule dans sa moitié supérieure avec la lame perpendiculaire de l'ethmoïde ; il est généralement divisé en deux minces feuillets dans l'interstice desquels la lame perpendiculaire vient se loger. Dans sa moitié inférieure, il reste libre sur le squelette, tandis que, sur le vivant, il s'unit au cartilage de la cloison.
Le bord postérieur, mince et tranchant, moins oblique que le précédent, reste libre et forme le bord postérieur de la cloison des fosses nasales.
Le bord inférieur, légèrement concave et horizontal, s'articule avec la crête que forment en se réunissant sur la ligne médiane les bords internes des lames
vue supérieure.
horizontales du maxillaire supérieur et du palatin ; tantôt il est reçu dans un léger sillon, tantôt il coiffe l'arête palatine médiane.
Le bord supérieiir, un peu oblique en arrière et en bas, répond à la face inférieure du corps du sphénoïde et à la crête médiane de cette face. A son niveau le vomer s'épaissit et se bifurque en deux lamelles, ailes du vomer, qui, déjetées horizontalement en dehors, s'appliquent à la face inférieure du corps du sphénoïde, presque jusqu'à la base des apophyses ptérygoïdes, tandis que la gouttière qui les sépare reçoit la crête sphénoidale.
Ossification. — Le vomer présente deux points d'ossification de chaque côté de la ligne médiane, à droite et à gauche de la partie inférieure du cartilage de la cloison. Ces points apparaissent dans la trame embryonnaire, et non dans le cartilage, du cinquième au sixième
os DE LA FACK
mois de la vie intra-ulùrine sous la forme de deux lamelles elliptiques longues de trois millimètres et hautes de un millimètre environ. Ces deux lamelles se soudent très rapidement par leur bord inférieur de façon à former ime gouttière ouverte en haut, dans laquelle repose le cartilage vomérien. Les deux lèvres de la gouttière s'élèvent tandis que la gouttière elle-même s'allonge constamment, dételle façon qu'elle se prolonge, d'une part, jusqu'au conduit palatin antérieur et jusqu'à l'épine nasale postérieure; et, d'autre part, jusqu'à la crête du sphénoïde. Quelques années après la naissance, le cartilage se résorbe en bas; les deux lames osseuses se rapprochent pour se confondre bientôt. La disparition du cartilage et la fusion des deux lames qui en est la conséquence se limite pendant longtemps à la partie inférieure du vomer, mais à un certain âge, chez les vieillards surtout, il n'est pas rare de voirie cartilage disparu dans toute la hauteur du vomer et son remplacement par le vomer osseux. Glicz l'adulte on peut voir aussi, au niveau du bord antérieur du vomer, un é'cartement des deux lames osseuses entre lesquelles s'insinue un prolongement du cartilage de la cloison (prolongement caudal).
Architecture. — A l'état adulte, le vomer est formé de deux lames de tissu compact, séparées par un canal. Ce canal, de direction antéro-postérieure, a son origine dans le canal sphéno-vomérien médian, et vient déboucher le plus souvent sur le bord antérieur de l'os ; il renferme les vaisseaux nourriciers du vomer. Assez souvent ce canal est remplacé, sur une plus ou moins grande étendue, [)ar une gouttière creusée sur l'une des faces du vomer (B) .
Connexions. — Le vomer s'articule avec six os : l'ethmoïde, le sphénoïde, les palatin? et les maxillaires supérieurs.
Varia. — A. — Il est assez rare que les deux faces restent exactement parallèles au plan médian; dans la plupart des cas, l'os est dévié de l'un ou de l'autre côté, de sorte qu'une des faces devient concave au niveau du point où l'autre présente une convexité; il faut aussi noter qu'au point même de la déviation, la lamelle osseuse est fort épaissie.
B. — Parfois les deux lames compactes du vomer sont très écartées et circonscrivent une cavité centrale, qui n'est autre chose, à mon avis, que l'épanouissement du canal vomérien.