‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 132 sur 199 · MAXILLAIRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

MAXILLAIRE INFÉRIEUR

Le maxillaire inférieur, os impair, médian et symétrique, situé à la partie inférieure et postérieure de la face, constitue à lui seul le sf[uelette de la mâchoire inférieure. La partie moyenne ou corps est concave en forme de fer à ches'al ; les extrémités ou hrauclies se relèvent et montent dans une direction verticale formant un angle presque droit avec le corps, dont la courbe est inscrite dans un plan horizontal.

Je décrirai successivement le corps, les branches et l'angle du maxillaire inférieur.

Placer en avant la face convexe, en haut et horizontalement le bord ah'éolaire.

CORPS. — Le corps, arciforme à convexité antérieure, offre une face externe, une face interne et deux bords : un bord Inférieur, libre, et un bord sitpérienr ou alvéolaire.

Les deux faces du corps sont à peu près verticales ; cependant l'externe est légèrement inclinée en haut, tandis que l'interne regarde un peu en bas. Cette inclinaison des faces du maxillaire provient de ce fait que le corps de l'os comprend deux parties fort différentes : le corps pro])rement dit, arciforme, à concavité postérieure et Varcade alvéolaire, superposée au corps, et arciforme également. Comme le rayon de cette dernière est plus petit que le rayon du premier, le bord supérieur ou alvéolaire du maxillaire inférieur est compris ou inscrit dans la courbe du bord inférieur ou libre ; sur la partie médiane du corps, on observe déjà une sorte de retrait de la portion alvéolaire ; sur les parties laté-

USTÉOLOGIE

race exl. .

4' molaire (coupe)

Can. denlaif'

.Arc alvéol.

niles, l'arcade alvéolaire esl fori déjelée en dedans el parail ajipliquée sur la face interne du corps ; la coupe ci-contre met bien en évidence cette particularité de structure (A).

Faces. — La face externe (ce qualificatif est plus juste quecelui d'antérieure, ordinairement employé), montre sur la ligne médiane une crête ou un sillon vertical plus ou moins marqué, trace de la soudure des deux moitiés dont le maxillaire inférieur est primitivement composé. Cette crête aboutit, un peu audessus du bord inférieur de l'os, à un tubercule, Véminence mentoiinière, pyramidale à base inférieure, de développement très variable (B).

Au-dessus du tubercule, la portion alvéolaire est soudée en saillies verticales répondant aux lacines des incisives et de la canine ; entre ces saillies arrondies, des sillons répondent aux cloisons interalvéolaires ; les saillies répondant aux dents canines sont plus prononcées que les autres.

Des angles latéraux de l'éminence mentonnière, parfois indiqués par un tubercule plus ou moins saillant, part une ligne, dite ligne oblique externe, qui suit d'abord le bord inférieur de l'os, puis se relève sur les parties latérales qu'elle traverse en diagonale pour aller se continuer avec le bord antérieur de la branche ascendante.

A 25 ou 30 mm. de chaque côté de la symphyse mentonnière, on voit sur la

' Ech. Apo.

siginoide coronoidn

Fig. 428. — Maxillaire inférieure, coujte vertico-transversale, au niveau de la quatrième molaire.

^E/rine lie Spix

Corps

Emiiience mentonn.

Fi-. 429.

Ligne obi. exl. Trou ynentonn.

Maxillaire inférieur, face externe.

face externe le trou menlonnier , orifice du canal dentaire inférieur, par lequel érnerge une artériole et le bouquet du nerf dentaire inférieur. Le trou menton-

os DE LA FACE

nier estsur la verticale passant par la deuxième pelile molaire : il es! i\ distance à peu près égale du bord alvéolaire et du bord libre, toutefois un peu plus rapprocbé de ce dernier, quand la portion alvéolaire est entière (G).

Face interne. — Elle montre aussi sur la ligne médiane les traces delà soudure répondant à la symphyse ; à la partie inférieure de celle-ci, on voit des rugosités d'insertion réparties en tubercules ou apophyses, les apophyses gén'i; celles-ci symétriquement disposées de chaque côté de la ligne médiane sont au nombre de quatre : deux supérieures, acuminées, donnent insertion aux muscles génio-glosses ; — deux inférieures, disposées en crêtes de chaque côté de la ligne médiane, donnent insertion aux génio-hyoïdiens ; presque toujours ces deux apophyses inférieures sont réunies en une crête médiane, sur les versants de laquelle s'insèrent les muscles génio-byoïdiens (D).

De chaque côté des apophyses géni, naît une ligne, ligne obliqiie interne. qui, d'abord peu marquée, s'accentue davantage et monte obliquement sur la face interne de l'os pour disparaître enfin vers la partie moyenne de la branche ascendante, un peu en arrière et au-dessous de la dernière molaire. Cette ligne ne va pas se confondre en arrière avec le bord antérieur de la jjranchemontante. Comme elle donne attache au muscle mylo-hyoïdien, on l'appelle encore ligne

Ti'Dif/orii/

P/eri/g. crt . Tcm/i

Ptérrjfj. inl.

Ilrlip/j,-

Musséler

Tr. des Icv. Carré ilu ment.

Fig. 430. — Maxillaire inférieur, face externe, inserlions musculaires.

m^jlo-hijo'idienne : c'est surtout au-dessous des dernières molaires qu'elle devient proéminente.

Laligne mvlo-hyoïdienne divise la face interne du maxillaire endeux parties

482 OSTÉÛLOCilE

d'étendue, d'inclinaison et de rapports très différents. La partie supérieure ou buccale est lisse ; très haute en avant où elle répond aux incisives, elle s'effilo sur les parties latérales : elle offre, de chaque coté des apophvses géni, une

--- Comlt/le [col)

- Epine Spix ■ -- Canal dentaire

Goutt. mylo.hyoi'l.

.- Angle

A/ju. JSinpr. fuss. s-max.

géni digast.

Fig. 431. — Maxillaire inférieur, l'ace inleriic.

fietiio. f/f.

Gpii. hijoli/.

Plér. exi.

.^Ptér. iul.

Itignsiritjue M \jto-liijoiii.

I''ig. — Mavillairc inférieur, face iiiLurne, insertions musculaires.

l'osseUc, la /bssc'Ht' s/(b/(iK/i/«i!('^ creusée par le contael de l'os avec la ])arlic antérieure de la glande sublinguale ; on yreuiarc|ue d'oi dinaire un trou vaseulaire assez, gros.

La portion de la face interne située au-dessous de la ligne m3'lo-liyoïdienne peutcMre dite cerrica/e, car elle répond aux parties molles du cou : elle n'est l)lus verticale comme la précédente, mais oblique en bas et en avant. Elle présente, de chaque côté de la ligne médiane, au-dessous de la fossette sublinguale, romj)rointe ovalaire d'insertion du ventre antérieur du digastrique (E). — En

os UE LA PAGE 4H3

dehors de cette empreinte la portion cervicale est excavée par une dépression en gouttière qui répond à la partie supérieure de la glande sous-maxillaire. — On voit encore sur cette l'ace interne du maxillaire un sillon jtarallèle et sousjacentà la ligne mylo-hyoïdienne, c'est le sillon mylo-hyoïdien qui répond au nerf et aux vaisseaux du même nom; nous étudierons l'origine de ce sillon sur la face interne de la branche montante.

Bords. — Le bord inférieur du corps est arrondi et répond à la peau dont il n'est séparé que par le peaucier : il est fort épais et décrit une courbe allongée à convexité inférieure. — Le bord supérieur ou aivéoZat/'e présente des cavités alvéolaires adaptées à la forme, au nombre et à la disposition des racines des dénis (F).

BRANCHES. — \ai fcicc exteme présente, surtout dans sa moitié inférieure, des lignes rugueuses dirigées obliquement d'avant en arrière et de haut en bas; ces lignes répondent à l'insertion des lames fibreuses incluses dans le muscle masséter; elles s'accentuent d'autant ])ius que l'on se rapproche davantage de l'angle du maxillaire; souvent cet angle est comme déjeté en dehors et attiré en haut par la traction du muscle.

Sur la partie de la face interne qui avoisine l'angle, on trouve des séries de rugosités, ])arallèles aux précédentes, et répondantà l'insertion du ptérygoïdieii interne. Vers la partie moyenne de celte face, on voit ['orifice interne du canal dentaire : cet orifice, situé à égale distance des quatre bords qui limitent la branche ascendante, est énorme; il s'ouvre en arrière et en haut; le canal qui lui succède, obliquement dirigé en avant et en bas. donne passage aux vaisseaux et nerfs dentaires inférieurs; la lèvre antérieure du trou est Iranclianle et se termine en haut par une épine Irianguiaire, Vépine de Spix, à !a(}uelle s'attache le ligament spliéno-nuixiiiaire.

Au-dessous de l'orifice du canal dentaire commenc(^ le sillon niijlo-lwjoidicn , tracé par le nerf et les vaisseaux rnyio-hyoïdiens (G).

Le bord antérieur, mince, presque tranchant, légèrement concave en avani, se continue avec le bord antérieur de l'apophyse coronoïde.

Le bord postérieur, épais et arrondi, très légèreuuMit conuave en arrière, s'élargit en haut où il l'orme la face posléi ieure du condyle.

Le bord inférieur de la branche moulante fait suite au bord inférieur du corps ; il est moins épais que celui-ci ; au point où il se conlinue avec le bord inférieur du cor])s, il porte parfois l'empreinle de l'artère faciale (Sappey).

Le bord supérieur présente deux s lillies séparées par une large échaiicrur e, V apopliijse coronoïde en avant, le cojulijle en arrière.

['apophyse coronoide est une lame osseuse triangulaire, aplatie de dedans en dehors; son soaiiuel, recourbé en arrière et déjeté en dehors, se trouve, le plus souvent, au même niveau (|ue l'horizontale menée par le condyle; il reste parfois au-dessus, parfois au-dessous. La base de l'apophyse se continue avec la blanche montante. L'apophyse est engainée par l'insertion lendino-charniie du muscle temporal. Sa face externe est lisse; sa face interne offre une saillie mousse qui descend parallèlement au bord antérieur et vient se perdre sur la partie interne de la dernière alvéole, où elle rejoint la ligne oblique interne. Le bord antérieur, convexe, tranchant, forme avec cette crête interne, mousse,

OSTÉOLOGIE

Anf/lo iiit.

Facf posl

Fig. .i33. — Maxillaii'o intérieur, vue poslérioiire.

une gouttière Iriangiilaire, ;i sommet supérieur, doiil la hase réptnul à la dernière molaire; cette gouttière est traversée obliquement par une petite crèle osseuse qui marque l'insertion du buccinaleur.

L'écha7ic)'ure sigmoide, demi-circulaire à concavité supérieure, sépare l'apophyse coronoïde du condyle : elle donne passage aux vaisseaux et nerfs massétérins.

Le condjile est une éminence de forme ovoïde, dont le grand axe se dirige do

dehors en dedans et d'avant en .A,if/!e ^.ri. arrière (II). — Il importe de remarquer que le condyle est situé tout entier en dedans du plan passant par la branche montante du maxillaire inférieur ; aussi sa saillie est à peu près nulle sur la face externe de cette branche; }iar contre elle se montre toute entière sur la face interne. Le bord tranchant de l'échancrure sigmoïde va aboutir à l'angle externe du condyle ou tout près de cet angle (1). La face postérieure du condyle est large, triangulaire à sommet inférieur; elle se présente comme un élargissement du bord postérieur de la branche montante. — La face antérieure est excavée par la fossette d'insertion du muscle ptérygoïdien externe. — La partie articulaire, conformée en dos d'âne, présente un versant antérieur, convexe, et un versant postérieur aplati qui continue le j)lan de la face postérieure du condyle. Sous l'angle externe on remarque toujours un tubercule, qui reçoit l'insertion du faisceau principal du ligament latéral externe. La portion rélrécie, intermédiaire au condyle et à la branche montante, porte le nom de col du condyle.

ANGLE. — Presque droit, il est souvent déjeté eu dehors par la traction du masséter ; il donne insertion au ligament stylo-maxillaire (.1).

Ossification. — Le maxillaire inférieur est priiuitivenient formé de deux os dislincls oumoiliés. Chacune de ces moitiés yirC'senic ni.r poiii/s d'ossification (Ranibauil et Renault),

Un premier point, point inférieur, apparaît d'abord vers le trente-cinquième jour, sous la forme d'une traînée osseuse qui commence vers l'angle de la mâchoire et s'étend rapide ment jusqu'au tiers antérieur <le celle-ci : ce point forme le liord inférieur de la mâchoire.

— Un deuxième, poini incisif, apparaît peu après ; il occupe de chaque côté do la symphyse la place où se développeront les (lents incisives. — Un troisième, point supplémen-

taire du trou mentonnier, forme une petite lamelle osseuse destinée à former le trou nienloiinier. — Le c|ualrième nu point condylien forme le condyle et la portion do la branche montante du maxillaire qui supporte ce dernier. — Le cinquième ou point coronoïdien forme l'.'ijinpbyse cornnnïile et le segment de lu branche montante qui la supporte. — Le

Fi-. i.Sl

— Maxillaire inférieur, bord alvéolaire de fœtus 1 terme (d'après Rambai-d et Renault).

os DE LA FACE

sixiéine enliii, (le l'épine de Spi.r. rDi im; la [larLic ilo l'os l'diiipi'is cniro lo iioinl incisif et l'orilico supérieur du canal iJenlairc.

Le maxillaire ainsi formé se présente commoune gonnicnM)u\ lulé m haut el sans siilidivision. Puis, les cloisons interalvéolaires apparaissent aulour dos ;,'i'niies di;ntaires, formant les alvéoles étagées en deux séries répondant aux deux dentitions. Autour des vaisseaux et nerfs qui se rendent aux papilles dentaires la substance osseuse se dépose cl modèle deux canaux superposés : le canal de la ilentitiou temporaire, et le canal do la dentition permanente.

Les deux moitiés du maxillaire inférieur se soudent ensemble un peu après la naissance La trace de cette soudure est niarqui'O par la symphyse du menton (K).

Cartilarje de Meckel. — Le maxillaire inférieur se développe à la face externe d'un cartilage arciformo, sur lequel il semble se modeler et vis-à-vis duquel il se comporte comme les os de revêtement du crcine \ is-a-\ is du chondrocràue primitif. Ce cartilage découvert par Meckel (1802) apparaît dès le premier mois de la vie intra-utérine dans l'épaisseur de la brandie maxillaire île l'arc facial ; il a la forme d'un fer à cheval, à concavité iiostérieure, dont les deux extrémités aboutissent aux régions auriculaires. De la cavité tynqianique où il prend naissance, le cartilage de Meckel passe derrière le cercle tympanal, en dedans de la parotide et de la carotide externe, on dehors du muscle plérygoïdien interne, s'engage entre le maxillaire et le muscle mylo-hyoïdiim, pour aboutir à la symphyse ilu menton, où ses deux moitiés droite et gauche se réunissent (Robin et Magitot, Soc. île liiol. 1862). — L'extrémité tyrnpani que ou auriculaire du cartila.ge de Meckclforme le marteau et l'enclume ; quant àson extré mité interne ou mentonnière, les opinions des auteurs diffèrent : les uns prétendent qu'elle disparait sans prendre aucune parla la formation de la mâchoire inférieure. D'après ces auteurs, le cartilage de Meckel, dans sa portion maxillaire, ne jouerait vis-à-vis du maxillaire qu'un rôle lie soutien, et disparaîtrait, par résorption, après l'ossilication.

D'après les auteurs les plus récents (Kœllikcr, Broch, Masquelin, Julin) au contraire, la portion maxillaire du cartilage de Meckel ferait plus : par son extrémité interne ou mentonnière, le cartilage s'ossifierait et se confondrait avec la portion symphysiennc du maxillaire inférieur tandis que sa partie moyenne seule disparaîtrait par résorption; d'après ces auteurs le comlyle s'ossifierait également aux dépensdu cartilage. En somme, le inaxiUaii c inférieur se développerait, en partie dans la trame embryonnaire, on parlie aux dépens d'un cartilage préexistant, le cartilage de Mei:kel. Ajoulons aussi que le condylc s'ossifierait aux dépens d'un condyle cartilagineux.

Arcbitecture. — La formule classique : " le maxillaire a la structure de tous les os courts, il est constituépar une masse spongieuse enveloppée de tissu compact » est mauvaise. On se rapprocherait plus de la vérité en disant : le maxillaire a la structure d'un os long dont le canal médullaire serait comblé par un tissu aréolaire àtrabécules épaisses. En elTet, si l'on considère le corps même du maxillaire, on voit que ses parois sont formées par une couche compacte d'une épaisseur comparable à celle de la diaphysedes os longs ; cette épaisseur atteint son maximum le long du bord inférieur où elle varie de 3 à o mm.

Le con'hjlc est formé par une masse spongieuse résistante, à travées verticales.

Quant à la portion alvéolaire, son architecture est fort différente, comme le développement de cette portion annexe de l'appareil dentaire permettait de le prévoir ; elle est formée par un tissu spongieux enfermé dans une mince coque osseuse ; son système trabéculaire est dense et ses libres rayonnent autour de la cavité^ sous les pressions dentaires.

Un canal, canal dentaire inférieur, tlont la formation est commandée par la disposition des vaisseaux et nerfs dentaires inférieurs (.Voy. ossilication), parcourt chaque moitié : ce canal qui commence sur la face interne de la branche montante, se dirige ensuite en bas et en avant, puis horizontalement en avant, à un centimètre au-dessus du bord inférieur de l'os. Il se bifurque vers le tiers antérieur de l'os : sa branche externe vient aboutir au trou mentonnicr, tandis que sa branche interne poursuivant le trajet du tronc vers la symphyse va se terminer sous la racine des incisives. De la paroi supérieure de ce canal partent les petits canaliculcs par lesquels les vaisseaux et nerfs dentaires gagnent le fond des alvéoles et les racines des dents.

Connexions. — Li' maxillaire infiM-ieur -'articule avec les deux temporaux.

I''ig. 'i'Mi.— Maxillaire inlÏTieur, uioitiédruitc; les canaux de dentition.

P. canauxdc dentition permanente ; 'l\ i':iiiiil, de dentition temporaire (imitée de IlAMr.AULr et Henaui.t).

OSTEOLOGIE

Insertions musculaires. —

I Face -e.i teriie . . . |

Corps. . . l Face interne • • ■ I

J l'eaiicier du cou ; houppe du moulon : farré du inon- ( ton ; triangulaire des lèvres.

^ Mylo-hyoïdien: conslripteur supérieu]'; fjOnio-liyoï- \ dien ; génio-glosse.

Branches. \

Apophyse coronoide. — Temporal, Condi/le. — Ptéi ygoïdien externe.

Varia. — A. — L'étude comparative d'un maxillaire privé de toute f;a iiorlion ah éolairc. et par suite réduit de moitié en hauteur, comme on le trouve chez certains vieillards avant perdu toutes leurs dents, et d'un maxillaire adulte entouré de toute sa partie alvéolaire est des plus instructives. — Dans le tiers moyen, la hauteur du corps est plus considérable que sur les parties latérales ; en avant la portion alvéolaire est directement superposée à la portion maxillaire, tandis que sur les part-ies latérales elle est déjetée en dedans. Celte inclinaison des deux laces est à son maximum sur les maxillaires édentés ; sur ces maxillaires le corps s'aplatit et s'élargit, par le fait de pressions répétées, dans la région des molaires surtout.

B. — La saillie du menton est mesurée en anthropologie par l'angle symphijsien qui exprime le degré de saillie du menton par rapport au bord alvéolaire. La saillie du menton est un caractère humain des plus tranchés : on cU'et, chez les anthropoïdes, non seulement le menton ne se porte pas en avant, mais encore le bord mentonnier de la mâchoire est en retrait sur la base des incisives médianes. Il y a des mentons liumains à caractère simien.

C. — Le bord inférieur de ce trou est tranchant :1e supérieur est mousse, d'où l'on peut conclure que le bouquet nerveux s'épanouit en haut et un peu en arrière de l'orilîce par lequel il sort. Parfois le trou mentonnier est double.

D. On trouve bien rarement les quatre apophyses géni des descriptions classiques. — Entre les deux apophyses géni supérieures s'enfonce un conduit vasculaire, constant, obliquement dirigé en bas et en avant.

E. — Entre les deux facettes iligastriques, on observe parfois un tubercule médian, qui répond au raphé d'insertion du muscle mylo-hyoïdien.

F. — On observe constamment, surla lèvre postérieure du bord alvéolaire, de chaque cûté des incisives médianes, deux petits trous, orifices de canaux vasculaires.

G. — La gouttière mylo-hyoïdienne est parfois transformée en canalcomplet. On observe quelquefois en arrière du sillon un orifice, vestige du canal de la première dentition.

11. — Très rarement le grand axe du condyle est transversal: je n'ai observé cette disposition qu'une fois sur 26 maxillaires. D'après mes mensurations, le graml axe du condyle a une longueur moyenne do 19 mm. T.

1. — Le déjeltement en dedans du condyle est intéressant au point de vue de ses fractures : dans un coup ou lors d'une chute sur le menton, on comprend que les deux tiers internes des condyles, ([ui n'ont point d'appui, se détachent, alors que l'angle externe soutenu par le bord antérieur de l'échancrurc résiste.

J. — L'angle maxillaire varie suivant l'àgc et les races. D'après les mensurations de llumphry, Villet, Magitot, Dcbierre, etc., il est de laOo à ICOo à la naissance, do 110 à 120" après la seconde denlition et chez l'adulte ; chez le vieillard, après la disparition des dents et des alvéoles, il s'ouvre et revient à dos dimensions (130 à 14ûo) voisines de celles qu'il avait chez l'enfant avant l'apparilinn des dénis. — Broca a nonmié rjonion le sommet de l'angle mandibulairc ; cet angle est plus ouvert en moyenne chez les Européens que chez les nègres, 107 à 120" chez les négroïdes (Renard FJebicrre).

K. — Meckel, Chassaignao... ont signalé l'exislonco de petits osselets surnuméraires placés dans le voisinage de la symphyse mentonnière, véritables petits os wormiens développés dans la suture médio-maxillaire. — 11 en est peut-être de même de la pièce osseuse décrite par Eysson, pièce que Meckel regarde comme l'homologue de l'os intermaxillaire de la mâchoire supérieure.

nu SQUEI>ETTE FACIAL EN GÉNÉRAL

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