‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 134 sur 199 · FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

FOSSES NASALES

Creusées à la partie supérieure et médiane du massif facial, les fosses nasales sont, comme le montre la coupe (fig. 443), deux cavités anfractueuses situées au-dessous de la partie moyenne de l'étage antérieur du crâne, au-dessus de la cavité buccale dont les sépare la voûte palatine ; latéralement, elles répondent

RÉGIONS COMMUNES AU CRANE ET A LA FACE

aux cavités orbitâires en haut, aux sinus maxillaires en bas. Séparées ])ar une mince cloison verticale, elles communiquent en avantavec l'extérieur jtar Tori- (ice nasal antérieur, elles s'ouvrenten ai rièie Jans une large excavation limitée en avant par la face inférieure du squelette de la face et en arrière par la face inférieure du sphénoïde et la colonne vertébrale, c'estla grande fosse pharyngobuccale. — Les fosses nasales envoient de nombreux prolongements d<ins les os voisins : ces prolongements on sinus constituent des cavités annexes et communiijuent avec la cavité centra le par des orifices que nous avons à étudier. I,a forme générale des fosses nasales est assez difficile à déterminer; leurs

Frunldl

Maluire -

Vomer

l"'jg. l-l.j. — • Coupe vurticû-lrans véi'iale de la l'iice, pas^;aiiL par la ;>' uiolairu. Rouge, ethmoïde ; rose, cornet inférieur; bleu clair, vonier.

parois minces, anfractueuses, surmontées de saillies qui tendent à s"eni'ouler à la fai;on de cornets, présentent, l'externe surtout, une irrégularité exlrèinc

Je décrirai successivement la paroi supérieure (voûte), la paroi inférieure (plancher), les parois latérales, la cloison el enfin les deux orifices.

Paroi supérieure. — La voùledes fosses nasales olîre l'aspect d'une longue gouttière anléro-postérieure ; obliquement ascendante et concave avec la face postérieure des os du nez et de l'épine nasale du frontal, elle devient horizontale avec le frontal et la lame criblée de l'ethmoïde; elle se porle ensuite presque verticalement en bas dans sa partie postéi'ieure constituée parla face antérieure du corps du s|)liénoïde ; en\ii\ elle descend très obliquement en arrière et en bus dans sa dernière portion formée par le corps du sphénoïde, les expansions latérales du vorneret l'apophyse sphénoïdale du palatin.

OSTÉOLOGIE

Assez large d'abord dans sa partie antérieure ou nasale, la voûte devient très étroite (2 à 3™"') dans sa partie moyenne ou ethmoïdale; là, les nombreux trous percés dans la lame ethmoïdale transforment cette partie de la voûte en une véritable dentelle osseuse d'une extrême fragilité. Sur la partie postérieure ou sphénoïdale de la voûte on trouve le très large orifice du sinus sphénoïdal.

Paroi inférieure. — La paroi inférieure ou plancher des fosses nasales, est formée dans ses deux tiers antérieurs par l'apophyse palatine du maxillaire supérieur et par la portion horizontale du palatin dans son tiers postérieur. Elle est sensiblement horizontale : cependant la saillie du bourgeon incisif, porteur de l'épine nasale antérieure et inférieure, relève son extrémité antérieure et donne ainsi au plancher unefrès légère inclinaison dehaut en bas et d'avant en .irrière.

Très étroite près de l'entrée, la paroi inférieure s'élargit aussitôt (19 millimètres environ) pour se rétrécir légèrement au niveau de l'orifice postérieur

A/jo. iiiuiiiante

G. lacr. nax.

SiiM/s ma.vil.

Muxill, sup.

Can. pat. ani .

Fig. 444. — Fosses nasales, sinus maxillaire; bleu foiici'. palatin.

(12 millimètres). Concave transversalement, la paroi inférieure estbeaucoup plus courte (jue la supérieure. Assez épais dans ses deux tiers antérieurs, mince mais formé de tissu compact dans sa partie postérieure, le plancher est la plus solide et la plus résistante des parois des fosses nasales.

Près de l'entrée, immédiatement en arrière de la saillie de l'os incisif et tout près de la cloison, on aperçoit les orifices des conduits palatins antérieurs.

Paroi externe. — La paroi externe est formée par les masses latérales de l'ethmoïde et le maxillaire supérieur sur lequel s'attachent l'unguis, le cornet inférieur, et le palatin. Obliqvie de haut en bas et de dedans en dehors, cette

REGIONS COMMUNES AU CRANE ET A LA FACE

paroi est remarquable par les aiifracttiosités ou méats ([ui la creusent, sr'parant dos saillies osseuses, les cornets.

Corjiets. — Trois lames osseuses, allongées d'avant en arrière, plusou moins recourbées et enroulées de haut en bas et de dehors en dedans, se détachent de cette paroi et s'avancent dans l'intérieur de chaque cavité nasale : ce sont les cornets divisés en supérieur, moyen et inférieur, et séparés par les méats.

lues cor}iets siipcrleiir et moyen s'élèvent de la face interne du labvrinlhe ethmoïdal : confondu en avant avec le eornci moven, le cornet supérieur ne

Ap

Fig. 44.'i. — Fosses nasales, paroi iwlernc avec les cornets.

Koua'e, etlimoide ; bleu clair, imsuis; rose, uoniet inlërieur ; bleu foncé, palatin. De même

pour les ligures suivantes.

devient indépendant que. dans sa partie moyenne et postérieure, lise tei'mineen face du corps du sphénoïde, sur le pourtour du trou s|diéno-palatin (A).

Le cornet moijen, comme le précédent, appartient à l'ethmoïde : mais il s'en détacheplus franchement; il descend dans la fosse nasale comme un volet osseux, dont le bord antérieur libre descend verticalement, tandis que l'extrémité postérieure très effilée dépasse de beaucoup celle du cornet supérieur pour se terminer au-dessous du trou sphéno-palatin. Le bord inférieur, libre et épais, est parallèle au bord libre du cornet inférieur. Des trois cornets, c'est le moyen qui se rapproche le plus de la cloison avec laquelle il limite un espace en forme de ÎQn[e,la fente olfactive. H n'est pas rare de constater un épaississement du bord

OSTÉOLOGIE

inférieur du cornet moyen, qui se renfle en forme Je ouUc. Znckerl<ani1l a insisté sur la frérjuence de ces cornets bulleux.

ÎjB cornet inférieur est formé par un os indépendant. Fixé et comme accroché à la paroi externe des fosses nasales par son bord adhérent, il se détache de celte paroi et se dirige vers la cloison, puis vers le plancher, en s'enroulant sur lui-même. Des trois cornets, c'est le plus long : en avant, il s'avance jusqu'aux

foi

Fig. iiO. — Fosses nasales, jiaroi externe.

Les cornets ont été en partie détachés pour mieux montrer les orlliees des cavités et des cellules ([ui s'ouvrent dans les fosses nasales

limites osseuses des fosses nasales; en arriére, il se continu(> jiar une arête fixée sur le palatin.

Méals. — Les méats, espaces com))ris entre les cornets et la paroi externe des fosses nasales, sont âussi au nombre de trois.

f/G méat supérieur, très petit, inaccessible à la vue, présente un ou plusieurs orifices par lesquels il communi(|ue avec les cellules postérieuresde l'elhuioïde; j'ai déjà signalé le trou sphéno-palal in ré])ondant à l'extrémité postérieure du cornet supérieur.

I.e méat moyen, coinpris entre laconcavilé ducornet moyen et la face externe des fosses nasales, présente dans sa partie moyenne le large orifice, irrégulièrement triangulaire, du sinns ma.cillnire : 3 lamelles osseuses rétrécissent et

lil'GlONS GOMMUNliS AU CKANE ET A LA FACE

ilédoLibleiU celle large ouvertiire. D'une pail, la lame verlioale du palatin s'avance sur l'angle postérieur; d'autre part,ra|)ophyse unciforme de rethnioïde el l'apophyse ellinioïdale du cornet inférieur. allant à la rencontre l'une de l'autre, se rejoignent et dédoublent la partie restante de l'ouverture en deux orifices ; l'antérieur, plus grand, |)ersiste et forme l'ouverture normale du sinus dans le méat moyen ; l'orilice postérieur est, d'ordinaire, fermé sur le sujet entier |)ar le passage delà muqueuse (B). En avant, la paroi du méat moyen est formée par l'apophyse montante du maxillaire supérieur di' l'os unguis, paroi interne du canal nasal dont la saillie verticale peut être facilement obser- \ée. Delà partie antérieure el supérieure du niéal moyen, on apeii;oit, lorsque

l''ig. 4 i7. — Cloupe l'n.iiitali; ilrs sinus IVuiilaiix el des fosses jiasules.

le cornet a été détaché, dans l'infuiidibulum de l'ellinioïde, l'orilice en eiildiinoir etla goutlière qui conduisent dans le sinus frontal. Un peu en arriére de ce dernier sinus, on voit les orifices d'ouverture des cellules elhnioïdalcs antérieures.

Le méaL inférieur, circonscrit par la face concave du cornet inférieur, la face externe el le plancher des fosses nasales, jirésenle l orifice inférieur du canal lacrynio-nasal (Voir tig. 448).

Cloison. — Elle est formée en haut par la lame verticale de relhmoïde,en bas par le vomer. On y voit la suture qui réunit ces deux os. Cette union ménage un angle rentrant ouvert en avant : à l'élal frais, cet angle est comblé par le cartilage de la cloison. Très souvent la cloison est déviée à droite et à gauche.

oOO

OSTÉOLOGIE

Orifice antérieur. — Sm- le squelelle, c'e^t une onveilure cordifiuiiie à pointe supérieure, circonscrite ])ar les ileux maxillaires et les deux os projires du nez ; l'épine nasale antérieure échancre la partie niovenne de sa base. Dans la profondeur, on voit le bord antérieur de la cloison et l'extrémité antérieure des cornets.

Orifices postérieurs. — Au nouil>re d(^ deux, un |)nur cliaijue fosse nasale, et

Fijî. ils. — l'"u.ssos nasales, ])aroi interne.

séparés l'un de l'autre par le bord postérieur du vomer, ils sont de forme quadrangulaire, à grand diamètre vertical. Coudés en liaut par le corps du spbénoïde sur leijuel s"appli(|nel"aile vomérienne, ils sont limités en bas i)ar le bord ])Ostérieur de la lame horizontale du palatin, et en dehors par l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde. En rhinologie, ces orifices sont désignés sous le nom de cliotmet>.

Varia. — A. — Le eomet supérieur osl très soux cnldédoublé, surtout clioz Tenfant ; ce (lédoublciiient est toujours indicjué par une encoclio osseuse qui écliancre l'extrémité postérieure (tu cornet ; lors(|ue le cléiloublement est eoniplet. on ])eul dire avec Zu<'kcrkandl cpi'il y a quatre cornets. Cette disposition normale chez certains mammifères (Krauss) seraitplus l'réquente dans les races nègres. .l'ai rencontré ce dédonhlenicnl sur la plupart des .sc(uclcttes de téte de nouveau -nés: il est représenté comme normal dans le traité de Sappcy.

D. — Souvent des aiguilles osseuses se détarlicntdc l'apophyse unciformeot se rendent au ])ourlour osseu.v de l'orilicc du sinus, limitant ainsi de petits orilices que le passage de la muqueuse vient d'ordinaire fermer ; seule l'union de cette apophyse avec le cornet inférieur est constante.

RÉGIONS COMMUNES AU CRANE ET A LA FACE

FOSSE PTÉRYGO MAXILLAIRE

Je décris sous ce nom lu vaste excavation qiii, sur le squelette, est comprise entre la l'ace inférieure du sphénoïde (corps et grandesailes) et l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde, d'une part, et la tubérosité du maxillaire su|)éi'ieui', d'autre part. Cette région est souvent décrite sous le nom de fosse zi/gomatlqiie, sous le prétexte qu'elle est au-dessous de l'apophyse de ce nom : l'argument n'est pas de nature à convainci'e, c'est pourquoi je préfère le nom de fosse ■plériigo-maxillaire.

Etudiée sui- une tète osseuse |)i'ivée do son maxillaire inférieur, cette fosse

tl!t. — Fiissi; |iti''rvgc)-lliu\ i llu iic.

apparaît pyramidale triangulaire; son sommet, inlerne. réiiond au irou sjjliénopalatin; sa base, largement ouverte au dehors, est fermée |)arliellement j)ar la branche montante du maxillaire inférieur, quaiul cet os a été remis en place. Les parois sont : une, anlérieiire, large, formée parla tubérosité du maxillaire supérieur; une, supérieure, parle plan sphéno-temporal ; une, iîiicrnc, par l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde (cette paroi interne est comjilélée sur la léte entière ])ar une aponévrose qui la prolonge en arrière). Au fond de la cavilé,on voit une fente verlicale, entre la tubérosité maxillaire cl le bord antérieur de

(ISTEOLOGIE

ra|iu])liysc |)lL'i-ygoTde, ce.sL la fente })térijjo- niuciUaire. Coite feule conduit dfuis la partie la plus profonde delà fosse ptérygo-niaxillaire. «l'appelle celte pariie, voisine du sommet de la lossi', arrière-fond de la fosse plérygo-muxUlaire.

Les parties étant ainsi désignée-, je décrirai successivemenl dans leurs détails :

\°La fns^e plévygo-maxillaire ; 2" lafcnlc plértjgo-maxUlaire ; 3« l'arrièrcf^ond de la fosse ptérygo-ma xillaire .

FOSSE PTÉRYGO-MAXILL AIRE — Faces. — La fucc antérieure est formée par la face postérieure triangulaire de la tubérosilé maxillaire. Elle i'egarde(^n arriére et en dehors. Elle présente les canaux dentaires postérieurs au nombre de deux ou trois, dans lesquels pénètrent les branche&dentaires postérieures.

La face supérieure est formée dans sa partie la i)lus interne par le plan sphénotemporal, et dans sa partie externe par le trou zijgomalique. Le plan sphénotemporal; rectangulaire, est limité en dehors pnr la crête du sphénoïde formée par une série de petits tubercules ; en arriére par la racine transverse de l'arcade zygomatique; en avant par le bord inférieur de la face orbitaire delà grande aile du sphénoïde; en dedans, par une ligne qui part de l'épine du sphénoïde, et se dirige en avant pour se terminer à la partie externe de la base de \'a\)ophyse ptérygoïde. Dans l'angle antéro-exlerne de cette face, se trouve le tuber-

I''ig. iiiO. — • ScliL'ina di» la fosso ptijcygo-iiiaxillairc et lie son arriére-fond.

cille du s|)hénoïde, et dans l'angle opjtosé l'épine du mémo os dont la base est jierforée par le trou petit rond.

(^e plan répond en avant à l'insertion du faisceau sphénoïdal du |)térygoïdien externe, en arriére à l'articulation temporo-maxillairo.

La face intej'ue, étroite sur le squelette, est formée par la face externe de l'apophyse ptérygoïde ; comme celte dernière, elle regarde en dehors et en avant. Elle donne insertion au faisceau ptérygoïdien du muscle ptérygoïdien exierne.

Base. — Sur le squelette de la tète, sans maxillaire inférieur, elle est largement ouverte; sur un squelette entier, elle est formée par la branche montante du maxillaire inférieur, surmontée de sesdeux apophyses (condyle etapophyse coronoïde) et parla face interne de l'arcade zygomatique.

RÉGIONS COMMUNES AU CRANE ET A LA FACE

Angles. — Les angles, séparant les trois faces, se réunissent en éldile pour fornier lesoninietde la pyramide ; — ['angle supérieur rùpondk la fente spliéno-maxillaire ; — ïinférieur, a l'union de la tubérosilé maxillaire et de i'a|)ophyse ptérygoïde et dans sa partie supérieure à la fente ptérygo-maxillaire ; — le postérieur répond à l'apophyse ptérygoïde, il monire les trous ovale el petit rond et l'épine du sphénoïde.

Ainsi constituée la fosse ptérygo-maxillaire comnuinique : en liaiil par le Irnu zygomatique avec la fosse temporale ;

En avant, par la fente sphéno-maxillaire, avec l'orbite ;

l']n dedans, par la feule ptérygo-maxillaire, avec l'arrière-fond;

En arrière, par les trous petit rond et ovale, avec l'étage moyen de la base du crâne ;

En dehors, par l'échancrure sigmoïde, avec la région niasséterine ;

La fosse ptérygo-maxillaire loge les deux muscles ptérygoïdiens, l'artère et veine maxillaires et fjueiques-unes de ses branches, les branches du nerf maxillaire inférieur, quelques branches du neif maxillaire su])érienr, le ganglion oj)tique.

FENTE PTÉRYGO-MAXILLAIRE. — Porte d'entrée de l'arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire et de forme triangulaire à sommet inférieur, elle |)résenl(' une lèvre antérieure verticale, formée par la tubérosité du maxillaire, uni' lèvre postérieure oblique en bas et en avant représentée par le bord antérieur de l'apophyse ptérygoïde. Elle se continue en haut avec la fente sphéno-maxillaire, et les deux fentes réunies constituent un fera cheval qui dans sa concavité embrasse la tubérosité maxillaire.

Elle laisse passer l'artère et la veine maxillaire interne, qui se rendent dans l'arrière-fond, et des branches nerveuses qui viennent de cet arriére-fond.

ARRIÉRE-FOND. — Décrit par les auteurs sous le nom de fosse ptérygo-maxillaire, l'arrière-fond n'est qu'un diverticulum de la fosse ptérygo-maxillaireque nous venons de décrire.

Situé en arrière de la tubérosité maxillaire, il a la forme pyramidale ; ses faces continuent celles de la fosse ptérygo-maxillaire.

La face antérieure est représentée par la partie la plus inlerne de la tubérosité maxillaire et un peu par l'ethmoïde dans sa partie supérieure.

I^a /"ace postérieure est formée de haut en bas par la face antérieure de la racine des grandes ailes du sphénoïde, par le bord antérieur creusé en gouttière de l'apophyse ])lérygoïde.

La face interne est constituée en haut par la face externe de l'apophyse sphénoïdale du palatin, el |dus bas par la partie moyenne de la face externe de la lame verticale du môme os.

Son sommet répond au trou sphéno-palatin.

[j'arrière-fond montre sur ses parois de nombreux orilices : — s)(/' la face interne, le trou sphéno-palatin laisse passer l'artère sphéno-palatine et les bi'anches inlernes du ganglion de Meckel; — sur la face postérieure, le canal grand rond laisse passer le nerf maxillaire suj)(''ricur ; plus bas et pliis en dedans, s'ouvrent : a) le canal vidien, logeant le nerf vidien et l'artère vidienne; h) le

oOi

OSTÉOLOGIE

canal ptérygo-palatiu logeant le nerf de Bock et l'artère plérygo-palaline ; c) le canal sphéno-vomérien latéral laissant passer des veines; — surlaface externe, la fente ptérygo-maxillaire, en bas le canal palatin postérieur logeant l'artère et le nerf palatins postérieurs.

ARTICLE QUATRIÈME

OS HYOÏDE ET APPAREIE HYOÏDIEN

os hyoïde. — Comme nous l'avons vu en étudiant le développement des arcs branchiaux, l'os hyoïde représente les vestiges d'un système d'arcs reliés à la base du crâne. Ces arcs, cartilagineux ou osseux, sont formés de plusieurs segnient.sel réunis sur la ligne médio-ven traie par d'autres pièces appelées copii/es ; chaque copule est en rapport avec deux paires d'arcs.

L'os hyoïde, rudiment de ce S3'stème, est un os impaii' et médian formé par une pièce centrale, le corps, qui représente la copule et |)ar des prolongements ou cornes, rudiments ou vestiges des deux paires d'arcs.

Corps. — C'est une lamelle osseuse, de contour quadrilatère, à grand axe transversal, légèrement arquée en avant.

La face antérieure, convexe transversalement et de haut en bas, est décomposée par une crête transversale en deux plans : un plan supérieur qui regarde en haut et sur lequel on voit, de chaque côté de la ligne médiane, l'empreinte d'insertion du génio-hyoïdien ; — un plan inférieur, qui regarde en avant, et sur lequel descend, de chaque côté de la ligne médiane, l'empreinte du génio-

hyoïdien, déjà relevée sur le plan supérieur; le fer à cheval, à concavité postérieure,dessiné par l'empreinte du génio-hyoïdien, forme la limite antérieure d'une dépression qui répond à l'insertion du muscle hyo-glosse; au-dessous du géniohyoïdien, près du bord inférieur, se trouve l'empreinte du mylo-hyoïdien. Sur la ligne médiane, la face antérieure présente une crête verticale, parfois très saillante ; à la rencontre de cette créle avec la crête transversale, on voit une saillie plus ou moins prononcée, le tubercule ]iyoïdien.

os hyoïde et appareil hvohjien

oOo

La face posté rie a re , concave tiunsversalemeiit et de haut, et bas, représente une véritable fossette, pouvant recevoir la pulpe de l'index : elle lépond à la membrane thyro-hyoïdienne, dont la sépare un tissu séreux.

; Tlnjrclnj. .SI ../njoid.

Curps

Fig. ioo. — tis hyoïde, vue postérieure. l'Mg. 43 4. — Os hycicle, vue postérieure,

insertions musculaires.

Le bord supérieur, concave en arrière, donne insertion pai' sa lèvre inférieure à la membrane Ihyro-hyoïdienne, et par sa lèvre supérieure à la membiane hyo-glossienne.

Le 5o(vi uiléricur, plus épais, donne insertion aux muscles sterno-liyoïdien, omo-hyoïdien, et Ihyro-hyoïdien .

Grandes cornes. — Ce sont des lames osseuses qui se détachent du corps el se dirigent très obliquement en arrière et en haut. Larges d'abord, elles s'effilent ensuite pour se terminer par une extrémité renflée en forme de bouton. Aplaties de haut en bas, elles présentent une face supérieure, regardant légèrement en dehors, sur la([uelle s'insèrent l'hyo-glosse et, en dehors de lui, le constricteur moyen du pharynx ; - et une face inférieure , lisse et concave,

Gr. cornu Pelite corne Constr. moij. //yi;-glos.<c Lhii/. /«/".

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