‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 144 sur 199 · UO · texte numérisé non relu

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Coefficients moyens iiUimos pour multiplier les longueurs osseuses inférieure!^ aux

chiffres les plus faibles de ce tableau :

Coefficients moyens ultimes pour irmUijtlier les longueurs ossi

Mises xiipèrieureK aux

chiffres les plus forts

fie ce tableau :

Il importe de ne pas oublier que tous les chiffres des tableaux représentent des moyennes et, par suile, les proportions les plus fréquenles, mais que ces proportions subissent des variations assez étendues, d'où peuvent résulter des écarts parfois considérables entre la taille reconstituée et la taille réelle dans chaque cas particulier. Le tableau suivant indique la fréquence approximative des écarts ou deserreurs que l'on est exposéà commettre inévitablement sur un nombre de 50 cas, en opérantsur un os. Les résultats sont à peu près les mêmes avec chacun des grands os ou avec plusieurs os réunis :

Erreurs île . . .

0 et 1""

2 et 3

4 rl, 5

(i rl 7

8 ol 9

1 0 fl I 1

.Sur 50 ras . . .

Telles sont les chances à courir dans les cas particuliers, le médecin-légiste doit évidemment être édifié à ce sujet. Lorsqu'on opère sur des séries suffisamment fortes comprenant oO, 100 individus, alors la taille sera toujours reconstituée à un centimètre près. La détermination de la taille d'après les os longs

.Si

OSTÉÛLÛGIE

comporte diverses questions techniques qui ne doivent pas être négligées et qui ont été étudiées dans le mémoire cité ci-dessus.

Grosseur des os. — Il n'est pas moins intéressant de connaître la grosseur des os que leur longueur. M. Manouvrier a institué dans ce but la technique suivante en ce qui concerne les gros os des membres :

Pour mesurer la tète du fémur et celle de l'humérus, il suffit de prendre le diamètre de ces parties, à peu près hémisphériques.

Pour la grosseur diaphysaire des grands os longs, il faut considérer la grosseur absolue et la grosseur de chaque os relativement à sa longueur totale.

Pour la grosseur absolue, on mesure la circonférence minimum de la diaphyse, à savoir :

Pour le fémur, au niveau de la bifurcation supérieure de la ligne âpre;

Pour le tibia, au-dessous de l'épanouissement inférieur du bord antérieur;

Pour l'humérus, un peu au-dessous de l'empreinte deltoïdienne.

Pour obtenir la grosseur relative (indice de section), on calcule le rapport de la circonférence minima de chaque;os à sa longueur = 100, cette longueurétant mesurée conformément aux indications ci- dessus.

Voici, comme terme de comparaison, les moyennes obtenues récemment par M. Rahon à l'Ecole pratiquede la Faculté de médecine de Paris, sur des os secs provenant de cadavres disséqués à cette école :

os MASCULINS :

62 fémurs . Longueur = 441""". Cin-. = 88""^'. Indice de section : 19. !l

53 tibias . . — 377 — 74 — d9.(i

44 humérus. — 323 — fi4 — 19. S

os FEMININS :

38 fémurs. . Longueur = 396""". Cire. = 79 """. Indice de section : 19.9 20 tibias . . — 337 — 08 - 19.3

39 humérus. — 292 — u6 — 19.1

Diamètre de la tète de fémur :

62 hommes: Max. = 34""" Min. = 41 Moy. = 47 38 femmes : — 4o 37 — 41

Diamètre de la tête de l'humérus :

62 hommes : Max = 50 Min. r= 40 Moy. = 40. 38 femmes : — 45 — 35 — 39.

Le même auteur a obtenu sur la plupart, des nombreuses séries d'ossements préhistoriques, mesurées par lui, des moyennes de circonférence et d'indices de section plus élevées que sur les os parisiens. Mais ce fait est imputable à ce que les ossements très anciens, qui sont parvenus jusqu'à nous sans être brisés, étaient en général les plus résistants au.x diverses causes de destruction, c'est-àdire les plus gros, soit absolument, soit relativement à leur longueur.

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