‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 145 sur 199 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

ARTIIROLOGIE

l'ai- Paul POIIMER

On donne communément le nom d'Arthrologie h cetle parlic de l'anatomie qui traite des moyens d'union des os entre eux.

Le terme arUirologie ainsi om[)loyé est loin d'être parfait ; rigoureusement il devrait être réservé à l'étude des articulations ; c'est par extension qu'on l'a appliqué à l'étude de tous les modes d'union des os, même à ces articulations dites « à distance » dans lesquelles les os n'arrivent point au contact, mais sont seulement réunis par des ligaments ; pour ces dernières articulations, le terme de sijndesmologie serait préférable.

On a vu, à propos du développement du squelette (V. t. I, p. 114), que les pièces cartilagineuses qui le constituent à l'origine apparaissent isolément au sein du mésenchyme par ditîérenciation des éléments mésencliymateux et production d'une substance interccUulaire jouissant de caractères spéciaux. Les noyaux cartilagineux ainsi formés se trouvent séparés du ou des noyaux voisins par une zone plus ou moins épaisse du tissu mésencliymateux indifférent. Puis ils augmentent de volume, s'allongent suivant telle direction, s'épaississent suivant telle autre et ne tardent pas, finalement, à acquérir une configuration caractéristique pour chacun d'eux, rappelant bientôt de très près dans son ensemble celle qu'auront les pièces osseuses de l'adulte. Cet accroissement résulte, on le sait aussi, de l'activité formatrice d'une zone cellulaire, intermédiaire au mésenchyme indifférent dont elle dérive et au cartilage déjà produit, la couche cliondrogène, qui entoure de toutes parts les cartilages et se reconstitue sans cesse, à mesure que de nouveaux dépôts cartilagineux s'ajoutent aux anciens.

Grâce à ce processus la distance qui séparait les cartilages diminue toujours

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