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ARTICULATION DES OS DE LA JAMBE

tibi'ale, Icgèremont convo.xo, repose dans une légère concavilé de la facelte péroiiéale.

Une couche de cartilage hyalin épaisse de t à 2 mm. revêt ces deux facettes.

Moyens d'union. — Capsule. — Une capsule fibreuse, en forme de manchon, s'insère sur le pourtour des surfaces articulaires ; toutefois, à la partie anléro-supérieure, elle s'avance d'environ S mm. au dehà du rebord cartilagineux de la facette tihiale.

Ligaments. — La capsule est renforcée en dehors et en dedans par doux ligaments : le ligament externe et le ligament interne.

Le ligament péronéo-tibial ej;t(?n?e (antérieur desauleurs) est formé de gros trousseaux fibreux qui se dirigent horizontalement, d'arrière en avani, du jiéroné vers la face externe de la tubérosilé externe du tibia (V. fig. 557 el 538). Il est masqué par les tendons péronier et tibial du muscle biceps, et par les faisceaux supérieurs de l'extenseur commun des orteils. A travers les interstices de ses faisceaux jouent des pelotons adipeux.

La force du ligament péronéo-tibial externe est extrême ; elle surprend de prime abord, et n'est certes point en rapport avec la fonction de limiter les mouvements si peu étendus de l'articulation ; je n'y vois guère d'autre raison que la résistance à l'action du biceps, muscle puissant, dont les contractions tendraient à séparer le péroné du tibia.

Le ligament péronco-libial intei')}c (postérieur des au(eurs), beaucoup plus faible que le précédent, mais occupant comme lui un plan sagittal, est formé do quelques trousseaux descendant de la partie supérieure et interne du contour de la facette tihiale vers la partie correspondante du contour de la facette péronéale (V. fig. 55i). Il est recouvert et renforcé par un des faisceaux d'insertion du sulèaire.

En haut, l'interligne articulaire répond à la gouttière péronéo-tibiale, dans laquelle glisse le tendon du poplitè ; en cet endroit la capsule, d'une minceur extrême, n'est souvent i-eprésentée (jue ]iar la paroi synoviale ; parfois celle-ci présente en ce point un oriliee en forme de fente par lequel une communication s'établit entre la synoviale de l'articulation péronéo-tibiale suj)érieure et la grande synoviale du genou. — Eti bas, la capsule, renforcée par quelques trousseaux fibreux, inliltrés de graisse, répond à la partie supérieure du ligament interosseux.

Synoviale. — La synoviale, qui revêt entièrement la capsule fibreuse, ju'ésente toujours un cul-de-sac antérieur sous le ligament péronéo-tibial externe.

Rapports. — L'articulation est en rapport en avant avec les fibres .supérieures du jam- Jjier antérieur et du long péronier latéral ; en arrière, avec le muscle poptité et le soléaire; rappelons que le- col ilu ])éroné est contourné par le sciatiquo poptité externe, et que le biceps enveloppe la téte péronéale.

Vaisseaux et nerfs. — L'articulation péronéo-tibiale supérieure reçoit ses artères de la poplitée par t'ai licutaire inférieure externe, et de la tibiale antérieure par la récurrente tiljiate antérieure. — Elle reçoit des rameaux du nerf sciatir[uc poptité externe.

Mouvemeuts. — Les mouvements de cette articulation sont surtout des mouvements de glissciiicnl Iransversal : ils sontliés aux mouvements si intéressants de l'extrémité inl'érii'urc du pi'Toné.

ARTHROLOGIE

ARTICULATION PÉRONÉO-TIBIALE INFÉRIEURE

L'union de l'extrémité inférieure du tibia et du péroné se fait par un mode tout particulier qui se rapproche de l'amphiarthrose.

Surfaces articulaires. — Les auteurs s'accordent à décrire deux facettes allongées d'avant en arrière, l'une, tibiale, concave, recevant l'autre, péronière, convexe. Voici ce qui est : à la gouttière verticale et rugueuse, creusée sur la face externe de l'extrémité tibiale, la malléole péronière oppose une surface plane ou même légèrement excavée, de sorte que le contact entre ces surfaces, ainsi conformées, ne peut s'établir directement qu'au niveau de leurs bords; entre leurs parties centrales, existe un interstice que viennent combler des ligaments et une grosse frange synoviale. A leur partie inférieure seulement, ces surfaces restent libres, sur une hauteur de quelques millimètres, et là elles sont simplement revêtues d'un périoste mince sur le tibia, plus épais sur le péroné ; un prolongement de la synoviale tibio-tarsienne tapisse cette portion inférieure (V. fig. 505).

En somme, l'articulation péronéo-tibiale inférieure représente un simple diverticule de l'articulation tibio-tarsienne. Ilenle la définit bien : « une bourse séreuse à parois osseuses ».

Dans des cas très rares, un revêtement cartilagineux apparaît à la partie antérieure des deux facettes, qui restent toujours séparées dan^ leurs deux tiers postérieurs par un espace large de 1 ou 2 millimètres dans lequel joue une grosse frange synoviale.

Moyens d'union. — Au nombre de trois, les ligaments entourent d'une capsule épaisse les parties antérieure, postérieure et supérieure de cette ai'ticulation, largement ouverte par sa partie inférieure dans l'articulation tibiotarsienne.

Ligament antérieur. — Epais et nacré, ce ligament est formé de trousseaux fibreux qui s'attachent sur le tibia au bord antérieur de la gouttière péronière, où leur insertion, large, empiète sur la face antérieure de l'os ; de là, les fibres descendent obliquement en dehors vers la face antérieure de la nialléole externe sur laquelle elles se fixent.

Ligament postérieur. — Plus large et beaucoup plus épais que l'antérieur, il se compose de trousseaux fibreux qui s'attachent au bord postérieur de la gouttière tibiale et sur la face postérieure du tibia ; cette insertion, haute et large de près de deux centimètres, occupe tout l'angle externe de l'extrémité tibiale. De là, les fibres se dirigent obliquement en dehors et vont s'insérer à toute la largeur de la face postérieure de la malléole péronière ; les faisceaux superficiels sont plus longs que les faisceaux profonds (V. fig. 563). On peut juger de la force de ce ligament par son épaisseur qui atteint près d'un centimètre.

Ces deux ligaments antérieur et postérieur masquent l'interligne tibio-péronier; inférieurement ils le débordent, surtout en arrière, formant là une paroi fibreuse qui complète la mortaise tibio-péronière ; nous constaterons bientôt que

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