‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 174 sur 199 · ARTICULATION MET AT ARSO-PHALANGIENNE DU GROS ORTEIL · texte numérisé non relu

ARTICULATION MET AT ARSO-PHALANGIENNE DU GROS ORTEIL

Semblable aux autres dans ses traits généraux, elle en diffère : 1° par l'étendue plus grande de ses surfaces ; — 2" par la présence constante de deux os sésamoïdes dans le fibro-cartilage ; — 3" par des modications de la tête métatarsienne et de l'appareil ligamenteux en rapport avec la présence des sésamoïdes.

La tête du premier métatarsien, aplatie de haut en bas, est divisée dans sa partie plantaire en deux gouttières séparées par une crête : la gouttière interne, répondant au sésamoïde interne, est plus large et plus profonde que l'externe. La face articulaire des sésamoïdes, concave d'avant en arrière et convexe transversalement, s'accommode à la gouttière correspondante de la tête métatarsienne comme la rotule à la trochlée fémorale. — Les faisceaux glénoïdiens des liga- )uents latéraux viennent se fixer sur les sésamoïdes, devenant ainsi les ligaments métatarso-sésamoïdiens ; d'autre part, les sésamoïdes, unis entre eux par les fibres du ligament glénoïdien dans l'épaisseur duquel ils se sont développés, ménagent entre eux une sorte de gouttière dans laquelle glisse le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil. Les os sésamoïdes développés dans fépaisseur du ligament glénoïdien sont, au pied comme à la main, plus solidement unis à la phalange et la suivent dans ses déplacements. — On rencontre parfois un petit os sésamoïde intermédiaire aux deux autres.

Rapports. — En rapport par leur face dorsale avec les tendons extenseurs et par leur face plantaire avec les tendons fléchisseurs, les articulations niétatarso-phalangiennes sont en contact par leurs parties latérales avec les muscles interosseux qui passent au-dessus du ligament transverse. Les lombricaux qui passent au-dessous du ligament transverse intermétatarsien répondent aux intervalles qui séparent les articulations (V. Arthrologie, fig. 529). Signalons les rapports do la portion plantaire de chaque capsule, sauf celle du gros orteil, avec les digitations de l'abducteur transverse du gros orteil.

Mouvements. — Ce sont principalement des mouvements de flexion et d'extension. Il existe aussi quelques mouvements de latéralité. La combinaison de ces deux variétés de mouvements permet un mouvement de circumduction.

Le mouvement de flexion est très limité ; par contre le mouvement d'extension est très étendu : c'est, comme on le voit, le contraire de ce qui se passe dans les articulations niétacarpo-phalangiennes,

ARTICULATIONS DU PIED

ARTICULATIONS PHALANGIENNES

Ce sont des articulations trocliléennes, analogues aux articulations plialangiennes des doigts, dont elles ne diffèrent que par l'étendue moindre de leurs surfaces articulaires et de leurs mouvements.

Surfaces articulaires. — L'extrémité antérieure des premières et des secondes phalanges, aplatie de haut en bas, présente une surface trochléeniie q\ii va en s'élargissant de la face dorsale à la face plantaire sur laquelle elle se prolonge davantage. — l^a surface de l'extrémité postérieure des deux dernières phalanges, ovalaire, à grand axe transversal montre une crête mousse séparant deux cavités glénoïdes peu profondes.

Dans les articulations des deuxièmes phalanges avec les troisièmes, il faut noter que la gorge trochléenne étant peu profonde, la crête qui lui répond est à peine marquée, si bien que les surfaces se rapprochent plus de la forme cylindrique que de la forme trochléenne.

Moyens d'union. — La capsule fibreuse, très mince sur la face dorsale où elle est doublée par le tendon extenseur, est beaucoup plus épaisse à la face plantaire ou elle présente un appareil glénoïdien en tout semblable à celui que nous venons de décrire aux articulations métalarso-phalangiennes ; en elïet, il joue, comme celui-ci, le double rùle de cartilage d'agrandissement et de mo\ en d'union ; par sa face plantaire, excavée en gouttière, il prend part à la formation de la gaîne des tendons fléchisseurs.

Sur les cotés, la capsule est renforcée par des ligaments latéraux très forts, mais [)lus courts que ceux des articulations métatarso-phalangiennes dont ils reproduisent la disposition.

Synoviale. — Elle double la face interne du manchon capsulaire ; elle est plus lâche et plus étendue dans les articulations des premières avec les secondes phalanges que daus les articulations de celles-ci avec les ti'oisiènies. L'ankylose de ces dernières articulations n'est point rare.

Mouvements. — Ce sont des mouvements de llexion et d'extension : par le fait de l'empiisiirmeiiiiMit prolongé des orteils dans les chaussures, ces mouvements sont très limités, parl'ois même les luouvemeuts spontanés d'extension ont disparu roiuplètomcnt.

Page 1