‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 41 sur 199 · RADIUS · texte numérisé non relu

RADIUS

Os long, j)air cl non sy in(''lri(in(', le radius rrpmul à la |tarli(' e.xloi'ne el antérieure de l'avnnt-])i'as. 1! préseiilo un ciyrpn ci doux c.rlnhr.iti's.

l'iacer en dedans le bord Iram liant du cnrps de l'os, en bas l'exl réniilé' la plii.^ \nbMrii lieuse, en arrière colle des faces ilecelle exln^'uiili' qui esl crensé'i' de gouttières.

CORPS. — Pri.snialiijue cl ti'iaiigulairo, le cdrjis ju'osenlo une longue cuui-liure àconcavilé inloriie, el une aiUre eoui'bure, moins prononcée, à concavité antérieure. Un peu moins volumineu.x el moins long que le cubitus, le radius s'effile de son extrémité inférieun', grosse et carrée, vers son e.xirémiti'' supérieure cxiindrique.

Face antérieure. — l-^lle jirésente dans ses deii.x tieis supérieurs une dépression longitudinale, limitée en haut par une ligne oljlifjue a])pai'tenaiil au bord e.xlerne de l'os, et creusée par l'insertion du muscle fléchisseur propre du pouce: son quart inférieur, le plus souvent e.x'cavé, donne insertion au carré |)ronaleui'. f-'est sur la partie supéi'ieuj-e de celt(> face que l'on Irouvo le eoiuhiil noiiiTicicr di^ l'os, très obliquement dir-igé vers le coude.

Face postérieure. — Très étroite, elle est séjiarée de la face externe par le bord |)0slérieur de l'os, créle mousse qui devient plus saillante au niveau de l'extrémiti'- in fé'rieu re, oi'i nous la i-elrouviM'ons sé]Kirant le versant des radiau.x.

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OSTÉOLOGIE

qui apparlienl ii la face externe, du versanlde.s fléchisseurs qui conliiuie la face postérieure. Cette face finit en pointe iinniéfliatement au-dessous de la tubérosité bicipitale (A).

Dans son tiers moyen, la face postérieure est excavée et subdivisée par une

crête très oblique en deux gouttières, dans lesquelles prennent insertion : 1° le long abducteur du pouce, dont l'insertion se prolonge jilus ou moins haut le long de la crête inlerosseuse ; — 2° le court extenseur du pouce. Dans son quart inférioui', cette face présente parfois le commencement de la gouttière dans laquelle glisse le tendon du long extenseur du pouce (R).

Face externe. — Convexe de haut en bas et transversalement, elle est très légèrement rugueuse dans son tiers supérieur où s'insère le court supinateur (C). Dans son tiers moyen, elle présente l'empreinte d'insertion du rond pronateur. Sur son tiers inférieur, lisse, glissent les tendons des radiaux.

os DR L'AVAM-BHAS

Bords. — lUse flélaclieiit Ions los trois du |)ûiii'lour iiiférieiii delii liil)érosi(é hiei|)ilale. — Le bord antcrirur ni'- de cotle tiibérositiise porte obliqiioment pii l)as ot on dehors ; d'aboi il licitement niaïqiie, il s'atténue vers le tiers nioven de l'os, où il tend à empiéter sur la faee externe; il reparaît dans le tiers inférieur. — l^e hord postérieur, contraiiement au précédent, est plus accentué dans sa pai'tie moyenne qu'à ses extrémités ; en haut, il s'etîace com()lélemenl

in>rrtionp.

dans la plupart des cas; en bas, il s'adoucit sous le frottement des muscles et vient aboutir à la crèle principale de l'extrémité inférieure. — Le hord tuterne on crric uilerofscusc, tranchant, commence au-dessous de la tubérosité bicipitale, cl vient finir en s'élargissant à la petite cavité sigmoïde du radius.

EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE {Jiunicrcdc). — ICIle csl cvlindri(iue et |)orlc le nom de trtcdn )'adiiis. La (arc supérieure du c\ lindre est creusée d'une déprcs-

osTi;oLO(;iK

sioii en foi nip (le cupule, la cupule radiale, i^ui s'articule, dans la llexiuii. avec lecoiiilyle humerai (D) ; le pourtour est laillé en biseau dans sa partie interne.

La tète est supportée par une portion rétrécie, le col, dont Taxe présente une très légère oblicpiilé de haut en bas et de dehors en dedans, hninédialenient au-dessous et en dedans du coi, sur le prolongement de l.i face antérieure du

- Hnril poster.

Face externe

\pii.!:fylui'.le.

Court su/'iiiateu>-

Passage ttti A'.

- ralliai

Uoiifl jnuHateitr

Fi!;. dfi3. — Uadiiis, fiic cxlfrno.

Lo)}^ siipitiateur

— Radium, liic.

i^xtorno, iii>i"'i'lions.

l'.idius, on rencontre une saillie ovoïde, à grand a.Ke vertical, la tiihérogiie bictpilah^ : saillanle dans sa moitié postérieure, où s'attache le tendon du biceps, latubérosilé est généralement plus basse et plus lisse dans sa partie antérieure sur laquelle glisse ce tendon.

EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE (carpienne). — L'extrémitéinférieure du radius, os prismatique triangulaire, prend, par l'addition d'une nouvelle face Ja forme d'une pyramide quadrangulaire. — Cette face surajoutée, face interne, est

os DE L'AVANT- BRAS

forinéo pur l'élargissement de la crête interossenso ; elle [)Oi"le à sa parlie iiifériciirc luie facette articiilaii'c, alli)iigée et concave dans le sens anléro-posU'rii'ur ; c'est la cavïlé ■ Hig moitié du nxiWw?,, o\\ échnncr are cubitale, dans laquelle tourne le pourtour cartilagineux de la tète cubitale. — F, a face externe, large, continue le plan de la face externe de la diapliyse : idle présenle deux gouttières séparées [tar une crête épaisse etsaillante qui se prolonge en une apoplivse,

V apoplnjftc styloids ; dans la ir uittière antérieure dont le fond est occupé par l'insertion du long supinateiir glissent les tendons des muscles long abducteur et court extenseur du pouce; la gouttière postérieure donne passage aux tendons des radiaux. — I.a face po^^tér/ea re, plus étroite, est séparée de celle-ci par une crête très saillante (|iii fait suite au bord postérieur de l'os; cette face présente deux gouttières : l'une externe, étroite, ti'ès profonde, fait suite à la gouttière du long extenseur du pouce, déjà étudiée sur la face postérieure du radius, et loge \v. tendon de ce muscle ; l'autre interne, très large, livre passa^^e aux tendons extenseurs communs des doigts. — La face antérieure, général très excavée, doniu^ insertion au carré pronateur (E).

La baae de rcxtrémit('' inférieure, irrégulièrement triangulaire à sommet externe, est lisse et concave dans tous les sens ; cartilagineuse à l'état frais, elle est subdivisée par une crête ou un fin sillon en deux facettes : l'externe, triangulaire, entre en contact avec le scapho'ide ; l'interne, quadrilatère, s'articule

avec le semi-lunaire. Le bord antérieur de celle base descend un peu moins bas que le postérieur, il est rugueux, saillant et très large, surtout dans sa partie externe où il est excavé par une véritable facette frappée par l'insei tion du ligament antéro-externe de l'articulation du poignet.

p'aeetlc ira phoiiii'

Fig. lot). — Railiii-;. extiviiiili inférieure, ba-i'.

OSTEOLOGIE

Ossfication, —

i-omplémentaire^.

Le raiiiiis pnjscnLe trois points irossiiication : un primitif ri dvii.r

Le point primitif, qu'on pourrait appeler diaphyso-épiph ysaire. forme à la fois le corps et une grande partie de l'extréniité fiuinérale du radius.

Des deux points complémentaires, l'un, supérieur ou céphalique. forme une partie de la tète ; l'autre, inférieur, forme l'epiphyse carpienne. On a décrit encore deux points d'ossification complémentaires : l'un, bicipital, pour la tubérosité bicipitale : l'autre. sti/lien, pour l'apophyse styloïde du radius iSchwegel).

Le point primitif apparaît du trentième au quarantième jour do la vie intra-utérine. Les points complémentaires apparaissent dans l'ordre suivant : l'inférieur ^dc deux à trois ans), le supérieur (de cinq à six ans). Pour Schwegel les points stylien et bicipital apparaîtraient vers huit ans: Rambaud et Renault font apparaître le point bicipital de 14 à 18 ans.

L'épiphyse supérieure ou céphalique se soude à la diaphyse entre la seizième et la dix-neuvième année ; l'épiphyse inférieure se soude de vingt à vingt-deux ans chez la femme, de vingt et un à vingtcinq ans chez l'homme. La soudure des épiphyses se fait d'avant en arrière

Architecture. — La diaphyse est formée par un cylindre de tissu compact, logeant un canal médullaire; les parois de ce cylindre sont très épaisses, eu égard au petit volume de l'os qui se trouve être ainsi fort résistant.

Les extrémités sont constituées par du tissu spongieux recouvert d'une mince lamelle de tissu compact. Toutefois il importe de remarquer que, contrairement à ce qui s'observe généralement sur les extrémités osseuses, la couche de tissu compact est épaisse de plus de deux nullimètres au fond de la cupule radiale; je ne saisis point la raison d'être de cette particularité qui n'a point été signalée, et qui est constante, si j'en crois les 10 coupes de radius que j'ai sous les yeux. Sous cette cupule le tissu spongieux est disposé en ' arcades superposées. — A l'extrémité inférieure, la disposition des

lamelles principales du tissu spongieux est verticale. J'ai cherché sans succès dans l'arcliitecture de cette extrémité inférieure la raison d'être de la direction transversale constamment observée sur les fractures à ce niveau; peut-être peut-on remarquerque la couche de

Fi

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