Radius ossification
l<'ig. IbS, — Radius; architecture Fig. 131). — Radius; architecture
de l'extrémité supérieure. ' de l'extrémité inférieure.
tissu compact descend un peu plus bas sur la face antérieure que sur la postérieure, disposition qui cadre assez bien avec ce que nous savons du trait de fracture toujours plus élevé en arrière qu'en avant. L'on peut dire ([ue la fracture se fait là où le tissu compact du
os LA MAIN
cylindre diaphysaire cesse d'ùlre visible. 11 serait déplacé de traiter ici du mécanisme de ces fractures; je dis seulement que sur les 29 radius fracturés de ma collection, 20 fois la fracture siégea l'extréiTiilé inférieure ; dans 14 de ces cas le fragment inférieur est attiri' en arrière; dans 6, il est en avant, ce qui terni à me faire admettre que ce déplacement en avant n'est pas si rare qu"on veut bien le dire; sur les 9 cas restants, 0 fois le radius est fracturé obliquement à la jonction de son tiers inférieur avec ses tiers supérieurs : il semble (|u'il y a là un lieu d'élection tlont on ne parle point et que l'architecture de l'os me parait impuissante à expliquer.
Coanexions. — Le radius s'articule par son extrémité supérieure avec l'humérus et le l'ubitus, et par son extrémité inférieure avec le cubitus, le scaphoïde et le semi-lunaire.
Insertions musculaires. —
/ r, / • i Fléchisseur propre du pouce; carré pronateur; lléchis-
V ' ( seurs communs superficiel et profond des doigts.
Cor/is. ! Face externe . . . Rond pronateur; court supinaleur.
Face postérieure.
^ Long abducteur; court extenseur du pouce, court supif nateur.
Tii/jéros/'/e bicipilale. — liiceps.
Apophyse sli/lnïrle. — Long supinateur.
'Varia. — A. — Les descriptions classiques donnent une plus grande largeur à la face postérieure; l'étude de l'extrémité inférieure du radius justifie la façon dont j'ai cru devoir comprendre cette face.
}i. — La direction très oblique de ces gouttières et des crêtes qui les séparent permet de prévoir l'enroulement autour du radius des muscles dont elles marquent l'insertion ou le passage.
V.. — Parfois le martelage de la surface d'insertion du court supinateur est traversé par une gouttière oblique, creusée par la branche postérieure du nerf radial.
D. — Son contour n'est point, quoi qu'on dise, régulièrement circulaire ; j'insisterai plus loin sur ce petit détail qui présente un grand intérêt pour la physiologie de l'articulation railio-cubitale supérieure; ce contour, articulaire sur toute la périphérie de la téte, présente une hauteur de 5 à 7 millimètres dans sa partie interne en contact avec la petite cavité sigmoide du cubitus; en ilehors, il n'a plus que 2 ou 3 millimètres et descend en biseau vers la face externe.
E. — Celte façon de comprendre les faces de l'extrémité inférieure du radius dilTèie des descriptions classiques : je pense qu'elle doit leur être préférée, car elle est conforme à la réalité anatomiquo.
Les cas d'absence congénitale du radius ne sont pas très rares : souvent le pouce est alors absent, corrélation que le parallélisme du développement de ces deux parties explique suffisamment. On consultera avec avantage sur ces faits tératologiques les mémoires de Davaine (soc. de biologie, 18S0), ceux de Gruber (Arch. de Virch., dSG.?) et de Huguier (Arcli. gén. de méd.. octobre 1 873).
§ IV. — os DE LA MAIN
La main, serment terminal du membre thoracique, accommodée pour la préhension, est constituée par cinq séries juxtaposées de petites colonnes osseuses, qui se détachent en divergeant d'un centre ou massif osseux, par l'intermédiaire duquel la main est reliée k l'avant-bras.
Ce centre ou massif osseux, qui forme la base de la main et répond au poignet, porte le nom de carpe.
Les cinq premières colonnes osseuses, conliguës au carpe dont elles se dé-
OSTEOLOGIE
tachent comme autant do rayons divergenls, ont regu le nom (Vos métacarpiens; leur ensemble constitue le métacaj'pe; il répond à la paume de la main.
Chaque colonne métacarpienneest continuée |)arunesérie de pièces osseuses, \ei phalanges, placées bout à bout, forment le squelette de^ doigts. Ch&que doigt est formé par trois phalanges, que l'on dislingue en raison de leur longueur el de leur volume décroissants par les noms de pliaJange, pJtalangine,
Fig. IfiO. — Squelette de la main, face antérieure.
phalangette, ou de première, deuxième, troisième ou unguéale. Le doigt externe ou pouce, seul, n'a que deux phalanges.
La main et chacun des segm.enls qu'elle comprend, envisagés d'une fagon générale, présentent une face postérieureou dorsale, convexe, répondant au dos de la main; une face antérieure, ou palmaire, concave répondant à la paume ;
us DE LA MAIN
Une fois (le plus, je dis que ces (lénoiniaalioris ropon'Ient à la posilion conventionnelle de supinalion; en ell'et, dans l'attilude normale, le bras penilant le long du corps, la main présente une l'ace externe (dos) et une face interne (paume).