‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 48 sur 199 · SQUELETTE DES DOIGTS · texte numérisé non relu

SQUELETTE DES DOIGTS

\a' sqncirllr 1 1 c rliai 1 1 M' iluii;! Psi rnriiii' de Irois cololuiel te.s osseuses su per- |)oséos : \cs plialuiiges. I^es doii^ls, au iioiiibi'e île cinq, sont désignés par les (ernies niiiiiériques de premier, deuxième, troisième, quatrième et ci)>ijuièiue, ou |)ar les noms de pouce, i)idcx, médius, annulaire, auriculai re ou petit. Les phalanges, désignées .sons les noms de prem.ière, métacarpienne ou plicdange, — - de deuxième, moijenne ou pludungine, de troisième, nnguèale ou phahDigette. ofîi-ewl un volume piogressivemeiil décroissant. Le pouce n'a que tieux plrilanges, l'ungiiéale et la uio\eiine ; suivant la pluparl des auleuis, c'est la |dialauge nuiyenn'e (jui manque ; uiais l'iiisloire du développeuieut de ce doigt prouve que le pouce est en léalité pour\ ii de ses trois phalanges, et que la piemiére est réuni(> eu un seul os. le premier mélacar |M'eu classique (.\).

PREMIÈRES PHALANGES { m l'Utcct rpieioics , phalanges). — Os longs, les premières phalanges se présentent avec des caracléres presque idenlifjiies.

Leurco/'ps, dem!-c\ lindri(|ue, décrit une légère cijurbureà concavité antérieure : la l'ace dorsale con\e.\e de haut eu bas, demi-cylindrique transversalement, répond au.\ tendons des muscles extenseurs ; la face antiM-ieure ou palmaire, concave en avant, est |)laiic ou convexe transversalement ; mais la saillie des bords lalérau.x, relevés en avant par l'attache de la gaine ril)reuse. lendent à transformer la face |)almaire en une uoullière dans la(]uelle cliemincnl les tendons fléchisseurs.

\/exlrémitc' supérieure ou métacarjiieiine conformée en chapiteau (juadrangulaire surmonte le coi'ps de lajthalange ; elle est creusée supérieurement d'une cavilé gléno'ido, ovalaire à grand a.xe transversal, peu profonde, qui s'articule avec la téte métacarpienne ; sur le poui lour, un léger sillon circonscrit la cavité gléno'ide ; des rugosités, apparentes surtnul sur les prolonge nicnls des bi rds

OSTÉOLOGIE

latéraux, forment deux tubercules palmaires, très saillants, marquant l'insertion phalangienne du principal faisceau des ligaments latéraux.

L'extrémité inférieure aplatie d'avant en arrière s'enroule en une gorge ou poulie articulaire, plus étendue vers la face palmaire que vers la face dorsale ; sur les faces latérales de cette poulie, une empreinte circulaire, surmontée d'un petit tubercule, répond à l'insertion des ligaments latéraux.

yV côté de ces caractères communs à toutes les j)remières |)halanges, il est

Face palmaii e Face dorsale Flanc

Vis:. 172. Fig. 173. Fig. 174.

Squelolte des doigts.

quelques particularités qui permellent de distinguer les phalanges entre elles: la première phalcyige du médius est plus longue que toutes les autres ; celle de l'annulaire vient après ; celle de l'index est la troisième ; puis viennent celle du pouce, plus massive, et celle du petit doigt qui est la plus grêle. Il faut encore remarquer que le corps de la première phalange du pouce ne présente pas

os DE LA MAIN

les crêtes latérales (jui existent sur toutes les autres. Ou signale aussi f[uelques différences relativesau volumedes tubercules palmaires. Une particularité intéressante, relative à ces tubercules, est à relever: les deux tubercules du pouce, les tubercules radiaux de l'index et du médius sont assez souvent aplanis par les os sésamoïdes inclus dans l'a()pareil ligamenteux.

DEUXIÈMES PHALANGES (monennes, pliai angines). — Plus ])etites que les précédentes, elles présentent une conformation identique. Toutefois il faut noter que : 1° la facette articulaire de Y extré niïté SKpé rieure présente une configuration inverse de la trochlée avec laquelle elles'arlicule : une crête mousse, antéro-postérieure, intermédiaire à deux petites cavités; — 2° aux deux extrémités du pourtour de cette surface el liptique, à grand axe transversal, on trouve deux tubercules d'insertions lig;imenteuses ; sur la face postérieure, ce contour se relève en une crête transversale par l'insertion des tendons extenseurs; —

vers la partie moyenne de la face antérieure, le long des bords latéraux, on trouve l'empreinte rugueuse d'insertion des tendons fléchisseurs superficiels.

L'extrémité inférieure est une poulie tout à fait semblable à celle de la première phalange.

TROISIÈMES PHALANGES (((«{/(ft'aifs, p/*,rt/rtngfé'(tes). — L'extrémité supérieure et le corps de la troisième phalange ressemblent aux mêmes parties de la deuxième; toutefois les tubercules latéraux sont beaucoup plus saillants, et le contour postérieur de la surface articulaire est relevé en crête dorsale par l'insertion des tendons extenseurs. La face antérieure ofTre l'empreinte triangulaire rugueusesur lacjuelle prend insertion le tendon fléchisseui' profond.

\j'extrémité inférieure est constituée par un bourrelet osseux en forme de croissant ou de fer à cheval, rugueux sur la face palmaire et sur son pourtour'.

A. — Conduits nourriciers. — Le plus souvent au nombre de deux, ils sont dirigés de haut en bas, et situés sur lo tiers inférieur de la face palmaire, prés des bords latéraux, .l'ai rencontré cette disposition sur le plus grand nombre des plialanges que j'ai examinées ; quelquefois le conduit nourricier était unique et situé, tantôt sur le milieu de la face palmaire, tantôt sur l'un des bords. Il ne faut pas confondre les orifices de ces conduits avec d'autres orifices que l'on rencontre au voisinage des extrémités de la plialange, et qui correspondent à des canaux veineux.

Ussification. — Les phalanges présentent deux points d'ossilication : lui primili/', qui forjiie le corps et l'extrémité inférieure de l'os ; — l'autre complémentaire, aux dépens duquel se développe l'extréniiti; supérieure. L'ossification du squelette des doigts commence par les phalangettes et se termine par les phalanges proprement dites. Le point primitif appai'ait ilans la deuxième moitié du troisième mois après la naissance: le point complémentaire dans la sixième ou la septième année : ils se soudent ensemble vers l'âge do dix-huit à vingt ans.

Meckel a\'ait observé que le premier métacarpien avait, comme les phalanges, un point complémentaire supérieur ou carpien, tandis ijue le point complémentaire des autres métacarpiens était inférieur on phalnngien. — Haniband et Renault vont plus loin et allirment, vu l'analogie d'évolution du premier métacarpien avec celle d'une phalange, que le premier rayon digital f poucel doit être considéré comme formé par trois segments plialangiens et dépourvu de métacarpien.

Sclnvegel soutient une opinion ditîérentc, généralement abandonnée : les métacarpiens, comme les phalanges, ont des épiphyses supérieures et des épiphyses inférieures ; mais, pour les métacarpiens, ce sont les épiphyses supérieures qui se soudent les premières ; landis que, pour les phalanges, ce sont les épiphyses inférieures. Pour le premier niétacarpirn, l;i sninlure dos (''piphysos se fait fomme |iour lc> pbalauires, c'est-à-dire que l'épi-

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