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Fémur, condyle interne, face cutanée

Fig. 207. — Fémur, condyle interne, face cutanée, insertions musculaii'es et ligamenteuses.

saillie verticale, («berosiïe du condyle interne, qui limileen avant l'empreinte d'attache du ligament latéral interne de l'articulation du genou. Le versant antérieur apparaît criblé d'orifices vasculaires. Sur le versant postérieur, on

(JS LA CUISSE

reniar(|ue, au-dessus et eu arrière de la tubérosité du coudyle iulerno, un gros tubercule, tubercide du troisième adducteur, qui donne attache au tendon de ce muscle.

La face cutanée du comhjle e.cteriie fait suite à la face externe de l'os ; elle est également divisée en deux versants, par la tubérosité du coudyle externe. Immédiatement en arrière de la tubérosité, on voit l'empreinte d'attache du ligament latéral externede l'articulation du genou ; au-dessous de celle-ci, une

li'rne, fncc <'nlani''r. culani'i'. insriiioii.s iimsculairos.

fossellc ocoidc, qui loge le tendon du muscle poplité dont l'eniprcinle d'insertion est visible dans la partie antérieure et inférieure de la fossette ; au-dessus, on voit la facette triangulaire d'insertion du jumeau externe.

La face articulaire des condyles commence au niveau des rainures condyliennes d'où elle se prolonge en arrière, puis en haut, en s'enroulant autour delà saillie condylienne ; lacourbe qu'elle décrit apj)arlient d'abord à un cercle de grand rayon; puis, dans sa portion terminale ou postérieure, cette courbe appartient à un cercle de rayon beaucoup plus court; c'est, dit Krause, une courbe spirale dont les rayons vont en décroissant.

En arrière et au-dessus de chaque condyle, on peut voir, sur la surface poplitée, un tubercule, tubercule sus-condijlien, marquant l'insertion des muscles jumeaux; le tubercule sus-condylien interne est beaucoup plus développé que l'externe (.1).

Ossification. — Le IVimu' pi ésenlc cinq poinis trossilication : mi primilif k:\ quatre l'omplùmcnlaires.

Lo point primi/if appara-il au centre de la diapliyse vers le trenliènic ou le quarantième jour (le la vie intra-utérine : il s étend rapidement vers les extrémités, siu'tout vers la supérieure dont il l'orme la plus grande partie ; de ce point dérive le col fémoral.

Des quatre points complémentaires, trois sont destinés à l'épiphyse supérieure, et vn a l'inférieure Les trois supérieurs donnent la tète et les trochanters, grand et petit ; l'inférieur occupe le tiers supérieur de la poulie fémorale.

A la naissance les deux épiphyses du fémur sont encore cartilagineuses. Cependant sur une coupe transversale de l'épiphyse inférieure, on trouve un j)oinl rougeàtre au milieu

o.STROLor,ii<:

cartilage hyalin blanc bleuâtre : c'est le )30inl complémentaire inférieur. Large de 4 à 7 millimètres, ce point d'ossification a une grande importance en médecine légale pour déterminer l'âge des cadavres de nouveau-nés. Aussi a-t-on fait au sujet de sa date d'apparition et de ses caractères un certain nombre de recherches intéressantes. Casper n'a trouvé aucune trace de ce point osseux chez vingt-trois fœtus nés au septième et au huitième mois et morts immédiatement après la naissance; il mancjuait aussi chez un fœtus qui n'avait pas tout, à fait 9 mois. Chez un enfant ayant un peu plus de 8 mois, il existait un point de 4 à mm. Sur onze enfants venus à terme et dont neuf avaient vécu, le point avait 4, 5, 7, même 9 mm. de. iliamètre; quelquefois sur des enfants venus à terme, il n'avait que 2 à 3 mm. de diamètre. — Schwegel dit que le point épiphysaire inférieur n'apparaît qu'entre la naissance et la troisième année. — Pleissnerl'a vainement cherché sur des fœtus à terme. — D'après Hartmann, ce point peut manquer chez le fœtus à terme (12 p. 0/0), ou bien exister dès le huitième mois (7 p. 0/0), ou seulement au neuvième mois (22 pour 0/0) de la vie inti'a-utérine.

Dans l'épiphyse supérieure, les. points complémentaires apparaissentdans l'ordre suivant : point céphalique (début de la deuxième année) ; point du grand trochanter (3 ans) : point du petit trochanter (8 ans). — Nous avons dit que le col est formé aux dépens de la iliaphyse qui pénètre dans l'épiphyse supérieure et jusque dans le grand trochanter. — Schwegel a vu naître d'un point d'ossification spécial un trochanter arces- Hoire (tuberculuin coUi) sur la face antérieure du col et près de son bord supérieur.

La soudure des points complémentaires de l'extrémité supérieure se fait dans l'ordre suivant : le grand et le petit trochanter se soudent entre eux à 17 ans: la tête s'unit au col entre la dix-septième et la vingtième année. — L'épiphyse inférieure commence à se souder à la diaphyse vers l'âge de 18 ans ; elle se fait lentement d'arrière en avant, . „ „ et n'est complète qu'à 22 ans et même plus

Fig.210. - Fémur, tard ossificatioii.

Architecture. — Construit sur le type de tous les os longs, le fémur comprend un corps formé d'un cylindre de tissu compact et des extrémités constituées par une masse spongieuse enveloppée dans une mince coque osseuse. Mais chacune de ces parties présente des particularités de grand intérêt qu'il nous faut étudier.

Corps — Le cylindre est plus épais dans la moitié postérieure de l'os que dans la moitié antérieure ; c'est au niveau de la ligne âpre que cette épaisseur atteint son maximum. On peut voir sur la planche ci-contre, reproduction schématique d'une de nos nombreuses coupes, combien est épaisse cette . partie du cylindre qui répond à la concavité du fémur, en moyenne l'™ contre 4""". Je ne croispasque ce fait aitétémis en relief : c'est un cas particulierd'une loi que conOrment toutes mes recherches sur ce sujet, loi qui peut être ainsi formulée : dans les os longs incurvés, l'épaisseur du cylindre diaphysaire est toujours plus grande du côté concave. J'ai en effet, remarqué que, lorsque le fémur est peu arqué, l'épaisseur de la paroi postérieure se rapproche beaucoup de celle de la paroi antérieure. (Ces faits ont été vérifiés sur dix coupes pratiquées dans mon laboratoire par M. Juvara).

Extrémité supérieure. — L'architecture de cette extrémité est particulièrement remarquable. Dans lecol, les trabécules du tissu spongieux sont disposées en voûtes superposées dont les piliers reposent sur le cylindre diaphysaire: leurs sommets en ogive s'inclinent progressivement vers la tête en suivant l'axe du col. La tête, le grand et le petit trochanters constituent autant de parties surajoutées à ce système architectural du col. —

Fig. 211. — Fênmr, coupe médiane antéro-postérieure du corps.

os DE LA CUISSE

La tête e si l'ormée de lamelles entrecroisées dont les principales sont dirigées vers le centre géométrique de la tête ; /i> /issu, ainsi composé, est dense, solide, résistant. — Le grand Irorhanter est formé do lamelles entrecroisées circonscrivantde larges cellules ; sans avoir la mollesse que j'ai déjà signalée dans la grosse tnbérosité de l'humérus, le grand trochanter est en soniino il'un tissu peu résisinni : un t'érroaern. on l'enfoncera facilement

Et ici encore, coiiinic à la lubérosité de riiuniénis. le tissu se rarélic a\'cc l'âge, une gi'^oilc apparaît; le grand trochanter est réduit à une coque; ces faits sont de nature à expliquer l'écrasement si facile du grand trochanter chez les individus âgés, et les hémorragies profondes qui accompagnent si souvent les contusions de la hnnche. — Le /;?/// Irnrlmnter est constitué surtout par des lamelles verticales irradiant do la faci; interne du cyliiiilre diaphysaire : sa paroi inférieure est très épaisse.

Rodet a décrit en tS-H- (Th. de Paris) cette architecture fi''mornli' d.ms ses traits essentiels et jusque dans ses finesses. Bourgery, dans son ostéologie, l'a parraitcment figurée. Cependant il est do mode à l'iieare actuelle do citer à ce propos les travaux- de iSIeyer (Die Architectur der spongiosa, in Arch. f. Anat. u. Phy. 18G7), ceux <le J. WollT{ibid. 1873), et ceux de Merkol (Centralblatt f. d. med. Wissonsch., J873, n" 27), et de bien d'autres auteurs qui n'ont fait à peu prés que reproduire, sans laconnaitre sans doute, la description de Rodet Charpy a déjà rappelé les mérites do Rodet dans un excellent travail sur le col du fémur (Bull, de la Soc, d'Anthr. de Lyon, 1884, et études d'anatomic appliquée, 1892).

En 1873, Merkel (loc. cit.) décrit en vingt lignes une particularité do la structure du col; le snhenkelsporn ou calcar fémoral. La description qu'il en donne est inférieure, comme clarté et comme précision, à la description donnée trente ans aiiparavant par Rodet qui ilécrit le même détail sous le nom do lame osseuse soxis-trochanlinienne. « Do la paroi ini'érieure si épaisse du col, dit en propres termes l'auteur français, une lame osseuse s'élève

OSTÉOLOGIE

perpendiculairement, pour aller se terminer vers la couche compacte de la face postérieure ilu col. Cette lame sur laquelle se trouve appliquée la base du petit trochanter est obliqur de haut en bas et d'arrière en avant : c'est la lame ouseiise sous-trochaatinienne. — El longtemps avant Merkel et Bigelow, Rodet a insisté sur le rôle de cette lame qui peut s'enfoncer dans le tissu mou du grand trochanter et le faire éclater.

(Ipa'iiî m m

ail

Fig. 213. — Fémur, extrémité supérieure, architecture (scliéma destiné :i inonti-or la direction des travées osseuses).

Je représente ici la lame osseuse sous-trochantiniennc de Rodet (éperon de Merkel) . Comme on peut s'en rendre compte, ce n'est autre chose que le prolongement du cylindre diaph3'saire rejeté à l'intérieur par le développement du petit trochanter : c'est pour cela qu'il faut garder le nom de lame soi»s-trochantiniennc. Lardy (Correspondantz blatt fiir- Schwerzcr Aertzte, 1889, p. 369) est arrivé à des conclusions analogues.

Extrémité inférieure. — Elle est principalement formée de lamelles verticales qui descendent des parois du cylindre diaphysaire et vont s'implanter normalement sur les surfaces condyliennes. Comme ces dernières s'incurvent vers l'échancrurc intercondylienne, les deux systèmes de travées verticales convergent et forment vers le canal médullaire des V imbriqués ou mieux des ogives ouvertes en liant.

Connexions. — Le fémur s'articule en haut avec l'os iliaque, en bas avec le tibia et la rotule.

os DR. LA CUISSE

Insertions musculaires.

Corps

Bord postérieur (ligne âpre).

Face externe. — Face interne.

Grand trochanter

Extrémité stipér/Ptirp.

Extrémité inférieure

Petit trochanter.

Trifurcation ( de la \ ligne âpre. ( Condyle interne.

Condyle externe.

Faces antérieure et externe. — Crural.

Vastes interne et externe; 1", 2"", 3"" adducteurs ; court chef du biceps.

Moyen fessier.

Obturateurs externe ci interne: jumeaux pelviens.

Bord antérieur. — Petit fessier.

Bord postérieur. — Carré crural.

Bord supérieur. — Pyramidal.

Bord inférieur. — Vaste externe.

— Psoas.

Branche externe. — Grand fessier.

Branche moyenne. — Pectiné.

Branche interne. — Vaste interne.

— .Jumeau interne ; S™^ adducteur.

— .Jumeau externe ; plantaire grêle ; poplit(\

Varia. — -\- — Courbure du fémur.

KuhIT (Rev. d'Anthrop., 1 875) a éliidié

Lame sous-li'ocliaafinieiine de liûdet

( '^(■lii'nkelipori))

PL-lit tror/innter

Fig. 214. — Fémur, extrémité supérieure, architecture (,\ indique la

de la coupe).

lirection

façon spéciale la courbure de los : il a constaté que la courbure à concamte postérieure dû fémur avait une flèche de SOmm en moyenne; Bertaux a trouvé S7nim ; pour cet auteur elle est plus grande sur les fémurs d'hommes (5fi""°) que sur ceux de femme (.5h ).

OSTÉOLOGIE

B. — Torsion fémorale. — Meyer, Schinid, Merkel, en suivant la méthode des projections, ont vu que l'axe du col faisait avec le plan médian du corps fémoral un angle d'environ 70° ouvert en arrière, tandis que l'axe transversal des condyles fait avec ce même plan un angle de 85o ouvert en avant. Les deux extrémités du fémur sont donc orientées ilans des sons différents, comme si l'os avait subi une torsion. Cette torsion apparente a été mesurée par Broca avec ï[ .^^^ le tropomètre ; les résultats de ses re-

cherches ont été publiées par Manouti^\z' vrier (Rev. d'Anthrop., 1881). Mais les

fe'i. J " /-'i variations individuelles et les variations

iNinii ff/liï d'un côté à l'autre sur le même indi-

»ï|t| /f if vidu sont si considérables qu'il n'est

Iffu?"! pas encore possible de tirer des con-

if|.|;| 'i'-- clusions même approximatives (Ber-

= \ ' - )^ taux).

fi' M ï ' 111 C. — De cette configuration du pour-

tour de la surface articulaire, il résulte i i i que le col semble empiéter sur la tête

I ; J j' P^"" bords Supérieur et inférieur;

" tandis que la surface articulaire s'avance

; j ■ % sur les faces antérieure et postérieure

;| du col: en avant surtout cet empiète-

= i ment de la surface cartilagineuse sur

/ f i l le col est très marqué. Lorsque cette

: /j /Il avancée cartilagineuse n'existe pas en

! ■ I f ii avant, on trouve à sa place une em- ' , / L-i'li preinte rugueuse, à contour plus ou ■ i I Ik moins net, circulaire ou ovalaire ; c'est

; It Vempre/nle i/iaqiie du fihniir.

i ^' , //I Ce dernier détail de l'anatomie du N'I col me paraît avoir échappé jusqu'ici . f ' 7 à l'attention des anatomistes ; je l'ai / signalé dans mes cours d'ostéologie. Un seul auteur en a fait mention, le A.

/ , , Bertaux, dans une excellente thèse sui'

y/',// ; y^,,: l'humérus et le fémur (Lille, 1891). Je

ne saurais accepter la signification que Bertaux assigne à cette empreinte qui

„. n, , 1 ■ 17 • « donne insertion à un très fort trous- Fig. 214 bis. — Fémur, extrémité inférieure, , , i ,■ , ■ \ ^ , .. . / i . 7 i- ■ • 1 11- seau de la capsule articulaire ». On cherarchitecture (schéma destine a montrer la di- , .'^ . ...

.. , , . , chera en vain ce trousseau que le n ai

rection dos travées osseuses). . . , , „ * •

' jamais rencontre. — Par contre, si on

l'étudié sur des os frais, on verra que l'empreinte, encroûtée de cartilage ou de fibro-cartilage, continue la surface articulaire; et, si l'on vient à fléchir le fémur à angle droit sur le bassin, on verra que cette partie du col entre en contact dans cette position avecla partie supérieure du bourrelet cotyloïdien. A mon avis, c'est à ce contact, si fréquent dans la situation assise ou accroupie, que doit être attribuée la formation de l'empreinte iliaque du col : en étudiant sur un grand nombre de sujets on verra tsès souvent la surface osseuse qui entre en contact avec l'os iliaque, limitée par un bourrelet osseux.

D. — Cette ligne, que certains auteurs décorent du nom de crête du carré crural, est mousse et ne donne point insertion à ce muscle. Si on la regarde attentivement, on voit qu'elle présente vers son tiers moyen un renflement ou mamelon osseux (mamelon du carré crural), au niveau duquel commence l'insertion du muscle carré crural qui de là descend vers l'interstice de la ligne âpre et ne suit point la ligne intertrochantérienne. .l'ai vu avec plaisir ma rectification adoptée par les récents traités.

E. — La face postérieure du col est souvent traversée par une gouttière transversale, peu profonde, dans laquelle glisse le tendon du muscle obturateur externe : cette gouttière est parfois très nette : on peut la voir sur le plus grand nombre des fémurs, et je suis surpris qu'elle n'ait jamais été mentionnée.

F. — La longueur du col est en moyenne de 47 mm.; un peu moins forte du coté droit (44 mm.) que du côté gauche (46 mm. 5); plus forle cliez l'homme (46, 6) que chez la femme (43, 1) (Bertaux).

L'angle formé par le col avec le corps a été mesuré par Rodet (loc. cit). Charpy a repris ces mesures sur cent fémurs do fout âge et de tout sexe et il est arrivé aux conclu-

os DE LA CUISSE

sions suivantes : l'angle moyen est de 127" avec des écarts à ldS° et à 140". L'enfant parait avoir un angle plus grand de 2° que l'adulte; le vieillard a le même angle f(ue l'adulte; l'angle est le même dans les doux sexes. Daps deux travaux récents, Humphry (Journ. of anatomij, new séries, 1889, pages 273-283, et 387-390) constate do nouveau les grandes variations individui.'Ues ; la diminution de l'angle dans le cours du développement à mesure qu'augmente le poids du corps; — l'absence de tout changement ou parfois l'augmentation après la paralysie des muscles fémoraux ou l'amputation de la cuisse ^

G. — 'Vers son tiers supérieur, un peu au-dessous de l'horizontale passant par le petit trochanter, la crête fessière se renfle assez souvent en une tubérosité saillante, qui donn.e insertion à une épaisse bande aponévrotique ilio-fémorale : pour quelques auteurs, cette tubérosité représente le troisième /roclirinfer de eevta'mîi mammifères. Cette éininence.dont la fréquence est de 25 à 30 0/0, a été étudiée ethniquement par Waldeyer, Houzé, de Tœrœk, et récemment par Dwigth {The journal of Anntomij, vol. XXIV, new séries, vol. IV, part. I, 1889, p. 61-09), Dollo et Bertaux (loc. cit.). Tandis que Houzé n'admet point l'origine atavistique du troisième trochanter, Dollo le considère comme un caractère réversif emprunté aux prosimiens. Je me rangerais volontiers de cette dernière opinion, considérant, avec Bertaux, que cette saillie n'est pas toujours en rappoi't avec le développement d'une insertion musculaire ou ligamenteuse, puisqu'on la rencontre plus fréquemment chez les sujets les moins musclés.

La fosse hijpotr^ochantérienne est une fosse longitudinale cretisée parfois sur la face externe du fémur, immédiatement en dehors de la série fie rugosités qui marque l'insertion du grand fessier : elle donne insertion à des faisceaux de ce muscle. Sa fréquence est très variable; assez l'are dans les races actuelles, elle est, d'après les recherclies de Ilouzé, presque constante sur les fémurs de l'ùge du renne en Belgi(]ui'.

H. — Wilbrand, Barkow, cités par Henle, ont trouvé au sommet ib? la surface iiojjlitée, au niveau de l'insertion du court chef du biceps, une apophyse aplatie en forme de crête, ayant deux centimètres de haut sur trois de large. Wilbrand décrit cette saillie comme l'homologue de l'apophyse sus-épitrochléenne de l'humi'rus: Barkow se range à la iiiéun' opinion.

I. — Ces rainures ou encoches séparent sur chaque condyle la surface (pii cnlie eu contact avec les plateaux tibiaux, le champ tibia/, de la surface antérieure IrochliTuue ou champ rotulien. Elles paraissent résulter de la pression produite par le bord antérieur des ménisques interarticulaires dans l'hyperextension du genou. Figurées dans WeilbrechI, elles ont été bien étudiées par Meyer, Henle, Terrillon et récemment pai' Young, U. Briii-e (Memoirs and memoranda in .\natomy, vol. L p. l i7-l!iS, J 'J'.if. i

.L — La saillie du tubercule sus-condylien interne est variable. Ce tubereule a été mentionné par Grùber, HyrtI et Kraiise. Gruber l'a vu une fois long de ileux centimètres, tangible au travers de la peau et des parties molles. J'ai montré que les tubercules sus-coudyliens interne et externe étan^nt en rapport avec l'insertion du faisceau médian des jumeaux (Progrès médical, 1880).

Indice de section du fémur. — C'est le r;i|ipurt centi'simal du diamètre antém- postérieur du corps au diamètre trans\'ersal ; il varie suivant le développement de la ligne âpre : il est en moyenne de 104 (Broca, Bertaux).

Axe anatomique et a.re mécanique. — L'axe auatomique, ou ligne partageant l'os eu deux fragments longitudinaux à peu près égaux, est représenté sur le fémur par une ligne droite allant du milieu de l'échancrure intercondylienne au sommet recourbé du grand trochanter. — L'axe mécanique est figuré par un hl à plomb tombant verticalement du centre de rotation placé dans la tête (Kraûse), ou par un fd à plomb passant au milieu de la trochlée sans préjuger de son pointde passage à la partie supérieure (H. Meyer, Luschka, Bertaux). Bertaux ayant opéré sur cent quinze féumi's a constaté que l'axe anatouiique est incliné sur l'axe mécanique et forme avec lui un angle divergeant qui peut. être é\ alué eu moyenne à 9°; son inclinaison est plus forte chez la femme que chez l'homuie.

Platymérie. — Manouvrier (Congrès intern. d'anthrop. préinst., 1 880, l'aris) a décrit, sous le nom de platymérie (7r),axûj, plat, et fir/pôç, fi'uiur) vm aplatissement antéro-postérieur du tiers supérieur de la diaphyse du fémur, qu'il a observé sur un grand nombre de squelettes humains de l'âge de la pierre, et que l'on rencontre assez fréquemment, mais à un degré atténué, sur des fémurs modernes. Cet aplatissement est surtout marqué sur une longueur de plusieurs centimètres, au-dessous du petit trochanter et de la saillie non constante désignée sous le nom de troisième trochanter, au niveau de la gouttière hypo- Irochantérienne. H est parfois si prononcé que les faces externe et interne de l'os sont converties, à ce niveau, en deux bords presque tranchants. La face antérieure est alors notablement élargie, ainsi que toute la portion supérieure de la surface d'insertion du quadriceps fémoral. C'est donc à la suractivité de ce muscle que l'on doit attribuer l'aplalissemeid en question. La platymérie coïncide généralenieni avec lu ]ilalymèrip du tibia

OSTÉOLOGIE

et plusieurs autres caractères, également en rapport avec la suractivité des membres inférieurs (V. plus loin, platycnémie, etc.). La platymèrie humaine n'est pas homologue analomiquement ni physiologiquement, avec l'aplatissement fémoral des anthropoïdes.

§ III. - SQUELETTE DE LA JAMBE

Le squelette de la jambe, troisième segment du membre inférieur, est constitué par deux os. Ces deux os, disposés à peu près parallèlement, articulés par leurs extrémités, interceptent entre eux un espace elliptique, l'espace inter-

Bord ani. {cr.)

Face int.

Face cri.

Bord post.

Fig. 21.5. — Coupe des os de la jambe en position \'raie.

osseux, qu'une membrane comble à l'état frais. De ces deux os, l'un, très volumineux, est situé en dedans, c'est le tibia; l'autre, grêle, placé en dehors et en arrière du précédent, a reçu le nom dep6?ro)((/.

Le tibia, seul, s'articule avec le fémur, tandis que le tibia et le péroné participent tous les deux à la formation de la surface articulaire, en forme de mortaise, par laquelle les os jambiers s'articulent avec le squelette du pied; encore est-il que le tibia forme à lui seul la plus grande partie de cette mortaise. Le tibia est donc la pièce squelettique principale de la jambe; le péroné n'est plus dans le squelette humain qu'une pièce sans grande importance, utilisée surtout pour de nombreuses insertions musculaires (A).

Au squelette jambier, on rattache d'ordinaire \a rotule. — Située à la face antérieure de l'articulation du genou et rattachée au tibia par un ligament très fort qui continue le tendon du muscle quadriceps crural, la rotule paraît devoir être considérée comme un os sésamo'ide développé dans l'épaisseur de ce tendon.

A. — Quelques anatomistes font du péroné une sorte de pilier élancé, supportant la tubérosité externe du tibia : j'accepterais cette comparaison si le péroné ne se terminait en bas par une extrémité effilée, libre.

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