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TE0L0G1E

PREMIÈRES PHALANGES. — Elles soiitpl US longues que lesautres phalanges des orteils.

Le corps, au lieu d'être aplati d'avant en arrière comme à la main, est aplati transversalement ; parfois il est cylindrique, surtout surle quatrième orteil ; sa face plantaire n'est plus excavée en gouttière, mais convexe transversalement, les empreintes d'insertion desfléchisseurs étant rejetées sur les parties latérales. La première phalange du gros orteil fait exception : elle a gardé son aplatissement de haut en bas, et se fait remarquer par ses grandes dimensions.

L'extrémité postérietire est plus volumineuse qu'à la main : sa cavité articulaire est plus grande ; ses tubercules plantaires sont plus développés.

L'extrémité antérieure est en forme de trochlée, comme à la main.

DEUXIÈMES PHALANGES. — Elles sont plus atrophiées que les précédentes : en elîet, leur brièveté est remarquable : on pourrait presque dire qu'elles manquent de corps, tant celui-ci est court. Les extrémités sont conformées comme celles des phalangines de la main.

TROISIÈMES PHALANGES. — Leur corps est d'une brièveté remarquable : cette atrophie atteint son maximuni sur les quatrième et cinquième orteils.

Contrairement à celles des autres orteils, les phalanges du gros orteil ne continuent pas le plan du métatarsien ; elles s'inclinent en dehors, et cette inclinaison, résultat des pressions exercées par les chaussures, est encore plus marquée sur les phalanges unguéales.

Ossification. — Les phalanges présentent deux points d'ossification : un primitif et un épiphysaire. — Le point primitif apparaît au quatrième mois de la vie intra-utérine : il forme le corps et l'extrémité antérieure. — Le point complémentaire apparaît à l'âge de trois ans et demi au niveau de l'extrémité postérieure, qui se développe à ses dépens.

— La soudure de l'épiptiyse à la diaphyse se fait à des époques qui varient suivant les phalanges considérées ; elle a lieu de quinze à seize ans pour la phalange et la phalangine, et de seize à dix-sept ans pour la phalangette.

Architecture. — Leur structure est celle de tous les os longs : cylindre compact avec canal médullaire pour le corps : tissu spongieux pour les extrémités.

Varia. — On voit parfois la corne du croissant rugueux de la phalange unguéale rejoindre les bords de la phalange, circonscrivant ainsi des orifices latéraux.

L'ankylose des deuxième et troisième phalanges n'est point très rare sur les quatrième et cinquième orteils.

Architecture du pied. — A l'état normal, sur un pied moyennement cambré, la voûte s'appuie sur le sol par deux piliers : un pilier postérieur ou calcanéen, un pilier antérieur ou métatarsien. Les travées osseuses de tissu spongieux des os du tarse et du métatarse sont disposées en deux directions répondant aux piliers de la voûte plantaire. C'est ainsi que, dans Vastragale, les travées prennent deux directions opposées : les unes se dirigeant en arrière vers le pilier calcanéen, les autres en avant vers le pilier antérieur.

— Dans le calcanéum, on peut voir également des systèmes de travées à directions divergentes : le système postérieur, qui continue le système postérieur des travées astragaliennes, aboutit à la grosse tubérosité ; le système antérieur, formé de fibres parallèles au système astragalien antérieur, mais sous-jacent à celui-ci, est dirigé vers le cuboïde : en effet, le pilier antérieur, plus large que le postérieur, se subdivise en un pilier interne répondant au c6té interne du pied, et en un pilier externe qui en suit le bord externe.

Cette subdivision du pilierantérieur est intéressante. L'opinion ancienne et classique considérait la voûte plantaire comme nn arceau à trois piliers ; les recherches de Wolfermann, Bardeleben, Langenliaur, Meyer, Duret et Charpy nous ont mieux fait connaître cette subdivision du pilier antérieur.

Lorsqu'on étudie le squelette d'un pied normal, on constate quela forme arquée esttros

SQUELETTE DU PIED

accentuée sur le. bord inteiiie du pied où ses deux piliers se réunissent par un angle de i'2Ùo environ (Charpy); le pilier postérieur de cette voûte interne est le calcanéum : son pilier antérieur est constitué par la tète volumineuse et saillante du premier métatarsien.

Si l'on considère le bord externe du pied, on voit que l'arc externe forme un cintre presque régulier, mais très surbaissé, qui commence en arrière ]iar le calcanéum, se continue par le cuboïde et s'achève parles deux derniers métatarsiens. Une coupe le long de cet arc externe nous montre les travées osseuses se poursuivant, là encore, suivant deux directions divergentes : la séparatin!) commence au niveau du sinus calcanéen, comme le montre notre schéma. De ce poiul iiian|ui'' par un noyau osseux compact on voit les tra-

Fig. 274. — Squelette du pied, architecture (Scliéma).

vées se diriger, d'une part, en arrière vers la tubérosité postérieure du calcanéum, d'autre part, en avant à travers la grosse apophyse de cet os, le cuboïde et les deux derniers métatarsiens. — Entre les travées divergentes du calcanéum, en ce point imiti/isé, le tissu spongieux du calcanéum se raréfie et montre de grandes lacunes, qui, de bonne heure, se confondent et forment une cavité aussi caractéristique do l'âge que celle du col du fémur (Gharpy).

On peut en définitive avec Lorenz, Wolfermann, Humphry et Charpy admettre que la voûte du pied est constituée par deux arcs ou voûtes secondaires, ayant un pilier postérieur commun, le pilier calcanéen. L'étude physiologique des mouvements du pied révèle que ces deux arcs répondent à des fonctions différentes : Vair interne est Voit du mourement;— Varc externe est l'arc de /'appui.

Cette division physiologique du pied est en rapport étroit avec la disposition des os; Henle remarque fort justement que les os du pied sont disposés en éventail, dont les branches, étalées en avant, se superposent en arrière; dans cet éventail, on peut distinguer deux segments longitudinaux, disposés côte à côte en avant, superposés en arrière ; le segment externe est formé par le calcanéum, le cubo'ide et les deux derniers métatarsiens: — le segment interne comprend l'astragale, le scaphoide, les trois cunéiformes et les

OSTÉOLOGIE

trois premiers métatarsiens ; l'examen attentif de l'architecture des os qui composent ces segments confirme cette division.

Un récent travail de Rasuniowsky (W, Bcitrag zur Architeklonik des Fusskeletts. Mit 1 Tafel, Inter. Monat. fur Anatomie. Bd VI, 1889, Heft 6, S 197-206) confirme les données générales de l'architecture que nous venons d'exposer. — A lire encore sur le même sujet un intéressant travail de Ellis (The human foot; its form and structure; functions, etc.. London, Churchill).

ARTICLE QUATRIÈME

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