SES PÉDONCULES
Six gros cordons, trois de chaque côté, s’échappent de l’échancrure antérieure du cervelet et, sous le nom de pédoncules cérébelleux, mettent ce dernier organe en relation avec les autres portions du névraxe. On les distingue, en raison même de leur situation, en supérieurs, moyens et inférieurs. Les inférieurs descendent
ANATOMIE HUMAINE. — T. Il, 6® ÉDIT.
SYSTEME NERVEUX CENTRAL
vers le bulbe ; les moyens se portent vers la protubérance annulaire ; les supérieurs, vers les tubercules quadrijumeaux. De ces différents pédoncules, les inférieurs nous sont en grande partie connus (voy. Bulbe, p. 599) ; les autres, les moyens et les supérieurs, font partie de l’isthme de l’encéphale et, à ce titre, seront décrits dans le chapitre suivant. Nous allons donc nous borner ici à étudier leurs connexions avec le cervelet lui-même et aussi (car il ne faudrait pas trop morceler leur étude) à indiquer sommairement, sauf à y revenir ultérieurement avec plus de détails, quel est leur mode de terminaison.
1° Pédoncules cérébelleux inférieurs. — Les pédoncules cérébelleux inférieurs se portent obliquement en bas et en arrière vers le bulbe rachidien , où ils prennent le nom de corps resti formes. Nous savons que les corps restiformes à
Fig. 5o7.
Les trois pédoncules cérébelleux du côté droit, vue latérale.
(Les trois pédoncules ont été débarrassés des portions du cervelet qui les recouvrent et les rendent ainsi peu visibles avant toute préparation).
1, cervelet. — 2, pédoncule cérébral. — 3, protubérance annulaire. — 4, bulbe, érigné en avant. — 5 5’, tubercules quadrijumeaux supérieurs et inferieurs. — 6. pédoncule cérébelleux supérieur. - 7, pédoncule cérébelleux moyen. — 8, pédoncule cérébelleux inférieur.
leur tour, se continuent, en apparence tout au moins, avec les cordons postérieurs de la moelle épinière . Envisagés au point de vue de leur constitution anatomique, les pédoncules cérébelleux inférieurs renferment des fibres de valeur fort différente. Nous les distinguerons naturellement en deux groupes : les fibres ascendantes et les fibres descendantes.
A . Fibres ascendantes . — Les fibres ascendantes conduisent au cervelet les impressions sensitives.
Elles ont leur cellule d’origine dans la moelle et le bulbe et, par conséquent, dégénèrent de bas en haut.
Ce sont : les fibres du faisceau cérébelleux direct, les fibres venues des noyaux de Goll et de Burdach soit du côté correspondant, soit du côté opposé, les fibres du faisceau cérébelleux olivaire et les fibres du faisceau sensoriel cérébelleux.
a. Fibres du faisceau cérébelleux direct. — Ces fibres, on le sait, émanent des colonnes de Clarke. Elles suivent, tout d’abord, la partie toute superficielle du cordon latéral de la moelle et du bulbe. Elles passent ensuite, pour la plupart, dans le pédoncule cérébelleux inférieur, pénètrent avec ce dernier dans le centre médullaire du cervelet et, finalement, viennent se terminer dans l’écorce du vermis supérieur.
b. Fibres venues des noyaux de Goll et de Burdach du côté correspondant. — Ces fibres constituent les fibres arciformes e.cternes postérieures, que nous avons décrites a propos du bulbe (voy. p. 600).
c. Fibres venues des noyaux de Goll et de Burdach du côté opposé. — Ces fibres, beaucoup plus nombreuses que les précédentes, forment les fibres arciformes externes antérieures et une partie des fibres arciformes internes (voy. p. 599).
CERVELET
d. Fibres du faisceau cérébelleux olwaire. — Les fibres du faisceau cérébelleux olivaire proviennent de l’olive bulbaire et s’échappent en grande partie, sinon en totalité, par le hile. Après s’être entrecroisées sur la ligne médiane avec celles du côté opposé, elles passent dans le pédoncule cérébelleux inférieur, pénètrent dans le cervelet et viennent se terminer, en partie dans le noyau dentelé, qu’elles abordent par sa face externe, en partie dans la substance grise de l’écorce.
e. Fibres du faisceau sensitivo-sensoriel cérébelleux. — Edinger a décrit sous ce nom un faisceau qui, partant du noyau dentelé et du noyau du toit, gagne le côté interne du pédoncule cérébelleux inférieur, arrive dans le bulbe et se termine dans les noyaux du trijumeau, de l’auditif, du glosso-pharyngien et du pneumogastrique. En réalité et conformément aux conceptions actuelles , ce faisceau sensitivo-sensoriel est constitué par des cylindraxes, qui émanent des cellules des noyaux précités, remontent de là dans le cervelet et se terminent, par des arborisations libres, autour des éléments cellulaires du noyau du toit; ce sont donc des fibres à trajet ascendant et elles sont pour la plupart directes. Il paraît rationnel d’admettre que ces fibres ascendantes bulbo-cérébelleuses sont les homologues des fihres cérébelleuses de la moelle et des fibres cérébelleuses des noyaux de Goll et de Burdach : elles sont, pour les nerfs bulbaires, ce que ces dernières fibres sont pour les nerfs rachidiens. Les unes et les autres relient au cervelet les neurones sensitifs périphériques et seraient, pour certains auteurs, les voies conductrices de la sensibilité musculaire.
B. Fibres descendantes. — Nous avons déjà vu, en étudiant la moelle, que le cordon antéro-latéral de cet organe renferme des fibres à dégénération descendante. qui proviennent du cervelet. Ces fibres, que Marghi, le premier, a vues dégénérer à la suite de destructions expérimentales des hémisphères cérébelleux, ont bien certainement leurs cellules d’origine dans le cervelet, mais on ne sait encore d’une façon précise si ces cellules d’origine sont situées dans l’écorce ou dans les noyaux centraux. Peut-être sont-elles la continuation des prolongements cylindraxiles des cellules de Purkinje. Probst conclut de recherches récentes (190Î2) que l’écorce cérébelleuse n’envoie à la moelle aucune fibre directe : elles passent toutes par les noyaux centraux (noyaux dentelés, noyaux accessoires, noyaux du toit).
Quoi qu’il en soit de leur origine intra-cérébelleuse, les fibres de Marchi se portent en bas en suivant un trajet qui a été bien indiqué dans ces derniers temps (Thomas, Soc. de Biol., 1897). Du cervelet, elles descendent dans le corps restiforme correspondant (quelques auteurs les font passer en partie par le pédoncule cérébelleux moyen), longent le côté externe du plancher ventriculaire, traversent le noyau
Figure demi-schématique représentant les trois pédoncules du cervelet.
a, cervelet. — b, tubercules quadrijumeaux. — c, pédoncule cérébral. — d, protubérance annulaire. — e, bulbe rachidien. — 1, pédoncule cérébelleux supérieur [en bleu). — 2, pédoncule cérébelleux moyen [en noir). — 3, pédoncule cérébelleux inférieur en rouge).
SYSTEME NERVEUX CENTRAL
de Deiters et, bientôt après, se divisent en deux faisceaux : un faisceau antérieur, qui suit l’espace compris entre l’oli ve et le noyau ambigu ; un faisceau postérieur, qui chemine en avant du noyau de l’hypoglosse. Les fibres de Marchi arrivent ainsi
dans le cordon antéro-latéral de la moelle et, finalement, viennent se terminer dans les cornes antérieures, autour des cellules radiculaires.
Ces fibres cérébelleuses descendantes conduisent aux cornes antérieures des incitations qui sont encore assez mal définies, mais qui, à coup sûr, sont en rapport avec la motilité, et ainsi s’explique, par une action directe sur les neurones moteurs périphériques, l’influence qu’a le cervelet sur la locomotion , en particulier sur le maintien de l’équilibre et la coordination des mouvements.
Le faisceau descendant décrit par Marchi, qui relierait directement le cervelet à la moelle épinière, a été contesté en Angleterre par Ferhier et Russel; et, pourtant, ces observateurs ont constaté, après l’ablation d'un bémisplière cérébelleux, l’existence de libres dégénérées dans le bulbe et même dans la moelle cervicale. Voilà donc la question des connexions cérébello-spinales une fois encore remise à l’étude. Pour Ferrier et Russel, l’inlluence, incontestable et incontestée, qu’a le cervelet sur la fonction motrice s’exercerait par l’intermédiaire du cerveau ; les incitations d’origine cérébelleuse se rendraient d’abord au cerveau pour, de là, être rétlécbies vers la moelle. Gomme on le voit, c’est exactement l’inverse de l’opinion courante, d'après laquelle l'incitation motrice, partant des cellules de l’écorce cérébrale, passerait par les noyaux du pont, arriverait par les pédoncules cérébelleux moyens à l’écorce cérébelleuse et, de là, descendrait dans le cordon antéro-latéral de la moelle par les pédoncules cérébelleux inférieurs.
2° Pédoncules cérébelleux moyens. — Les fibres constitutives du pédoncule cérébelleux moyen, se divisent, comme celles du pédoncule inférieur, en fibres ascendantes et fibres descendantes :
A. Fibres descendantes. — Les fibres descendantes ou centrifuges (le cervelet étant pris pour centre) prennent naissance dans l’écorce des hémisphères cérébelleux ; elles continuent vraisemblablement les prolongements cylindraxiles des cellules de Purkinje. Elles contournent en dehors les noyaux dentelés, sortent du cervelet et arrivent bientôt à la protubérance, où elles forment deux groupes : les fibres en anse et les fibres protubérantielles proprement dites (fig. 556).
a) Les fibres en anse ou intercérébelleuses traversent la ligne médiane et remontent dans l’hémisphère cérébelleux du côté opposé. Elles constituent ainsi de longues commissures en forme d’arc, unissant l’une à l’autre deux régions symétriques du même organe.
f) Les fibres protubérantielles proprement dites ne dépassent pas la protubérance : les unes, fibres directes, restent dans le côté correspondant ; les autres, fibres croisées, franchissent la ligne médiane pour passer du côté opposé. Mais, qu’elles soient directes ou croisées, les fibres protubérantielles se terminent toutes de la même façon : leurs arborisations terminales disparaissent dans les noyaux gris de la protubérance ou noyaux du pont (voy. plus loin, Protubérance).
Fig. 559.
Moelle cervicale d’un cliien, sacrifié trois mois après l’ablation de la moitié droite du cervelet (d’après Marchi).
1, sillon médian antérieur. — 2, sillon médian postérieur. — 3, 3, zone en partie dégénérée : cette zone s’observe presque en totalité dans le cordon antéro-latéral du côté correspondant (3); mais elle occupe aussi la partie toute superficielle du cordon antérieur du côté opposé (3 ) ; sur la moelle lombaire, on ne la rencontre que du côté correspondant.
CERVELET
B. Fibres ascendantes. — Les fibres ascendantes ou centripètes, découvertes récemment par Gajal, ont leur cellule d’origine dans les formations grises de la protubérance ou noyaux du pont. En quitant leur cellule, elles se portent dans les pédoncules cérébelleux moyens, les unes dans le pédoncule correspondant, les autres dans le pédoncule du côté opposé, et pénètrent avec eux dans le cervelet. Elles se rendent à l’écorce des hémisphères, en constituant peut-être les fibres grimpantes ci-dessus décrites. Leur valeur fonctionnelle n’est pas encore nettement élucidée. Les travaux les plus récents tendent à les rattacher aux voies de conduction motrices.
3° Pédoncules cérébelleux supérieurs. — Le pédoncule cérébelleux supérieur s’échappe du noyau dentelé au niveau du hile. Mais le noyau dentelé, s’il est son origine principale, n’est pas sa seule origine. Le pédoncule supérieur, en effet, reçoit un certain nombre de faisceaux additionnels, qui proviennent de l’écorce, des noyaux dentelés accessoires et même du noyau du toit.
Ainsi constitué, le pédoncule cérébelleux supérieur se dirige obliquement vers les tubercules quadrijumeaux (fig.
557, 6) , s’entrecroise presque en totalité, au-dessous de ces tubercules, avec celui du côté opposé et vient se placer alors dans l’étage supérieur du pédoncule cérébral. Arrivé à l’extrémité antérieure de ce pédoncule cérébral, il se jette dans le noyau rouge de la calotte (voy. Pédoncules cérébraux), lequel entre en relation à son tour, d’une part avec la couche optique, d’autre part avec l’écorce cérébrale.
L’ablation expérimentale d’un hémisphère cérébelleux (Güdden) amène la dégénérescence du pédoncule cérébelleux supérieur correspondant et du noyau rouge du côté opposé. D’un autre côté, on a
observé la dégénérescence de ces mêmes parties, mais en sens inverse, en conséquence de lésions siégeant, soit dans la couche optique (Mendel), soit dans l’écorce de la région rolandique (Flechsig, Hôsel) , soit dans le noyau rouge lui-même (Pierre Marie et Guillain 1903). Ce double fait de dégénérescence, centrifuge
Fi^. 560.
Fig. 560.
Origine et trajet du pédoncule cérébelleux supérieur.
l, écorce cérébelleuse. — 2, noyau dentelé. —3, noyau rouge. — 4, thalamus. — 5, corps strié. — 6, capsule interne. — 7, écorce cérébrale. — 8, pédoncule cérébelleux supérieur, avec : 8’ son faisceau croisé; 8”, son faisceau direct.
Bag. 561. — Schéma de la voie cérébello-cérébrale par le pédoncule cérébelleux supérieur.
1, 2, 3,4 et 7, comme dans la figure précédente. — a, neurone-cortico-nucléaire. — b, neurone nucléo-thalamique, — c, neurone thalamocortical.
SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
dans un cas, centripète dans l’autre, dénote bien certainement la présence, dans le pédoncule cérébelleux supérieur, de deux ordres de fibres, les unes descendantes, les autres ascendantes, et le pédoncule cérébelleux supérieur se trouve avoir ainsi la même constitution que les deux pédoncules moyens et inférieurs. Mais si le fait lui-même n’est pas douteux, il nous est tout à fait impossible actuellement d’indiquer d’une façon précise où se trouvent, pour chacun des groupes de fibres précités, la cellule d’origine et le point de terminaison (voy. Noyau rouge de la calotte, p. 723.)
D’après Gajal, le pédoncule cérébelleux supérieur, peu après sa sortie du centre médullaire du cervelet, abandonne un certain nombre de libres descendantes, que l’on peut suivre jusque dans la moelle cervicale. Ces fibres, qui ont leur cellule d’origine dans l’écorce cérébelleuse et qui sont vraisemblablement en rapport avec la motilité, envoient leurs collatérales dans les noyaux des nerfs moteurs bulbo-protubérantiels. Ainsi se trouveraient établies, par les fibres descendantes précitées, des connexions étroites entre les nerfs moteurs et l’écorce du cervelet. Plus récemment (1896), Klimoff a pu suivre un faisceau descendant, qui, du pédoncule cérébelleux supérieur, se rendait au noyau d’origine de foculo-moteur commun (voy. chap. vi).
S vu. — Vaisseaux du cervelet
1° Artères. — Le réseau vasculaire du cervelet est alimenté par six branches artérielles, trois de chaque côté : la cérébelleuse inféro-postérieure, qui provient de la vertébrale : la cérébelleuse inféro-antérieure et la cérébelleuse supérieure,
Fig. 562.
Artères du cervelet ; A, vues sur la face inférieure. B, vues sur la face supérieure.
1, cervelet. — 2, bulbe rachidien. — 3, protubérance annulaire. — 4, tubercules quadrijumeaux postérieurs. — •5, artère vertébrale. — b, tronc basilaire. — 7, artère cérébelleuse inféro-postérieure. — 8, artère cérébelleuse inféroantérieure, naissant à droite par un tronc commun avec la précédente. — 9, artère cérébelleuse supérieure. — 10, 10, 10, rameaux contournant la circonférence du cervelet pour passer sur sa face opposée.
qui sont fournies toutes les deux par le tronc basilaire fvoy. Angéiologie). Ces artères couvrent de leurs ramifications irrégulières et flexueuses toute la surface extérieure du cervelet : la cérébelleuse inféro-antérieure et la cérébelleuse inféropostérieure irriguent sa face inférieure, la première en avant, la seconde en arrière.
Contrairement à ce que nous observerons plus tard sur le cerveau, les grosses divisions artérielles du cervelet cheminent à la surface de l’organe plutôt que dans la profondeur des sillons.
Les six artères cérébelleuses s’anastomosent fréquemment entre elles, de façon
CERVELET
à former dans la pie-mère un seul et unique réseau, que l’on remplit ordinairement et avec assez de facilité par une injection poussée dans l’une quelconque des artères précitées. Le réseau cérébelleux communique, en outre, d’une part avec le réseau du quatrième ventricule et du bulbe, d’autre part avec les divisions des artères cérébrales postérieures.
Du réseau pie-mérien s’échappent une multitude de fines artérioles, qui pénètrent dans l’épaisseur du cervelet et se distribuent aux différents éléments anatomiques de cet organe. L’une de ces branches artérielles, plus volumineuse que les autres, se rend au noyau dentelé qu’elle pénètre au niveau du hile : c’est V artère du noyau dentelé.
Les vaisseaux capillaires du cervelet forment, dans la couche moléculaire, un réticulum très dense, à mailles ovales, dont les axes longitudinaux sont orientés en sens radiaire. Dans la couche granuleuse, se voit également un riche réseau capillaire, mais à mailles plus étroites. Enfin, dans la substance médullaire, les mailles du réseau deviennent rapidement plus larges et, d’autre part, se disposent parallèlement à la direction des faisceaux nerveux (Obersteiner).
2® Veines. — Les veines du cervelet sont indépendantes des artères et beaucoup moins flexueuses que ces dernières. Elles se divisent, d’après leur situation, en médianes et latérales :
A. Veines cérébelleuses médianes. — Les veines cérébelleuses médianes, encore appelées en raison de leurs rapports veines vermiennes, sont au nombre de deux, l'une supérieure, l’autre inférieure :
a) La veine vermienne supérieure , la plus importante des deux, chemine d’arrière en avant sur le vermis supérieur. Elle recueille au cours de son trajet, de nombreuses veinules, issues du vermis, de la partie interne des hémisphères cérébelleux, de la valvule de Vieussens et vient se jeter, dans la plupart des cas, dans la veine de Galien. Elle aboutit encore, mais plus rarement, au sinus droit ou à l’une des veines cérébrales internes.
P) La veine vermienne inférieure tire son origine du vermis inférieur et des parties avoisinantes. Cheminant en sens inverse de la précédente, elle se porte d’avant en arrière et de bas en haut. Finalement, se jette dans l’un des sinus qui s’ouvrent dans le pressoir d’Hérophile, le plus souvent dans le sinus droit ou l’un des deux sinus latéraux.
B. Veines cérébelleuses latérales. — Les veines cérébelleuses latérales se distinguent, de même, en supé7deures et inférieures : les premières occupent la face supérieure du cervelet ; les secondes cheminent sur sa face inférieure. Les unes et les autres se portent en dehors vers la circonférence de l’organe et se jettent en grande partie dans le sinus latéral correspondant. Quelques-unes cependant, les plus antérieures, aboutissent au sinus pétreux supérieur. Aux veines latérales de la face inférieure du cervelet se rend ordinairement la veine du noyau de^itelé, satellite de l’artère homonyme.
3° Lymphatiques. — Les voies lymphatiques du cervelet ne présentent aucune particularité (voy. Anatomie générale).
Voyez, au sujet du cervelet, parmi les publications récentes (1890-1909) : Mingazzini, Intoymo al decorso d. fibre appart. al pedunculus médius cerebelli ed al corpus restiforme, Arch. per le Sc. mediche, 1890; — Kôlliker, Das Kleinhirn, Zeitschr. f. wiss. Zoologie, 1890; — Brosset, Contribution à l’étude des connexions du cervelet, Th. de Lyon, 1890; — Ramon y Gajal, Sobre los fibros nerviosas de la capa molecular del cerebelo, Rev. trimestr, de histol.
SYSTEME NERVEUX CENTRAL
normale e patologica, 1888 et 1889; — Du même, Swr V origine et la direction des prolongements nerveux de la couche moléculaire du cervelet, Journ. internat. d’Anatomie, 1889 ; — Du MÊME, Sur les fibres nerveuses de la couche granuleuse du cervelet et sur V évolution des éléments cérébelleux, ibid., 1890. — Du même, A propos de certains éléments bipolaires du cervelet avec quelques détails nouveaux sur l'évolution des fibres cérébelleuses, ibid., 1890 ; — Ramon (P.), Estruclura del cerebelo de los peces. Gaz. sanit. de Barcelona, 1890; — Du même. Cerebelo de los reptiles, ibid., 1891 ; — Cramer, Einseitige Kleinhirnatrophie, etc., nebst einem Beitrag z. Anatomie der Kleinhirnstiele. Beitr. z. pathol. Anatomie, 1891 ; — van Gehuchten, La structure des centres nerveux : la moelle épinière et le cervelet, La Cellule, 1891 ; — Herrich, Illustrations of the architecture o^' the cerebellum, Tbe Journ. of comp. Neurology, 1891; — Retzius, Die nervosen Elemente der Kleinhirnrinde, Biol. Untersuch., 1892 ; — Sghaper, Zur feineren Anatomie des Kleinhirns der Teleostier, Anatom. Anzeiger, 1893 ; — Falcone, La corteccia del cervelleto, Napoli ; — Gapobianco, Sopra una particolarita di struttura delta corteccia del cervelleto, Rif. med., 1893; — Perrier, Cervelet et ses rapports, Brain, 1894 ; — Azoulay, Quelques particularités de la structure du cervelet chez l’enfant. Soc. anatomique, Paris, 1894 ; — Lui, Sullo sviluppo istologico délia corteccia cerebellare, Riv. sperim. di freniatria, 1894.
Lugaro, Sulla struttura dell nucleo dentalo del cerveleto nelVuomo, Monit. Zool. ital., 1895 ; — Bruce, On the flocculus, Brain, 1895 ; — Kuithan, The histol. conformation des Kleinhirnes bei Sdugethiereîi, Dissert. München, 1895 ; — Kunnermann, Ueber die Morphologie des Kleinhirns bei Sàugethieren, Erlangen, 1895 ; — Stroud, The development of the cerebellum in man and the cat, Journ. of compar. neurol., 1895; — Bield, Absteigende Kleinhirnbahnen,'^QViVQ\. CqiAv., 1895; — Klimoff, Connexions du cervelet avec le noyau oculo-moteur commun, Wratch, 1896 ; — Dogiel, Die Nervenelemente im Kleinhiim der Vôgel u. Sàugethiere, Arcli. f. mikr. Anat., 1896 ; — Thomas, Le faisceau cerébelleux descendant. Soc. A. Biol., 1897 ; — Du même, Le cervelet. Th. de Paris, 1897; — Stôhr, Ueber die kleinen Rindenzellen des Kleinhirns des Menschen, Anat. Anz., 1897, Bd. XII ; — Ramon y Cajal, Ueber die Beziehungen der Nervenzellen zu den Neurogliazellen, etc., Monatsschr. f. Psychiatrie, 1897 ; — Athias, Rech. sur l histogenèse du cervelet, Th. de Paris, 1897 ; — Hill, Note sur les granulations de la couche granuleuse du cervelet, Brain, 1897 ; — Mahaim, Le cervelet, Ann. de la Soc. méd.-chir. de Liège, 1898 ; — Mott, Les voies afférentes de la moelle au cerveau chez les singes, Monatsschr. f. Psycli. u. Neurol., 1898 ; — Sancti de Sanctis, Untersuch. ü. den Bau u. die Marks cheidenbildung des menschl. Kleinhirns, Monatsschr. f. Psych. u. Neurol., t. IV, 1898 ; — Bruce, Note sur la terminaison supérieure des faisceaux cérébelleux direct et antéro-latéral ascendant, Brain, 1898 ; — Schaper. Zur Morphol. des Kleinhirns. Anat. Anz., Bd. XVI, 1899 ; — Weindenreich, Zur Anat. der centralen Kleinhirnkerne der Sàuger, Zeitschr. f. Anat. u. Anthrop., 1899; — Edinger, Anat. u. vergleich-anat. Untersuch. über die V erbindung der setisorischen Rirnnerven mit dem Kleinhirn, directe sensorische Kleinhirnbahn^ etc., Neurol. Gentr., 1899.
Lannois et Paviot, De la mise en évidence par Tatrophie dite parenchymateuse du cervelet, d’une couche cellulaire innommée de la corticalité cérébelleuse, Soc. Sc. méd. Lyon, 1900-1901 ; — Manouélian, Des fibres nerveuses terminales dans le noyau du toit du cervelet, G. R. Soc. Biol, t. LUI, n® 6, 1901 ; — Bolk, Hauptzüge der vergl. Anat. des Cerebellum der Bdugethiere, mit besond. Berücksichtigung des menschl. Kleinhirns, Monatsschr. f. Psycli. u. Neurol, Bd. 12, H. 5, 1902 ; — Probst, Sur VAnat. et la Physiol. du cervelet, Arch. f. Psych., t. XXXV, f. 3, 1902; — Bradley. On the development a. Homology of the mammalian cerebellar fissures, Journ. of Anat. a. Physiol., vol. XXXVII, 1903. — Marie (P.), et Guillain (G), Sur les connexions des pédoncules ‘cérébelleux supérieurs chez l’homme, C. R. Soc. Biol. d. Paris, t. LIV, n“ 1, 1903 ; — Banchi, Suite vie di connessione del cerveletto, Arch. ital. di Anat. e di EmbrioL, 1903 ; — Smith (G.,) Elliot. Notes on the morpholoyy of the cerebellum, Journ. of. Anat. u. Physiol., vol. XXXVII, 1903 ; — Du MÊ.ME, The Morphology of the human cerebellum, Rev. of Neurol, and Psychiatry, 1903 ; — Du MÊME, Fruther observations on the natural mode of subdivision of the mammalian Cerebellum, Anat. Anz. Bd XXXIII, 1903. — Bielschowsky u. Wolff, Zur Histol. der Kleinhirnrinde, Journ. f. Psychol. u. Neurol. 1904 ; — van Gehuchten, Connexions du noyau de Deiters et des masses grises voisines. Le Névraxe, 1904 ; — Du même. Le corps restiforme et les connexions bulbo-cérébelleuses, ibid, 1904; — Du même, Le faisceau en crochet ou faisceau cérébello-bulbaire, ibid, 1905 ; — Ramon y Cajal, Las celulas estrelladas de la capa molecular del cerebelo, Trabajos, etc., 1905 ; — Vogt (O.) Die myelogenetische Gliederung d. Cortex Cerebelli, Journ. f. Psychol. u. Neurol., 1905 ; — Bolk, Das Cerebellum d. Sàugethieren, Haarlem, 1906 ; — Cajal et Illera, Quelques nouveaux détails sur la structure de l'écorce cérébelleuse, Trabajos, etc., 1907 ; — VAN Rynberk, Die neueren Beitr. z. Anat. u. Physiol. des Klésuhirns der sciuger. Fol. neurobioL, 1907 ; — Du même, Das Lokalisations problem in Kleinhirn, Ergebn. d. Physiol. 1908 ; — Luna, Contrib. allô studio sulla morfologia del cervelleto' di alcuni mammiferi. Folia neurobiol., 1909.