RÉSUMÉ DE LA M A X I L L A I R
' 5 ascendantes
a) . Br. collatérales . \ ^ descendantes
I 2 antérieures
' 2 postérieures . . . . ,
b) . Br. terminale
ANGEIOLOGIE
ment plus volumineuse chez l’homme que dans les autres espèces animales, relativement plus volumineuse aussi chez l’enfant que chez l’adulte.
1° Trajet. — A son origine, la carotide interne est située un peu en dehors de la carotide externe. Mais, après un parcours de 10 à 20 millimètres, elle s’infléchit sur elle-même et se dirige obliquement en haut et en dedans vers la paroi latérale du pharynx ; elle croise ainsi à angle très aigu la carotide externe qui, suivant une
direction contraire, se porte obliquement en haut et en dehors.
Arrivée sur le pharynx, la carotide interne redevient verticale et s’élève alors jusqu’à l’orifice inférieur du canal carotidien (t. I, p. 168), dans lequel elle pénètre et qu’elle parcourt dans toute son étendue.
En débouchant du canal carotidien dans le crâne, elle passe tout d’abord sur la lame fibro-cartilagineuse qui obture le trou déchiré antérieur, puis s’engage dans la gouttière caverneuse dont elle suit exactement la double courbure en S italique (fig. 147, 1).
A rextrémité antérieure de cette gouttière, nous voyons l’artère se redresser sur le côté interne de l’apophyse clinoïde antérieure, traverser de bas en haut la portion correspondante de la dure-mère, fournir une branche collatérale importante, y ophthalmique, et s’épanouir immédiatement après en quatre branches fortement divergentes, la cérébrale antérieure , la cérébrale moyenne, la communicante postérieure et la choroidienne^ que l’on considère ordinairement comme ses branches terminales.
2° Rapports. — Dans ce long trajet ascendant, la carotide interne présente les rapports suivants :
aj Au cou, elle possède à son origine les mêmes rapports que la carotide externe, en dehors de laquelle elle est située ; elle est, à ce niveau, relativement superficielle, recouverte seulement par l’aponévrose cervicale et par le peaucier. — Plus haut, elle s’engage profondément au-dessous des muscles styliens et répond alors, par sa face antérieure, à la glande parotide (voy. cette glande), qui se creuse en forme de gouttière pour la recevoir. En arrière, elle repose sur l’aponévrose prévertébrale et les muscles prévertébraux. En dedans, elle répond au pharynx ; en dehors, à la veine jugulaire interne et au nerf pneumogastrique, qui présentent avec elle les mêmes rapports qu’avec la carotide primitive. — Les trois nerfs pneumogastrique, glosso-pharyngien et grand hypoglosse qui, à leur sortie du crâne, sont situés à la partie postérieure de la carotide interne, contournent ensuite ce vaisseau pour venir se placer sur son côté externe.
lî) Dans le canal carotidien, la carotide interne est en rapport avec les filets cra-
Fig. 147.
La carotide interne dans le sinus caverneu.K.
1. carotide interne. — 2. sinus caverneux. — 3, veine ophllialniique. — 4, artère oplitlialmique. — .o, hrancbcs terminales de la carotide interne. — G, nerf optique, érigné en liant. — 7, nerf maxillaire supérieur. — 8, 8, nerf moteur oculaire externe. — 9, orifice interne du canal carotidien. — 10, apophvse clinoïde antérieure. — 11, apophyse clinoïde postérieure.
ARTÈRE CAROTIDE INTERNE
iü7
niens antérieurs du ganglion cervical supérieur, que nous étudierons ultérieurement à propos du grand sympathique. Elle est séparée du canal osseux par un lacis de petits canaux veineux, bien décrits par Rektorsik et Rüdinger : ce réseau veineux péricarotidien, que j’ai très bien vu, après injection, sur des coupes de sujets congelés, entoure l’artère sur tout son pourtour; il communique en haut avec le sinus caverneux.
y) Dans la gouttière caverneuse, elle traverse le sinus caverneux, en dedans des cordons nerveux (moteur oculaire commun, mofeur oculaire externe, pathétique, ophthalmique), qui cheminent dans la paroi externe ou dans la cavité même de ce sinus (voy. ces nerfs). Il est à remarquer qu’elle ne baigne dans le sang du sinus qu’en apparence ; elle en est toujours séparée par la tunique interne ou endothéliale du vaisseau veineux.
ô) Au niveau de V apophyse clinoïde antérieure, enfin, la carotide interne se trouve placée en dehors du nerf optique, dont elle croise perpendiculairement la direction.
3° Distribution. — La carotide interne, comme l’externe, donne deux ordres débranchés : des branches collatérales et des branches terminales.
A. — Branches collatérales
La carotide interne ne fournit ordinairement aucune branche à la région cervicale ; ce n’est que dans des cas tout à fait exceptionnels qu’on la voit donner la pharyngienne, une pharyngienne surnuméraire, l’occipitale. Au-dessus du cou, elle abandonne des branches assez nombreuses, mais d’importance bien différente, que nous diviserons en trois groupes : 1° celles naissant dans le canal carotidien, branches intra-pétreuses ; 2° celles naissant dans la traversée du sinus caverneux, branches intra-sinusiennes ; 3° celle naissant au-dessus du sinus, il n’y en a qu’une, V ophthalmique .
1° Branches intra-pétreuses. — Dans sa portion intra-pétreuse, la carotide interne abandonne quelques ramuscules périosliques et osseux pour le canal qui la loge. Elle fournit aussi un rameau à l’oreille moyenne, le rameau carotico-tympanique, qui pénètre dans la caisse du tympan et s’y distribue, en s’anastomosant avec les autres artères de la caisse.
2° Branches intra-sinusiennes. — Dans le sinus caverneux, la carotide interne émet : 1® un rameau anastomotique pour V artère vidienne qui, avec le nerf vidien descend dans le trou déchiré antérieur ; 2° un rameau anastomotique pour la •méningée moyenne ; 3° un certain nombre d'autres artérioles, très grêles, lesquelles, suivant des trajets fort- divers, se perdent dans le ganglion de Gasser et les trois nerfs qui en émanent, dans le corps pituitaire et les portions de la duremère qui l’avoisinent, dans les parois des sinus caverneux et les nerfs qui les traversent, dans la portion de la dure-mère qui revêt la surface basilaire de l’occipital. Mais ces rameaux collatéraux, tous minuscules, sont bien peu importants eu égard au volume et au mode de distribution de l’ophthalmique.
3° Artère ophthalmique. — Destinée, comme l’indique son nom, au globe oculaire et à ses annexes, l’artère ophthalmique (fig. 148 et 149) tire son origine de la carotide interne, au niveau de l’apophyse clinoïde antérieure, en pleine cavité crânienne par conséquent.
ANGEIOLOGIE
A. Trajet et rapports. — De la carotide qui lui donne naissance, l’artère ophthalmique se porte obliquement en avant et un peu en dehors, vers le trou optique.
Elle s’engage dans ce trou en compagnie du nerf optique (dont elle longe le côté inféro-externe) et débouche ainsi dans la cavité orbitaire.
Dans cette cavité, l’artère est située, tout d’abord, tout près de sa paroi externe, en dehors du nerf optique, entre le nerf de la sixième paire et le muscle droit externe. Changeant bientôt de direction, elle oblique en dedans, croise le nerf optique (en passant au-dessus de lui) et atteint la paroi interne de l’orbite. Là, s’infléchissant de nouveau sur ellemême, elle se porte d’arrière en avant, en suivant toujours la paroi orbitaire interne, le long du bord inférieur du grand oblique. Elle chemine ainsi jusqu’à la poulie de réflexion de ce dernier muscle, où elle se bifurque en deux branches : l’une ascendante ou frontale, l’autre descendante ou nasale. Ce sont là les deux branches terminales de l’ophthalmique.
Mais déjà, dans son trajet orbitaire pourtant bien court, cette artère a fourni un grand nombre de branches collatérales, que nous allons immédiatement décrire.
Fig. US.
Vaisseaux; de l'orbile, vus d’en haut.
A, paupières éri-iiiécs. — 15, nert opliiiue. — C, glande lacrymale. — 1), sinus frontal. — E, sinus maxillaire.
I. artère carotitle interne. — 2, artère oplillialmiiiue. — .3, veine ophtlialmi(|ue avec : 3', son anastomose avec la faciale ; 3”, son anastomose a\ec le plexus iitérygoïdien. — i, artère lacrymale. — 4’, artère centrale de la rétine. — o, artère musculaire supérieure. — (), artère musculaire inférieure. — 7, artères ciliaires. — 8, artère ethmoïdale postérieure. — 9, artère etiimoïdale antérieure. — 10, artère sus-orbitaire. — 11, artère palpébrale supérieure. — 12, artère palpébrale inférieure. — 13, artère frontale. — 14, artère nasale. — 13, artère et veines faciales.
B. Branches COLLATÉRALES. — Les branches collatérales de l’ophthalmique, toutes intra-orbitaires, par leur origine tout au moins, sont au nombre de onze. De ces onze branches (fig. 150) : i° deux naissent de la portion de l’ophthalmique, qui est située en dehors du nerf optique, ce sont la lacrymale et la centrale de la rétine ;
cinq tirent leur origine de la portion de l’artère qui est placée au-dessus du nerf optique, savoir : la sus- orbitaire, les ciliaires courtes postérieures, les ciliaires longues postérieures, la musculaire supérieure et la musculaire inférieure ; 3° les quatre dernières naissent de la portion de l’artère située en dedans du nerf optique, ce sont : V ethmoïdale postérieure , Y ethmoïdale antérieure , la palpébrale inférieure et la palpébrale supérieure. Leur origine nous étant maintenant connue, nous allons indiquer succinctement quels sont leur trajet et leur mode de distribution.
D Lacrymale. — La lacrymale se porte horizontalement d’arrière en avant vers la glande lacrymale, en suivant la paroi externe de l’orbite. Elle abandonne de nombreux rameaux à cette glande et vient se terminer ensuite dans la paupière supérieure. Elle fournit en outre, dans son trajet : 1° quelques rameaux sans nom
ARTERE CAROTIDE INTERNE
pour le périoste, pour le nerf optique, pour les muscles droit supérieur et élévateur de la paupière supérieure; 2® un rameau, dit rameau malaire, qui s’engage dans le conduit malaire (voy. Ostéologie) et vient s’anastomoser, dans la fosse temporale, avec la temporale profonde antérieure.
2° Artère centrale de la rétine. — L’artère centrale de la rétine, très courte et très grêle, se porte sur le côté externe du nerf optique et s’engage dans son épaisseur à un centimètre environ en arrière de la sclérotique. Elle suit d’arrière en avant l’axe de ce nerf et arrive à la rétine à laquelle elle se distribue (voy.
Rétine).
3° Sus-orbitaire. —
L’artère sus-orbitaire, encore appelée frontale externe (par opposition à la frontale interne que nous verrons plus loin), longe d’arrière en avant la paroi supérieure de l’orbite, entre le périoste et le muscle élévateur de la paupière supérieure, auquel elle fournit quelques rameaux. Elle s’échappe de l’orbite par le trou sus-orbitaire (quelquefois une simple échancrure) et se divise alors en deux rameaux ascendants, l’un superficiel ou sous-cutané, l’autre profond ou périostique : ces deux rameaux s’épuisent dans les parties molles qui surmontent l’arcade orbitaire. En sortant de l’orbite, l’artère sus-orbitaire émet fréquemment un petit rameau diploïque, qui pénètre immédiatement dans l’épaisseur du frontal.
4° Ciliaires courtes postérieures. — Les ciliaires courtes postérieures, ordinairement au nombre de deux ou trois, à leur origine," se portent au-dessus du nert optique et se divisent chacune en trois ou quatre branches grêles et flexueuses. Ces branches, qui peuvent se subdiviser à leur tour, cheminent d’arrière en avant sur le pourtour du nerf optique jusqu’au globe de l’œil. Elles perforent alors la sclérotique, arrivent dans la lamina fusca et, finalement, se jettent dans la choroïde, à laquelle elles sont spécialement destinées (voy. Choroïde). Elles fournissent, chemin faisant, quelques fins rameaux à la sclérotique.
S'" Ciliaires longues postérieures. — Les ciliaires longues postérieures sont au nombre de deux, l’une interne ou nasale, l’autre externe ou temporale. Gomme les précédentes, elles perforent la sclérotique à sa partie postérieure. Elles cheminent ensuite d’arrière en avant, entre cette dernière membrane et la choroïde, dans la lamina fusca par conséquent, sans donner aucune branche. Elles arrivent ainsi, au-devant du muscle ciliaire et, là, se bifurquent chacune en deux branches, l’une ascendante, l’autre descendante : ces deux branches s’anastomosent entre elles, les ascendantes en haut, les descendantes en bas, en formant ainsi autour de
Vaisseaux de l’orbite., vus par le côté externe.
(Même légende que pour la figure précédente : s’y reporter, p. 158.)
ANGÉIOLOGIE
la grande circonférence de l’iris un cercle complet, le grand cercle artériel de riris. A ce grand cercle artériel de l’iris aboutissent encore, comme autant de branches de renforcement, les ciliaires antérieures, issues des artères musculaires (voy. t. III, Vaisseaux de la membrane irido-choroïdienne).
6° Musculaire supérieure. — L’artère musculaire supérieure se distribue, par de fins rameaux, aux quatre muscles élévateur de la paupière supérieure, droit supérieur de l’œil, droit interne et grand oblique.
7° Musculaire inférieure . — L’artère musculaire inférieure, un peu plus volumineuse que la précédente, se place au-dessous du nerf optique et vient s’épuiser dans le droit inférieur, le droit externe et le petit oblique. De l’une et l’autre des artères musculaires, mais principalement de la musculaire inférieure, se détachent de nombreux rameaux qui, sous le nom à' artères ciliaires antérieures, perforent la sclérotique au voisinage de l’insertion des muscles droits et viennent se jeter dans le grand cercle artériel de l’iris. Nous reviendrons naturellement sur ces artères ciliaires antérieures à propos de la circulation du globe de l’œil (voy. t. 111, Vaisseaux de la me^nhrane irido-choroïdienne).
8° Elhmoïdale postérieure. — L’ethrnoïdale postérieure s’engage dans le conduit orbitaire interne postérieur (t. I, p. 240), qui l’amène, après un trajet transversal ou plus ou moins oblique, sur la lame criblée de rethmoïde. Là, elle se divise en deux groupes de rameaux ; des rameaux ascendants ou méningiens , qui se distribuent à la dure-
Fig. lüÜ.
mère de la région; 2° des rameaux descendants ou
Schéma représentant l’artère ophthalmique et ses branches.
a, artère opiithalmique. — è, nerf optique.
— c, globe de l’œil.
1, lacrymale. — 2, centrale de la rétine.
— 3, ciliaires courtes postérieures. — 4. ciliaires longues postérieures. — 5, musculaire supérieure. — 6, musculaire inférieure.
— 7, sus-orbitaire. — 8, etlimoïdale postérieure. — 9, etlimoïdale antérieure. — 10, palpébrale supérieure. — 11, palpébrale inférieure. — 12, frontale. — 13, nasale.
nasaux, qui traversent les trous de la lame criblée, arrivent ainsi dans les fosses nasales et se distribuent à la partie supérieure et postérieure de la pituitaire.
9° Etlimoïdale antérieure. — L’ethmoïdale antérieure s’engage, de même, dans le conduit orbitaire interne antérieur et, parvenue sur la lame criblée, se partage en deux rameaux : P un rameau méningien {artère méningée antérieure de quelques auteurs), destiné à la dure-mère du voisinage et tout particulièrement à l’extrémité antérieure de la faux du cerveau ; 2® un rameau nasal, qui descend dans la fosse nasale correspondante à travers le trou ethmoïdal (t. I, p. 130) et se termine dans la partie supérieure et antérieure de la membrane pituitaire, en s’anastomosant avec les branches de la sphéno-palatine (p. 154).
10® Palpébrale inférieure. — La palpébrale inférieure naît de l’ophthalmique au niveau de la poulie du grand oblique. Se portant alors en bas et en dehors, elle se jette dans la paupière inférieure entre l’orbiculaire et le tarse et se dirige vers la commissure externe, en décrivant une arcade à concavité dirigée en haut. De cette arcade partent successivement : 1° des rameaux descendants, pour la conjonctive, la peau, les glandes ciliaires et les glandes de Meibomius ; 2° des
ARTÈRE CAROTIDE INTERNE
rameaux descendants^ pour la peau et l’orbiculaire (voy. Paupières). Avant de pénétrer dans la paupière, la palpébrale inférieure abandonne un rameau nasal qui, après s’être anastomosé avec un rameau de la sous-orbitaire, descend dans le canal nasal et se ramifie dans sa muqueuse.
11® Palpébrale supérieure. — La palpébrale supérieure décrit de même dans' la paupière supérieure, parallèlement à son bord libre, entre l’orbiculaire et le tarse, une arcade à concavité dirigée en bas, dont les rameaux se terminent, comme pour la palpébrale inférieure, dans la peau, les muscles, les glandes et la muqueuse de la paupière supérieure. Cette arcade s’anastomose constamment, en dehors, avec une branche palpébrale provenant de la temporale superficielle (voy. Paupières).
C. Branches terminales. — Gomme nous l’avons déjà vu plus haut, les branches terminales de l’ophthalmique sont au nombre de deux : la frontale et la nasale. Toutes les deux, si elles naissent de l’orbite, ont leur territoire en dehors de cette cavité.
l® Frontale. — La frontale, ou mieux frontale interne (pour la distinguer de la sus-orbitaire ou frontale externe), prend naissance au niveau ou un peu en avant de la poulie de réflexion du grand oblique. De là, elle se porte en haut et en dedans vers la partie médiane du front, où elle se divise en trois ordres de rameaux : des rameaux sous-cutanés, des rameaux musculaires et des rameaux périostiques, dont les noms seuls indiquent suffisamment le mode de distribution. La frontale s’anastomose, en dehors, avec “la sus-orbitaire et, en dedans,'avec la frontale du côté opposé.
i2® Nasale. — L’artère nasale naît au même niveau que la précédente, mais elle est plus volumineuse. De son point d’origine, elle se dirige en bas et en dedans, en passant au-dessus du tendon de l’orbiculaire. Elle abandonne dans son trajet un ou deux rameaux au sac lacrymal, jette plusieurs ramuscules sur la partie antérieure et sur la partie latérale de la racine du nez et s’anastomose ensuite à plein canal avec l’artère angulaire, branche de terminaison de la faciale (voy. Faciale).
Variétés. — Vartère lacrymale et même Vophthalmique peuvent naître de la méningée moyenne. — Très fréquemment, la lacrymale fournit une artère méningée, laquelle s’anastomose, dans le crâne, avec les branches de la méningée moyenne. — On a vu l’ophthalmique constituée à son origine par deux branches, entre lesquelles passe le nerf optique. — La branche nasale peut faire défaut; par contre, elle peut, plus développée que d’habitude, suppléer en partie la faciale. — La branche sus-orbitaire naît parfois de la lacrymale.
B. — Branches terminales
Les branches terminales de la carotide interne (fig. 159 et 15^), comme nous l’avons vu plus haut, sont au nombre de quatre ; la cérébrale antérieure, la cérébrale moyenne, la communicante postérieure, la choroïdienne.
1® Artère cérébrale antérieure. — La cérébrale antérieure se porte, tout d’abord, en avant et en dedans vers la ligne médiane. Elle s’anastomose, avant de l’atteindre, avec la cérébrale antérieure du côté opposé, au moyen d’une artère transversale, la communicante antérieure, laquelle est située un peu en avant du nerf optique et ne présente que quelques millimètres de longueur. Au delà de cette anastomose, la cérébrale antérieure, s’infléchissant sur elle-même, se dirige d’arrière en avant et de bas en haut, contourne le genou du corps calleux et vient se ramifier sur la face interne de l’hémisphère cérébral correspondant.
2® Artère cérébrale moyenne ou sylvienne. — La cérébrale moyenne, plus
ANATO.MIE HU.MAINE. — T. Il, 6® ÉDIT. 21
ANGEiOLOGIE
connue sous le nom à'artère sylmenne, se dirige en dehors et en arrière. Elle fournit, tout près de son origine, de nombreux petits rameaux qui pénètrent dans les trous de l’espace perforé antérieur. Puis, elle s’engage dans la scissure da Sylvius (d’où son nom artère sylvienne), qu’elle parcourt dans toute son étendue et où elle se termine, en jetant plusieurs branches importantes sur la face externe
de l’hémisphère.
3° Artère communicante postérieure. — La
communicante postérieure, beaucoup moins volumineuse que les deux artères précédentes, naît de la partie postérieure de la carotide interne.
Elle se dirige horizontalement d’avant en arrière et un peu de dehors en dedans et se jette, au niveau du bord antérieur de la protubérance, dans la cérébrale postérieure, branche du tronc basilaire. La communicante postérieure est, comme on le voit, une anastomose, tantôt volumineuse, tantôt très grêle, jetée entre le système de la carotide interne et le système de la vertébrale.
4° Artère choroïdienne.
— L’artère choroïdienne, ordinairement petite, mais constante, se dirige en dehors et en haut, en longeantla face inférieure de la bandelette optique.
Elle pénètre dans le ventricule latéral par l’extrémité antérieure de la fente cérébrale de Bichat et se termine dans les plexus choroïdes.
5® Polygone artériel de Willis. — La cérébrale antérieure réunie avec son homonyme du côté opposé, d’une part, et, d’autre part, les deux communicantes postérieures anastomosées de chaque côté avec les deux cérébrales postérieures, branches de bifurcation du tronc basilaire (p. 168), forment à la base de l’encéphale un circuit entièrement fermé, que l’on désigne généralement, en raison de sa configuration géométrique, sous le nom ôè hexagone artériel de Willis. Les deux côtés antérieurs de cet hexagone sont formés par les deux cérébrales antérieures, les deux côtés postérieurs par les deux cérébrales postérieures, les deux côtés latéraux par les deux communicantes postérieures.
i;ii.
Artrros sous-cncéplialiiiiies. viirs sur la Ijuso iIu crâne.
I, carotide interne. — 2. vertébrale. — 3. tronc basilaire. — 4. cérciiralc antérieure. — 5. cérébrale moyenne. — b, oplitlialmiqne. — 7. communicante ])Ostérieure. — 8, cérébrate postérieure. — 0, cérébelleuse postérieure. — 10, cérébelleuse antéro-inférieure. — 11. cérébelleuse postéro-inférieure. — 12. spinale antérieure. — 13, spinale postérieure. — 1 1. ramean.\ roénin;:iens et etlimoïdales antérieure et postérieure. — 15, petite méningée. — 10. méningée moyenne. — 1/, méningée postérieure. — 18, autre artère méningée, débouchant par le trou mastoïdien.
ARTERE CAROTIDE INTERNE
Il n’est malheureusement pas tenu compte, Willis , de la communicante antérieure, qui forme en réalité un septième côté : le circuit sous-encéphalique devient ainsi un véritable heptagone.
La distribution détaillée des différentes artères encéphaliques suppo- ,sant parfaitement connue l’étude des circonvolutions et de la conformation inférieure de l’encéphale, nous nous contentons ici de la description sommaire qui précède, et renvoyons le lecteur tà notre livre V (Système nerveux central), où nous consacrerons un article spécial à cette question , très importante aujourd’hui, de la circulation des centres encéphaliques (voy. Artères du cerveau).
dans la constitution de l’hexasone de
Fi^. 152.
Sellé ma représentant les deux systèmes vertébral et carotidien à la base de l'encéphale.
Vi'\
1, carotide interne.
2, céi’ébrale moyenne.
3, cérébrale antérieure.
4, communicante antérienre.
5, communicante postérieure.
6, artère vertébrale.
7, tronc basilaire.
8, vertébrale postérieure.
9, spinale postérieure.
10, spinale antérieure.
11, cérébelleuse postéro-inférieure.
12, cérébelleuse antéro-inférieure.
13, cérébelleuse supérieure.
14, artères protubérantielles.
A) Branches collatérales .
B) Branches terminales . .