‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 42 sur 166 · RESUME DE LA RADIALE · texte numérisé non relu

RESUME DE LA RADIALE

/ 1“ Récurrente radiale antérieure.

i 2° Rameux musculaires.

! Portion antibrachiale. . ^ 3° Transverse antérieure du carpe, i I Radio-palmaire [contribue à former l'arcade

) palmaire superficielle.

I ( 5° Dorsale du pouce.

) 6° Dorsale du carpe.

! 7® Interosseuse du deuxième espace.

V 8® Interosseuse du premier espace, b). Br. terminale | Contribue à former l'arcade palmaire profonde.

a). Br. collatérales .

Portion carpienne

ARTÈRE GURITALE

Variétés. — La radiale naît rarement au-dessous du coude {origine abaissée); par contre, elle naît assez fréquemment au-dessus du coude [origine élevée), soit au bras, soit dans l’aisselle, soit même au cou. — Dans ce dernier cas, elle suit très souvent, à l’avant-bras, un trajet superficiel.—Elle traverse parfois d’arrière en avant l’expansion aponévrotique du biceps. — On l'a vue (Langer) passer à la face profonde du biceps pour gagner le bord externe de ce muscle; j’ai observé [Journ. internat. cV Anatomie, 1889) une disposition semblable dans un cas d’apophyse susépitrochléenne ; la radiale suivait le nerf musculo-cutané. — Au point de vue de son volume, elle peut être très grêle et s’arrêter au poignet. Elle peut même manquer entièrement : elle est suppléée, dans ce cas. soit par l’interosseuse antérieure, soit par la cubitale, ou bien encore par l’artère du nerf médian qui est alors plus développée que d’habitude. — L’artère radiale, au poignet, peut passer au-dessus des muscles du long abducteur et extenseur du pouce. — Elle peut aussi traverser le deuxième espace interosseux pour gagner la région palmaire.

La récurrente radiale antérieure peut provenir de l’humérale, de la cubitale, de l’interosseuse. — Elle est assez souvent constituée par plusieurs rameaux séparés. — On l’a vue, plus développée que d’habitude, donner naissance à la récurrente radiale postérieure.

La radio-palmaire peut naître plus haut que d’habitude, dans le tiers moyen ou même dans le tiers supérieur de l’avant-bras. — Dans ce cas, ou bien les deux artères restent accolées et descendent côte à côte, ou bien la radiale gagne la région dorsale de l’avant-bras et, au lieu et place de la radiale, on ne trouve plus que la radio-palmaire, — La radio-palmaire peut être très grêle ou même faire entièrement défaut. — Par contre, elle peut, plus développée qu’elle ne l’est d’ordinaire, donner naissance à une ou deux digitales.

La dorsale du carpe et Vinterosseuse du deuxième e.^pace peuvent être très grêles ; elles sont suppléées, dans ce cas, soit par l’interosseuse postérieure du premier espace, soit par les perforantes venues de la région palmaire.

B. — Artère cubitale

Branche de bifurcation interne de l’humérale, l’artère cubitale (fig. 168 et 174) est habituellement un peu plus volumineuse que la radiale, dont elle se sépare à angle très aigu. Elle s’étend du milieu du pli du coude au côté interne de la région palmaire, où elle s’anastomose avec la radio-palmaire (p. 188), branche de la radiale, pour constituer l’arcade palmaire superficielle.

1° Direction. — Oblique en bas et en dedans dans la moitié supérieure de l’avant-bras, la cubitale affecte une direction sensiblement verticale dans tout le reste de son parcours, abstraction faite bien entendu de sa portion terminale, que nous étudierons à part avec les arcades artérielles de la paume de la main.

Sa direction à l’avant-bras nous est assez bien indiquée par les deux lignes suivantes : 1" pour le tiers supérieur de l’artère, par une ligne oblique en bas et en dedans qui, du milieu du pli du coude, aboutirait au bord interne de l’avant-bras, à l’union de son tiers supérieur avec son tiers moyen; 2° pour ses deux tiers inférieurs, par une ligne verticale, qui s’étendrait de la base de l’épitrochlée au côté externe du pisiforme.

2° Rapports généraux. — Au point de vue de ses rapports, il convient de diviser la cubitale en trois portions : une portion antihrachiale supérieure ^ une portion antibrachiale inférieure, une portion carpienne.

a) A la partie supérieure de Vavant-bras (première portion), l’artère cubitale est profondément située au-dessous d’une épaisse couche musculaire, que constituent le rond pronateur, le grand palmaire, le petit palmaire et le fléchisseur commun superficiel des doigts. Elle repose, en arrière, sur le brachial antérieur d’abord, puis sur le fléchisseur commun des doigts.

P) A la partie inférieure de Varant-bras (deuxième portion), elle se dégage de la face profonde des muscles épitrochléens pour devenir relativement superficielle. Elle chemine alors (fig. 173, 2) entre le tendon du cubital antérieur, qui est en dedans (et qui la recouvre en partie), et celui du fléchisseur commun superficiel

ANGÉIOLOGIE

des doigts, qui est en dehors. Elle repose, en arrière, sur le carré pronateur. En avant, elle n’est plus recouverte que par un double feuillet aponévrotique et la peau : de ces deux feuillets aponévrotiques, l’un le feuillet superficiel, n’est autre que l’aponévrose d’enveloppe du membre; l’autre, le feuillet profond, est formé par la couche celluleuse, plus ou moins épaissie à ce niveau, qui s’étale en avant du fléchisseur commun superficiel des doigts, y) Aupoignet, enfin (troisième portion), l’artère cubitale glisse en avant du ligament annulaire antérieur du carpe, en dehors du pisiforme, et descend à la paume de la main pour s’y anastomoser avec la radio-palmaire.

3° Rapports avec les nerfs. — L’artère cubitale est accompagnée de deux veines satellites et présente, en outre , quelques rapports importants avec deux nerfs : le médian et le cubital. — Le médian, au pli du coude, est situé en dedans de la cubitale ; il la croise bientôt en X en passant audevant d’elle et vient alors se placer sur son côté externe, situation qu’il conserve jusqu’à la paume de la main. — Le cubital, situé également en dedans de la cubitale, est d’abord séparé de l’artère par toute la distance qui existe entre la gouttière épitrochléo-olécranienne et le milieu du pli du coude. Puis, il s’en rapproche peu à peu, au fur et à mesure qu’il descend, l’atteint un peu audessus de la partie moyenne de l’avant-bras, s’accole alors à son côté interne et ne la quitte plus.

¥ Distribution. — L’artère cubitale émet dans son parcours de nombreuses branches collatérales, qui sont, en allant de haut en bas : le tronc des récurrentes cubitales, le tronc des interosseuses, des rameaux musculaires, la cicbilo-dorsale, la transverse antérieure du carpe et de la cubito -palmaire. Cette dernière seule se détache de la région du poignet; toutes les autres naissent à l’avant-bras.

Tronc des récurrentes curitales. — Le tronc des récurrentes cubitales (fig. 174, 5) naît de la partie postérieure de la cubitale, tout près de son origine. Il se porte transversalement en dehors et se divise presque immédiatement après en deux branches, l’une antérieure, Y postérieure :

a) La récurrente cubitale antérieure remonte obliquement en haut et en dedans, entre le rond pronateur et le brachial antérieur. Elle abandonne de fins rameaux à ces deux muscles et, comme nous l’avons déjà vu à propos de l’humérale, vient s’anastomoser, sur la face antérieure de l’épitrochlée, avec le rameau antérieur de la collatérale interne inférieure, branche de l’humérale.

â) hd. récurrente cubitale postérieure ohcmme, tout d’abord au-dessous du fléchisseur superficiel des doigts. Elle contourne ensuite le cubitus, remonte alors le long de la gouttière épitrochléo-olécranienne entre les deux faisceaux d’origine du cubital antérieur et s’anastomose, en arrière de l’épitrochlée, avec le rameau postérieur de la collatérale interne inférieure, avec la collatérale interne supérieure, et aussi

Rapports de la cubitale, vus sur une coupe transversale passant par le tiers inférieur de l'avant-bras (coté droit, segment supérieur de la coupe).

1, cubitus. — 2, artère cubitale, avec ses deux veines. — 3, nerf cubital. — 4, fléchisseur commun superficiel des doiiïts. — 5, fléchisseur commun jirofond. — 0, cubital ant<^rieur. — 7, carré pronateur, avec sou aponévrose. — 8, aponévrose superficielle. — 9, aponévrose profonde. — 10. artère iiiterosseuse antérieure. — 11, veines cubitales superficielles. — 12, ligament interosseux.

ARTERE CUBITALE

avec la récurrente radiale postérieure (fig. 166, B). La récurrente cubitale postérieure se distribue principalement aux muscles qui l’avoisinent. Elle fournit, en outre, à la région épitrochléo-olécranienne quelques rameaux articulaires, périostiques et osseux.

2^^ Tronc des interosseuses. — Le tronc des interosseuses naît également de la partie postérieure de la cubitale un peu au-dessous du tronc des récurrentes. Oblique en bas, en dehors et en arrière, il gagne l’extrémité supérieure de l’espace interosseux et se partarge aussitôt en deux branches, Vintej^osseuse antérieure et Vinter osseuse postérieure :

a) h'artère interosseuse antérieure descend verticalement dans l’interstice cellulaire qui sépare le fléchisseur commun profond des doigts du fléchisseur propre du pouce . Arrivée au niveau du carré pronateur, elle s’engage au-dessous de ce muscle, perfore alors d’avant en arrière le ligament interosseux et se termine à la région dorsale du poignet, en s’anastomosant avec les rameaux ascendants (p. 189) de l’artère dorsale du carpe, branche de la radiale . Au cours de son trajet, l’artère interosseuse antérieure abandonne un nombre considérable de rameaux, que nous pouvons, en raison de leur direction, diviser en quatre groupes, savoir : 1° des rameaux internes, pour le fléchisseur commun profond des doigts ; 2® des rameaux externes^ pour le fléchisseur propre du pouce; 3° àQs^rameaux postérieurs ou perforants, qui traversent à des hauteurs variables le ligament interosseux, pour se perdre dans les muscles profonds de la région postérieure de l’avantbras; 4® des rameaux antérieurs, enfin, destinés au fléchisseur commun superficiel des doigts et au carré pronateur ; parmi ces rameaux antérieurs, il en est un qui se porte

sur le médian et, sous le nom ôi artère du nerf médian, accompagne ce nerf jusqu’au poignet.

P) V artère interosseuse postérieure traverse immédiatement après son origine le ligament interosseux et débouche ainsi à la région postérieure de l’avant-bras. Elle descend alors, plus ou moins flexueuse, entre les muscles superficiels et les muscles profonds de la région et s’anastomose, un peu au-dessus du poignet, avec l’interosseuse antérieure qui, à ce niveau, est devenue postérieure. Chemin faisant, l’interosseuse postérieure abandonne aux muscles qui l’avoisinent, et tout particulièrement aux muscles épicondyliens, de nombreux rameaux, dont le plus important est V artère récurrente radiale postérieure. Cette artère (fig. 167, 8), née de la partie la plus élevée de l’interosseuse, remonte obliquement en haut et en

ANATOMIE HUMAINE. — T. Il, 6® ÉDIT. 25

Fig. 174.

Artères du coude, face antérieure.

1, arlère humérale. — 2, artère cubitale. — 3, artère radiale. — 4, collatérale interne inférieure. — O, tronc des récurrents cubitales. — 6, récurrente cubitale antérieure. — 7, récurrente cubitale postérieure. — 8, tronc commun des interosseuses. — 9, interosseuse postérieure. — 10, interosseuse antérieure. — 11, récurrente radiale antérieure. — 12, 13, rameaux musculaires.

ANGEIOLOGÏE

dehors entre l’anconé et le cubital postérieur et vient s’anastomoser, à la partie postérieure de l’épicondyle, avec le rameau postérieur de la collatérale externe ou humérale profonde (p. 183), branche de l’humérale.

3° Rameaux musculaires. — Gomme la radiale, la cubitale, en descendant à la face antérieure de l’avant-bras, abandonne un nombre considérable de petits rameaux sans nom, qui se distribuent aux muscles voisins.

4® CuBiTO-DORSALE. — Cette branche, généralement très grêle, se détache de la cubitale à 4 ou 5 centimètres au-dessus du poignet. Oblique en bas, en dedans et en arrière, elle contourne le cubitus en passant au-dessous du tendon du cubital antérieur et vient se terminer sur le dos de la main, oii elle s’anastomose avec la dorsale du carpe pour constituer V arcade artérielle dorsale déjà décrite.

5° Transvërse antérieure du carpe. — La transverse antérieure du carpe, également fort grêle, longe de dedans en dehors le bord inférieur du carré pronateur et s’anastomose, comme nous l’avons déjà vu, avec une branche analogue et de même nom, provenant de la radiale (p. 188).

6° Gubito-palmaire. — La cubito-palmaire se détache de la cubitale, au niveau du pisiforme. Immédiatement après son origine, elle plonge d’avant en arrière au milieu de la masse musculaire, qui constitue l’éminence hypothénar. Après avoir fourni quelques rameaux à l’adducteur, au court fléchisseur et à l’opposant du petit doigt, elle s’infléchit en dehors pour gagner la région interosseuse. Finalement, elle s’anastomose à plein canal avec la terminaison de la radiale, constituant ainsi avec ce dernier vaisseau Y arcade palmaire profonde, que nous allons maintenant décrire.

K É s U M É DE L CUBITALE

Tronc des récurrentes ( Hécurrente cubitale antéj'ieure. cubitales \ Récurrente cubitale postérieure.

a). Br. collatérales.

ITonc des seuses. . .

interos - \

Inteross. antérieure.

f Inteross. postérieure.

^ R. musculaires, t Art. du nerf médian.

^ R. musculaires.

( Réc. rad. postérieure.

I 3“ Rameaux musculaires.

1 4« Cubito-dorsale.

5“ Transverse antérieure du carpe.

Cubito-palmaire {contribue à former l’arcade palmaire profonde). bj. Br. terminale. . | Contribue à former l'arcade palmaire super fcielle.

Variétés. — Comme la radiale, la cubitale peut naître plus bas ou plus haut que d’habitude {origine abaissée ou élevée). — Dans le cas d’origine élevée, elle suit presque toujours à Tavantbras un trajet superficiel; quelquefois, cependant, elle passe au-dessous du petit palmaire. — J’ai vu, dans un cas. qui est peut-être unique, Tartère cubitale naître dans le quart inférieur du bras, traverser la cloison intermusculaire interne et passer avec le nerf cubital derrière l’épitrochlée. — Quand la cubitale est superficielle, ses branches collatérales proviennent de la radiale ou plutôt du tronc radio-interosseux. — La cubitale peut être très grêle ; elle est suppléée, dans ce cas, par l'une ou l’autre des artères de l’avant-bras. — Je Tai vue dans un cas s’arrêter au tiers inférieur de l’avant-bras. — Elle peut, enfin, faire complètement défaut (deux cas de Bousquet).

L’une ou l’autre des récurrentes cubitales peut naître directement de l’humérale.

Les deux interosseuses peuvent naître isolément. — Leur tronc se détache parfois de l’huinérale. — On a vu. dans un cas, Tinterosseuse se bifurquer au poignet et se terminer à la fois dans la radiale et dans la cubitale.

\J artère du nerf médian peut naître de la cubitale ou plus rarement de l’humérale et même de Taxillaire : j’en ai observé un cas. — Cette artère est parfois très développée et supplée alors les artères voisines, qui, dans ce cas, sont moins volumineuses que d’habitude. — On la voit alors descendre à la paume de la main, en passant le plus souvent au-dessous du ligament annulaire, et s’y terminer, soit en formant l'arcade palmaire superficielle, soit en se jetant dans l’une des

ARCADES PALMAIRES

branches digitales de cette arcade, soit en donnant elle-même une ou plusieurs artères digitales.

Page 1