C. Collatérales des doigts
pour chaque doigt, l’une interne, V dæXve externe
Fig. 176.
Arcade palmaire profonde.
1, artère radiale, formant en 1’, l’arcade palmaire profonde. — 2, artère cubitale. — 3, interosseuse antérieure. — 4, 4, transversales du carpe. — 5, radio-palmaire. — 6, cubito-palmaire. — 7, 8, 9, lü, première, deuxième, troisième et quatrième interosseuses palmaires. — 11, 11, artères digitales sectionnées. — 12, une des artères perforantes. — 13, 14, collatérale externe et collatérale interne du pouce. — 15, collatérale interne du petit doigt. — 16, collatérales des auti-es doigts.
palmaire profonde, comme la superficielle, décrit
au nombre de deux cheminent de haut en bas sur la face antérieure des phalanges, de chaque côté de la gaine des fléchisseurs. Chemin faisant, elles envoient à la face palmaire et à la face dorsale des doigts de nombreux rameaux, qui s’anastomosent entre eux sur la ligne axiale. Arrivées à la partie moyenne de la dernière phalange, la collatérale interne et la collatérale externe de chaque doigt se réunissent en formant une arcade à direction transversale et à concavité dirigée en haut. De la convexité de cette arcade partent de fins rameaux, qui se perdent, en partie dans la pulpe du doigt, en partie dans la région sous-unguéale.
2" Arcade palmaire profonde. — L’arcade palmaire profonde (fig. 176, 1’) résulte de l’anastomose par inosculation de la radiale et de la cubito-palmaire.
A. Situation. — Elle est profondément située en avant de l’extrémité supérieure du métacarpe et des espaces interosseux, au-dessous des tendons fléchisseurs et de faponévrose palmaire profonde.
B. Distribution. — L’arcade une courbe à concavité dirigée
ARCADES PALMAIRES
en haut. Elle émet des branches à la fois par sa concavité, par sa convexité, par sa face postérieure.
a) Par sa concamté, elle fournit trois ou quatre rameaux, courts et grêles, qui se dirigent en haut et se distribuent à la face antérieure du carpe;
P) Par sa convexité, elle émet quatre branches plus importantes, que l’on désigne sous le nom dé artères interosseuses palmaires. Ces artères se portent en bas, chacune dans l’espace interosseux correspondant, abandonnent quelques rameaux aux muscles interosseux et se terminent à la racine des doigts, en s’anastomosant avec l’artère digitale correspondante au niveau du point où cette dernière se bifurque. L’interosseuse du premier espace, toujours plus volumineuse que les autres, fournit le plus souvent, en se bifurquant, la collatérale externe de IHndex et la collatérale interne du pouce, quelquefois même la collatérale externe du pouce.
y) Par sa face postérieure, l’arcade palmaire profonde fournit \qs> perforantes : ce sont des rameaux très courts, qui traversent d’avant en arrière l’extrémité supérieure des espaces interosseux et, parvenus à la région dorsale, se jettent dans les interosseuses dorsales (p. 189), branches de la dorsale du carpe. On ne compte que trois perforantes, correspondant aux deuxième, troisième et quatrième espaces : le premier espace en est dépourvu, ou plutôt la radiale, en passant de la région dorsale à la région palmaire, tient lieu ici de perforante. Les artères perforantes, au lieu de naître de l’arcade palmaire profonde, peuvent être fournies par des interosseuses palmaires tout près de leur origine.
Nous ne pouvons quitter la main sans insister sur le nombre vraiment considérable des branches artérielles qui la parcourent dans tous les sens et aussi sur les nombreuses anastomoses, anastomoses presque toujours par inosculation, que ces branches artérielles présentent entre elles. Une pareille disposition nous explique toute la gravité des plaies artérielles de la main et, d’autre part, la nécessité qui s’impose au chirurgien, en pareil cas, de porter une ligature sur l’un et l’autre bouts du vaisseau divisé.