INFÉRIEURES
Fig. 181.
Scliéma représentant les branches de l’aorte abdominale.
(Les chiffres désignent les mêmes artères que dans la figure suivante, p. 206.)
1° Origine. — Au nombre de deux, l’une droite, l’autre gauche, les artères diaphragmatiques inférieures (fig. 180, naissent de l’aorte immédiatement au-dessous du diaphragme, tantôt isolément, tantôt par un tronc commun, ce qui est plus rare. Très fréquemment aussi, elles tirent leur origine du tronc cœliaque, disposition qui est considérée comme étant la plus commune par certains anatomistes, Theile et IIyrtl entre autres. Exceptionnellement, on a vu les diaphragmatiques inférieures naître de la coronaire stomachique, des rénales ou de la mésentérique supérieure.
2^" Trajet et distribution. — Dès leur origine, les deux diaphragmatiques s’écartent l’une de l’autre pour se porter obliquement en haut, en avant et en dehors. Elles glissent ainsi entre la face inférieure du diaphragme et le péritoine et ne tardent pas à se diviser chacune en deux branches, l’une interne, l’autre externe :
y.) La branche interne se dirige en avant et s’anastomose avec celle du côté opposé, en formant au-devant de l’œsophage abdominal une arcade à convexité dirigée en avant.
Lübranclie externe, beaucoup plus volumineuse que l’interne, se dirige en dehors, vers la région des fausses côtes, où elle s’anastomose avec les divisions des intercostales aortiques et de la mammaire interne.
Les deux branches de bifurcation des artères diaphragmatiques couvrent de leurs ramifications irrégulières la face inférieure du diaphragme, auquel elles se distribuent en majeure partie. Elles envoient, cependant, quelques fins rameaux à la partie inferieure de l’œsophage et au pancréas et un rameau, parfois assez volumineux, à la capsule surrénale (artère capsulaire supérieure). On voit, en
ARTERES LOMBAIRES
outre, la diaphragmatique droite fournir quelques rameaux hépatiques, qui atteignent le bord postérieur du foie à travers le ligament coronaire.