MUSCLES PEAUCIERS DU CRANE
profonde, l’autre superficielle, qui sont primitivement distinctes et existent encore dans quelques espèces simiennes, notamment chez les Makis. La couche profonde, constituée par des fibres à direction transversale [sphincter du cou, sphincter colli) s’atrophie à la région cervicale et forme, dans la région de la face, les muscles mimiques profonds. La couche superficielle, beaucoup plus importante, persiste au cou sous le nom de muscle peaucier du cou, puis recouvre le crâne et la face dans presque toute son étendue : à ses dépens se différencient les muscles superficiels de la bouche et tous les autres muscles peauciers du crâne et de la face.
Envisagés chez l’adulte et à un point de vue purement descriptif, les muscles mimiques de la tête se divisent, d’après leur situation, en quatre groupes, savoir :
P Les muscles peauciers du crâne;
2° Les muscles des paupières;
3° Les muscles du nez;
¥ Les muscles de la bouche ou muscles des lèvres.
§ [. — Muscles peauciers du crâne
Les muscles peauciers du crâne, abstraction faite des muscles moteurs du pavillon de l’oreille, qui seront décrits plus loin à propos des organes des sens (voy. t. III), sont au nombre de deux de chaque côté : X occipital en arrière et le frontal en avant. Réunis l’un à l’autre par une forte aponévrose, l’aponévrose épicranienne, ils ont pu être considérés par certains anatomistes, notamment par Albinus et par Meckel, comme formant dans leur ensemble un muscle unique de forme digastrique, le 7nuscle occipUo- frontal. Il convient d’étudier isolément : U le muscle occipital ; 2® le muscle frontal ; 3° V aponévrose épicranienne.
1" — Occipital
L’occipital (fig. 690,15) est un muscle de forme quadrilatère, fort mince, situé à la partie postérieure de la tête immédiatement au-dessous des téguments. Il va de l’écaille occipitale à l’aponévrose épicranienne.
¥ Insertions. — Il prend naissance, en arrière, sur les deux tiers externes de la ligne occipitale supérieure, ainsi que sur la partie correspondante de l’apophyse mastoïde. Cette insertion se fait à l’aide de fibres aponévrotiques fort courtes, qui s’entrecroisent, en bas, avec 1ns faisceaux d’origine du trapèze et du sterno-cléidomastoïdien.
De cette longue ligne d’insertion, les faisceaux du muscle occipital se portent en haut et en avant et viennent, pour la plupart, se terminer sur le bord postérieur de l’aponévrose épicranienne.
Les faisceaux les plus externes se dirigent vers le pavillon de l’oreille et s’étendent parfois jusqu’à la face .postérieure de la conque.
2° Rapports. — Recouvert par la peau, qui lui adhère intimement, le muscle occipital recouvre à son tour le péricrâne, sur lequel il glisse, dans ses contractions, à l’aide d’un tissu cellulaire lâche. Il est séparé de son homologue du côté opposé par un espace triangulaire, dont le sommet tronqué correspond à la protubérance occipitale externe (fig. 691,3’).
3° Innervation. — Il est innervé par le rameau auriculaire postérieur du facial.
4° Action. — Le muscle occipital, prenant son point fixe sur le crâne, attire en
MYOLOGIE
amère l’aponévrose épicranienne et les téguments qui la recouvrent ; c’est donc un muscle tenseur de cette aponévrose. Par ses faisceaux externes, il peut porter le
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Fi^ G7G.
Muscles du crâne et de la lace, couclie sup(M iicielle.
1, muscle fionlal. — 2, muscle orbiculaire des paupières. — 3, pyramidal du uez. — 4, élévateur commun de l’aile du nez el delà lèvre su|)éricure. — 5, Iransverse du uez. — G, élévaleur propre de la lèvre supérieure. — 7, canin. — 8, petit zygomatique. — 1>, orbiculaire des lèvres. — 10, carrédu menton. — 11, muscle de la houppe du menton. — 12, triangulaire des lèvres. — 13, peaucier du cou. — 14, risorius de Santorini. • — 15, muscle occipital. -- IG, auriculaire supérieur.
— 17, auricidaire antérieur. . — 1 8. auriculaire postérieur. — 19, masséter. — 20, grand zygomatique. — 21 , complexus.
— 22,spléuius. — 23, angulaire de l’omoplate. — 24, sterno-cléido-mastoïdien. — 25, scalène postérieur.— 2G, trapèze.
pavillon de l’oreille en arrière et en dedans, devenant ainsi un congénère du muscle auriculaire postérieur.
Variétés. — L’occipital peut manquer (G.vssebohm, Macalisteu), rlisposition excessivement rare. — Par contre, il peut s’étendre du côté de la ligne médiane et s'entrecroiser même avec celui du côté opposi^ (Soe.mmeuing). — 8es faisceaux externes ou auriculaires peuvent se séparer entièrement des faisceaux internes et constituer alors un petit muscle indépendant, plus ou moins confondu avec l’auriculaire supérieur ou l’auriculaire postérieur.