MUSCLES PEAUGIERS UU CRANE
Muscle occipital tran'=;verse. — Bien décrit pour la première fois par E. Schultze, de Rostock {Schmicl s Jahrbuch, Bd. CXXXVII, p. 228), qui l’a rencontré dix-huit fois sur vingt-cinq sujeU, l’occipital trans verse Uranversus luichæ des auteurs anglais) est un muscle généralement très grêle, couché transversalement entre les insertions inféri(‘ures de l’occipital et les insertions supérieures du trapèze. Il s’insère, d’une part, sur la protubérance occipitale externe ou sur la partie la plus interne de la ligne courbe occipitale qui y aboutit. D’autre part, il se termine, suivant les cas ; sur la partie la plus externe de cette même ligne occipitale, sur lu tendon du sterno-cléido-mastoïdien, ou même sur l’extrémilé postérieure du muscle auriculaire postérieur, formant alors avec ce dernier un véritable muscle digastrique Dans certains cas môme (Gibson, Hallet), il y a continuité absolue entre les deux formations cbarnues, et l’auriculaire semble alors avoir reculé son origine postérieure jusqu’à la protubérance occipitale externe.
2° — Frontal
Situe sur la partie antérieure du crâne, le frontal (fig. 690, 1) est encore un muscle quadrilatère et fort mince, s’étendant de la région orbitaire à l’aponévrose épicranienne.
1° Insertions. — Il prend naissance, en haut, sur le bord antérieur de l’aponévrose épicranienne par un bord qui est fortement convexe.
De là, il se porte en bas et en avant vers l’orbite. Ses faisceaux internes ou médians gagnent la région intersourcilière et, là, semblent se confondre avec les muscles pyramidaux : mais cette fusion n’est qu’apparente. Ses faisceaux moyens et ses faisceaux externes descendent vers le rebord supérieur de l’orbite et s’y entrecroisent avec les deux muscles qui occupent cette région, l’orbiculaire et le sourcilier. Finalement, tous les faisceaux du frontal, quelle que soit leur situation, s’attachent à la face profonde de la peau des régions précitées.
2° Rapports. — Le frontal présente les mêmes rapports que le muscle précédent : il glisse sur le péricrâne à l’aide d’un tissu cellulaire lâche et, d’autre part, s’unit intimement à la peau à l’aide d’un tissu cellulaire extrêmement dense.
3° Innervation; — Il est innervé par les filets frontaux de la branche de bifurcation supérieure (branche temporo-faciale) du nerf facial.
4° Action. — Si le muscle frontal se contracte isolément, il attire en avant l’aponévrose épicranienne ; mais, si cette aponévrose est préalablement tendue et immobilisée par la contraction de l’occipital, le frontal, prenant alors sur elle son point fixe, élève la peau des sourcils. Dans l’un et dans l’autre cas, il détermine sur le front la formation de rides transversales. Dans le jeu de la physionomie, le frontal est le 'muscle de l'attention, dont il exprime les différents degrés, depuis la simple surprise jusqu’à l’admiration et même l’épouvante.
Variétés. — L’absence du frontal a été constatée par Magalister {loc. cit.). — Sa continuité avec l’occipital aurait été observée par Mayer, mais aucun autre anatomiste ne signale une pareille disposition. — Anormalement le muscle frontal peut s’insérer partiellement, en avant, sur des régions osseuses : l’apophyse orbitaire externe, l’arcade sourcilière, le rebord orbitaire, la glabelle, les us propres du nez l’apophyse montante du maxillaire supérieur, l’apophyse orbitaire interne. Halbkrstma (in Verslagen en Meded. d k, Akademie van Welenschaupen naturk. Deel. Vil) considère cette dernière insertion comme normale. — Magalister signale également, comme une disposition constante, le passage d’un laisceau du frontal dans le musrle releveur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. — Le muscle frontal peut être divisé en plusieurs faisceaux distincts. — A consulter, au sujet de ce muscle, Grefe, Die Slirnmuskulatur des Menschen, Th. Tübingen, 1888.
S'' - Aponévrose épicranienne
L’aponévrose épicranienne ou calotte aponécrutique de Theile (galea aponeurotica) est une vaste lame fibreuse, qui recouvre, à la manière d’une calotte, la
MYOLOGIE
convexité du crâne. Séparée du périoste par un tissu cellulaire lâche qui lui assure un glissement facile, elle est, au contraire, intimement unie à la peau, qui l’accompagne toujours dans ses déplacements.
Dans le sens antéro-postérieur, l’aponévrose épicranienne (fig. 691,3) réunit les deux muscles occipitaux aux deux muscles frontaux. — En arrière, elle jette entre les deux occipitaux un prolongement, qui les sépare entièrement et vient prendre insertion sur la protubérance occipitale externe, ainsi que sur le tiers interne
de la ligne courbe supérieure de l’occipital. — En avant, elle envoie un prolongement angulaire moins important entre les deux frontaux, qui se trouvent ainsi isolés l’un de l’autre au niveau de leur insertion supérieure. Au-dessous de ce prolongement, le frontal droit et le frontal gauche sont entièrement confondus. — Latéralement, l’aponévrose péicranienne (fig. 679, il) descend sur la face externe de l’aponévrose temporale, vers le pavillon de l’oreille et l’arcade zygomatique. Mais, en s’éloignant de la ligne médiane , elle diminue en épaisseur et en importance : c’est ainsi que, dans le voisinage de l’arcade zygomatique, elle se trouve réduite habituellement aux dimensions d’une simple lame celluleuse. Elle glisse de haut en bas sur la face externe de cette arcade osseuse et vient se perdre peu à peu dans le tissu cellulaire de la région massétérine.
Envisagée au point de vue de sa structure, l’aponévrose épicranienne est constituée par trois ordres de faisceaux : des faisceaux antéro-postérieurs ou longitudinaux , des faisceaux transversaux et des faisceaux obliques. Rappelons que, dans la région temporale, elle donne attache au muscle auriculaire supérieur et au muscle auriculaire antérieur.
Morphologiquement, la calotte aponévrotique doit être considérée, au même titre que les deux muscles qu’elle réunit, comme une portion de pannicule charnu de la tête qui, primitivement musculaire, a subi au cours du développement une régression fibreuse.
Fig. G77.
Schéma l'cprésoiitant le muscle occipito -frontal.
1, 1, muscle frontal. — 2, 2, muscle occipital. — 3, aponévrose épicranienne. — 3’, prolongement que celle dernière aponévrose envoie, en arrière, entre les deux muscles occipitaux.
§ 11. — Muscles des paupières
Autour de l’orifice palpébral, nous rencontrons deux muscles peauciers : l’un, très large, V orbiculaire des paupières; l’autre, relativement tout petit, le sourcilier.
1° — Orbiculaire des paupières
Ce muscle, comme son nom l’indique (fig. 690, entoure l’orifice palpébral à la manière d’un anneau elliptique, aplati, large et mince. Sa circonférence intérieure se confond avec le pourtour de l’orifice palpébral lui-même; sa circonférence extérieure, beaucoup plus étendue, dépasse les limites des paupières pour
MUSCLES DES PAUPIÈRES
recouvrir le pourtour de l’orbite. Aussi divise-t-on généralement le muscle orbiculaire en deux portions ou zones concentriques : une zone orbitaire ou Qxlerne, répondant au pourtour de l’orbite; une zone palpébrale ou interne, inscrite dans la précédente et répondant aux paupières. De ces deux zones, la première est, plus épaisse et plus colorée; la se-
d 2 ai 6
Fig. 678.
Tendons d’insertion de l’orbiculaire des paupières.
1, gouttière lacrymo-nasale. — 2, tendon direct de l'orbiculaire. — 3, son tendon réfléchi. — 4, branche supérieure et 5, branche inférieure du tendon de l’orbiculaire. — 6, apophyse orbitah’e interne. — 7, orifice supérieur du canal nasal.
conde, plus mince et plus pâle.
1° Insertions. — Le muscle orbiculaire prend naissance dans la région de l’angle interne de l’œil et se termine sur la peau de l’angle externe.
a. Insertion à V angle interne. — Son insertion dans la région de l’angle interne est assez complexe.
a) La plus grande partie des faisceaux constitutifs du muscle se détache d’un tendon, dit tendon de Vorbiculaire. — Ce tendon (fig. 678) est primitivement divisé en deux lames, dont l’une, portion directe du tendon ou tendon direct, s’attache à la lèvre antérieure de la gouttière lacrymo-nasale, sur l’apophyse montante du maxillaire supérieur par conséquent, tandis que l’autre, portion réfléchie ou tendon réfléchi, se fixe à la lèvre postérieure
de cette même gouttière ou crête de l’unguis. Ces deux lames tendineuses, séparées l’une de l’autre par le sac lacrymal, arrivent au contact et se réunissent sur le côté externe du sac. — Le tendon unique qui en résulte poursuit son trajet en dehors, mais se bifurque presque immédiatement après en deux branches, l’une supérieure, l’autre inférieure.
Chacune de ces branches gagne obliquement la paupière correspondante et vient se terminer, comme nous le verrons plus tard (voy.
Org.vnes des sens) sur l’extrémité interne de la bandelette tarse. — C’est sur ce tendon, tendon principal de V orbiculaire , que prennent naissance la plus grande partie des fibres de ce muscle. Leur insertion se fait sur les points suivants (fig. 679) : 1® sur la face antérieure et sur les deux bords du tendon direct ; 2° sur la face antérieure et sur le bord supérieur de sa branche supérieure ; 3° sur la face antérieure et sur le hord inférieur de sa branche inférieure.
P) Un deuxième groupe de faisceaux s’attache, à l’aide de courtes fibres aponévrotiques, sur la partie toute supérieure de l’apophyse montante du maxillaire supérieur et sur le côté externe de l’apophyse orbitaire interne du frontal.
Fig. 679.
Mode d’iosertion des fibres sur le tendon de Forbiculaire.
1, tendon direct de l’orbicidaire. — 2, sa branche de bifurcation supérieure. — 3, sa hi’anche de bifurcation inférieure. — 4, fibres de l’orbiculaire. avec ; 4’, portion passant dans les paupières ; 4”, portion passant sur le pourtour de l’orbite.
y) Un troisième groupe de fibres prend naissance, à la base de l’orbite, sur la portion du maxillaire supérieur qui constitue le rebord antérieur du canal nasal.
ô) Enfin, on voit quelques faisceaux de l’orbiculaire des paupières s’insérer sur les parois mêmes du sac lacrymal.
b. Insertion à V angle externe. — Partis de ces différents points, les faisceaux de l’orbiculaire se portent en dehors, vers l’angle externe de l’œil, en suivant
une double direction: les uns, se portant en haut, passent dans la paupière supérieure et sur le pourtour supérieur de l’orbite; les autres, se portant en bas, passent sur le pourtour inférieur de l'orbite et dans la paupière inférieure. Les uns et les autres décrivent ainsi une demi -circonférence , dont la concavité est dirigée en bas pour les premiers, en haut pour les seconds. Arrivés dans la région de l’angle externe, les faisceaux supérieurs s’entrecroisent avec les inférieurs, et vice versa. Finalement, les uns et les autres se terminent, faisceaux peauciers, a la
face profonde de la peau de la Les muscles sourcilier et orbiculaire des paupières, rêofioil renversés en dedans et vus par leur face profonde. ®
1, orbite. — 2, fosse temporale. — 3, fente pali)éhrale avec les cils et les bandelettes tarses. — 4, tubercule lacrymal. — 5, orbiculaire des paupièies. — 6. sourrilier. — 7, muscle de Horner, ap|)liqué contre le tendon rélleclii de l'orbicnlaire. - 8. lambe.in cutané. — 9, poulie de réflexion du grand oblique de l'œil traversé p^r le tendon de ce muscle. — lü, sac lacrymal. — 11. élévalion propre de la lèvre supérieure. — 12, élévateur propre de la lèvre supérieure et de l’aile du nez. — 13. petit zygomatique. — 14, grand zygomatique. — 15, tissu cellulaire sous-cutané.
2^ Rapports. — L’orbicnlaire nous présente une face superficielle et une face profonde :
y.) Sa face superficielle est en rapport avec la peau, à laquelle l’unit un tissu cellulaire, assez dense au niveau des sourcils, assez lâche dans les autres régions.
à) Sa face profonde repose tout d’abord, par sa zone orbitaire, sur le pourtour de l’orbite, dont elle est séparée en haut et en dedans par le muscle sourcilier, l’artère sus orbitaire et les différentes branches du nerf frontal. Quant à la zone palpébrale, elle recouvre les ligaments larges et les bandelettes tarses (voy. Paupières).
3° Muscle de Horner. — Horner a le premier décrit {Philadelphia Journal, nov. 1824, p. 98j comme un muscle distinct, un petit faisceau quadrilatère, qui se trouve situé en arrière du sac lacrymal et que l’on ne peut bien voir qu’en sectionnant les paupières et en les renversant en dedans (fig. 681 j. Le muscle de Horner s insère en dedans, avec la portion réfléchie du tendon de l’orbicnlaire, sur la crête de l’os unguis. Puis, il se porte transversalement en dehors vers la commissure interne des paupières ; là, il se bifurque, comme le tendon de l’orbicnlaire luimême, et vient se terminer, par chacune de ses branches, un peu en arrière des points lacrymaux (voy. Org.anes des sens).
4^ Innervation. — L’orbiculaire des paupières est innervé par le facial (filets poÀpébraux de sa branche de bifurcation supérieure).
MUSCLES DES PAUPIERES
5° Action. — L’orbiculaire, en se contractant, détermine l’occlusion de l’orifice palpébral, d’où le nom de sphincter des paupières qui lui a été donné. Il ferme encore cet orifice par sa seule tonicité, lorsque le releveur de la paupière, cessant d’agir, abandonne la paupière supérieure à l’action seule de l’orbiculaire (clignement, sommeil).
Le muscle orbiculaire, prenant en dedans ses insertions fixes et s’attachant en dehors sur des parties extrêmement mobiles, ne peut se contracter — autrement dit se raccourcir .dans le sens transversal — sans glisser de dehors en dedans sur le globe oculaire. Il chasse ainsi devant lui les larmes vers l’angle interne ; il les comprime en outre d’avant en arrière et les sollicite à s’engager dans les conduits lacrymaux. Ce mouvement de compression des larmes serait encore favorisé (Sappey) par la dilatation simultanée du sac lacrymal, résultant du redressement des deux portions directe et réfléchie du tendon de l’orbiculaire, lesquelles adhèrent au sac lacrymal.
Quant au muscle de Horner , il dilate les points lacrymaux et, les attirant en dedans, il les fait plonger dans le sac lacrymal, condition également favorable à la progression des larmes.
Variétés. — La portion orbitaire peut manquer (Macalister). — Elle peut être distincte de la portion palpébrale (Sandifout, Macalister). — 11 n’est pas rare de voir l'orbiculaire se fusionner assez intimement avec le sourcilier pour qu’il soit impossible de les séparer. — L’orbiculaire envoie parfois des faisceaux dans le releveur de la lèvre supérieure, dans le petit zygomatique, dans le peaucier du cou (Macalister). — Le faisceau envoyé au petit zygomatique peut longer ce muscle sans se fusionner avec lui, constituant ainsi un petit zygomatique accessoire ; j’ai observé deux fois cette disposition. Il peut, d’autre part, remplacer le petit zygomatique. — Arlt a décrit, sous le nom de muscle abaisseur du sourcil [Arch. f Ophtalmologie, Bd IX), un petit faisceau triangulaire, souvent distinct, qui s’insère par son sommet derrière le ligament palpébral interne et vient se terminer, par sa base élargie, dans la partie interne du sourcil. Ce muscle paraît être le même que le dilatateur supérieur du sac lacrymal de Bourjut Saint-Hilaire. le même que le lacrymal antérieur de Henke.
Voyez au sujet du muscle orbiculaire des paupières ; Lesshaft, üeber den Musc, orbicularis orbitæ. Archives de Reichert 1868. — Groyer, Zar vergl. Anat. d. Musc, orbitalis u. d. Musc, palpébrales, Sitz. d. K. Akad. ’Wiss., Wien, 1903. — Au sujet du muscle de Horner, consultez Krehbiel, Die Muskulatur der Thrânenwege und der Augenlider mit specieller Berücksichtigung der Thrdnenleitung, Stuttgart, 1878.
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Fig. 681.
Muscles de Horner.
1, face interne de l’orbite (ethnioïde). — 2, les deux paupières incisées et érignées eu dedans pour montrer leur face profonde. — 3,3, points lacrymaux. — 4, muscle de Horner, avec 4’, sou faisceau supérieur et 4 son faisceau inférieur. — 5, oriüce supérieur du canal nasal. — 6. sinus maxillaire.
2® — Sourcilier
Le sourcilier (fig. 687,2) est un tout petit muscle, long de 3 ou 4 centimètres, couché sur la partie interne de l’arcade sourcilière, au-dessous du muscle précédent.
Insertions. — Il prend naissance, par un ou plusieurs faisceaux, sur la partie la plus interne de l’arcade sourcilière. A ce niveau, une intervalle de quelques millimètres seulement le sépare de celui du côté opposé.
De là, il se porte en haut et en dehors, en décrivant le long de l’arcade sourcilière une courbe à concavité dirigée en bas. En atteignant le trou sus-orbitaire, le sourcilier se décompose en une série de petits faisceaux, qui s’entrecroisent avec les
MYOLOGIE
fibres de l’orbiculaire et du frontal et viennent, finalement, s’attacher à la face profonde de la peau des sourcils.
2^ Rapports. — Recouvert et masqué par l’orbiculaire, par le frontal et par le pyramidal, le muscle sourcilier recouvre l’os frontal, dont le séparent l’artère susorbitaire et les branches du nerf facial.
3° Innervation. — Il est innervé, comme le précédent, par le nerf facial {/llels palpébraux de sa branche de bifurcation supérieure).
4® Action. — Ses contractions attirent en dedans et en bas la peau du sourcil, qui se ramasse alors en rides verticales dans la région intersourcilière. Dans le jeu de la physionomie, le muscle sourcilier trahit la douleur, l’impatience, la colère.
Variétés. — Il n’est pas rare de rencontrer un petit faisceau distinct, qui prend naissance au voisinage de la poulie du grand oblique. — Le sourcilier se fusionne plus ou moins, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, avec l’orbiculaire : il est très probable que les cas d’absence de ce muscle se rapportent à sa réunion avec l’orbiculaire des paupières.
§ III. — Muscles du nez
Sur le nez se développent quatre muscles, savoir : en haut, le pyramidal) en bas, le myrlif orme ; sur les côtés, le Iransverse et le dilatateur des narines.
J ° — Pyramidal
Le pyramidal (fig. 676,3) est un petit muscle allongé dans le sens vertical,- occupant à la fois le dos du nez et la région intersourcilière. Ses faisceaux se trouvent situés immédiatement au-dessous du frontal, avec lequel ils semblent se continuer : ce sont les piliers du frontal de certains auteurs.
3*^ Insertions. — Ce muscle prend naissance, en bas : en partie, sur les cartilages latéraux du nez; en partie, sur le bord inférieur et sur le bord interne des os propres du nez .
De là, ses faisceaux se portent verticalement en haut vers la région intersourciîière, où aboutissent d’autre part les faisceaux internes du frontal.
Sur les points où ils entrent en contact, les deux muscles se pénètrent réciproquement, comme l’a fort bien établi Sappey, mais sans se confondre. Ils se terminent l’un et l’autre à la face profonde des téguments.
2° Rapports. — Les deux pyramidaux sont juxtaposés et réunis en apparence sur la ligne médiane. Un espace celluleux, généralement fort étroit, sépare celui du côté droit de celui du côté gauche.
3° Innervation. — Le pyramidal est innervé par le facial {filets sous-orbitaires de sa branche de bifurcation supérieure).
4® Action. — Les deux pyramidaux, prenant leur point fixe sur le nez, attirent en bas la peau de la région sourcilière, qui se plisse en rides transversales. Ils sont, comme on le voit, antagonistes des muscles frontaux, lesquels attirent la peau en haut. Cet antagonisme, déjà formulé par Sappey en 1837, a été nettement démontré plus tard par les expériences électro-physiologiques de Düchenne (de Boulogne).
Variétés. — Macalisteu a vu le pyramidal complètement distinct du muscle frontal. — Il peut être très grêle et même faire complètement défaut, soit d’un côté seulement, soit des deux côtés