T. I, 6® ÉDIT
MYOLOGIE
plité. — En dedans, il répond tout d’abord au grand adducteur, puis au demimembraneux.
Au niveau du genou, son tendon glisse sur le ligament latéral interne à l’aide d’une bourse séreuse, déjà décrite, qui lui est commune avec le droit interne.
3° Innervation. — Le demi-tendineux reçoit son nerf du grand sciatique. Ce nerf, souvent double, le pénètre par sa face profonde et dans son tiers supérieur.
4° Action. — Envisagé au point de vue de son action, ce muscle, prenant son point fixe sur l’ischion, fléchit tout d’abord la jambe sur la cuisse et lui fait exécuter en même temps un léger mouvement de rotation en dedans. Secondairement, il agit sur la cuisse qu’il étend sur le bassin.
Lorsque le demi-tendineux prend son point fixe sur la jambe, il étend le bassin sur la cuisse et fléchit celle-ci sur la jambe.
Variétés. — J’ai vu, dans un cas, le demi-tendineux et le demi-membraneux aboutir à un tendon unique. — Gomme le biceps, le demi-tendineux peut donner naissance à des faisceaux surnuméraires, qui s'insèrent d’autre part sur l’aponévrose jambière (voy. à ce sujet Gruber, Bull, de de VAcad. des Sc. de ièauit-Pétersbourg, 1872i). — Luschk.\ a signalé, au-dessus du demi-membraneux, un faisceau surnuméraire, qui descend:iit de la ligne âpre sur le condyle interne et la partie postérieure de la capsule articulaire du genou. Ce faisceau pourrait bien être l’homologue de la courte portion du demi-tendineux des oiseaux.
6° — Demi->iembraneux
Le demi-membraneux dig. 850, ainsi appelé parce qu’il est constitué dans son tiers supérieur par une large membrane, est situé au dessous du précédent. Il s’étend, comme lui, de l’ischion au coté interne de l’articulation du genou.
1° Insertions. — Il s’insère, en haut, sur la partie inférieure et externe de l’ischion, au-dessous et en avant du demi-tendineux et du biceps.
De là, il se porte verticalement en bas et se jette, à la partie inférieure de la cuisse, sur un tendon fort résistant, affectant la forme d’un demi-cône et occupant le côté interne du corps musculaire.
Ce tendon terminal glisse en arrière du condyle interne et se divise, au niveau de l’interligne articulaire, en trois faisceaux divergents (fig. 850, 21), que nous désignerons d’après leur direction en descendant, récurrent et antérieur :
a) Le faisceau descendomt se porte verticalement en bas, comme son nom l’indique. Il se fixe à la partie postérieure de la tubérosité interne du tibia.
Le faisceau récurrent, de forme triangulaire ou en éventail, se dirige en haut et en dehors; il vient s’attacher, en partie sur la coque fibreuse qui recouvre le condyle externe, en partie sur le fémur lui-même dans l’espace compris entre les deux condyles.
v) Le faisceaic antérieur ou horizontal contourne d’arrière en avant la tubérosité interne du tibia, en passant au-dessous du ligament latéral interne, dans une gouttière spéciale. Il vient se terminer sur la partie antéro-externe de cette tubérosité. Une synoviale, le plus souvent indépendante {bourse propre du demi-membraneux), accompagne ce dernier faisceau dans sa gouttière osseuse.
2° Rapports. — Le demi-membraneux nous présente, comme les deux muscles précédents, une face postérieure, une face antérieure, un bord interne et un bord externe. — Sa face postérieure ou superficielle est successivement recouverte par