‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 33 sur 176 · DIAGRAM.ME DES 'OS DE LA FACE · texte numérisé non relu

DIAGRAM.ME DES 'OS DE LA FACE

§ I. — Maxillaire supérieur

Le maxillaire supérieur, le plus important de tous les os de la mâchoire supérieure, est un os pair, situé à la partie centrale de la face. Il fournit aux dents supérieures leurs surfaces d’implantation et entre dans la constitution des principales régions et cavités de la face, voûte palatine, fosses nasales, cavités orbitaires, fosses zygomatiques, fosses ptérygo-niaxillaires. Envisagé à un point de vue purement descriptif, le maxillaire supérieur, assez régulièrement quadrilatère et légèrement aplati de dedans en dehors, présente à l’étude deux faces, l’une interne, l’autre externe, quatre bords et quatre angles. Il est, en outre, creusé d’une cavité profonde, qui occupe presque toute sa masse et qui diminue beaucoup son poids, sans affaiblir d’une façon considérable sa résistance : c’est le sinus maxillaire .

1° Face interne. — Ce qui frappe tout d’abord, en considérant cette face (fig. 185 et 186), c’est la présence, à la réunion de ses trois quarts supérieurs avec son quart inférieur, d’une large apophyse, qui se porte horizontalement en dedans à la rencontre de l’apophyse similaire du côté opposé : c’est V apophyse palatine. Décrivons-la tout de suite :

a. Apophyse palatine. — Aplatie de haut en bas, et de forme quadrilatère, l’apophyse palatine nous offre à considérer deux faces et quatre bords. — Sa facesupê-

OSTÉOLOGIE

rieure plane et lisse, fait partie du plancher des fosses nasales. — Sa face inférieure, fortement rugueuse et criblée de petits orifices vasculaires, entre pour une grande part dans la constitution de la voûte palatine. — Par son bord externe^ elle se confond avec le maxillaire. — Son bord interne, libre, plus épais en avant qu’en arrière, fortement rugueux dans toute son étendue, s’arlicule sur la ligue médiane avec l’apophyse palatine du côté opposé. Il se prolonge en avant sous la forme d’une demi-épine, qui, en se réunissant avec celle du côté opposé, forme Vépine nasale antérieure ou inférieure. — Son bord antérieur, tranchant, concave en haut et en dedans, se confond avec le bord antérieur du maxillaire et contribue à former l’orifice antérieur des fosses nasales. — Son bord postérieur, fort mince et

1, apophyse monlante. — 2, exlrémilé supérieure de celle apophyse — 3, crcle Iransversale correspondant au cornet inferieur. — 4, gouttière verticale contribuant à former le canal nasal. — 5, épine nasale antérieure. — 6, conduit palatin antérieur. — 7, apophyse palatine, nous montrant son bord interne. — 8, 8, bord inférieur ou alvéolaire. — 9,- dents. — 10, sinus maxillaire. — 11, facette rugueuse pour le palatin. — 12, bord postérieur ou tubérosité du maxillaire.

A, maxillaire supérieur. — B, palatin. — 1, sommet de l'apophyse monlante. — 2, épine nasale antérieure. — 3, gouttière pour le canal nasal. — 4, sinus maxillaire. — 5, conduit palatin antérieur. — G, échancrure palatine, avec : 7, apophyse sphénoïdale; 7', apoj)hyse orbitaire. — 8, apophyse pyramidale. — 9, crête pour le cornet inférieur. — 10, crête pour le cornet mojen. — 11, portion horizontale du palatin. — 12, apophyse palatine du maxillaire. — 13, atrium. — 14, crête rugueuse, s’articulant avec les masses latérales de l'ethmo’ide.

rtigLieux, s’articule avec le bord antérieur de la portion horizontale de l’os palatin. L’apophyse palatine nous présente enfin, sur son bord interne et un peu en arrière de l’épine nasale, un canal vertical, dégénérant en bas en une simple gouttière : c’est le conduit palatin antérieur, dans lequel passent le nerf sphéno-palatin interne et une branche artérielle de la sphéno-palatine.

b. Portion sus- et sous-palatine . — L’apophyse palatine, que nous venons de décrire, divise la face interne du maxillaire en deux portions fort inégales (fig. 185) : l’une qui est au-dessus; l’autre, qui est au-dessous.

aj La portion située au-dessous d'elle {portion sous -palatine) fait partie delà voûte palatine. Elle présente de nombreuses aspérités et, à l’état frais, se trouve directement en rapport avec la muqueuse buccale.

[2) La portion située au-dessus {portion sus-palatine) est beaucoup plus étendue et aussi plus intéressante. En la parcourant d’arrière en avant nous y rencontrons successivement :

1° Une série de rugosités, disposées parallèlement au bord postérieur de l’os

os DE LA FACE

eOü

et servant à l’articulation du maxillaire avec la portion cervicale de l’os palatin ;

2° Vorifice du sinus maxillaire, fort irrégulier dans son contour, mais ayant généralement son grand axe obliquement dirigé en haut et en avant. Cet orifice, qui admet facilement sur un maxillaire isolé le passage du doigt, se trouve considérablement réduit, sur une tête non désarticulée, par l’application .sur son pourtour des quatre os suivants : en haut, les masses latérales de l’ethmoïde ; en bas, le cornet inférieur; en avant, l’osunguis; en arrière, la portion verticale du palatin;

3° Une gouttière profonde, gouttière nasale, dirigée un peu obliquement en bas et en arrière et beaucoup plus large en bas qu’en haut (fig. 185) ;

4° Enfin, la face interne d’une longue apophyse, V apophyse montante du maxillaire supérieur, qui appartient en réalité à l’angle antéro-supérieur de l’os. Remarquons, sur la face interne de cette apophyse montante et au niveau de sa base, une crête antéro-postérieure, qui s’articule avec le cornet inférieur (fig. 185, 3). xAudessus de cette crête s’en trouve une seconde, un peu moins marquée (elle est réduite parfois à une simple facette rugueuse), qui s’articule avec la partie antérieure des masses latérales de l’ethmoïde (fig. 186,14). Entre ces deux crêtes s’étale une surface quadrilatère, parsemée de fines ramifications : on la désigne sous le nom éi atrium (fig. 186,13). Elle se continue, en arrière, avec la paroi externe du méat moyen.

2° Face externe. — La face externe regarde en dehors et un peu en avant. Elle est tout aussi irrégulière que la précédente.

a. Fossette myrtiforme. — En allant d’avant en arrière (fig. 187), elle nous présente tout d’abord, un peu au-dessus des deux incisives, une dépression verticale, dont la profondeur varie beaucoup suivant les sujets : c’est la fossette myrtiforme, où s’insère le muscle de même nom.

b. Bosse canine. — Cette fossette myrtiforme est limitée en arrière par une saillie, généralement très marquée, qui correspond à la racine de la dent canine et qu’on appelle bosse canine.

Il n’est pas rare de voir la fossette myrtiforme subdivisée en deux fossettes secondaires par une petite crête qni répond à l’incisive latérale.

c. Apophyse pyramidale. — Au delà de la bosse canine, la face externe du maxillaire est tout entière occupée par une forte saillie transversale, affectant la forme d’une pyramide à base triangulaire et appelée pour cette raison, apophyse pyramidale du maxillaire supérieur.

a) La base de cette apophyse , dirigée en dedans se confond avec l’os.

P) Son sommet, tronqué, est constitué par une surface triangulaire et rugueuse destinée à s’articuler avec l’os malaire : il porte, pour cette raison, le nom de surface ou d'apophyse malaire.

y) Les trois faces de l’apophyse pyramidale se distinguent en supérieure, anté-

Fig. 187.

Maxillaire supérieur, vu par sa face externe.

1, apophyse montante. — 2, extrémité supérieure de cette apophyse. — 3, gouttière creusée sur sa face externe, contribuant à former la gouttière lacrymale. — 4, face orbitaire. — 3, gouttière sous-orbitaire. — C, trou sous-orbitaire.

— 7, 8, bord postérieur ou tubérosité du maxillaire. — 9, 9”, trous dentaires postérieurs. — 10, sommet de l’apophyse pyi’amidale, pour l’os malaire. — 11, 11, bord inférieur ou alvéolaire.

— 12, dents. — 13, épine nasale antérieure.

OSTEOLOGIE

rieiire et postérieure. — La face supérieure ou orbitaire, plane et régulièrement lisse, fait partie du plancher de l’orbite. Elle présente une gouttière antéro-postérieure, la gouttière sous-orbitaire, qui se transforme en avant en un canal complet, le canal sous-orbitaire. — La face antérieure, à son tour, nous présente un large orifice, le trou, sous-orbitaire, où vient se terminer le canal précédent. Ce trou est continué, à la face antérieure de Los, par une gouttière peu profonde, obliquement dirigée en bas et en dedans. Au-dessous du trou sous-orbitaire et de la gouttière qui lui fait suite se trouve une dépression, la fosse canine, où le muscle canin prend naissance. De la portion antérieure du canal sous-orbitaire part un petit conduit, qui se porte en bas vers les alvéoles dentaires, en suivant constamment l’épaisseur de la paroi osseuse : c’est le canal dentaire antérieur. Gomme son nom l’indique, il loge le nerf dentaire antérieur, branche collatérale du nerf sous-orbitaire. — La face postérieure, légèrement convexe, fait partie de la fosse zygomatique. On y remarque quelques gouttières verticales et plusieurs petits orifices : ce sont les trous dentaires postérieurs 187, 9 et 9’), que traversent les nerfs dentaires postérieurs et les rameaux de l’artère alvéolaire.

ô) Les trois bords de l’apophyse pyramidale se distinguent, à leur tour, en inférieur, antérieur et postérieur. — Le bord inférieur, concave et mousse, se dirige verticalement en bas, vers la première grosse molaire. — Le bord antérieur constitue la portion inférieure et interne du rebord de l’orbite. C’est au-dessous de ce bord que passent le canal sous-orbitaire et, dans ce canal, le nerf et les vaisseaux sous-orbitaires. — Le bord postérieur, enfin, arrondi et mousse, répond à la grande aile du sphénoïde, dont il reste séparé, cependant, par une fente qui longe l’angle inférieur et externe de l’orbite, c’est la fente sphéno-maxillaire.

3° Bords. — Les bords du maxillaire supérieur sont, avons-nous dit, au nombre de quatre : ils se distinguent, d’après leur situation, en antérieur, postérieur, supérieur et inférieur :

a. Bord antérieur. — Le bord antérieur nous présente, en allant de bas en haut : lo la partie antérieure de l’apophyse palatine, avec la demi-épine nasale antérieure ci-dessus décrite; 2° une forte échancrure, V échancrure nasale, à bords tranchants; 3'^ enfin, le bord antérieur de l’apophyse montante.

b. Bord postérieur . — Le bord postérieur, arrondi et fort épais, a reçu de quelques anatomistes le nom de tubérosité du maxillaire . Lisse dans sa moitié supérieure, où il constitue la paroi antérieure de la fosse ptérygo-maxillaire, il est, dans sa moitié inférieure, recouvert d’aspérités pour s’articuler avec le palatin. On rencontre parfois, à ce niveau, une gouttière verticale qui, en se réunissant avec une gouttière semblable creusée sur le palatin, forme un canal complet, le conduit palatin postérieur. Dans ce conduit descend le nerf palatin antérieur.

c. Bord supérieior. — Le bord supérieur, mince et irrégulier, se dirige d’avant en arrière. Il limite en dedans, sur une tête non désarticulée, la paroi inférieure de l’orbite. 11 s’articule avec trois os, qui sont, en allant d’avant en arrière : l’unguis, l’os planum de l’etbmoïde, l’apophyse orbitaire du palatin. Il n’est pas rare de rencontrer le long de ce bord une ou plusieurs demi-cellules, à parois ordinairement fort minces, que complètent d’autre part les demi-cellules correspondantes de l’ethmoïde ou du palatin.

d. Bord inférieur. — Le bord inférieur, qu’on désigne aussi sous le nom de bord alvéolaire, est creusé de cavités ou alvéoles, où sont implantées les racines des dents. Simples en avant, ces alvéoles se subdivisent, au niveau des grosses molaires.

os DE LA FACE

en deux, trois ou quatre fossettes secondaires, correspondant exactement à la division des racines de ces mêmes molaires (voy. Denis). Chaque alvéole ou chacune de ses fossettes secondaires nous présente à son sommet un petit pertuis, par où débouchent les filets vasculaires et nerveux destinés aux racines des dents.

4° Angles. — Des quatre angles du maxillaire supérieur, deux sont supérieurs et deux inférieicrs ; ou bien encore deux antérieurs et deux postérieurs.

Seul, l’angle antéro-supérieur présente quelque intérêt : il sert, en effet, de base à une longue apophyse, à direction verticale, que nous avons déjà rencontrée plusieurs fois au cours de notre description : c’est Vapophyse montante du maxillaire supérieur et que nous allons maintenant décrire.

L’apophyse montante du maxillaire supérieur se dirige de bas en haut et un peu d’avant en arrière. Aplatie transversalement et, d’autre part, plus large à son origine qu’à sa terminaison, elle nous offre à considérer les parties suivantes : une base, un sommet et deux faces (externe et interne) et deux bords (antérieur et postérieur). — La base fait corps avec l'os, au niveau du plancher de l’orbite. — Le sommet de cette apophyse s’épaissit et se hérisse de dentelures, pour s’articuler avec l’apophyse orbitaire interne du frontal. — La face interne fait partie de la paroi externe des fosses nasales. — Sur la face externe vient s’insérer l’extrémité supérieure du muscle releveur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. — Son bord antérieur, rugueux, s’articule avec les os propres du nez. — Quant à son bord postérieur., il limite en dedans le pourtour de l’orbite. Mince en haut, il s’élargit en bas et se creuse d’une gouttière qui se continue, à son extrémité inférieure, avec la gouttière nasale. Des deux lèvres de cette gouttière, l’antérieure se confond avec le bord supérieur de l’apophyse pyramidale ; la postérieure s’articule avec l’iinguis.

5° Conformation intérieure, sinus maxillaire. — La partie antérieure de l’apophyse palatine, la base de l’apophyse montante et le bord alvéolaire contiennent une petite masse de tissu spongieux.

Toutes les autres portions de l’os sont constituées par du tissu compacte.

Sinus maxillaire. — Le sinus maxillaire ou antre d' Highmore, creusé dans l’épaisseur de l’apophyse pyramidale, correspond exactement, par sa configuration et son étendue, avec la forme et le développement de cette apophyse.

Gomme elle, il présente une base qui répond à son orifice d’entrée, un sommet qui confine à l’apophyse malaire et, de plus, trois faces et trois bords, qui correspondent exactement aux faces et aux bords de l’apophyse pyramidale.

Les parois du sinus sont fort minces, parfois même transparentes. De leur face interne se détachent assez souvent des cloisons, plus ou moins développées suivant

Fig. .188.

Face, vue latérale, montrant le sinus maxillaire et la lace interne de l’orbite.

1, os propre du nez. — 2, gouttière lacrymo-nasale. — 3, épine nasale antérieure. — 4, trou spliéno-palatin. — O, trous dentaires postérieurs. — 6, portion du palatin, rétrécissant l’orifice d’entrée du sinus maxillaire. — 7, apophyse auriculaire du cornet inférieur, recouverte à l’état frais par la niu(iueuse du sinus. — 8, partie postérieure de l’entrée du sinus, également recouverte par la muqueuse. — 9, apophyse unciforme de l’ethmoïde.

OSÏÉOLOGIE

les sujets, qui peuvent circonscrire des cavités secondaires. Gruber a vu plusieurs fois le sinus maxillaire divisé en deux cavités distinctes.

Les racines des dents soulèvent fréquemment la paroi inférieure du sinus. Dans certains cas même, elles traversent cette paroi et sont à nu dans la cavité (pour de plus amples détails sur le sinus maxillaire, voy. les Traités T Anatomie topographique.)

Connexions. — Le maxillaire supérieur s’articule avec neuf os, dont deux appartiennent au crâne et six à la face. Ce sont : 1“ le frontal ; 2« l’ethmoïde ; le maxillaire supérieur du côté opposé ; 4° l’os malaire; Tungnis ; 6“ l’os propre du nez ; 7“ le vomer ; 8° le cornet inférieur’; 9« le palatin. Dans certains cas rares, il s’articule encore, au niveau du bord inféro-externe de l'orbite, avec la grande aile du sphénoïde.

Maxillaire supérieur, avec les inserlious musculaires.

(Pour la signification des chiffres, se reporter au texte ci-dessus.)

Insertions musculaires. — Dix muscles, appartenant pour la plupart (tous sauf un) aux muscles de la face, prennent l’insertion sup le maxillaire inférieur. Ce sont (lig. 189) : 1» sur

la face orbitaire, le petit oblique de l’œil (10) ; 2° sur la face externe de l'apophyse montante, l’orbiculaire des paupières (1), l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure (2), l’élévateur propre de la lèvre supérieure (3), le masséter (4), le buccinateur (5), le canin (6), le transverse du nez (7), le myrtiforrne (8), le dilatateur des narines (9).

Développement. — On admet généralement (Béclard, Sappev, Külliker) que le maxillaire supérieur se développe par cinq points d’ossification. Ces cinq points ne se sont pas précédés de cartilages: semblables en cela aux centres d’ossitication de la voûte du crâne, ils apparaissent dans la trame embryonnaire vers la fin du deuxième mois.

De ces cinq points, l’un externe, pièce malaire, est situé en dehors et correspond à toute la portion du maxillaire comprise entre le trou sous-orbitaire et le bord postérieur de l’os. — Le second, pièce orhito-nasale, est situé à la parlie interne du plancher de l’orbite, ainsi que le sinus maxillaire. — Le troisième, pièce nasale, comprend toute la portion de l’os située entre la dent canine et l’apophyse montante. — Le quatrième, pièce palatine, se développe en dedans des points précédents et se porte vers la ligne médiane, en constituant les trois quarts postérieurs de l’apophyse palatine. — Le cinquième forme la pièce incisive, la plus intéressante de toutes à cause des importantes discussions qu’elle a soulevées parmi les anatomistes, depuis Vésale jusqu’à nos jours. La pièce incisive (üg. 190, 2) se place entre la pièce nasale et la ligne médiane ; sa partie inférieure, cuboïde, logera les deux incisives et constituera le quart antérieur de l’apophyse palatine ; sa partie supérieure, lamelleuse , s’appliquera contre la pièce nasale et formera la portion ta plus interne de l’apophyse montante. La limite séparative de la pièce incisive et de la pièce palatine est le canal palatin antérieur ; il n’est pas rare de rencontrer, sur des maxillaires d’adultes et au pourtour de ce canal, des traces souvent très manifestes de la soudure de ces deux pièces.

Le sinus maxillaire est réduit, au début, à une simple dépression ou fossette, la fosette maxillaire, située sur la partie interne de la pièce orbito-nasale, et la gouttière alvéolaire se trouve alors immédiatement en contact avec la gouttière sous-orbitaire. Ce n'est que plus tard, quand tous les centres d’ossilication se sont réunis, c|ue la fossette n)axillaire se prolonge dans l’épaisseur de l’os, écarte de plus en plus la paroi orbitaire du rebord alvéolaire et atteint finalement ces dimensions considérables qui la caractérisent chez l’adulte.

Les diverses pièces osseuses que nous venons de signaler se soudent de très bonne heure, à la fin du sixième mois d’après Bamcaud et Renault, de manière à constituer un os unique.

Ces deux derniers observateurs décrivent, dans le maxillaire, un si.xième point d’ossification, le point sous-vomérien, donnant naissance à ce (ju ils appelent la pièce sous-vomér'ienne. Ce petit os (fig. 190, 1) atfecte la forme d’un coin, enfoncé entre la pièce incisive et la pièce palatine. C’est lui qui, en s’interposant entre les deux gouttières palatines

Fig. 190.

Os sous-vomérien droit (d’après Rambaud et Renalt.t).

1, os sous-vomérien (m bleu). — 2, pièce incisive, — 3, pièce palatine. — 1, gouttière palatine antérieure. — 5, apopliyse montante.

— 6, sinus maxillaire.

os DE LA FACE

droite et gauche, avec son congénère du côté opposé, transforme ces gouttières en un canal, le conduit palatin antérieur.

Variétés. — On rencontre fréquemment, sur des sujets de 15 à 20 ans, des os sous-vomériens non soudés et présentant 1 centimètre et demi de hauteur (Rambaud et Renault, loc. cit.. p. 157). Le trou sous-orbitaire est très variable par sa situation et sa forme ; il s’ouvre le plus souvent à ,1 centimètre au-dessous du rebord orbitaire ; mais on peut le rencontrer aussi entre le 4® et le 12® millimètre. Généralement circulaire, il peut affecter une forme ovalaire, à grand diamètre oblique le plus souvent en haut et en avant. Je l’ai vu, plusieurs fois, se présenter sous la forme d’une simple fente. Il peut être multiple : les conduits orbitaires à deux oriüces ne sont pas rares; Gruber {Mém. de l’Acad. imp. des Sciences de Saint-Pétersbourg, 1871, p. 430) en a observé jusqu’à cinq. J’ai rencontré sur un sujet, à la place du trou sous-orbitaire, deux petites fentes situées, la première à 3 millimètres au-dessous du rebord orbitaire, la seconde à 11 millimètres au-dessous de ce même rebord. — Gruber a décrit, sous le nom de spina zygomatica, exteriia une petite saillie qui se détache de la partie postérieure de l’apophyse pyramidale et se dirige ensuite en arrière. Cette apophyse s’unit parfois avec une épine osseuse qui se détache de l’apophyse zygomatique du temporal. Ainsi se trouve formé Varcus maxillo-temporalis infra-jugalis de Gruber, véritable pont osseux jeté entre le temporal et le maxillaire supérieur. — La portion de l’os maxillaire qui concourt à former le canal lacrymal peut constituer une pièce osseuse distincte : cet os lacrymal antérieur ou accessoire (W. Krause en distingue deux), déjà signalé par Rosenmüller [Organorum lacrymalium descriptio anatomica, Leipzig, 1797) a été étudié à nouveau par Rousseau {Annales des sciences naturelles, 1829, p. 86) et par Zchwegl {Zeitschr. /'. die ration. Medicin, 1857, p. 306), aux mémoires desquels nous renvoyons le lecteur qui désirerait sur ce point de plus amples détails. — 11 n’est pas rare de rencontrer sur des os maxillaires supérieurs, principalement chez les jeunes sujets, des sutures surnuméraires complètes ou incomplètes, indices des différentes pièces osseuses qui entrent 'dans la constitution embryonnaire de cet os. La plus importante de ces sutures est sans contredit celle qui isole plus ou moins la pièce incisive, plus connue alors sous le nom d’o5 intermaxillaire.

Os intermaxillaire chez l’homme. — L’os intermaxillaire, ainsi appelé parce qu’il est situé entre les deux maxillaires supérieurs, n’est autre que la pièce incisive ci-dessus décrite, qui a conservé chez l’adulte son indépendance de la vie embryonnaire. 11 existe à l’état typique et à toutes les périodes de l’existence chez beaucoup de mammifères, notamment chez les carnivores et les singes inférieurs. Décrit tout au long chez l’homme par Galien, dont les descriptions anatomiques reposent, malheureusement, sur l’étude du magot, il a été rejeté par Yésale et, après lui, par tous les anatomistes, qui, aveuglés par l’esprit de système, se sont toujours préoccupés avant tout de trouver des différences entre l’homme et les singes. On admet universellement aujourd’hui, depuis les travaux de Nesbitt, de ViCQ-d’AzvR, de Goethe, de Leuckart, de Hamy {U os inter maxillaire de l’homme à Vétat normale et pathologique, Thèse de Paris, 1868), etc., que l’os intermaxillaire se rencontre chez l’homme tout aussi bien que chez les singes et que la seule différence qui existe à cet égard entre l’homme et les singes, c’est que chez ceux-ci l’os intermaxillaire conserve son indépendance jusqu’à l’état adulte, tandis que chez nous il se soude de bonne heure (troisième mois de la vie intra-utérine) avec les pièces voisines du maxillaire supérieur et disparaît ainsi en tant qu’os isolé.

A la naissance, on observe encore, chez la plupart des sujets, des traces évidentes de cette suture de l’interm axillaire. Hamy en donne la description suivante : « Très nette à la face palatine, où elle part de l’interstice de la canine et de l’incisive externe, et quelquefois d’un point situé un peu en dehors de cet interstice, elle décrit sur la voûte du palais une courbe flexueuse, à concavité inférieure plus ou moins prononcée, pénètre dans le trou palatin antérieur, dont elle coupe le bord externe, à la réunion de son tiers postérieur et de son tiers moyen. Sur le plancher des fosses nasales, elle parcourt d'abord une courbe très courte, à concavité antérieure, qui correspond à celle de la voûte palatine, puis une courbe plus considérable à concavité postérieure et, en montant sur la branche, une troisième courbe de même rayon que la seconde, mais concave en avant. Elle se dirige alors obliquement en haut et en dedans et disparaît à un demi-centimètre environ du bord nasal de l’apophyse montante. La ligne articulaire coupe cette apophyse à sa base, bien plus près du canal lacrymal que de l’orifice antérieur des fosses nasales ; on la rencontre le plus souvent à la réunion du tiers postérieur et des deux tiers antérieurs de cette base. » (Hamy, loc. cit., 37).

Chez l’adulte, on ne rencontre plus d’ordinaire aucun vestige de la suture en question. L’os intermaxillaire, comme cela a été dit plus haut, s’est soudé au maxillaire supérieur pour devenir partie intégrante de celui-ci. Nous ferons remarquer à ce propos que, suivant la remarque de Hamy, la soudure et, par conséquent, la disparition de l’os intermaxillaire est, chez les races nègres prognathes, un peu plus tardive que dans les races blanches orthognathes. Elle se produit un peu plus tardivement, encore, chez les hydrocéphales et chez les rachititiques.

Anormalement on retrouve, chez quelques crânes d’adultes, des traces de la suture intermaxillaire ou même l’indépendance complète de l’os intermaxillaire. On sait que la difformité connue sous le nom de bec-de-lièvre, quand elle s’étend jusqu’aux parties squelettiques, répond à un défaut de soudure, soit des deux os intermaxillaires entre eux (c’est le bec-de-lièvre médian), soit d’un os intermaxillaire avec le maxillaire correspondant (c’est le bec-de-lièvre latéral, le bec-de-

OSTEOLOGIE

lièvre bilatéral quand la malformation existe à la fois à droite et à gauche). Et comme l’os intermaxillaire se développe dans le bourgeon nasal interne (Gostes), tandis que le maxillaire dérive du bourgeon maxillaire, la fissure constituant le bec-dedièvre se trouve placée entre le bourgeon nasal interne et le bourgeon maxillaire, autrement dit résulte d’un defaut de coalescence de ces deux bourgeons. Quant, au bourgeon nasal externe, il ne descend pas (toujours d’après Gostes) au-dessous de l’aile du nez et, de ce fait, n’aurait rien à voir avec la formation de la lèvre et du bord alvéolaire, rien à voir non plus avec le bec-de-lièvre latéral.

Telle est la théorie classique, celle qui a eu cours Jusqu'en 1879. A cette époque, Albrecht {Zool.

Anzeiger, 1879 et Soc. d'Anthropol. de Bruxelles, 1882) décrit deux os intermaxillaires de chaque côté : Eun, interne, qu’il appelle endognathion (de yvaOoç, mâchoire) ; l’autre, externe, qu’il désigne sous le nom de rnésognatliion. Le maxillaire supérieur devient, pour lui, Vexognathion. La figure ci-contre indique nettement la situation respective de ces diverses pièces osseuses. On y voit, d’autre part : 1° que la suture qui unit l'os intermaxillaire externe au maxillaire supérieur répond au côté interne de la canine ; 2» que la suture qui, de chaque côté, unit l’un à l’autre l’intermaxillaire interne à l’inter maxillaire externe répond au côté interne de l’incisive latérale. Tout cela est important comme nous allons le voir.

Reconnaissons, tout d’abord, que cette théorie de la duplicité originelle de l’os intermaxillaire est en parfait accord avec le fait, signalé depuis déjà longtemps par Leuckart, de la duplicité de la suture intermaxillaire observée par lui sur une dizaine de crânes et que j’ai rencontrée moi-même sur plusieurs maxillaires d’adultes. De chaque côté du conduit palatin antérieur, considéré par son extrémité buccale, on voit partir la suture normale qui réunit l’os intermaxillaire au maxillaire supérieur proprement dit. Puis, à quelques millimètres plus loin, on voit cette suture se diviser en deux branches : une branche externe, qui se porte vers le côté interne de la dent canine; une branche interne, qui se dirige vers l’espace compris entre

la première incisive et la seconde. Exagérons cette disposition, complétons par la pensée cette double suture et nous aurons, parfaitement réalisés, les deux os intermaxillaires, Vendognathion et la mésognathion d’ALBRECiix.

Appliquant ces données à l’anatomie pathologique, Albrecht modifie naturellement les données classiques relatives au becde-lièvre. Il divise encore le bec-de-lièvre en bec-de-lièvre médian et bec-de-lièvre latéral. 11 admet encore que, dans le bec-de-lièvre médian, la fissure anormale se trouve placée entre l’intermaxillaire d’un côté et celui du côté opposé (pour spécifier entre l’endognathion du côté droit et l’endognathion du côté gauche). Mais il se sépare totalement des classiques en ce qui concerne la situation de la fissure dans le bec-de-lièvre latéral : pour lui, cette fissure se trouve située, non plus entre l’intermaxillaire et le maxillaire supérieur, mais bien entre l’os intermaxillaire interne {endognathion) et l’os intermaxillaire externe {mésognathion), autrement dit dans la suture e7idomésognathique . En conséquence, quand le bec-de-lièvre est bilatéral, le bourgeon médian (Bürzel) se trouve constitué par les deux os intermaxillaires internes, réunis l’un à l’autre et portant les deux incisives médianes . Les incisives latérales sont situées, dans la grande majorité des cas (7 fois sur 10, Broca, Kirmisson), dans la lèvre externe de la fissure, sur l’os intermaxillaire externe par conséquent.

Au point de vue anthropologique, IIamy a constaté que, chez les races nègres prognathes, la soudure, et par conséquent la disparition de l’os intermaxillaire, était un peu plus tardive ({ue dans les races blanches orthognathes. Gette soudure se produit plus tardivement encore cliez les hydrocéphales et chez les rachitiques.

Fig. 192.

Figure schématique, expliquant le becde-lièvre double d’après la théorie d’ Albrecht).

1, intermaxillaire interne (endognathion).

— 2, intermaxillaire externe (mésognathion).

— 3, maxillaire supérieur (exognathion). — Les flèches indiquent les scissures du becde-lièvre latéral.

Figure schématique, montrant les différentes pièces intermaxillaires chez un jeune enfant (d’après Albrecht).

1, intermaxillaire interne (endognathion). — 2, intermaxillaire externe (mésogjiathion). — 3, maxillaire supérieur (exognathion). — On voit nettement les sutures qui séparent les unes des autres ces trois pièces du maxillaire.

§ II. — Os MALAIRE

L’os malaire, qu’on appelle encore os zygomatique., os jugal, ou os de la pommette, est situé à la partie la plus externe de la face, dont il constitue la limite laté-

os DE LA FACE

raie. C’est un solide arc-boutant jeté entre le maxillaire supérieur et les trois os du crâne qui entrent dans la constitution de la fosse temporale : le frontal, la grande aile du sphénoïde et l’écaille du temporal. Envisagé dans sa configuration générale, il affecte la forme d’un quadrilatère et, de ce fait, nous offre à considérer deux faces, quatre bords et quatre angles :

1° Faces. — Des deux faces, l’une, externe, est en rapport avec les téguments ; l’autre, interne, regarde la fosse temporale :

a. Face externe. — La face externe, lisse et convexe, donne insertion aux deux muscles zygomatiques. Le muscle orbiculaire des paupières recouvre sa moitié supérieure, mais sans y prendre aucune attache.

b. Face interne. — La face interne, concave, entre à la fois dans la constitution de la fosse temporale et de la fosse zygomatique. Elle donne attache à quelquesuns des faisceaux antérieurs du muscle temporal.

2" Bords. — Les quatre bords de l’os malaire se distinguent en antéro-supérieur, postéro-supérieur, antéro-inférieur et postéro-inférieur :

a. Bord antéro-supérieur . — Le bord antéro-supérieur, mousse et régulièrement concave, fait partie du rebord de l’orbite. Il donne naissance à une lamelle osseuse qui s’en sépare presque à angle droit pour se porter en arrière : c’est V apophyse orbitaire, laquelle fait partie de l’orbite par sa face supérieure ou concave et de la fosse temporale par sa face inférieure ou convexe. Le bord libre de l’apophyse orbitaire, finement dentelé, s’articule a la fois avec le maxillaire supérieur et avec la grande aile du sphénoïde. Entre les deux lignes de dentelures destinées à cette double articulation, existe le plus souvent une petite portion, non articulaire bien que tranchante, qui limite en avant la fente sphéno-maxillaire (voy. Orbite).

b. Bord postéro-supérieur . — Le bord postéro-supérieur fait partie du pourtour de la fosse temporale. Il nous présente une portion horizontale et une portion verticale, se réunissant l’une avec l’autre en formant un angle légèrement obtus. Sur la portion verticale de ce bord, et en son milieu, se trouve un prolongement lamellaire, dirigé en arrière du côté de la fosse temporale (fig. 193,2’) : c’est X apophyse marginale de l’os malaire.

c. Bord antéro-inférieur. — Le bord antéro-inférieur, à peu près rectiligne, est dentelé dans toute son étendue. Il s’articule avec le maxillaire supérieur.

d. Bord postéro-inférieur . — Le bord postéro-inférieur, épais, rugueux et mousse, continue la direction de l’arcade zygomatique. Il donne insertion aux faisceaux antérieurs du muscle masséter.

3° Angles. — Ils sont au nombre de quatre :

a) Id angle supérieur représente une petite colonne osseuse, dont l’extrémité, dentelée, s’articule avec l’apophyse orbitaire externe du frontal.

P) Id angle postérieur , également dentelé, s’articule avec l’apophyse zygomatique du temporal.

y) Quant à Vangle antérieur et à Y angle inférieur, ils se confondent l’un et l’autre avec le bord antéro-inférieur, pour s’articuler ensemble avec l’apophyse malaire du maxillaire supérieur.

4° Conformation intérieure. — Presque entièrement constitué par du tissu compacte, l’os malaire ne possède du tissu spongieux, et encore en petite quantité, que sur les points qui présentent la plus grande épaisseur. Il est traversé par un conduit, le conduit malaire, qui, prenant naissance sur la face supérieure d

OSTÉOLOGIE

l’apophyse orbitaire, ne tarde pas à se bifurquer dans l’épaisseur de l’os, à la manière d’un Y, pour s’ouvrir à la fois sur sa face externe et sur sa face interne. Ces deux conduits secondaires (fig. 193, 9 et 194,10'), qui livrent passage à des

Fig. 193.

Os malaire, face externe.

Fig. 194.

Os malaire, face interne.

1, bord antéro-supérieur ou orbitaire. — 2, bord postéro-supérieur ou temporal, avec 2’, l'apophyse marginale de l’os malaire. — 3, bord antéro-inférieur. — 4, bord postéro-inférieur. — 5, angle supérieur. — 6, angle inférieur. — 7, angle antérieur. — 8, angle postérieur. — 9, orifice antérieur du conduit malaire, s’ouvrant à la joue.

«, surface d’insertion du petit zygomatique. — b, surface d’insertion du grand zygomatiijuo. — c, surface d'insertion de l’élévateur propre de la plèvre supérieure. — e, attache du masséter.

t, bord antéro-supérieur ou orbitaire. — 2, bord postéro-supérieur ou temporal. — 3, bord antéro-inférieur, avec 3', surface rugueuse pour le maxillaire supérieur. — 4, bord postéro-inférieur. — 5, angle supérieur, pour l’apophyse orbitaire du frontal. — 6, angle inférieur. — 7, angle antérieur. — 8, angle postérieur, pour l’apophyse zygomatique. — 9, 9, facette supérieure ou concave de l’apoplnse orbitaire, faisant partie de l’orbite. — 10, 10, conduit malaire.

d, attaches du temporal. — e, altaches du masséter.

filets nerveux provenant du rameau orbitaire du maxillaire supérieur, peuvent être appelés, l’un zygomato-facial (celui qui va à la face), l’autre zy g omato- temporal (celui qui s'ouvre dans la fosse temporale;. Il n’est pas rare de les voir rester

indépendants l’un de l’autre dans toute leur étendue, et dans ce cas, on le conçoit, on observe sur l’apophyse orbitaire deux trous au lieu d’un seul.

Connexions. — Le malaire s'articule avec quatre os : en haut, avec le frontal; en bas et en avant, avec le maxillaire supérieur ; en arrière, avec le temporal ; en arrière et en dedans, avec la grande aile du spliéno'ide.

Insertions musculaires. — Cinq muscles s'insèrent sur l’os malaire, savoir (fig. 193 et 194) ; 1“ sur la face externe de l’os, le petit zygomatique (a), le grand zygomatique (6), l’élévateur propre de la lèvre supérieure (c);2o sur la face interne, le temporal (cl) ; 3° sur le bord postéro-inférieur, le masséter (e).

Développement. — C’est à tort que la plupart des anatomistes font dériver l’os malaire d'un seul point d’ossification. Qc.4in et Kôllikeii en admettent deux. R.\mbaud et Ren.4ult en figurent même trois, un pour la portion zygomatique de l’os et deux pour la portion orbitaire.

Ces trois points d’ossification, bien visibles vers la fin du second mois, sont totalement soudés au cinquième.

Théoriquement, l’os malaire se compose de trois pièces osseuses, savoir : une pièce anté-

rieure ou prémalaire ; 2» une pièce postérieure située en arrière de la précédente ou postmalaire ;

Fig. 195.

Constitution théorique de fos malaire.

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