‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 34 sur 176 · prémalaire. — 2. postmal aire. — 3, hypomalaire · texte numérisé non relu

prémalaire. — 2. postmal aire. — 3, hypomalaire

— n. orbite. — T, fosse temporale. — F, frontale.

— MS, maxillaire supérieur. — SS, suture des pièces malaires.

os DE LA FACE

3“ une pièce inférieure ou kypomalaire répondant à la partie inférieure de l'os. La figure 193 indique nettement la situation et les rapports respectifs de ces trois pièces squelettiques.

Variétés. — L’anatomie anormale confirme de tous points cette multiplicité des centres ossiticateurs de l’os malaire. On a vu sur certains sujets, en effet, l’os malaire divisé par une suture transversale en deux portions distinctes : une portion supérieure et une portion inférieure (San- DiFORT, Observ. anal. palh. ; Soemmering, Ostéologie ; Canestbini, Anal. d. Soc. d. nat. in Modena, 1867). Cette disposition persiste pendant toute la vie chez certains quadrumanes, comme le fait remarquer Darwin [La Descendance de l'homme, p. 37). Sa fréquence, évaluée à 0,3o p. lOO chez les sujets russes (Doenitz, Miltiieil. der deutschen Gesellsch. f. Natur. und V olkerkunde Ostasiens, 1874, H. 8, s. 139) atteindrait 7 p. 100 chez les sujets japonais (os japonais) d’après les recherches de Hilgrndorf {Mittheil. der deulscken Gesellsch. für Natur. und Volkerkunde Ostasiens, 1873, H. I, s. 1). De Lorenzi {Gazzetta delle cliniche, Torino, 1871) fait remarquer que la division de l’os malaire se rencontre plus fréquemment dans les crânes prognathes qui n’appartiennent pas à la race aryenne. — Spix a constaté, sur un sujet, trois pièces distinctes dans l’os malaire. (Voyez encore pour la diAÛsion de l’os malaire ; Delorenzi, Tre nvovi casi d’anomalia delVoso malare, Torino, 1872; Morselli, Supra una rara anomalia delVosso malare, Modena, 1872; Gruber, Arch. f. path. anal., 1879, 1. 115.)

Deux cas de développement incomplet des os malaires et des arcades zygomatiques ont été observés tout récemment par Zuckerkandl {Stricker’s med. Jahrbücher, Heft 1, p. 103). — Des os wormiens peuvent se rencontrer (W. Krause) au niveau de l’articulation tempord-malaire, au niveau de la portion antérieure de la fente sphéno-maxillaire. — L’apophyse varie beaucoup en hauteur et en étendue. — Voyez au sujet des variations de l’os malaire : Werfer. Das Wangenbein des Menschen, Diss. Tübingen, 1869; Stieda, Arch. f. Anal, und Phys., 1870, p. 112; Calori. Sulle anomalie deWosso zygomatico , etc. Boll. Sc. Med., 1893.

§ III. — Os PROPRES DU NEZ

Situés de chaque côté de la ligne médiane, les deux os propres du nez remplissent l’espace compris entre le frontal et les deux apophyses montantes du maxillaire supérieur. Chacun d’eux, pris à part, a la forme d’une lame quadrilatère, un peu plus large en bas qu’en haut. .11 nous présente, en conséquence, deux faces et quaire bords :

1° Faces. — Des deux faces, l’une est antérieure, l’autre postérieure.

Fig. 196.

Les os propres du nez, vus par leur face antérieure.

1, bord supérieur. — 2, bord inférieur, avec 2’, échancrure pour le nerf naso-lobaire. — 3, bord externe.

— 4, bord interne. — 5, trou vasculaire. — a, surface d’insertion du muscle pyramidal.

Fig. 197.

Les os propres du nez, vus par leur face postérieure.

1, bord supérieur. — 2, bord inférieur, avec 2’, éciiancrure pour le nerf naso-lobaire. — 3, bord externe, s’articulant avec le maxillaire supérieur. — 4, 4, 4, bord interne, articulé avec celui du côté opposé.

Fig. 198.

Os propre du nez du côté droit, vu par son bord interne.

1, bord interne, épais et rugueux, pour s’articuler avec celui du côté opposé. — 2, bord supérieur. — 3, bord inférieur. — 4, face poslérieure, faisant partie des fosses nasales. — O, face antérieure.

a) La face antérieure, convexe dans le sens transversal, légèrement concave dans le sens vertical, est recouverte dans toute son étendue par le muscle pyramidal.

OSTEOLOGIE

P) La face postérieure, concave dans le sens transversal, fait partie des fosses nasales. Elle présente de nombreux sillons pour des vaisseaux et des nerfs.

2° Bords. — Les quatre bords se distinguent, d’après leur orientation, en supérieur, inférieur, externe et interne :

a) Le bord supérieur, fortement dentelé, constitue la partie la plus épaisse de l’os. Il s’articule avec le bord antérieur du frontal.

P) Le bord inférieur, un peu plus large, fort mince et très irrégulier, s’unit avec les cartilages latéraux du nez. 11 présente ordinairement une petite échancrure (fig. 196,2’), pour le passage du nerf naso-lobaire.

y) Le bord externe, taillé en biseau aux dépens de la table interne de l’os, s’articule avec la branche montante du maxillaire supérieur.

ô) Le bord interne enfin, très épais et très rugueux, s’articule avec celui du côté opposé dans la plus grande partie de son étendue. Il s’articule aussi, tout à fait en haut, au voisinage du bord supérieur, avec l’épine nasale du frontal et la lame perpendiculaire de l’ethmoïde.

3"^ Conformation intérieure. — Les os propres du nez sont presque entièrement constitués par du tissu compacte. Il n’est pas rare de les voir traversés par un canal qui est presque perpendiculaire à leur surface et qui livre passage à un vaisseau.

Connexions. — Chacun des deux os propres du nez s’articule avec quatre os ; l» en dedans, avec son homonyme du côté opposé ; en dehors, avec la branche montante du maxillaire supérieur ; 3« en haut, avec le frontal et avec l'ethmoïde.

Insertions musculaires. — L’os nasal donne altache à un seul muscle, le pyramidal (lig. 193, a). Quelquefois, cependant, l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure s’insère sur lui par quelques-unes de ses fibres.

Développement. — Chacun des os propres du nez se développe par un seul point d’ossification, qui apparaît vers le milieu du troisième mois de la vie intra-utérine.

Variétés. — La région des os propres du nez présente parfois de petits os surnuméraires. J’ai vu, sur deux sujets, une petite pièce osseuse placée entre le frontal et le bord supérieur des os du nez {os surnuméraire sus-nasal). Ces petits os peuvent se développer entre les deux os nasaux [os surnuméraire internasal), comme ba observé IIyctl (OEst. Zeitschrift für pract. Heilkunde, 1861, n° 49), ou même le long du bord inférieur [os suniuméraire sous-nasal, comme l’a remarqué M.wek (Arch. f. pbys. lleiklunde, 1849, p. 235). — Les deux os propres du nez peuvent se souder sur la ligne médiane en une seule pièce osseuse, disposition qui est normale chez le chimpanzé dès l’âge de deux ans, chez le gorille et les pithéciens plus tôt encore (Topinard, L'Anthropologie, p, 63). Cette soudure se produirait relativement très \ite chez les Hottentots, d’après Hvrtl. Bkoca, examinant vingt-sept squelettes d’adultes pris au hasard, a rencontré la fusion des deux os nasaux sur cinq sujets ; or ces cinq sujets appartenaient à des races nègres. — Voyez au sujet des A'ariations des os propres du nez, Romiti, Di una rarissima varieta dette ossa nasati. Atti délia R. Accad. dei Fisiocritici, Siena, 1883 ; Valent!, Ossa sopranumerarie det naso, Monit. zool. ital., 1890 ; M.vnouvrier, Mémoire sur les variations des os nasaux dans l'espèce humaine. Bull Soc. d’Anthrop., 1893.

§ IV. — Unguis

L’os unguis (fig. 199 et 200), encore appelé quelquefois os lacrymal, est une petite lamelle osseuse située à la partie antérieure de la face interne de l’orbite, où elle comble l’espace intercepté par le maxillaire supérieur, le frontal et l’ethmoïde. On lui considère deux faces et quatre bords :

1° Faces. — Les deux laces se distinguent, d’après leur orientation, en externe et interne :

a. Face externe. — La face externe (fig. 199) nous présente en son milieu une

os DE LA FACE

crête verticale, la crête de Vunguis ou crête lacrymale; elle se termine en bas par une petite apophyse en forme de crochet, qui, en s’articulant avec le maxillaire supérieur, complète en dehors l’orifice supérieur du canal nasal; sur elle, vient s’attacher le tendon réfléchi de l’orbiculaire des paupières. La crête lacrymale divise la face externe de l’unguis en deux portions, l’une antérieure, l’autre postérieure : la portion postérieure, régulièrement plane, continue la direction de l’os planum de l’ethmoïde; la portion antérieure, creusée en gouttière, se réunit en avant avec la gouttière que nous avons déjà vue sur le bord postérieur de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, pour constituer la gouttière lacrymo-nasale^ laquelle est occupée par le sac lacrymal (voy. Orbite).

h. Face interne. — La face interne (fig. 200) présente de nombreuses rugosités et quelques sillons vasculaires.

En son milieu se trouve une gouttière verticale, correspondant à la crête de la face précédente. La portion de l’os qui est en avant de cette gouttière fait partie de la paroi externe des fosses nasales. La portion qui est en arrière s’applique contre les masses latérales de l’ethmoïde et complète ainsi les cellules osseuses de cette région.

2^ Bords. — Les quatre bords de l’unguis sont irréguliers et fort minces :

а) Le bord supérieur s’articule avec l’apophyse orbitaire interne du frontal.

P) Le bord inférieur complète en partie le canal nasal et descend parfois jusqu’à la rencontre du cornet inférieur.

y) Le bord postéi'ieur s’articule avec Los planum de l’ethmoïde.

б) Le bord antérieur s’unit à l’apophyse montante du maxillaire supérieur.

3° Conformation intérieure. — L’unguis est exclusivement constitué par du tissu compacte.

Connexions. — L’unguis s’articule avec quatre os : 1° en haut, avec l’os frontal : 2° en arrière, avec l’ethmoïde ; 3“ en avant, avec le maxillaire supérieur ; 4° en bas, avec le cornet inférieur.

Insertions musculaires. — Deux muscles seulement s’insèrent sur l’unguis (fig. 201) ; 1° sur la crête lacrymale, le tendon réfléchi de l’orbiculaire des paupières (1) ; 2® immédiatement en arrière de cette crête, le muscle de Horner (2).

Développement. — 11 se développe par un seul point d’ossification, qui apparaît d’ordinaire au troisième mois de la vie intra-utérine.

Variétés. — Il est des cas où les os unguis sont très petits ou même font entièrement défaut ; le canal lacrymo-nasal est formé alors en totalité par le maxillaire, auquel peut s’adjoindre, mais plus rarement, l’ethmoïde (Soemmering). — La crête de l’unguis ou tout simplement son crochet terminal peut également manquer (Soemmering). — Dans un cas observé par Gruber [Muller s Archiv., 1848), l’os unguis, faisant défaut, était remplacé par une série de lamelles osseuses détachées des os voisins. — Hyrtl a vu l’unguis constitué par deux pièces, que réunissait une suture verticale [loc. cil., p. 229). — 11 peut exister en avant de l’unguis une pièce surnuméraire, l’o5 lacry mal accessoire de Rousse.yu [Ann. des Sc. nat., 1829). Mais cette formation surnuméraire appartient au maxillaire supérieur (voy. p. 209). — L’unguis peut ne présenter aucun rapport de contact avec l’os planum par suite de l’interposition entre ces deux pièces osseuses du frontal et du maxillaire supérieur, disposition qui est normale chez le gorille et le chimpanzé (voy. à ce sujet, Régnault, Bull. Soc. Biol., 1824). — Voyez, au sujet de

Fig. 201.

Uuguis.vue externe, avec les insertions musculaires.

(Pour la signification des chiffres, voir le texte, ci-contre.)

Fig. 199. Fig. 200.

Unguis, face externe. Unguis, face interne.

1, bord antérieur. ' — 2, bord postérieur. — 3, bord supérieur. — 4, bord inférieur. — 5, crête lacrymale. — 6, gouttière lacrymo-nasale.

OSTEOLOGIE

l’iinguis, Gegenbaur, Ueber das Pars facialis des lAicrymale des Menscken, Morpliol. Jarhb., 1881, t. Vil, p. 173 ; BtANCHi, Sidle Varielà dell'oso unguis, in Gazzetta degU ospedali, 1886.

§ V. — Os PALATINS

Les os palatins (fig. 202 j, comme les maxillaires supérieurs qu’ils semblent continuer en arrière, occupent la partie la plus reculée de la face : ils concourent à la formation de la voûte palatine, des fosses nasales, de l’orbite et de la fosse ptérygo-maxillaire. Ils se composent essentiellement de deux portions ou lames, qui se soudent à angle droit et dont l’une, \di portion horizontale, se porte horizontalement en dedans, tandis que l’autre, la portion verticale, se dirige verticalement en haut.

1° Portion horizontale. — La portion horizontale (fig. 202,2) a la forme d’un quadrilatère, un peu plus allongé dans le sens transversal que dans le sens antéropostérieur. Elle nous offre à considérer deux faces et quatre bords :

A. Faces. — Les deux faces se distinguent en supérieure et inférieure. — La face supérieure , lisse et légèrement concave de dedans en dehors, fait partie du plancher des fosses nasales. — La face inférieure , un peu iri-égulière, constitue la partie la la plus reculée de la voûte palatine.

B. Bords. — Les quatre bords, à leur tour, se distinguent d’après leur situation, en externe, interne, antérieur et postérieur. — Le bord externe se confond avec le bord inférieur de la portion verticale. — Le bord interne, rugueux et finement dentelé, se réunit avec le bord homologue du palatin du côté opposé, en ménageant, du côté des fosses nasales, une petite gouttière où vient se loger le vomer. — Le bord antérieur, fort mince et rugueux, s’articule avec le bord postérieur, de l’apophyse palatine du maxillaire supérieur. — Le bord postérieur

enfin, mince, tranchant et concave en arrière, limite à ce niveau la fosse nasale correspondante et donne insertion au voile du palais. En se réunissant avec celui du côté opposé sur la ligne médiane, ce bord postérieur forme une petite apophyse, en forme d’épine, qui se dirige en arrière et en haut ; c’est V épine nasale postérieure (fig. 203, 2): elle est souvent peu développée.

2° Portion verticale. — La portion verticale est rectangulaire comme la précédente; elle nous présente encore, par conséquent, deux faces et quatre bods :

A. Faces. — Les deux faces sont, l’une interne, l’autre externe.

a. Face interne. — La face interne (fig. 204) fait partie de la paroi externe des

Les deux palatins en position normale, vue postérieure.

l, portion verticale. — 2, portion horizontale. — 3, artic'jlation, sur la lig'ne médiane, des portions horizontales des deux palatins. — 4, 4, crête inférieure de la face interne. — o, apophyse pyramidale, avec ses trois facettes : deux latérales, rugueuses (5’, 5”). pour s’articuler avec les deux ailes de l’apophyse ptérygoïde, et une moyenne, concave et lisse (5’”), pour compléter la fosse ptérygoïde. — 6, 6, écliancrure palatine. — 7, apophyse sphénoïdale. — 8, apophyse orbitaire, avec : 8’ et 8”, deux facettes lisses faisant partie, la première de l’orbite, hi seconde de la fosse ptérygo-maxillaire.

a, insertions du palato-staphylin. — h, insertions du pharyngo-staphylin . — d, insertions du constricteur supérieur du pharynx. — e, insertions du ptérygoïdien interne .

os DE LA FACE

fosses nasales. Nous y remarquons deux rieure, un peu plus développée que l’autre, donne attache au bord supérieur du cornet inférieur. La surface, plus ou moins régulièrement plane, qui se trouve entre ces deux crêtes, fait partie du méat moyen des fosses nasales. La surface, également plane, qui est située au-dessous de la crête inférieure, fait partie du méat inférieur.

b. Face externe. — La face externe (fig. 205) nous présente, en avant et en arrière , deux surfaces rugueuses qui s’appliquent, l’antérieure contre la face interne du maxillaire supérieur, la postérieure contre l’apophyse ptérygoïde .

Entre ces deux surfaces rugueuses s’en trouve une troisième, celle-là non articulaire : elle constitue, en haut, le fond de la fosse ptérygo-maxillaire; en bas, elle forme une gouttière verticale (plus rarement un canal complet) qui, en se réunissant avec une gouttière semblable située sur la tubérosité du maxillaire, constitue térieur .

crêtes antéro-postérieures, dont Finfé-

f Fig. 203.

Face inférieure du palatin droit.

1, face inférieure de la portion horizontale, avec : 1’, son bord antérieur, s’articulant avec l’apophyse palatine du maxillaire supérieur; I”, son bord interne, s’articulant avec le palatin du côté gauche ; 1’”, son bord postérieur, libre. — 2, épine nasale postérieure. — 3, crête donnant attache au muscle péristaphylin externe. — 4, canal palatin postérieur, avec 4’, 4’, ses canaux accessoires. — 5, apopliyse pyramidale, avec : 5’, sa portion rugueuse, s’articulant avec l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde ; 5”, rugosités, s’articulant avec l’aile interne de la même apophyse. — 6, partie lisse, donnant attache au ptérygoïdien externe. — 7, portion verticale du palatin. — 8, apophyse orbitaire, avec 8’, sinus palatin. — 9, apophyse sphénoïdale. — 10, échancrure palatine.

a, insertion du palato-staphylin. — 6, insertions du pharyngo-staphylin. — c, insertions du péristaphylin externe. — /■, insertions du ptérygoïdien externe.

n véritable canal, le canal palatin pos-

Fig. 204

Palatin droit, face interne.

1. portion verticale. — 2, portion horizontale. — 3, angle de réunion de ces deux portions. — 4, crête inférieure, limitant en liant le méat inférieur. — 5, crête supérieure, limitant en haut le méat moyen.— 6, apophyse pyramidale. — 7, apophyse sphénoïdale. — 8, apophyse orbitaire, avec trois facettes rugueuses 8’, 8”, 8’”, s’articulant : 8’, avec le maxillaire supérieur; 8”, avec l’ethmoïde; 8’”, avec le sphénoïde. — 9, échancrure palatine.

c, insertion du péristaphylin externe. — d, insertion du constricteur supérieur du pharynx.

Fig. 205.

Palatin droit, face externe.

1, 1’, rugosités pour le maxillaire supérieur. — 2, échancrure palatine. — 3, gouttière contribuant à former le conduit palatin postérieur. — 4. apophyse orbitaire, avec 4’, facette faisant partie de l’orbite. — 5, apophyse sphénoïdale, avec 5’, facette lisse, formant le fond de la fosse ptérygo-maxillaire. — 6, surface conti’ibuant à fermer l’orifice du sinus maxillaire. — 7, apophyse pyramidale. — 8, surface rugueuse, s’articulant avec l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde. — 9, surface donnant attache au ptérygoïdien externe {f).

B. Bords. — Les quatre bords de la portion verticale du palatin se distinguent en antérieur, postérieur, inférieur et supérieur :

OSTEOLOGIE

Fig. 2Ü().

L’apophyse pyramidale du palatin, vue postéro-exLerne (côté droit).

1, porlion liori/.onlale du palatin. — 2, sa portion verticale. — 3, apophyse palatine, avec sa facette moyenne. — 4, 5 et 6, ses deux facettes latérales iulerne et ex t' rue. — 7, face externe.

— 8, 8’, rugosités pour le maxillaire supérieur.

— 9, gouttière contribuant à former le conduit palatin postérieur.

a. Bord antérieur. — Le bord antérieur, fort mince, s’applique contre la face

interne du maxillaire. De sa partie moyenne part une languette plus ou moins développée, qui rétrécit l’entrée du sinus maxillaire en recouvrant la partie postérieure de cet orifice.

b. Bord postérieur . — Le bord postérieur, également fort mince , s’articule avec la face interne de l’apophyse ptérygoïde.

c. Bord inférieur. — Le bord inférieur se confond avec le bord externe de la portion horizontale précédemment décrite. — De l’arête résultant de cette fusion des deux portions du palatin se détache une puissante apophyse, Vapophyse pyramidale du palatin (fig. 202,5), qui se dirige en arrière et un peu en dehors, vers l’espace laissé libre par l’écartement des deux ailes de l’apophyse ptérygoïde. Cet espace est, du reste, comblé par elle. L’apophyse pyramidale nous présente, à sa partie postérieure, trois facettes distinctes (fig. 206) : deux facettes latérales, rugueuses destinées à s’articuler avec les deux ailes de l’apophyse ptérygoïde ; une facette moyenne ou intermédiaire, lisse et concave, complétant en haut la fosse ptérygoïdienne. — En avant et en dehors de l’apophyse pyramidale, se trouve une surface rugueuse, qui s'articule avec la tubérosité du maxillaire supérieur. — En bas et en dedans de cette même apophyse, nous rencontrons un ou deux petits trous : ce sont les orifices inférieurs des deux canaux, dits canaux palatins accessoires, qui prennent naissance d’autre part, soit dans le conduit palatin postérieur, soit directement dans la fosse ptérygo-maxillaire.

d. Bord supérieur. — Le bord supérieur (fig. 204, 205, et 207), est constitué par deux apophyses lamellaires, séparées l’une de l’autre par une échancrure profonde, Véchancrure palatine. Cette échancrure est en rapport immédiat avec le corps du sphénoïde.

Fig. 207.

Rapports du sphénoïde avec le palatin, pour' montrer le mode de l'ormation du trou sphéno-palatin.

(Le palatin est teinté en rouge.)

1, trou spliéno-palatin. — 2, corps du sphénoïde. — 3, apophyse ptérygoïde. — 3’, 3’’, section de la grande aile du sphénoïde au niveau du trou grand rond. — 4, section de la petite aile. — S, o’, 5”, o’”, ligue ponctuée indiquant le pourtour de l’os planum de l'ethmoïde. — 0, hcc du sphénoïde. — 7, 8, rugosités pour le maxillaire supérieur. —

9, gouttière contribuant à former le conduit palatin postérieur. —

10, porlion s’a|)pliquant contre l'orifice du sinus maxillaire, — 11, apophyse sphénoïdale. — 12, apophyse orbitaire. — 13, trou optique. — 14. trou grand rond. — 15, conduit vidicn. — IG, lame quadrilatère du sphénoïde.

os DE LA FACE

qui repose sur elle et qui, en la fermant en haut, la transforme en trou, le trou sphéno-palatin (fig. 207, i). L’apophyse qui est en avant de la déchirure palatine porte le nom &' apophyse orbitaire-, celle qui se trouve en arrière apophyse sphénoïdale.

a) V apophyse orbitaire (fig. 204,8), qui est généralement la plus volumineuse des deux, se dirige en haut, en avant et en dehors. Elle présente sur son coté externe deux petites facettes lisses, dont Tune, la supérieure, forme la partie la plus reculée du plancher de l’orbite; l’autre, l’inférieure, fait partie de la fosse ptérygo-maxillaire. Sur son côté interne, cette même apophyse nous présente trois autres facettes, articulaires cette fois, destinées à s’unir, l’antérieure (8'j avec le maxillaire supérieur, l’interne (8'j avec la partie postérieure des masses latérales de l’ethmoïde, la postérieure (8'''j enfin avec le sphénoïde. Au point de vue de sa constitution anatomique, l’apophyse orbitaire du palatin est souvent creusée d’une ou de plusieurs cavités, cellules palatines om sinus palatin., qui s’appliquent, en les complétant, tantôt contre les demi-cellules ethmoïdales correspondantes, tantôt contre le sinus sphénoïdal.

U apophyse sphénoïdale (fig. 20 i-, 7), s’incurvant sur la portion verticale qui lui sert de hase, se dirige de haut en dedans. Sa face antérieure ou interne fait partie de la paroi externe des fosses nasales. Sa face supérieure ou externe s’applique contre la base de l’apophyse ptérygoïde et forme, avec cette dernière pièce osseuse, le conduit ptéry go-palatin, dans lequel passent le nerf et les vaisseaux de même nom.

S'’ Conformation intérieure. — Le palatin est presque entièrement constitué par le tissu compacte ; seule, l’apophyse pyramidale renferme du tissu spongieux.

Connexions. — Le palatin s'articule avec sLv os : 1“ le palatin du côté opposé; 2° le maxillaire .supérieur; 3« le sphénoïde; 4° l'etlimoïde ; 5<> le cornet intérieur; G'* le vomer.

Insertions musculaires. — Sur le palatin s'insèrent six muscles, savoir (fig. 202, 203, 204 et 205) : 1° sur la portion horizontale, le palato-staphylin ou azygos de la luette [a], le pharyngostaphylin [b], le péristaphylin externe (c) ; 2‘-‘ sur la portion verticale, le constricteur supérieur du pharynx [d] le ptérygoïdien interne [e], le ptérygoïdicn externe [f).

Développement. — Le palatin se développe par deux poinis d’ossilication primitifs, l’un antérieur, l’autre postérieur, qui apparaissent vers le quarante-cinquième jour (Ramb.xüd et Renault). De ces deux points, le postérieur forme l’apophyse pyramidale et la portion de la lame verticale qui est située en arrrière de l’échancrure palatine ; V antérieur forme le reste de l’os, à l’exception des deux apophyses sphénoïdale et orbitaire. Ces dernières apophyses proviennent de deux centres épiphysaires complémentaires, lesquels apparaissent beaucoup plus tard.

"Variétés. — Les anomalies du palatin sont rares. On a signalé : l’absence de l’apophyse pyra-

midale, suppléée, dans ce cas, par une apophyse similaire détachée du maxillaire supérieur (soemmeiung) ; 2« l’absence de l’apophyse orbitaire, que remplace alors, soit une apophyse fournie par le maxillaire supérieur, soit une pièce surnuméraire de l’etlimoïde (Soemmeiung) ; 3« la réunion, par une suture anormale, de la portion verticale et de la portion horizontale (Hyrtl) ; 4“ la nonréunion, sur la ligne médiane, des deux portions horizontales et l’interposition entre elles d une lamelle osseuse, qui pruvenait de 1 apophyse palatine du maxillaire supérieur et constituait l'épine nasale postérieure {Hyim.). — On trouve quelquefois, et j’en ai un exemple sous les yeux, une languette osseuse étendue de la partie postéiieure de l’apophyse orbitaire au bord antérieur de l’apophyse sphénoïdale, et convertissant en trou l’échancrure palatine. Ce trou, formé entièrement aux dépens du palatin, représente le trou sphéno-palatin.

§ YI. — Cornet inférieur

Le cornet inférieur (fig. 206 et 207) est un os pair, situé à la partie inférieure des fosses nasales. Il affecte la forme d’une lamelle osseuse, qui s’applique parson bord supérieur contre la paroi externe de la fosse nasale, en circonscrivant au-dessous

OSTEOLOGIE

d’elle le méat inférieur. Nous pouvons, en raison de sa forme, considérer à cet os deux faces, deux bords et deux extrémités :

1° Faces. — Les deux faces se distingent, comme pour les cornets supérieur et moyen, en face externe et face interne :

a. Face interne. — La face interne (fig. 208), convexe, regarde la cloison des fosses nasales. Elle présente des rugosités et quelques sillons vasculaires toujours très marqués.

b. Face externe. — La face externe (fig. 209j, tournée en dehors, est concave et moins rugueuse que la précédente. Elle délimite en dedans le méat inférieur.

2° Bords. — Des deux bords, l’un est inférieur, l’autre supérieur ;

a. Bord inférieur. — Le bord inférieur est libre dans la fosse nasale. Il est légèrement convexe et plus épais à sa partie moyenne qu’à ses deux extrémités.

b. Bord supérieur. — Le bord supérieur, plus mince, est fixé à la paroi externe

de la fosse nasale : il répond à la fois à la face interne du maxillaire supérieur et à la portion verticale du palatin. Nous rencontrons, le long de ce bord, trois prolongements ou apophyses. Ce sont, en allant d’avant en ai-rière : 1° V apophyse lacrymale ou nasale {\\^. 207,5), petite lamelle quadrilatère et mince, qui complète en bas et en arrière le canal nasal, en s’articulant à la fois avec les deux lèvres de la gouttière nasale et avec l’unguis ; 2° V apophyse maxillaire ou auriculaire [ii^. 209,7), beaucoup plus large que la précédente, qui se dirige en bas et s'applique contre la partie inférieure de l’orifice du sinus maxillaire, en rétrécissant d’autant cet orifice ; 3° Vapophyse ethmoïdale (fig. 208 et 209,6), située un peu en arrière de l’apophyse maxillaire; elle se dirige en haut et en arrière et se continue avec l’apophyse unciforme de l’ethmoïde. La lamelle osseuse qui résulte de la réunion de ces deux apophyses répond à l’ouverture du sinus maxillaire et modifie naturellement cette ouverture dans ses dimensions et dans sa forme (voy. t. III, Fosses nasales).

3° Extrémités. — Les deux extrémités du cornet inférieur se distinguent en antérieure et postérieure : V extrémité antérieure s’articule avec le maxillaire supérieur ; y extrémité postérieure, avec le palatin. L’une et l’autre s’appliquent sur les crêtes antéro-postérieures que nous avons déjà signalées en décrivant ces deux os. Les deux extrémités du cornet inférieur sont anguleuses et terminées en pointe : on distinguera toujours la postérieure en ce qu’elle est plus effilée que l’antérieure.

4° Conformation intérieure. — Le cornet inférieur est entièrement constitué par du tissu compacte.

Connexions. — Le cornet intérieur s’articule avec quatre os: en haut, avec retlimoïde et le maxillaire supérieur ; en avant, avec l’unguis ; en arrière, avec le palatin.

Fig. 208.

Cornet inférieur, tu ce interne ou convexe.

Fig. 201).

Cornet inférieur, face externe ou concave.

1, extrémité antérieure. — 2, extrémité postérieure. — 3, 3, bord inférieur. — 4, bord supérieur. — o, apophyse nasale. — b, aj)opliyse etiimoïdale pour l’apopliyse unciforme de l’etliiiioïde.

1, eUrémité antérieure. — 2, extrémité posiérieure. — 3, 3, bord intérieur. — 4, 4, bord supérieur. — 5, apophyse nasale — G, apopliyse ethmoïdale. — 7, apophyse auriculaire.

os DE LA FACE

Développement. — Il se développe par un seul point d’ossification, qui ne se montre que tort tard, dans le quatrième ou cinquième mois qui suit la naissance.

Variétés. — Les cornets inférieurs peuvent se souder entièrement chez l’adulte, soit avec le maxillaire supérieur, soit avec l’ethmoïde. — Ils faisaient entièrement défaut sur un sujet observé par Hyrtl {Sitzimgsb. d. hais. Akad. Wien, 1859).

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