‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 54 sur 176 · CHEZ L’HOMME · texte numérisé non relu

CHEZ L’HOMME

7“ Symphyse pubienne.

Plus basse (45 iiiillim.).

Plus haute (50 millim.).

8° Paroi antérieure du petit bassin.

Plus élcndue transversalement.

Plus étendue verticalement.

9» Corps du pubis.

Plus lar^e; épines plus écartées.

Plus haut: épines plus rapprochées.

10“ Arcade pubienne.

Angle plus ouvert (110“ à sa partie supérieure).

Angle moins ouvert (70° à sa partie supérieure).

11“ Branches ischiopubiennes.

Lèvre interne nolableinent rejetée en dehors.

Lèvre interne moins rejetée en deliors.

12'^ Trous ischiopubiens.

Lorme plutôt triangulaire (?), angle interne moins ouvert (70°).

Forme plutôt ovalaire (?), angle interne plus ouvert (110°).

13“ Cavités cotylo'ides

Séparées l'une de l’autre par une distance plus considérable, d’où l'obliquité plus grande des fémurs

Plus rapprochées l’une de l'autre, d’où l'obliquité moins prononcée des fémurs.

14° Grandes échancrures sciatiques. ■

Diamètre liorizontal ])lus grand (72 mill.).

Diamètre horizontal plus petit (60 milL).

15“ Detroit inférieur.

LapoiiiL(î du coccy x; reste en arrière du plan frontal bi-sciatique.

La pointe du coccyx dépasse en avant le plan frontal bi-sciatique.

16“ Détroit supérieur.

Le rapport centésimal du diamètre sacro-sus-pubien (11°) avec le' diamètre transverse (13,5) plus élevé .= 81,4.

Le diamètre tiansverse maximum passe en avant du point où se croisent les diamètres obru}ues.

Le rapport centésimal du diamètre sacro-sus-pubien (10°4, Veu- N'EAU) avec le diamèti-e transverse (13°, Vekneau) moins élevé

Le diamètre transverse maximum passe en arrière du point où se croisent les diamètres obliques.

4" Développement général du bassin, mécanisme de son évolution morphologique. — Des trois grandes cavités osseuses que nous présente le squelette, la cavité pelvienne est, sans conteste, celle dont l’évolution est le plus tardive. Le bassin participe tout naturellement à l’infériorité de développement des membres inférieurs, dont les deux os coxaux ne sont que des premiers segments, G est apparemment pour une raison de même ordre que la portion supérieure ou abdominale du bassin se développe plus tôt que la portion inférieure ou cotyloïdienne, cette dernière étant plus directement en rapport avec les membres.

a. Bassin du fœtus et dit noueeau-né. — Chez le foetus et chez l’enfant naissant, les dimensions du bassin sont encore si réduites que les viscères qu’il contiendra plus tard ne peuvent s’y loger et se tassent alors dans la cavité abdominale, dont ils refoulent les parois dans tous les sens. Morphologiquement, le bassin du nouveau-né diffère beaucoup du bassin de l’adulte. Ses principaux caractères sont les suivants ;

1° Vahsence du promontoire, disposition que l’on retrouve chez les anthropoïdes ; le sacrum, d’une part, offrant une convexité dans le sens vertical (sauf dans son quart inférieur), la courbure lombaire, d’autre part, ne s’étant pas encore dessinée, il en résulte que l’angle sacro-vertébral est nul ou, s’il existe, ne proémine que d’une façon insignifiante ;

2° La grande élévation de V articulation sacro-lombaire au-dessus du plan horizontal sus-pubien: le plan du détroit supérieur est en effet très rapproché

BASSIN EN GENERAL

de la verticale et forme avec l’horizontale sus-pubienne un angle d’environ 80° ;

3° Vinclinaison moindre de la sy7nphyse pubienne : l’ouverture de l’angle verticosymphysaire mesure 45° en moyenne;

4° Le peu de profondeur de Vexcaration, résultant à la fois de la forme convexe et de la direction presque verticale du sacrum, du médiocre développement des arcs

Bassin d'une nouveau-née ; A, vu en coupe sagittale : B, vu en coupe frontale ^-4

1, ilioii. — 2, pubis. — 3, iscliioii. — 4, sacrmn. — o, coccyx. — 6, dernière vertèbre lombaire. — 7, cavité colyloïde. S, pi’omonioire. — P, point sus-pnbieu. — HH’, liorizontale sus-pubienne. — VV’, verticale. — PP’, axe de la symphyse. — SP. diamètre sacro-pubien. — V’PP’, angle mesurant l’inclinaison de la symphyse sur la verticale = 45®. — . SPA’, angle mesurant i'inciiuaison du détroit supérieur sur la verticale = 70 à 80".

pubiens et du rapprochement des cavités cotyloïdes qui, à cette période, appartiennent bien plus à la paroi antérieure du bassin qu’à sa paroi externe;

5° U égalité des dimensions traiiseersales et des dimensio7is mitéro-poslérieures ; ce que l’on voit très nettement en jetant les yeux sur la figure 331 représentant le détroit supérieur et ses principaux diamètres ;

6° Uexiguïté du détroit inférieur; résultant en grande partie de ce que ses pai’ois latérales sont fortement obliques en bas et en dedans (voy. la coupe frontale représentée fig. 330, B).

7° Uaspect infundibuli forme très régulier de la cavité pelvienne, considérée dans son ensemble (fig. 330, A) ; le rétrécissement qui sépare le grand et le petit bassin (détroit supéi ieur) est encore peu marqué ; le plan des fosses iliaques internes se continue en effet presque sans ressaut avec celui de la face interne des ischions qui est, comme nous venons de le voir, fortement oblique en bas et en dedans.

Gomme on le voit, le bassin chez le

nouveau-né est normalement cyphotique (viciation spéciale du bassin que l’on rencontre dans la cyphose ou courbure anormale à coneexité postérieure de la

Fig. 331.

Bassin d’une nouveau-née vu d’en haut

1, crête iliaque. — 2, pubis. — 3, dernières vertèbres lombaires. — 4, sacro-coccyx. — 5, ligament sacro-sciatique.

AP. diamètre antéro-postérieur. — TT’, diamètre transverse. — 00’, diamètres obliques.

OSTEOLOGIK

colonne vertébrale). Il rappelle ainsi, par sa configuration générale, une disposition que l’on rencontre parfois chez l’adulte, mais qui, pour ce dernier, relève de causes pathologiques : autrement dit, le hassin cyphotique de l’adulte rappelle le bassin des nouveau-nés et, par suite, constitue comme un retour à l’état infantile.

b. Modifications évolutives surcenant de la naissance à la puberté. — Après la naissance, la configuration originelle du bassin se modifie progressivement. Plusieurs facteurs interviennent alors pour le modeler et lui imprimer les formes typiques que nous avons étudiées précédemment. C’est, d’abord, le développement des divers segments squelettiques. Puis, toute une série d’actions mécaniques que nous pouvons ramener à deux groupes : le premier comprend les pressions de haut en bas, que la masse du tronc exerce sur le sacrum et, médiatement, sur les autres pièces du bassin nlansle second, se rangent les pressions en sens contraire exercées

par les têtes fémorales sur les parties latérales des os coxaux (Litz-mann, Schro- DER, IIeNNIG, GhARPy).

Nous devons mentionner, enfin, les différentes attitudes qu’on donne à l’enfant ou que celui-ci prend naturellement, attitudes qui ne sont pas sans retentir effectivement sur des organes aussi malléables que ceux qui constituent le squelette ostéo-cartilagineux.

Durant les deux premières années de la vie extrautérine, les modifications évolutives du bassin sont loin d’avoir l’importance de celles que vont entraîner bientôt la marche et la station debout. — Sous le poids de la colonne lombaire, le sacrum descend et s’enfonce comme un coin entre les deux os iliaques. Le corps de la première pièce sacrée, qui n’est encore relié aux ailerons que par du cartilage, proémine et fait saillie dans l’excavation. Quant aux ailerons eux-mêmes, solidement rattachés aux os iliaques par des ligaments, ils ne suivent pas le corps qui s’ébauche et continuent le circuit des lignes innominées. — Une autre conséquence de la descente du sacrum, c’est rabaissement du plan du détroit supérieur : l’angle de 80°, que ce plan formait avec l’horizontale, s’amoindrit. — Do plus, la pression de haut en bas tend à aplatir le bassin, et, de ce fait, les dimensions transversales gagnent peu à peu sur les dimensions antéropostérieures.

Bassin

‘une lillolte de six ans, vu d'en haut

pubis. — 3, dernières vertèbres lombaires. -- 4,

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