‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 55 sur 176 · I . crête iliaijue · texte numérisé non relu

I . crête iliaijue

sacro-coccyx.

.\F’. diamètre antéro-postérieur. — TT, diamètre transverse. — 00’, diamètres obliques.

La courbure dans le sens vertical de la paroi postérieure du bassin dépend d’un mouvement de bascule en avant que subit la base du s icro -coccyx. Ce mouvement implique nécessairement un mouvement de translation en haut et en arrière de la part du sommet de ce sacro-coccyx. Mais, contrarié par les ligaments sacro-sciatiques qui attirent le coccyx en avant vers les ischions, ce mouvement de translation en haut et en arrière demeure forcément très limité. L’antagonisme des deux forces qui

BASSIN EN GENERAL

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agissent dans ce cas tend donc à rapprocher l’une vers l’autre les deux extrémités opposées de la paroi postérieure du bassin (le promontoire et le sommet du coccyx; en incurvant la paroi. C’est particulièrement au niveau des vertèbres coccygiennes et des trois dernières vertèbres sacrées, non enclavées ni maintenues par l’os coxal, que la courbure s’établit.

En même temps, la courbure lombaire se dessine. Ce fait est la consé({uence de l’attitude bipède qui devient de plus en plus celle de l’enfant. Pour éviter les chutes et réagir contre les forces multiples qui sollicitent son corps à tomber en avani (poids des membres et des viscères thoraciques, poids des viscères abdominaux, etc.), le petit être redresse le torse en arrière et, de ce fait, la saillie du promontoire s’affirme : elle s’affirme d’autant mieux qu’à cette convexité antérieure du rachis s’oppose la concavité antérieure du sacrum, qui, comme nous venons de le voir, se creuse de haut en bas.

Du côté du pubis, à mesure que les branches horizontales et l’arcade se développent, on voit augmenter le faible écart constaté, lors de la naissance, entre les cavités cotyloïdes. La pesée des viscères sur la symphyse et le corps du pubis contribue à incliner ces parties en avant, en même temps qu’elle tend à disjoindre les surfaces articulaires pubo-pubiennes. Leur contact est assuré par la contrepression du fémur, qui limite en outre l’inclinaison symphysaire.

Ainsi disparaissent progressivement tous les caractères de la cyphose infantile du bassin. Le détroit inférieur s’agrandit. La translation en haut et en arrière de la partie inférieure du sacro-coccyx augmente la longueur du diamètre coccy-souspubien. L’ampliation des autres diamètres résulte surtout de l’écartement des ischions ; sous l’effort des tractions, directes ou médiates, que les muscles pelvitrochantériens exercent sur ces tubérosités, celles-ci sont attirées en dehors et le plan de leur face interne, primitivement oblique en bas et en dedans, se rapproche peu à peu de la verticale.

c. Apparition des différences sexuelles. — ■ Quant aux différences séxuelles, bien c[u’existant déjà à la naissance, elles sont encore faiblement accusées.

Il est même à remarquer que le diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur, jusqu’à l’âge de huit ans, est égal au diamètre transverse ou même l’emporte sur lui. Ce n’est, en effet, que dans la neuvième année que ce diamètre transverse, prenant brusquement de l’extension, dépasse et dépasse de plus en plus le diamètre antéro-postérieur, comme nous le démontrent les chiffres suivants que j’emprunte à Bürns et qui nous fixent nettement sur la marche de l’accroissement du bassin de neuf à dix-huit ans ;

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