I. Extré.mité supérieure \ Soléaire
' Long péronier latéral (3).
Extrémité inférieure du péroné, vue interne.
1, facette articulaire pour l’astragale. — 2, dépression rugueuse })Our l’insertion du ligament péronéo-astragalien postérieur. — 3, sommet de la malléole externe. — 4, bord antérieur et 5, bord postérieur de cette inaliéole.
os DU PIED
Fig. 371.
Fig. 373.
;a) Face ea,-- Long péronier latér. (3).
terne. Gourtpéronierlatér. (4).
1 / Extenseur commun (o).
l Péronier antérieur (6).
b) Face ««- Extenseur du gros oi- II. Corps.’ terne.
' Jambier postérieur (8).
, Soléaire (2).
I c) Face pas- Long fléchisseur du \ térieure. j orteil (9).
Développement. — Le péroné se développe par trois points d’ossification : un primitif pour le corps et deux complémentaires pour chacune de ses extrémités (fig. -374).
a. he, point primitif ovl diaphysaire apparaît habituellement du 35e au 40® jour de la vie fœtale, peu après celui du tibia ou en même temps. Aux dépens de ce point se développent, non seulement le corps de l’os, mais encore une partie de son extrémité inférieure et la moitié environ de son extrémité supérieure.
b. Le point complémentaire de Vexlrémité supérieure [point épiphysaire supérieur) se montre vers l’âge de deux ans et s’unit à la diaphyse à dix-huit ou dix-neuf ans.
c. Le point complémentaire de V extrémité supérieure [point épiphysaire supérieur) apparaît à l’âge de quatre ans et se soude à la diaphyse de dix-neuf à vingt-deux ans.
Fig. 374.
Ossification du péroné.
Péroné, vue ex- Péroné, vue in- Péroné, vue posléterne, avec les terne, avec les rieure, avec les insertions mus- insertions mus- insertions musculaires. culaires. culaires.
(Pour la signification des chiffres, se reporter au tableau ci-contre.)
1. point primitif pour le corps. — 2, point complémentaire pour l’épiphyse supérieure. — 3, point complémentaire pour l’épi- Uiyse inférieure. — 4, ligne de soudure de l’épiphyse supérieure. — 3. ligne de soudure de l’épiphyse inférieure.
Variétés . — Dans des cas de développement incomplet des membres inférieurs, le péroné peut faire défaut , en totalité ou en partie, bien que le tibia existe, « analogie remarquable, ajoute Meckel, avec quelques animaux et imitation de la soudure des deux os en un seul chez plusieurs ». — On observe parfois, sur les faces du péroné, de véritables excavations longitudinales en forme de cannelures [péronés cannelés), destinées à offrir aux muscles de plus larges surfaces d’insertion. Cette disposition, qui est en rapport avec un développement considérable du système musculaire, était très fréquente chez les races qui vivaient à l’époque de la pierre polie. Broca l’a signalée, en 1888, sur les ossements recueillis dans la célèbre station de Cro-Magnon (Dordogne) et bon nombre d’anthropologistes l’on retrouvée depuis sur les sujets provenant de dolmens. Les péronés cannelés coexistent le plus souvent avec les tibias platycnémiques (voy. Tibia, p. 360). Comme ces derniers, ils se rencontrent parfois dans nos races actuelles, mais les cas sont rares et les cannelures sont toujours moins profondes que celles observées sur les ossements préhistoriques.