ARTICULATION T EM PO RO-MAX IL L AIRE
sa périphérie : il est même quelquefois percé d’un trou à son centre, mais l’existence de ce trou est excessivement rare.
3° Moyens d’union. — L’articulation de la mâchoire inférieure avec le crâne nous présente, comme moyens d’union de ses surfaces articulaires, un ligament capsulaire, renforcé sur les côtés par deux ligaments latéraux, que nous distinguerons en externe et interne. Nous rencontrons, en outre, sur le côté interne de la branche du maxillaire, un certain nombre de formations fibreuses, beaucoup moins importantes, qu’il est d’usage
de rattacher à l’articula- C M ifun
tion temporo- maxillaire et que nous désignerons sous le nom de ligaments accessoires.
A. Ligament capsulaire.
— Le ligament capsulaire revêt ici, comme ailleurs, la forme d’un véritable manchon disposé autour de l’articulation. '
11 nous présente, en conséquence, une surface extérieure, une surface intérieure et deux circonférences, l’une supérieure, l’autre inférieure. — Par sa circonférence supérieure, ce ligament s’insère sur les points suivants (fig. 473, A) : 'P" en avant, sur le bord antérieur de la racine transverse de l’apophyse zygomatique; 2® en arrière, dans le fond de la cavité glénoïde, un peu en avant de la scissure de Glaser ; 3° en dehors, sur le tubercule zygomatique et sur la partie de la racine longitudinale qui lui fait suite; 4° en dedans, enfin, sur la base de l’épine du sphénoïde. — Sa circonférence inférieure, beaucoup moins étendue, se fixe sur le pourtour du col et nous ferons remarquer, à ce sujet, que sur le versant antérieur du condyle, cette insertion se fait immédiatement en avant de la surface articulaire, tandis que sur le versant postérieur les fibres ligamenteuses descendent sur le col jusqu’à 4 ou 5 millimètres au-dessous de l’article. — La surface extérieure de la capsule répond aux différents organes qui avoisinent l’articulation : nous les énumérerons tout à l’heure à propos des rapports (voy. p. 477). — La surface intérieure regarde la cavité articulaire et la délimite. Sur les points où elle entre en contact avec le pourtour du ménisque, la capsule lui adhère d’une façon intime, de telle sorte que la cavité articulaire, grâce à cette adhérence, se trouve divisée en deux compartiments ou étages : un étage supé-
Fig. 474.
Articulation temporo-maxillaire, vue externe.
1, ligament latéral externe. — 2, ligament postérieur. — 3, conduit auditif externe. — 4, muscle temporal. — 5, muscle masséter. — 6, carotide externe. — 7, artère maxillaire interne. — 8, 8, artère temporale superficielle. — 9, artère temporale profonde postérieure. — 10, artère temporale profonde moyenne. — 11, artère temporale profonde antérieure. — 12, artère et nerf massétérins. — 13, artère transversale de la face.
AUTHROLOGI IC
rieur, situé entre le crâne et le ménisque, c’est Vêlage sus-méniscal : un étage inférieur ou sous-méniscal, compris entre le ménisque et le condyle.
La capsule articulaire temporo-maxillaire est mince dans la plus grande partie de son étendue, principalement à sa partie antérieure où elle donne insertion à un certain nombre de faisceaux du muscle ptéiygoïdien externe. Elle est essentiellement constituée par des faisceaux fibreux à direction verticale, dont les uns [faisceoAix longs) descendent directement de la base du crâne sur le col du maxillaire, dont les autres {faisceaux courts) vont de la base du crâne au ménisque ou de celui-ci au condyle. A ces faisceaux fibreux viennent s’ajouter, à la partie postérieure de rarticiilation, un certain nombre de faisceaux élastiques, qui naissent, en haut, sur la scissure de Glaser ou un peu en avant de cette scissure et d’autre part, viennent shnsérer en bas, soit sur la partie postérieure du ménisque, soit sur la partie postérieure du col. D’après Sappey, ces faisceaux élastiques rétroarticulaires contribueraient à limiter le déplacement du ménisque et du condyle dans les mouvements d’abaissement du maxillaire et, aussi, tâ les ramener en arrière lorsque le maxillaire revient tà sa position de repos.
B. Ligament latéral exteune. — Le ligament latéral externe (fig. 474, 1), qui renforce en dehors la capsule articulaire, constitue le principal moyen d’union de l’articulation temporo-maxillaire : il mesure, à sa partie moyenne, 2 ou 3 millimètres d’épaisseur. Il s’insère, eu haut, sur le tubercule zygomatique et, en arrière de lui, sur la racine longitudinale du zygoma. De là, il se dirige obliquement en bas et en arrière et vient se fixer sur la partie postéi'o-externe du col. Ses faisceaux antérieurs, qui sont à la fois les plus obliques et les plus longs, descendent jusqu’à 10 ou 12 millimètres au-dessous de la surface articulaire du condyle.
C. Ligament latér.\l interne. — Le ligament latéral interne (court ligament latéral interne de Morris) occupe, comme son nom l’indique, le côté interne de la capsule (fig. 475, 1). 11 rappelle assez bien, par sa disposition, le ligament latéral externe ; mais il diffère de ce dernier en ce qu’il est beaucoup plus mince et, de ce fait, beaucoup moins résistant. Il prend naissance, en haut, sur le rebord interne de la cavité glénoïde, au niveau du point où cette cavité prend contact avec l’épine du sphénoïde. De là, les faisceaux fibreux qui le constituent se portent obliquement en bas et en arrière, pour venir s’insérer sur la partie postéro-interne du col du condyle. Ici encore ce sont les faisceaux antérieurs qui sont les plus longs et nous les voyons descendre, comme les faisceaux correspondants du ligament latéral externe, jusqu’à 10 ou 12 millimètres au-dessous de la surface articulaire, quelquefois même beaucoup plus bas.
D. Ligaments ACCESSOIRES. — Nous comprendrons sous ce nom les trois formations fibreuses suivantes : le ligament sphéno-niaxillaire, le ligament stylo-maxillaire et le ligament ptérygo-maxillaire.
a. Ligament sphéno-maxillaire . — Le ligament sphéno-maxillaire {long ligament latéral interne de Morris) est une bandelette fibreuse, de forme rectangulaire, large de 3 ou 4 millimètres à son milieu, qui s’étend de la base du crâne à la partie moyenne de la branche du maxillaire inférieur (fig. 475, 2). — Elle s’attache, en haut, sur le côté externe de l’épine du sphénoïde et sur la partie la plus interne de la scissure de Glaser. — De là, elle se porte obliquement en bas, en avant et en dehors, croise tout d’abord le ligament latéral interne ci-dessus décrit, dont les fibres suivent une direction contraire, s’engage ensuite entre les deux muscles
ARTICULATION TE MP O RO-MAX I L L Al RE
ptérygoïdiens, gagne ainsi rorifice supérieur du canal dentaire et se termine au voisinage de cet orifice, soit sur l’épine de Spix, soit en arrière d’elle. Très fréquemnient, comme sur la figure 475, on le. voit s’insérer à la lois, sur l’épine de Spix et sur toute la portion de la branche du maxillaire qui s’étend de cette épine au bord parotidien de l’os ; dans ce cas, il passe naturellement au-dessus de la gouttière mylo-hyoïdienne et, en se fixant aux deux lèvres de cette gouttière, il forme un trou ostéo-fibreux, le trou mylo-hyoïdien , à travers lequel passent le nerf et les vaisseaux de même nom. — Recouvert en dedans par le constricteur supérieur du pharynx et le ptérygoïdien interne, le ligament sphéno-maxillaire recouvre, à son tour, le nerf et les vaisseaux dentaires inférieurs, qui cheminent le long de sa face externe.
Ce dernier rapport nous explique l’opinion émise par certains auteurs, que le ligament en question aurait pour fonction de protéger ces organes.
Mais ici, pas plus qü’ailleurs, la nature n’a pris soin de protéger un nerf et des vaisseaux contre un (langer imaginaire et il me paraît plus rationnel de ne voir dans le ligament sphéno-maxillaire, comme dans bien d’autres, que le reliquat fibreux d’un organe disparu : c’est probablement un reste de la portion moyenne du cartilage de Meckel (p. 230).
b. Ligament stylomaxillaire. — Le ligamentstylo-maxillaire(fig.
475,3) est une bandelette fibreuse , plus large en bas qu’en haut, qui s’insère, d’une part sur l’apophyse styloïde au voisinage de son sommet, d’autre part sur le bord parotidien du maxillaire un peu au-dessus de l’angle inférieur ou sur cet angle lui-même. Il se confond, en haut, avec le tendon d’origine du muscle stylo-glosse.
c. Ligament ptéry go -maxillaire. — Le ligament ptérygo-maxillaire, qu’on désigne encore sous le nom (L aponévrose huccinato-pharyngienne (voy. Myologie), est une lame fibreuse, qui s’étend du crochet de l’aile interne de l’apophyse ptérygoïde à l’extrémité postérieure du bord alvéolaire du maxillaire inférieur. Cette lame fibreuse, tantôt épaisse et résistante, tantôt mince et peu visible, sert de point d’insertion commun, en arrière au constricteur supérieur du pharynx, en avant aux faisceaux moyens du buccinateur (voy. Myologie).
d. Significations morphologiques des ligaments accessoires. — Comme on
Fig. 475.
AiTiculation temporo-niaxillaire, vue interne.
1, ligament latéral interne. — 2, ligament sphéno-maxillaire. — 3, ligament stylo-maxillaire. — 4, muscle ptérygoïdien interne. — 5, muscle temporal. — 6. carotide externe. — 7, temporale superficielle. — 8, maxillaire interne, avec ^ 9, dentaire inlérieur ; 10. massétérine ; 11, méningée moyenne; 12, petite méningée, 13, temporale profonOe moyenne ; 14, temporale profonde antérieure. •— lo, nerf lingual. — 16, nerf dentaire inférieur, avec 16’, nerf mylo-hyoïdien. - 17, membrane du tympan.
ARTHROLOGIE
le voit, les trois ligaments sphéno-maxillaire , stylo-maxillaire et ptérygomaxillaire, prennent une part bien secondaire, pour ne pas dire nulle, à la constitution anatomique de l’articulation temporo-maxillaire. La lame fibreuse sphéno-maxillaire, nous l’avons dit plus haut, a une signification morphologique toute dUférentede celle qui caractérise les vrais ligaments articulaires. Le ligament stylo-maxillaire est encore un pseudo-ligament : il n’est vraisemblablement, comme bien d’autrès ligaments, qu’un reliquat fibreux d’un muscle qui a disparu chez l’homme au cours de son développement phylogénique. Quant au ligament ptérygomaxillaire, il peut être considéré comme une simple intersection fibreuse jetée entre deux lames musculaires voisines, le buccinateur et le constricteur supérieur du pharynx. Ainsi se trouve justifié le nom de ligaments accessoires (nous aurions
pu dire pseudo-ligaments pour employer une expression de Gegenbaur) sous lequel nous avons décrit ces différentes formations fibreuses de préférence à celui de ligaments latéraux, que leur donnent encore certains auteurs.
¥ Synoviales. — Il existe pour l’articulation temporo-maxillaire deuxsynoviales distinctes, correspondant aux deux étages, signalés ci-dessus, de la cavité articulaire. Ces deux synoviales se distinguent en supérieure et inférieure (fig. -476, 5 et 6) :
aj ].a synoviale supérieure ou sus-méniscale, située entre le ménisque etletemporal, estbeaucoup plus étendue et surtout beaucoup plus lâche que l’inférieure. Elle tapisse intérieurement la portion de la capsule fibreuse qui se trouve comprise entre la base du crâne et le bord supérieur du ménisque intra-articulaire. — En bas, elle se fixe sur le pourtour du ménisque. — En haut, ses insertions se font, à peu de chose près, sur les mêmes points que la capsule fibreuse, c’est-à-dire ; en avant, sur le bord antérieur de la racine transverse; en dehors, sur le tubercule zygomatique et sur la partie de la racine longitudinale qui lui fait suite ; en arrière, sur la lèvre antérieure de la scissure de Glaser ; en dedans, à la base de l’épine du sphénoïde.
’p) La synoviale inférieure ou sous-méniscale est située au-dessous du ménisque, entre celui-ci et le condyle. Elle s’attache, en haut, sur le bord inférieur du ménisque ; en bas, sur le col du condyle, où on la voit descendre beaucoup plus bas en arrière qu’en avant.
Dans le cas où le ménisque jntra-articulaire est percé à son centre, disposition qui existe, mais qui me paraît être excessivement rare, les deux synoviales précitées communiquent naturellement entre elles à travers cet orifice.
Coupe sagittale de l’articulation temporo-maxillaire pratiquée sur un sujet congelé, la bouche étant fermée . (côté gauche, segment interne de la coupe).
1, condyle du maxillaire. — 2, condyle du temporal. — 3, cavité glénoïde. — 4, ménisque. — 5, synoviale supérieure ou sus-méniscale. — 6, synoviale inférieui’e ou sous méniscale. — 7, ptérygoïdien externe. — 8, temooral. — 9, carotide externe. — 10, maxillaire interne. — 11, parotide. — 12, conduit auditif externe. — 13, vestibule et canaux demi circulaires. — 14, circonvolutions cérébrales.
ARTICULATION TEMPORO-MAXI LL A IRE
5° Rapports. — L’articulation temporo-maxillaire nous présente des rapports importants. Nous les examinerons successivement en dehors, en dedans, en avant, en arrière et en haut :
a. En dehors (J\^, 477), l’articulation temporo-maxillaire répond à la peau de la face, doublée à ce niveau d’une couche plus ou moins épaisse de tissu celluloadipeux, au sein duquel cheminent l’artère transversale de la face et les rameaux temporaux du nerf facial.
Le condyle est placé immédiatement en avant du tragus et nous rappellerons, en passant, qu’il existe sur ce point un petit ganglion lymphatique, le ganglion préauriculaire. Entre le con-
dyle et le tragus, dans le tissu cellulaire sous-cutané, montent le nerf auriculo-temporal , l’artère temporale superficielle et la veine de même nom.
b. En dedans (fig .475), elle est en rapport :
1° avec le nerf dentaire inférieur et le nerf lingual, deux branches du maxillaire inférieur; avec la corde du tympan, qui rejoint ce dernier nerf; 3° avec l’auriculo-temporal, autre branche du maxillaire inférieur, qui croise obliquement le ligament latéral interne (en passant entre' ce dernier ligament et la bandelette sphéno-maxillaire) et qui contourne ensuite le col du condyle pour gagner la région temporale ; 4° avec l’artère maxillaire
Coupe horizontale passant par la partie inférieure du condyle du maxillaire (sujet congelé, côté droit, segment inférieur de la coupe).
A, condyle du maxillaire. — B, apophyse coronoïde. — G, rocher, avec c, canal carotidien. — D, apophyse basilaire. — E, maxillaire supérieur, avec e, antre d’Highmore. — F, apophyse ptérygoïde.
1, conque du pavillon. — 1’, conduit auditif externe. — 2, caisse du tympan.
— 3, articulation temporo-maxillaire (synoviale inférieure). — 4. parotide. — 5, plexus veineux péri-articulaire. — 6, artère temporale superficielle. — 7, 7’, artère massétérine. — 8, artère ptérygoïdienne. — 9, masséter. — 10, tempoi’al,
— 11, ptérygoïdien externe. — l2, ptérygoïdien interne. — 13, ouverture pharyngienne de la trompe d’Eustache. — 14. cartilage de la trompe. — 15, péristaphylin interne. — 16, boule graisseuse de Bichat. — 17, sinus latéral. — 18, sinus pétreux inférieur.
interne et avec les différentes branches ascendantes qu’elle fournit à ce niveau, notamment avec la tympanique, la méningée moyenne et la petite méningée; 5° avec un riche plexus veineux, qui se continue, comme nous le montre la figure 477, sur les côtés postérieur et externe du condyle.
C; En avant (fig. 477), l’articulation temporo-maxillaire est en rapport avec deux muscles puissants : 1® avec le masséter, qui, par ses faisceaux postérieurs, longe la partie antéro-externe de la capsule articulaire ; 2° en dedans du masséter, avec le ptérygoïdien externe, qui s’insère à la fois sur le col du condyle, sur la capsule
ART}IROLO(;fE
articulaire et sur le ménisque. Entre ces deux plans musculaires, l’articulation répond à l’échancrure sigmoïde du maxillaire, que traversent les vaisseaux et nerfs massétérins et où descendent les faisceaux postérieurs du muscle temporal.
d. En arrière (fig. 477), la face postérieure du condyle et le ménisque qui le surmonte sont en rapport avec le conduit auditif osseux et cartilagineux. Toutefois, ce rapport n’est pas immédiat : entre le plan méiiisco-condylien et le plan auriculaire existe toujours un étroit espace, comnlé, en partie par du tissu cellulograisseux, en partie par un prolongement ascendant de la parotide, prolongement qui remonte souvent jusqu’à la racine longitudinale du zygoma.
e. En haut (fig. 476), l’articulation répond à la paroi crânienne et, par son intermédiaire, aux méninges et aux circonvolutions cérébrales. Cette paroi diminue d’épaisseur en allant de la racine transverse à la cavité glénoïde. Sur ce dernier point, elle est toujours fort mince, parfois même transparente : dans ce cas, on le conçoit, la cavité articulaire n’est séparée du cerveau et de ses enveloppes que par un intervalle de l ou millimètres.
6^^ Artères. — Les artères de l’articulation temporo-maxillaire proviennent des sources les plus diverses : de la temporale super (icielle, branche de bifurcation
de la carotide externe ; de la tijynpanique, de la méningée moyenne et de la temporale profonde moyenne, branches de la maxillaire interne; 3° des branches parotidiennes de X'auriculaire postérieure ; 4° de Va palatine ascendante, branche de la faciale; 5° de la pharyngienne inférieure, par les rameaux qu’elle envoie à la trompe d’Eustache.
7® Nerfs. — Les nerfs ont une double origine. Us émanent : l® du massétérin, branche du maxillaire inférieur ; de V auriculo-temporal, autre branche du maxillaire inférieur, soit directement, soit par les rameaux que ce dernier envoie à la parotide et au conduit auditif externe.
Mouvements. — Le ma.villaire inférieur peut e.véculer trois ordres de niouvenients ; 1“ des mouveinciits d'abaissement et d’élévation ; des mouvements de projection en avant et de projection en arrière ; 3« des mouvements de latéralité ou de diduction.
a. Mouvements d'abaissement et d'élévation. — Ces mouvements, qu’d n’est pas besoin de définir, s'exécutent l’un et l’autre autour d’un a.xe ti'ansversal, (lui passerait par la partie moyenne de la branche du maxillaire inférieur, un peu au-dessus de l’orifice du canal dentaire. Il en résulte «jue, la partie moyenne de la branche restant immobile, le menton et le condyle se déplacent simultanément, mais en sens inverse.
a) Dans le mouvement d'abaissement, en etfet. nous voyons le menton se porter en bas et en arrière, en décrivant un arc de cercle à concavité postéro-supérieure ; le condyle, de son côté, jilisser d’arrière en avant, abandonner la cavité glénoïde et venir se placer sous la racine transverse de l’arcade zygomatique. Le déplacement du condyle est de 1 centimètre environ. — Le ménisque interarticulaire accompagne le condyle dans son déplacement, non seulement parce qu’ils sont unis l un à l’autre, comme nous l’avons vu, par des expansions membraneuses, mais aussi parce que le muscle ptérygoïdien externe, qui se contracte toujours quand le condyle se déplace en avant, s’insère à la fois sur le col du condyle et sur le ménisque. — Il serait pourtant inexact de dire ([ue le condyle et le ménisque qui le coilfe sont absolument immobiles l’un sur l’autre dans les mouvements d’abaissement. 11 y a lieu, à ce sujet, d’admettre deux temps : dans le premier temps, condyle et ménisque quittent l’un et l’autre la cavité glénoïde pour se porter en avant ; dans le deuxième temps, le ménisque s'arrête et le condyle, continuant son mouvejnejit, glisse d’arrière en avant sur la face inférieure de ce ménisque, en se rapprochant de plus en plus de son bord antérieur. Le ménisque, qui, au début du mouvement, était oblique en bas et en avant, devient d’abord horizontal et, finalement, oblique en bas et en arrière (fig. 478, A, II. C).
(i) Le mouvement d'élévation s’accomplit suivant le même mécanisme, mais en sens inverse. L’axe du mouvemcjit étant toujours le même, le menton se porte en haut et en avant pour revenir à sa position première. Quant au condyle, glissant maintenant d'avant en arrière, il reprend tout d’abo)‘d ses rapports avec le ménisque (D>’ teiiq:)s), et tout les deux (2“ temps) reprennent ensuite le chemin de la cavité glénoïde.