ARTICULATIONS INTERPHAL ANCIENNES DES DOIGTS
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latéralement, soit en dedans, soit en dehors; elle présente, en outre, des mouvements de circumduction et de rotation :
a. Flexion et extension. — Dans la flexion, la première phalange s’incline vers la paume de la main : elle s’en éloigne dans l’extension. Ces deux mouvements s’exécutent autour d’un axe transversal, qui passerait par le condyle, un peu en avant de l’insertion supérieure des ligaments latéraux. Dans les mouvements de flexion, les faisceaux glénoidiens des ligaments latéraux se relâchent, tandis que les faisceaux phalangiens se tendent. C’est le contraire dans l’extension.
b. Inclinaison latérale. — Dans les mouvements d’inclinaison latérale, la phalange glisse transversalement sur le condyle et s’incline, soit vers Taxe de la main [adduction), soit vers Tun de ses bords [abduction). Des deux ligaments latéraux, celui vers lequel se fait l’inclinaison se relâche ; l’autre se tend et limite le mouvement.
c. Circumduction. — Le mouvement de circumduction résulte, ici comme ailleurs, de l’exécution successive des quatre mouvements précédents.
d. Rotation. — Ce mouvement, peu appréciable dans les conditions normales, n’est bien visible que sur le cadavre, quand on a fixé le métacarpien et qu’on essaie de faire tourner sur lui la phalange qui lui correspond.
Muscles moteurs. — Les muscles moteurs de la première phalange des doigts se distinguent en fléchisseurs, extenseurs, adducteurs et abducteurs :
1° Fléchisseurs : directement, les interosseux et les lombricaux ; accessoirement, le fléchisseur commun superficiel et le fléchisseur commun profond des doigts.
2" Extenseurs : l’extenseur commun des doigts, l’extenseur propre du petit doigt, l’extenseur propre de l’index.
30 Adducteurs (par rapport à Taxe de la main) ; les interosseux palmaires.
4° Abducteurs (par rapport au même axe) : les interosseux dorsaux.
La première phalange du pouce possède des muscles spéciaux. Ce sont : I» pour la flexion, le long fléchisseur, le court fléchisseur et le court abducteur du pouce ; 2» pour l’extension, le long extenseur et le court extenseur du pouce ; 3° pour Vadduction, l’adducteur du pouce ; 4° pour V abduction, le long abducteur du pouce.
Au sujet de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce, notamment au sujet du rôle que jouent les sésamoïdes dans certaines luxations dites irréductibles, lisez Farabeuf, De la luxation du pouce en arrière, in Bull, et Mém. de la Soc. de Chirurgie, Paris, 1876, p. 21. Voyez aussi Parson, On the movement of the metacarpo-phalangeal Joint of the Ttiuinb, Journ. of. Anat. and Physiol., vol. XXIV, 1895.
E. — Articulations interphalangienn e s des doigts
Sur chacun des doigts, la première phalange s’articule avec la seconde, la seconde avec la troisième. Il existe donc deux articulations pour chaque doigt, à l’exception du pouce qui, n’ayant que deux phalanges, ne possède qu’une seule articulation. Ces articulations, dites phalangiennes ou inlerphalangiennes, appartiennent au genre des trochléarthroses. Au double point de vue anatomique et fonctionnel, elles sont constituées sur le même type. Nous les comprendrons toutes dans une même description.
Surfaces articulaires. — Les surfaces articulaires des articulations interphalangiennes sont très différentes suivant qu’on les examine du côté supérieur ou du côté inférieur :
a) Du côté supérieur ow. proximal (extrémité inférieure de la première phalange, extrémité inférieure de la seconde), nous rencontrons une véritable poulie, avec une gorge médiane dirigée d’avant en arrière, et deux parties latérales légèrement bombées en forme, de condyle. Cette facette articulaire, recouverte de cartilage dans toute son étendue, s’élargit graduellement d’arrière en avant. De plus, elle s’étend plus loin du côté palmaire que du côté dorsal, du moins pour la première phalange, car, pour la seconde, elle remonte à peu près à la même hauteur en avant et en arrière. Sur les côtés de la poulie, se voient deux petites dépressions, circulaires ou ovalaires ; elles sont destinées, comme nous le verrons tout à l’heure, à l’insertion des ligaments latéraux.
P) Du côté inférieur ou distal (extrémité supérieure de la deuxième phalange.
AUTHKOLOGIE
extrémité supérieure de la troisième), nous avons, comme représentant la surface articulaire ; une crête mousse à direction antéro-postérieure, qui répond à la
gorge de la poulie ; 2'^ de chaque côté de cette crête, deux petites cavités glénoïdes, qui se moulent exactement sur les parties latéralesde cette même poulie. Encore ici, nous rencontrons sur les côtés de la surface articulaire, deux petits tubercules plus ou moins arrondis pour l’insertion des ligaments latéraux.
2^ Fibro-cartilage d’agrandissement. — Comme pour les articulations métacarpo-phalangiennes, la surface articulaire inférieure, celle qui s’oppose à la poulie, se trouve agrandie, à sa partie antérieure, par une lame fibro-cartilagineuse, qui présente, dans sa disposition, la plus grande analogie avec les fibro-cartilages glénoïdiens précédemment décrits. Comme ces derniers, les fihro-cartilages phalangiens se fixent, parleur bord inférieur, un peu au-dessous du rebord antérieur de la facette articulaire qu’ils sont destinés à agrandir ; ils ne présentent avec la facette articulaire opposée que de simples rapports de contiguïté et se fusionnent, sur les côtés, avec des ligaments latéraux.
3^ Moyens d’union. — Une capsule fibreuse et deux ligaments latéraux, tels sont les moyens d’union des articulations interphalangiennes :
a. Capsule. — La capsule est un manchon fibreux, qui s’insère, par sa circonférence supérieure, sur le pourtour de la facette articulaire située au-dessus, par sa circonférence inférieure sur le pourtour de la facette articulaire située au-dessous.
Los articulations métacarpo-phalangienne et interphalangiennes, vues sur une coupe sagittale
des doigts (sujet congelé).
M, métacarpien. — Pi, Pn, piii, première, deuxième et troisième phalanges . — 1, capsule articulaire. — 2, tihrocartilage glénoïdien. — 3, cul-de sac synovial jialmaire. — 4, ^cul-de-sac synovial dorsal. -- 5, lente étroite dans laquelle s'insinue la synoviale.
Ici, comme pour l’articulation métacarpo-phalangienne, l’insertion capsulaire se fait a une certaine distance du revêtement cartilagineux. La figure 541 nous montre nettement cette disposition. Assez mince à sa face dorsale, la capsule interphalangienne est renforcée, à sa face palmaire, par le fibro-cartilage d’agrandissement.
b. Ligaynenls latéraux. — Les ligaments latéraux, l’un interne, l’autre externe, rappellent exacteuient, par leur forme et par leurs connexions, les ligaments de même nom des articulations métacarpo-phalangiennes. En haut, ils s’insèrent dans ces dépressions rugueuses qui se trouvent situées sur les côtés de la poulie. En bas, ils s’attachent : 1° par leurs fibres postérieures ou phalangiennes, sur les côtés de
Fig. 540.
Articiilaliüii intei’phalangiunne, ouverte par sa face dorsale.
A, première phalange, Aue par son oxlrémilé distale. — H, deuxième phalange, vue par son extrémité proximale.
— 1, fibro-cartilage glénoïdien. — 2, jiartie antérieure de la capsule. — 3 et 4, ligament latéral externe et lig-ament latéral interne, sectionnés, avec a, leur faisceau phalangien, et h. leur faisceau giénoïdien. — .3, fente linéaire dans laquelle s'insinue la svnoviale. — ti, cul-dc-sac synovial pétrochléen.