IÏ
Fig. 531.
Les articulations carpo-métacarpiennes ouvertes par leur face dorsale, pour montrer les surfaces articulaires.
1, 2, .9, 4, 3, les cinq métacarpiens, avec 4’, facette interne du quatrième métacarpien pour le grand os. — 6, trapèze. — 7, trapézoïde. — 8, grand os, avec 8’, sa facette pour le quatrième métacarpien. — 9, os ci'oclm, avec a, b, ses deux facettes pour les quatrième et cinquième métacarpiens. — 10, 10, capsule carpo-métacarpiénne. — 11, lU, ligament carpo-métacarpien interosseux. — 12, cloison celluleuse, séparant les deux facettes supérieures du quatrième métacarpien.
Vu par sa face dorsale (fig. 532), l’interligne articulaire suivant lequel s’unissent les quatre os de la deuxième rangée du carpe et les quatre derniers métacarpiens, est très irrégulier. Au niveau du deuxième métacarpien, tout d’abord, l’extrémité supérieure de cet os nous apparaît sous la forme d’un croissant, dont la concavité embrasse le trapézoïde et dont les deux cornes pénètrent, à la manière d un coin, l’externe entre le trapèze et le trapézoïde, l’interne entre le trapézoïde et le grand os. L’interligne articulaire du grand os et du troisième métacarpien, par suite de la pénétration dans le carpe de l’apophyse styloïde de ce dernier os, est incliné de haut en bas et de dehors en dedans. Plus loin, au niveau du quatrième métacarpien, l’interligne est à peu près horizontal. Plus loin encore, au niveau du cinquième, il
AKTHROLOGIE
se relève vers le bord cubital de la main et devient ainsi obliquement ascendant.
Au total, l’interligne articulaire, envisagé dans son ensemble, peut être considéré comme formé par deux lignes courbes à concavité supérieure, qui se réuniraient au sommet de l’apophyse styloïde du troisième métacarpien : une courbe externe, relativement peu étendue, qui répond au deuxième métacarpien ; une courbe interne, beaucoup plus grande, qui répond aux trois derniers métacarpiens.
Fig. 532.
Interligne carpo-niétacarpien, vu par la face dorsale de la main.
1, 2, 3, 4, 5, les cinq métacai’piens. — G, trapèze. — 7, Irapézoïde. — 8, grand os. — 9, os crocliu. — 10, 10’, evlrcmité externe et extrémité interne de l’interligne articulaire carpométacarpien.
A l’état frais, toutes les facettes articulaires, ci-dessus décrites, sont revêtues par une couche de cartilage byalin.
B. Moyens d’union. — Les quatre derniers métacarpiens sont reliés au carpe par un ligament interosseux, des ligaments palmaires et des ligaments dorsaux : a. Ligament interosseux. — Le ligament interosseux (fig. 533, 1 et 1’) s’insère
en haut, par deux faisceaux plus ou moins distincts, sur les deux faces contiguës du grand os et de l'os crochu, immédiatement au-dessous de celui qui unit ces deux os. De là, il se porte en bas et vient se fixer sur le côté interne ou cubital de l’extrémité supérieure du troisième métacarpien. Les deux faisceaux d’origine du ligament interosseux peuvent se réunir au cours de leur trajet et former ainsi une sorte de ligament en V ou en Y ; ou bien ils conservent leur indépendance, comme dans la figure 493, jusqu’à leur insertion métacarpienne.
b. Ligaments palmaires. — Les ligaments palmaires (fig. 534) sont au nombre de quatre. — L’un d’eux, à direction transversale, prend naissance en dehors sur la face antérieure du trapèze. De là, il se porte transversalement en dedans et vient se terminer à la fois sur les deuxième et troisième métacarpiens, principalement sur le troisième. — Les trois autres, plus ou moins verticaux, s’étendent : le premier, du grand os au deuxième métacarpien ; le second, du grand os au troisième métacarpien ; le troisième, quelquefois double, de l’os crochu au quatrième métacarpien. — Le cinquième métacarpien n’a pas de ligament palmaire qui lui appartienne en propre : ce ligament est remplacé parle ligament pisi-métacarpien, déjà décrit (p. 557). Il est à remarquer, cependant, que ce ligament pisi-métacarpien
Ligament interosseux de l’articulation carpo-métacarpienne, vu par la face dorsale de la main (côté droit).
A, grand os. — B, os crochu. — C, iroisicme métacarpien. — 1, 1’, les deux faisceaux constitutifs du ligament interosseux carpo-métacarpien. — 2, 2’, ligament interosseux unissant le grand os et l’os croclm, sectionne à sa partie moyenne pour permettre l’écartement des deux os. — 3, ligaments dorsaux de l’articulation du grand os avec le troisième métacarpien. — 4, 4’, ligament dorsal de l’articnlalion du grand os et de l’os crochu.
ARTICULATIONS C ARPO-MÉTAG ARPIENNES
est renforcé en dehors par un petit faisceau rubanné, qui va de l’apophyse unciforme de l’os crochu au cinquième métacarpien (fig. 534). Autrement dit, le ligament pisi-métacarpien est un ligament en V, dont la pointe fortement tronquée répond à l’extrémité supérieure du cinquième métacarpien et dont les deux branches viennent se fixer, l’interne sur le pisiforme^ l’externe sur l’apophyse unciforme : cette dernière branche, on le conçoit, peut parfaitement être considérée comme un ligament palmaire de l’articulation qui nous occupe.
c. Ligaments dorsaux. —
Les ligaments dorsaux (fig.
535), beaucoup plus forts que les précédents, sont aussi plus nombreux. On en compte six ou sept, suivant que le troisième métacarpien en a deux ou trois. — Le deuxième métacarpien , tout d’abord , en possède deux (dont l’un pour son apophyse styloïde) , qui l’unissent au trapézoïde . 11 existe, sur quelques sujets, un faisceau supplémentaire pour le trapèze . — Le troisième métacarpien en a également deux (dont l’un pour son apophyse styloïde), qui l’unissent au grand os. A ces deux ligaments s’en ajoute quelquefois un troisième, qui se rend au trapézoïde. — Les quatrième et cinquième métacarpiens en possèdent chacun un, qui s’insère, d’autre part, sur l’os crochu.
C. Synoviale. — L’articulation carpo-métacarpienne des quatre derniers doigts ne présentent ordinairement qu’une seule et même synoviale, laquelle communique lai’gement, ainsi que nous l’avons déjà dit, avec celle de l’articulation médiocarpienne.
On rencontre parfois, même exceptionnellement, une synoviale indépendante pour l’articulation des quatrième et cinquième métacarpiens.
Une pareille disposition est la conséquence, non pas d’un développement exagéré du ligament interosseux que nous àvons décrit plus haut, mais de l’existence d’une cloison celluleuse, placée en sens sagittal, qui continue ce ligament interosseux, d’une part jusqu’à la face palmaire, d’autre part, jusqu’à la face dorsale de la capsule carpo-métacarpienne (fig. 531, 12). Cette cloison, comme nous le montre nettement la figure 531, s'insère, au niveau du quatrième métacarpien, entre les deux facettes qui surmontent l’extrémité proximale de cet os, de telle sorte que la facette externe, celle qui s’articule avec le grand os, répond à la synoviale destinée aux deuxième et troisième métacarpiens.
D. Rapports. — Les articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts sont recouvertes, sur leur face palmaire, par le paquet des tendons fléchisseurs des doigts. Sur leur face dorsale, ils sont en rapport avec les tendons exten-
Fig. 534.
Articulations carpiennes, carpo-métacarpienncs et intermétacarpiennes (vue antérieure).
A, première rangée du carpe. — B, deuxième rangée du carpe. — Ml, Mu, Mm, Mtv, M'% premier, deuxième, Iroisièmo, quatrième et cinquième métacarpiens. — 1. scaphoïde. — 2, semi-lunaire. — 3, pyramidal. — 4, pisiforme. — 5, trapèze. — 6, trapézoïde. — 7, grand os. — 8, os crochu.
ARTHROLOGIE
seiirs, avec le tendon du cubital postérieur et avec ceux des deux radiaux externes.
E. Artères et nerfs. — Les artères, destinées aux articulations carpo-métacarpiennesdes quatre derniers doigts émanent des interosseuses dorsales et de l’arcade palmaire profonde. — Les nerfs sont fournis par la branche profonde du cubital et par la branche postérieure du radial.
Mouvements. — Les quatre derniers métacarpiens, bien différents en cela du premier, ne jouissent que de simples mouvements de glissement : ces mouvements, peu étendus pour le cinquième et pour le quatrième, qui sont pourtant les plus mobiles des quatre, sont à peine appréciables pour le troiiième et le deuxième.
G. — Art]
Le premier métacarpien est indépendant des quatre autres. Les deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacarpiens, séparés les uns des autres à leur partie moyenne, s’articulent solidement entre eux par leur extrémité carpienne; ils sont, en outre, réunis à leur extrémité digitale par des ligaments.
Articulations des extrémités carpiennes. — Ces articulations, rangées par quelques anatomistes au nombre des arthrodies, sont considérées par d’autres comme de simples amphiarthroses.
A, SüRF.\cEs ARTiGUL.\iREs. — Les surfaces articulaires sont constituées par ces facettes irrégulières, en partie rugueuses, en partie lisses et recouvertes de carti- ^ lage , qui s’étalent sur le
côté de la base de chacun des métacarpiens.
B. Moyens d’union. — Nous avons encore, pour ces articulations, trois ordres de ligaments : interosseux, palmaires et dorsaux.
a) Les ligaments interosseux (fig. 526j, à la fois très courts et très résistants, s’étendent d’un métacarpien au métacarpien voisin. Us sont au nombre de trois, un pour chaque articulation.
Ils s’insèrent , de part et d’autre , sur les rugosités qui avoisinent les facettes encroûtées de cartilage.
'è) Les ligaments palmaires (fig. 534) sont constitués par trois petites bandelettes fibreuses, qui s’étendent transversalement de la face antérieure d’un métacarpien à la face antérieure du métacarpien suivant. 11 en existe trois : \q premier est situé entre le deuxième et le troisième métacarpiens ; le deuxième, entre le troisième et le quatrième métacarpiens; le troisième, entre le quatrième et le cinquième.
y) Les ligaments dorsaux (fig, 533), analogues aux précédents, s’étendent, à la face dorsale de l’articulation, d’un métacarpien a l’autre. On en compte également
Doulewa-
Articulations carpiennes, carpo-métacarpiennes et intermétacarpiennes (vue postérieure).
A, première rangée du carpe. — B, deuxième rangée du carpe. — M, Mil, Mm, Miv, Mv, premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacarpiens. — 1, scaphoïde. — 2, semi-lunaire. — 3, pyramidal. — 4, pisiforme. — 5, trapèze. — 0, trapézoïde. — 7, grand os. — 8, os crochu.
ARTICULATIONS INTERMÉTACARPIENNES
Îi07
trois : le premier, très faible, quelquefois absent, va du deuxième métacarpien au troisième; le deuxième se rend du troisième métacarpien au quatrième; le troisième, du quatrième métacarpien au cinquième.
C. Synoviales. — Chacune des articulations intermétacarpiennes possède une petite synoviale. Cette synoviale (fig. 526) est un simple diverticuliim de la synoviale carpo-métacarpienne, qui s’insinue, à la manière d’un cul-de-sac, entre les deux métacarpiens voisins. Ce cul-de-sac synovial descendjusqu’au niveau du ligament interosseiix.
D. Artères et nerfs. — Les artères et les 7ierfs des articulations intermétacarpiennes supérieures sont les mêmes que ceux, précédemment indiqués (p. 566), qui se rendent aux articulations carpo-métacarpiennes.
2° Union des extrémités digitales. — Les extrémités digitales ou têtes des quatre derniers métacarpiens ne présentent pas, à proprement parler, d’articulations, ces extrémités étant dépourvues de surfaces articulaires. Elles sont simplement reliées l’une à l’autre par une bandelette fibreuse transversale, qui s’étend du second métacarpien au cinquième, en passant au-devant des articulations métacarpo-phalangiennes et en contractant des connexions intimes avec les éléments fibreux de ces articulations. Ce ligament appelé ligament transverse du métacarpe, est une dépendance des articulations suivantes. Nous le retrouverons dans un instant (voy. p. 570).
D. — Articulations métacarpo-phalangiennes
phalanges
des
doigts
Les articulations des métacarpiens avec les premières appartiennent au genre des articulations condyliennes.
2*^ Surfaces articulaires. — Les surfaces articulaires sont exactement celles des condylarthroses :
a) Du côté des métacarpiens, nous avons une tête, aplatie transversalement, dont la surface articulaire, allongée dans le sens sagittal, s’étend plus loin du côté de la région palmaire que du côté de la région dorsale. Sur les côtés de cette tête, se voit une dépression rugueuse, que limite en arrière un fort tubercule.
La surface articulaire du premier métacarpien diffère de la surface similaire des métacarpiens externes par plusieurs caractères importants. Tout d’abord, elle est moins convexe dans le sens sagittal et, d’autre part, son diamètre transverse (= 15 millimètres) l’emporte toujours sur son diamètre antéro-postérieur (= 12 millimètres). Vue de face, elle revêt, suivant la remarque de Farabeuf, la forme d’un trapèze aux angles arrondis, dont la petite base est dorsale, la grande base palmaire, dont
le côté interne est vertical, l’externe plus ou Articulation métacarpo-phalangienne,
ouverte par sa face dorsale.
A, lêle du métacarpien. — B, première phalange correspondante, avec sa cavité glénoïde. — 1, fibro-cartilagc glénoïdien. — 2, partie antérieure de la capsule articulaire. — 3 et i, ligament latéral externe et ligament latéral interne sectionnés, avec a, leur faisceau phalangien et b, leur faisceau glénoïdien. — 5, fente linéaire dans laquelle descend la synoviale.
ARTHROLOGIE
moins oblique. Enfin, la partie antérieure de cette tête articulaire se projette en avant sous la forme de deux petites saillies latérales, que sépare une échancrure médiane, presque toujours très accusée. C’est sur ces saillies palmaires que se voient les empreintes des deux os sésamoïdes, le plus souvent sous la forme de deux petites facettes planes, quelquefois sous celle de petites rainures antéro-postérieures.
P) Du côté des phalanges, nous trouvons une cavité glénoïde ou glène, occupant l’extrémité supérieure de l’os. Cette cavité, limitée à sa partie antérieure par un rebord concave en haut, est plus étendue dans le sens transversal que dans le sens antéro-postérieur : son grand axe, par conséquent, est perpendiculaire à celui du condyle. De chaque côté de la cavité glénoïde, se dressent deux petites saillies en forme de tubercules.
y) a Vétat frais, le condyle métacarpien et la glène phalangienne sont revêtus l’im et l’autre par une couche de cartilage hyalin, de 1 millimètre d’épaisseur.
2'^ Fibro-cartilage d’agrandissement ou glénoïdien. — Nous venons de voir que le condyle du métacarpien est plus long que large ; que la cavité glénoïdienne, au contraire, est plus large que longue. Si, d’autre part, nous comparons les deux surfaces articulaires au point de vue de leur étendue, nous constatons que la cavité glénoïde ne représente environ que les deux cinquièmes de la surface articulaire du condyle. 11 y a donc une double disproportion entre les deux surfaces destinées à s’unir et à se mouvoir l’une sur l’autre.
Pour rétablir la concordance, il existe au-devant de la cavité glénoïde une petite lame fibro-cartilagineuse (fig. 536), de forme quadrilatère, dont la principale destination est d’agrandir cette cavité. — Sa face postérieure, régulièrement concave, continue la cavité glénoïde et, comme cette dernière, se moule sur la partie correspondante du condyle. — Sa face antérieure regarde la région palmaire ; elle jirésente, en son milieu, une gouttière longitudinale où passent les tendons fléchisseurs. — Son bord inférieur se fixe à la face palmaire de la phalange, non pas au rebord antérieur de la glène, mais un peu au-dessous de ce rebord : un sillon, étroit mais profond (fig. 536 et 541, 5), sépare à ce niveau la glène proprement dite de son fibro-cartilage d’agrandissement. — Son bord supérieur, mal délimité, répond au condyle, mais sans lui adhérer. — Quant à ses deux extrémités, extrémité interne et extrémité externe, elles contractent des connexions intimes, sur les côtés de l’articulation, avec les ligaments latéraux et le ligament transverse, que nous allons décrire tout à l’heure.
Les fibro-cartilages glénoïdien s des quatre derniers doigts présentent exactement la même forme et la même disposition. Celui de la première phalange du pouce, quoique conformé sur le même type, se distingue des précédents (fig. 537) en ce qu’il renferme dans son épaisseur, comme nous l’avons déjà vu en ostéologie (p. 392) deux petits os sésamoïdes, l’un interne ou cubital (pisiforme de Gillette), l’autre externe ou radial (scaphoïde de Gillette). On rencontre aussi, dans certains
Fig. 537.
Tête du métacarpien du pouce droit et appareil phalango-sésamoïdien :
l’articulation a été ouverte par la face dorsale et les surfaces articulaires écartées (d’après Gilette).
1, sésamoïde mierwGl pisiforme du pouce]. — 2, sésamoïde externe [scaphoïde du pouce). — 3, tôle du métacarpien. — 4, surface glénoïde de la phalange. — 3, ligament interosseux ou métacarpo-sésamoïdien.
ARTICULATIONS MÉTACARPO-PHALANGIENNES
cas, des sésamoïdes analogues dans les fibro-cartilages glénoïdiens de l’index et de Pauriculaire ; mais ces derniers, quand ils existent, sont beaucoup plus petits que ceux de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce.
Moyens d’union. — Le fibro-cartilage glénoïdien de la première phalange est par lui-même un simple organe d’agrandissement et c’est à tort que quelques anatomistes, à la suite de Bichat, le rangent au nombre des ligaments de Larticulation métacarpo-phalangienne sous le nom de ligament antérieur. Les vrais moyens d’union de cette articulation sont au nombre de quatre : une capside, deux ligaments latéraux et un ligament transverse.
À. Capsule. — La capsule métacarpo-phalangienne est un manchon fibreux, mince et lâche, s’insérant en haut sur le pourtour de la tête du métacarpien, en bas sur
Articulations métacarpo-phalangienne et interphalangiennes, vue latérale (cavités articulaires
injectées au suifj.
M, métacarpiens. — Pi, Pii, Pni, première, deuxième et troisième phalanges. — 1, 2, 3, ligaments latéraux, avec «, leur faisceau phalangien et b, leur faisceau glénoïdien. — 4, synoviales. — 5, tendons extenseurs. — (i et 6’, tendon perforant et tendon perforé. — 7, 7’, replis séreux filiformes. — 8, mésotendons falciformcs.
le pourtour de la cavité glénoïde. Cette insertion osseuse de la capsule ne se fait pas exactement à la limite du revêtement cartilagineux, mais à une certaine distance de ce revêtement, distance qui varie du reste suivant la région que l’on considère : assez faible sirr la face dorsale de l’articulation, elle est beaucoup plus considérable sur la face palmaire, comme nous le montrent nettement les coupes sagittales des doigts (fig.. 54); sicr les côtés, la ligne d’insertion capsulaire rase les extrémités des ligaments latéraux. A la face antérieure de l’articulation métacarpophalangienne, la capsule fibreuse se confond avec le fibro-cartilage ci-dessus décrit.
B. Ligaments latéraux. — Les ligaments latéraux, très épais et très résistants (fig. 538, i), se distinguent en externe ciinterne. Situés, comme leur nom l’indique, sur les cotés de l’articulation, ils revêtent chacun la forme d’un triangle ou d’un éventail, dont le sommet répond au métacarpien, la base h la phalange et à son fibro-cartilage.
Du côté du métacarpien, ils s’insèrent sur la dépression et sur le tubercule que l’on voit de chaque côté du condyle.
De là, ils se portent obliquement en bas et en avant, en s’élargissant et viennent se fixer : 1® par leurs fibres postérieures ou phalangiennes (a), sur les tubercules latéraux de la phalange ; 2° par leurs fibres antérieures ou glénoïdiennes (à), sur les bords latéraux et sur la face antérieure du fibro-cartilage correspondant.
Sur X articulation métacarpo-phalangienne du pouce , les fibres glénoïdiennes des ligaments latéraux viennent se fixer sur les sésamoïdes, en constituant ainsi deux véritables ligaments métacarpo-sésainoïdiens : l’un interne, étroit, cylin-
ARÏIIROLOCxïE
droïde ; l’autre décomposé en faisceaux, mince et large comme l’osselet correspondant (Farabeüf). Tous les deux sont très forts ; l’interne, cependant, est plus résistant que l’externe.
C. Ligament transverse. — Le ligament transverse, que nous avons déjà signalé plus haut à propos des articnlations intermétacarpiennes, est situé à la partie inférieure de la paume de la main.
il revêt la forme d’un long ruban (fig. 539,4), qui s’étend transversalement du deuxième métacarpien au cinquième, en passant successivement au-devant des articulations métacarpo-phalangiennes des quatre derniers doigts. Libre dans l’intervalle de ces articulations, il se fusionne, au niveau de chacune d’elles, d’une part avec la partie antérieure de la capsule et le fibro-cartilage glénoïdien, d’autre part avec les deux ligaments latéraux.
Le ligament transverse du métacarpe appartient plutôt aux articulations intermétacarpiennes qu’aux articulations métacarpo-phalangiennes. Mais il n’en est pas moins vrai qu’il réunit entre eux les fibro-cartilages glénoïdiens et que, par ses relations intimes avec la capsule et les ligaments latéraux, il prend une part
importante à la constitution de l’appareil de contention des surfaces articulaires. C’est à ce double titre que nous lui avons assigné une place dans les moyens d’union de l’articulation métacarpo-phalangienne.
Synoviale. — Chaque articulation métacarpo - phalan gienne possède une synoviale.
Cette synoviale ( fig . 538 et 541) présente dans sa disposition tous les caractères propres aux synoviales des articulations mobiles : elle revêt, tout d’abord, la surface intérieure de la capsule et arrivée à l’insertion osseuse de cette dernière, se réfléchit sur l’os pour venir se terminer à la limite des surfaces cartilagineuses. La synoviale métacarpo-phalangienne est très lâche, surtout en arrière du coté de l’extension.
5° Rapports. — Les articulations métacarpo-phalangiennes sont en rapport : avant, avec les tendons des muscles fléchisseurs des doigts ; 2° en arrière, avec les tendons des extenseurs ; 3*^ sur les côtés, avec les interosseux, avec les lombricaux, avec les vaisseaux et nerfs collatéraux des doigts.
6" Artères et nerfs. — Les artères des articulations métacarpo-phalangiennes proviennent, soit des digitales, soit des interosseuses antérieures ou postérieures. — Les nerfs sont fournis par les collatéraux des doigts et, parfois aussi, par les rameaux que la branche profonde du cubital envoie aux interosseux.
Mouvements. — La première phalange se fléchit et s’étend sur le métacarpe ; elle s'incline
Fig. 539.
Les articulations métacarpo-phalangiennes des quatre derniers doigts, vues par leur lace palmaire (cavités articulaires injectées au suif).
Mil, Mm, Miv, Mv, deuxième, troisième, quatrième et cinquième métacarpiens. — P, P, P, P, les premières plialanges correspondantes.
1, fibro-carlilage glénoïdien. — 2, ligament latéral interne. — 3, ligament latéral externe. — 4, 4, ligament transverse. — 5, 5, cloisons verticales, formant les parties latérales de 6, la gaine des tendons lléchisseurs. — 7, tendon profond ou perforant. — 8, tendon superficiel ou jiorforé. — 9, 9, synoviales métacarpo-phalangiennes.