‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 119 sur 176 · MUSCLES DU NEZ · texte numérisé non relu

MUSCLES DU NEZ

l'aile du nez. Sa face superficielle répond aux téguments dans la plus grande partie de son étendue ; ce n'est qu'à sa partie la plus externe qu'elle est recouverte par les muscles élévateurs de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.

3° Innervation. — Comme pour le précédent.

4° Action. — Les faisceaux antérieurs ou peauciers du muscle transverse attirent vers le dos du nez les téguments sur lesquels ils s'insèrent. Ils déterminent ainsi, dans la région de l'aile du nez, la formation de rides verticales. Les faisceaux postérieurs, se contractant en même temps que le myrtiforme, aplatissent l'aile du nez et diminuent ainsi la largeur de l'orifice des mirines.

3° Myhtifor.me

Le myrtiforme (fig. 600,3) est un petit muscle aplati et rayonné, situé au-dessous des narines, immédiatement en arrière de la lèvre supérieure.

1° Insertions. — Il s'insère, en bas, sur le maxillaire supérieur, au niveau de la fossette myrtiforme et de la saillie de la dent canine. Ses fibres, se portant ensuite en haut vers l'orifice des fosses nasales, s'écartent à la manière d'un éventail et se partagent en trois groupes : les fibres internes viennent s'attacher à la sous-cloison ; les fibres moyennes se fixent au bord postérieur du cartilage de l'aile du nez ; les fibres externes contournent ce cartilage, en décrivant une courbe à concavité dirigée en haut et en dedans, et se continuent, comme nous l'avons déjà dit plus haut, avec les faisceaux postérieurs du transverse.

2'^ Rapports. — Le myrtiforme repose directement sur le squelette de la face. Il est recouvert, en avant, par la muqueuse gingivale, par le demi-orbiculaire supérieur et par les différents faisceaux qui viennent se terminer, à son niveau, clans la lèvre supérieure.

3° Innervation. — Comme pour le précédent.

4" Action. — En se réunissant avec les faisceaux postérieurs du muscle transverse, les faisceaux externes du myrtiforme constituent sur le côté externe de la narine une sorte de demi-sphincter, dont les contractions ont pour effet de rétrécir cet orifice. Les faisceaux internes et les faisceaux moyens attirent en bas la partie inférieure du nez, d'oii le nom d'abaisseur de l'aile du nez, sous lequel on désigne parfois le myrtiforme. En outre, les faisceaux moyens, en raison même de leur obliquité, portent l'aile du nez en bas et en dedans ; ils la rappi'ochent ainsi de la ligne médiane et diminuent d'autant le diamètre transversal de la narine. Au total, le myrtiforme abaisse l'aile du nez et rétrécit les narines.

Fig. COO.

Muscles moteurs de l'aile du nez (couche profonde).

I, transvei-se du nez. — 2, muscle dilalalcur des narines. — .3, muscle mjrl-iforme. — 4, coupe de la lùvre supérieure.

4» Dilatateur propre des narines

Santorini a décrit sous ce nom une lame musculaire fort mince et très atrophiée chez l'homme, couchée sur la partie inférieure de l'aile du nez (fig. 600,2).

MYOLOGIE

l*^ Insertions. — Ses fibres s'attachent, en arrière, à la fois sur le bord postérieur du cartilage de l'aile du nez et sur la partie correspondante du maxillaire supérieur. De là, elles se portent en avant et en bas, en décrivant une courbe à concavité inférieure, et viennent se terminer à la face profonde de la peau qui recouvre le bord externe de la narine.

2° Rapports. — Le muscle dilatateur des narines répond d'une part aux téguments, d'autre part au cartilage de l'aile du nez. Son développement est très variable : sur certains sujets, il est très visible et d'une dissection i^elativement facile ; sur d'autres, au contraire, il n'est pas perceptible à l'œil nu et l'emploi du microscope est nécessaire pour constater l'existence de fibres musculaires dans la région qu'il occupe.

3° Innervation. — Comme pour le précédent.

4° Action. — Le dilatateur, prenant son point fixe en arrière, attire en dehors l'aile du nez et élargit ainsi transversalement les narines. Il est, comme on le voit, antagoniste des deux muscles précédents.

§ IV. — Muscles de la bouche ou des lèvues

Tout autour de l'orifice buccal se disposent onze muscles : un d'abord, de forme annulaire, le labial ou orbiculaire des lèvres, qui préside à son occlusion ; puis une série de dix autres qui, partis des différentes régions de la face, viennent s'insérer sur son pourtour comme autant de rayons convergents. Ce sont, en allant de haut en bas : 1° Vélèvateur commun de Vaile du nez et de la lèvre supérieure ; it° V élévateur propre de la lèvre supérieure ; 3° le canin ; ¥ le petit zygomatique; 5° le grand zygomatique ; 6° le buccinateur ; 7° le risorius ; 8° le triangulaire des lèvres ; 9° le carre du menton ; 10° le muscle de la houppe du menton.

1° Labial ou orbiculaire des lèvres

Le muscle labial ou orbiculaire des lèvres (fig. 59S,9) est disposé tout autour de l'orifice buccal à la manière d'une ellipse dont le diamètre se dirige transversalement d'un côté à l'autre.

1° Insertions. — ■ Adoptant l'opinion déjà ancienne de Winslow, nous considérerons ce muscle comme formé de deux moitiés absolument distinctes : une moitié supérieure, qui répond à la lèvre supérieure, c'est le demi-orbiculaire supérieur ; une moitié inférieure, qui se trouve située dans la lèvre inférieure, c'est le demiorbiculaire inférieur.

A. Demi-orbiculaire supérieur. — Le demi-orbiculaire supérieur (fig. 601,1) constitue la couche la plus importante de la lèvre supérieure. Transversalement étendu d'une commissure à l'autre, il mesure en hauteur tout l'espace compris entre le bord libre de la lèvre et la base du nez. Ses faisceaux se détachent pour la plupart, à droite et à gauche de la ligne médiane, de la face profonde de la peau et de la muqueuse labiale. Puis, ils se dirigent en dehors et en bas en décrivant des anses à concavité inférieure. Ils arrivent ainsi à la région des commissures et, là, ils se terminent à la fois sur la peau et la muqueuse, en s'entrecroisant d'une part avec les fibres ascendantes du demi-orbiculaire inférieur, d'autre part avec les fibres transversales du buccinateur.

MUSCLES DES LÈVRES

Fig. 601.

Schéma représentant la constitution anatomique de l'orbiculaire des lèvres.

1, demi-orbiculaire supérieur (faisceau principal). — 2, demi-orbiculaire inférieur (faisceau principal) . — 3, faisceau accessoire naso-labial. — 4, faisceau incisif supérieur. — 3, faisceau incisif inférieur. — 6, 6', commissures des lèvres.

Ces longues fibres, dispose'es en arc et s'étendant sans interruption apparente d'une commissure à l'autre, constituent Idi portion principale Axx muscle.

A cette portion principale viennent se joindre, à titre de portions accessoires, quatre faisceaux de renforcement, deux de chaque côté. L'un d'eux, (3) relativement épais, se détache de la sous-cloison des fosses nasales, c'est le faisceau naso-labial de l'or-biculaire.

L'autre (4), plus faible, prend son origine à la portion interne de la fossette myrtiforme, c'est le faisceau^ incisif supérieur. De leur surface d'origine, ces deux faisceaux se portent en dehors et un peu en bas et ne tardent pas à se fusionner avec la portion principale de l'orbiculaire. Ils présentent naturellement le même mode de terminaison que ce dernier.

B. Demi-orbiculaire inférieur. — Assez analogue au précédent, le demi-orbicu- •

laire inférieur (fig. 601,2) constitue la couche la plus importante de la lèvre inférieure, dont il occupe toute la hauteur, depuis le bord libre jusqu'au sillon qui sépare en bas la lèvre du menton. Il prend naissance, à droite et à gauche de la symphyse mentonnière, à la face profonde de la peau et de la muqueuse labiale. De là, ses faisceaux se portent en dehors et en haut pour venir se terminer, comme ceux du muscle précédent, dans la i^égion de la commissure.

Il est renforcé, comme le demi-orbiculaire" supérieur, par un faisceau accessoire à insertion osseuse, le faisceau incisif inférieur (5). Ce faisceau, assez analogue au faisceau homonyme de la lèvre supérieure, prend naissance, en dedans, sur le côté de la symphyse et se confond, presque immédiatement après son origine, avec la portion principale du muscle.

Fig. 602.

Coupe sagittale de la lèvre inférieure passant par l'incisive externe.

1, bord libre. — 2, revêtement cutané. — 3, muqueuse. — 4, branche verticale et 4' branche horizontale de I L musculaire représentant l'orbiculaire des lèvres. — 5, faisceaux verticaux provenant du carré du menton. — 6, faisceaux obliques marginaux, représentant le muscle compresseur des lèvres de Klein. — 7, artère coronaire. — 8, veines. — 9, 9, glandes labiales. — 10, follicules pileux. — 11, glandes sudoripares.

2° Rapports. — L'orbiculaire est situé à la partie moyenne des lèvres, un peu plus rappi'oché cependant de la face muqueuse que de la face cutanée. Vu sur des coupes sagittales (fig. 602), il revêt dans son ensemble la forme de la lettre L (l pour la lèvre inférieure), avec une branche verticale très longue occupant toute la hauteur de la lèvre, une branche horizontale très courte répondant à

MYOLOGIE

l'orifice buccal. En se réunissant à angle droit, les deux branches de l'L musculaire délimitent un angle, qui regarde en avant et en bas pour la lèvre inférieure, en avant et en haut pour la lèvre supérieure.

Dans chacune des deux lèvres, l'orbiculaire est recouvert par la peau et par un certain nombre de muscles, qui sont : le carré du menton, pour le demi-orbiculaire inférieur ; les deux élévateurs de la lèvre supérieure et le petit zygomatique pour le demi-orbiculaire inférieur. Il recouvre à son tour la muqueuse labiale,

dont le sépare une véritable nappe de glandes muqueuses (voy. Lèvres). L'artère coronaire répond à la face profonde du muscle : elle est située d'ordinaire à l'angle de réunion des deux branches de l'L ou un peu au delà de cet angle (au-dessous pour la lèvre inférieure, au-dessus pour la lèvre supérieure).

Muscle compresseur des lèvres. — Outre les fibres transversales de l'orbiculaire et les iibres verticales de provenance diverse qui viennent se placer en avant de ce dernier muscle, on trouve encore dans chacune des deux lèvres, et au voisinage de son bord libre, un certain nombre de fibres à direction anléropostérieure, dont l'ensemble constitue le muscle compresseur dea lèvres. — Ces fibres antéro-postérieures, signalées depuis longtemps par LuscHKA et étudiées spécialement plus tard par Klei.v et par yEsY, prennent naissance, en avant, à la face profonde de la peau depuis la première jusqu'à la douzième rangées de follicule pileux. De là, elles se portent obliquement en arrière (en arrière et en bas pour la lèvre supérieure, en arrière et en haut pour la lèvre inférieure) et viennent se terminer sur la muqueuse, tout autour de l'orifice buccal. — Ce muscle compresseur des lèvres, qui n'est autre que le reclus labii de Klein, le musculus labii proprius de Krause, est particulièi'ement développé chez le nouveau-né et doit vraisemblablement jouer un rôle important dans l'acte de la succion.

Fig. 003.

Cûii|)c verlirale des deux lèvres pour montrer le muscle compresseur des lèvres (d'après Rov) .

1, lèvre supérieure et lèvre inFèrieure, avec ; 2, leur l'aec .intérieure; 3. leur lace postérieure. — 4, faisceaux de l'orbiculaire, — B, o'. faisceaux des muscles compresseurs des lèvres. — 6, l'ente buccale.

3" Innervation. — L'orbiculaire des lèvres est innervé par le facial : pour sa moitié supérieure (demi-orbiculaire supérieur), par les filets buccaux supérieurs de la branche temporo-faciale ; pour sa moitié inférieure (demi-orbiculaire inférieur), par les filets buccaux inférieurs de la branche cervico-faciale.

4° Action. — En s'entrecroisant au niveau des commissures, les deux demiorbiculaires constituent pour l'orifice buccal un véritable sphincter : ils ferment cet orifice quand il a été ouvert par l'action de ses muscles dilatateurs ; ils le rétrécissent et appliquent solidement l'un contre l'autre les bords opposés, lorsque leurs contractions surprennent cet orifice dans l'état d'occlusion passive.

Au point de vue physiologique, chaque demi-orbiculaire peut être divisé en deux zones : une zone extérieure ou périphérique (par rapport au centre de l'orifice buccal) et une zone intérieure ou rtiarginale. Les contractions des deux zones extérieures froncent les lèvres et les projettent en avant ; les contractions des zones intérieures les froncent également, mais les portent en arrière, en les appliquant contre les arcades dentaires.

Ceci posé, il est facile de se rendre compte que l'oii^iculaire coopère à une foule d'actes tels que : la succion, le jeu des instruments à vent, le sifflement, la préhension des aliments, soit solides, soit liquides, l'action de donner un baiser (muscuhts osculatorius des anciens anatomistes), l'articulation de certaines consonnes dites labiales, etc., etc.

Les expériences électro-physiologiques de Duchenne (de Boulogne) et aussi les faits cliniques (hémiplégie faciale) nous autorisent à admettre dans chaque

MUSCLES DES LÈVRES

demi-orbiculaire deux moitiés sj'métriques et parfaitement inde'pendantes, répondant l'une au côté droit, l'autre au côté gauche. Le sphincter huccal serait ainsi constitué par quatre muscles : deux supérieurs, que Ton pourrait appeler les deux labiaux supérieurs, le gauche et le droit; deux inférieurs, que l'on pourrait désigner sous le nom de labiaux inférieurs et que l'on distinguerait, de même, en labial inférieur gauche et labial inférieur droit.

Variétés. — Certaines portions de l'orbiculaire ont été décrites par Mi;ckki, (Stuinn. u. Sprochort/ans, 1837) comme des muscles spéciaux. Tels sont: le protracleur de la lèvre supérieure et de la lèvre inférieure, le constricteur de la lèvre supérieure et de la lèvre inférieure. — On a décrit i.'ncore comme muscles spéciaux {muscle incisif supérieur et muscle incisif inférieur) les deux faisceaux à insertion osseuse, décrits plus haut, qui viennent renforcer la portion principale. — Voy. au sujet de l'orbiculaire : Henkk, Die oberen und unteren Muskeln der Lippen, Zeitschr. f. Anat. u. Entw., 1875 ; — Klein, Zur Kenntniss des Baues der Mundlippen der neugebor. Kindes, Wien, 18G9 ; — /Ekv, Die Mitsl;ulatur d. mensclil. Mundspalte. Arcli. f. mikr. Anat., 1879 ; — Roy, Le muscle orbiculaire des lèvres, Tli. Bordeaux, 1890 : — VifiCHOW (11.), Der Muskelmannmaul, Berlin. Klin. Wuch.. 1892.

2" BUCCINAÏEUR

Le buccinateur est un muscle plat, situé dans la région de la joue, en arrière de l'orbiculaire et en avant du masséter (fig. 604,14). il s'étend d'un maxillaire à l'autre et contribue ainsi à former la paroi latérale de la cavité buccale.

1° Insertions. — 11 prend naissance, en arrière : 1° sur le bord alvéolaire du maxillaire supérieur, dans la portion de ce bord qui correspond aux trois grosses molaires ; 2° sur le bord alvéolaire du maxillaire inférieur, ati niveau également des grosses molaires ; 3" sur le crochet de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde ; 4" sur une bandelette fibreuse, le ligament ptérygo-maxillaire {aponévrose buccinato-pharyngienne de quelques auteurs), qui s'étend du crochet précité de l'apophyse ptérygoïde à l'extrémité postérieure du bord alvéolaire du maxillaire inférieur (lig. 604). Comme on le voit, l'insertion postérieure du buccinateur se fait en partie sur des surfaces osseuses, en partie sur une aponévrose.

Quelle que soit leur origine, tous les faisceaux constitutifs du buccinateur convergent vers la commissure labiale. Les faisceaux moyens s'y portent horizontalement. Les faisceaux supérieurs et les faisceaux inférieurs suivent un trajet oblique (obliquement descendant pour les premiers, obliquement ascendant pour les seconds) et s'y entrecroisent.

.\près entrecroisement, les faisceaux ascendants semblent passer dans la lèvre supérieure et s'y continuer directement avec le demi-orbiculaire su^jérieur. De même, les faisceaux descendants paraissent se confondre avec le demi-orbiculaire inférieur et passer ainsi dans la lèvre inférieure. Mais cette continuité, longtemps admise et admise encore aujourd'hui par certains auteurs, du buccinateur et de l'orbiculaire des lèvres n'est qu'apparente. En réalité, les faisceaux du buccinateur se terminent, au niveau des commissures, sur la face profonde de la muqueuse buccale de la môme manière que ceux de l'orbiculaire.

2' Rapports. — En arrière, au niveau de son insertion à la bandelette ptérygomaxillaire, le buccinateur est en rapport avec le constricteur supérieur du pharynx, qui s'attache également à cette bandelette, mais sur son bord opposé. — En avant, au niveau des commissures labiales, il répond à l'orbiculaire des lèvres, au grand zygomatique, au canin et au triangulaire des lèvres. — Sa face interne ou profonde est recouverte par la muqueuse buccale, qui lui adhère intimement. — Sa

712 MYOLOGIE

face externe ou superficielle répond, à sa partie toute postérieure, à la branche du maxillaire, à l'apophyse coronoïde et au tendon inférieur du temporal. Plus en avant, elle est en rapport : 1° avec les faisceaux antérieurs du masséter, dont elle est séparée par la boule graisseuse de Bichat ; 2"^ avec le canal de Sténon (flg. 604,13), qui chemine quelque temps à la surface du muscle, puis le perfore, au niveau de la

Fig. 604.

Muscles du crâne et de la face, couche profonde.

1, temporal, avec 1', son tendon inférieur. — 2, sourciller. — 3, élévateur commun de l'aile du nez et do la lèvre supérieure. — 4, élévateur propre de la lèvi'e supérieure. — 5, transverse du nez. — 5', mjrtiforme. — 0, canin. — 7, orbiculaire des lèvres. — 8, carré du menton. — 9, muscle de la houppe du menton. — 10, triangulaire des lèvres. — il, masséter. — 12, artère faciale. — 12, canal de Sténon. — 14, muscle buccinateur. — 15, constricteur supérieur du pharynx,- séparé du buccinateur par le ligament ptérj go-maxillaire ou aponévrose buccinato-pharyngienne. — 16, auriculaire postérieur.

deuxième grosse molaire suj^érieui^e, pour s'ouvrir dans la cavité buccale ; 3° avec le nerf buccal, qui le traverse également de dehors en dedans ; 4° avec l'artère et la veine faciales ; 5° avec quelques ramifications du nerf facial. Cette face superficielle de l'orbiculaire répond, du reste, à la peau et, plus immédiatement, à une aponévrose, dite aponévrose buccinatrice.

MUSCLES DES LÈVRES

3° Aponévrose buccinatrice. — Etalée sur la face externe du muscle buccinateur, cette aponévrose s'attache, en arrière, sur le bord antérieur de l'apophyse coronoïde, où elle se confond avec celle du masséter; en haut, elle se fixe sur le bord alvéolaire supérieur ; en bas, sur le bord alvéolaire inférieur. Très épaisse et très résistante à sa partie postérieure, l'aponévrose buccinatrice s'atténue graduellement au fur et à mesure qu'elle se dirige en avant ; elle n'existe plus, à la région des commissures, que comme une simple lame celluleuse. Un tissu conjonctif très dense l'unit au buccinatcur ; entre elle et le muscle, dans le voisinage du canal de Sténon, se trouve un groupe de glandules salivaires, connus sous le nom de glandes molaires.

4° Innervation. — Le muscle buccinateur reçoit ses nerfs à la fois de la branche temporo-faciale et de la branche cervico-faciale de la septième paire. Il est, en outre, traversé, comme nous l'avons déjà dit à propos de ses rapports, par le nerf buccal, branche du maxillaire inférieur ; mais il est généralement admis que ce dernier nerf est, à ce niveau, exclusivement sensitif et, par conséquent, ne prend aucune part à l'innervation motrice du buccinateur.

5° Action. — Les muscles buccinateurs attirent en arrière les commissures labiales, agrandissant ainsi le diamètre transversal de la bouche. Lorsqu'ils sont repoussés en dehors par de l'air emmagasiné dans la cavité buccale, leur contraction comprime cet air et le force à s'échapper sous pression par l'orifice buccal, dont l'ouverture est graduée par l'orbiculaire. Les buccinateurs ont, de cette façon, une part très importante dans le jeu des instruments à vent, ce qui leur a valu leur nom de buccinateurs (de buccinare , jouer de la trompette). Enfin, dans l'acte de la mastication, les buccinateurs ramènent sous les arcades dentaires, de concert avec l'oi'biculaire, les particules alimentaires c|ui se sont égarées dans le vestibule de la bouche.

Variétés. — 11 n'est pas très rare de voir quelques-uns de ces faisceaux moyens se continuer avec le constricteur supérieur du pharynx. — On l'a vu renforcé par un petit faisceau surnuméraire, provenant du canal de Sténon.

3" Elévateur commun de l'aile du nez et de la lévre suimîkieure

L'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure (lig. 595,4) est un muscle aplati et mince, s'étendant de l'angle interne de l'œil à lajèvre^supérieure.

1° Insertions. — Il prend naissance, en haut, sur la face externe de l'apophyse montante du maxillaire supérieur, quelquefois sur les os propres du nez et même sur l'apophyse oi^bitaire interne du frontal. De là, il se porte en bas en suivant le sillon naso-génien et se partage, en atteignant la base du nez, en deux ordres de faisceaux, des faisceaux internes et des faisceaux externes. Les faisceaux internes s'attachent à la peau de la partie postérieure de l'aile du nez. Les faisceaux externes, obliquant un peu en dehors, croisent l'orbiculaire et se fixent à la face profonde de la peau de la lèvre supérieure ; ils s'étendent jusqu'au voisinage de son bord libre.

2" Rapports. — L'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure répond à la peau, dans toute son étendue. Il recouvre, de haut en bas, l'apophyse montante du maxillaire supérieur et quatre muscles : le transverse du nez, le myrtiforme, l'élévateur propre de la lèvre supérieure et l'orbiculaire.

MYOLOGIE

3° Innervation. — Il est innervé par le facial (filets sous-orbitaires de sa branche temporo-faciale).

4° Action. — Comme l'indiquent suffisamment son nom et ses attaches infe'rieures, ce muscle attire en haut l'aile du nez et la lèvre supérieure.

Variétés. — On voit assez fréquemment l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure échanger quelques faisceaux avec le frontal, le pyramidal, l'élévateur propre de la lèvre supérieure. — Il peut être constitué, à son origine, par deux faisceaux distincts.

MuscuLus ANOsiALUs d'Albinus. — Albinus a décrit sous ce nom {Historia musculorum, p. 167) un petit faisceau musculaire, à la fois charnu et tendineux, situé au-dessous de l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure et qui, partant de l'apophyse montante du maxillaire supérieur, vient s'insérer sur le maxillaire dans le voisinage de la fosse canine. C'est donc un muscle inséré par ses deux extrémités sur deux points d'un même os, également immobiles l'un et l'autre. Sappey a pu poursuivre ce muscle juscju'au repli que forme la mucj^ueuse buccale en passant de la lèvre supérieure sur l'alvéole et lui a donné le nom significatif de muscle tenseur de la muqueuse alvéolo-labiale. — Macalisïer a rencontré sur un sujet, à la place du musculus anomalus, une bandelette fibreuse qui n'est probablement qu'une forme atrophiée de ce faisceau musculaire. — Vlacovich a décrit en 1875 un faisceau sous-orbitaire, qui, par sa situation, sa constitution anatomicjue et son insertion sur deux points osseux, tous les deux immobiles, présente les plus grandes analogies avec l'anomalus d'ALBiNus. Il s'étendait de l'apophyse montante du maxillaire supérieur au rebord supérieur du trou sous-orbitaire. Vlacovich considère ce petit muscle comme un faisceau aberrant de l'orbiculaire des paupières.

4" ElÉ VATEUR PROPRE DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE

Plus volumineux que le préce'dent, en dehors duquel il est situé, l'élévateur propre de la lèvre supérieure (fig. 595,6) est un muscle rubané, étendu du rebord orbitaire à la lèvre supérieure.

1° Insertions. — Il s'insère en haut, dans une étendue de 18 à 20 millimètres, sur le maxillaire supérieur entre le trou sous-orbitaire et le rebord inférieur de l'orbite. De là, ses fibres se portent en bas et en dedans, croisent en partie celles du muscle précédent et se terminent à la face profonde de la lèvre supérieure.

2° Rapports. — Recouvert à son origine par l'orbiculaire des paupières, il recouvre à son tour une portion du canin et de l'orbiculaire des lèvres. — Son bord externe est en rapport, en bas, avec le petit zygomatique, qui le longe ou se fusionne avec lui. — Son bord interne répond à l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure et se réunit le plus souvent avec lui.

3° Innervation. — Comme le précédent.

4° Action. — Comme son nom l'indique, le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure attire en haut la portion moyenne de la lèvre supérieure.

Variétés. — L'absence du muscle est signalée par Otto. — Le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure peut recevoir des faisceaux de renforcement de l'orbiculaire des paupières, du petit zygomatique, de la région malaire. Dans ces cas, il peut représenter, à son origine, un muscle Ijiceps. Il peut même se trouver constitué par trois faisceaux (Macalister). — Il est très fréquent de voir les faisceaux internes du muscle s'attacher à l'aile du nez : cette disposition a paru assez fréquente à Sappey pour que cet anatomiste se soit cru autorisé à décrire ce muscle sous le nom de muscle élévateur profond commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.

5° Canin

Le canin (fig. 604,6) est un muscle quadrilatère, situé dans la fosse canine, audessous et un peu en dehors du précédent.

i° Insertions. — Il s'insère, en haut, sur la partie la plus élevée de la fosse

MUSCLES DES LÈVRES

canine, au-dessous du trou sous-orbitaire. Ses fibres se portent ensuite en bas et un peu en dehors vers la région de la commissure, où elles semblent se confondre avec les diffe'rents faisceaux de l'orbiculaire, du grand zygomatique et du triangulaire des lèvres, qui convergent vers le même point. Cette continuité est tout simplement apparente, comme le démontrent les expériences électro-physiologiques de DucHENNE (de Boulogne). La terminaison re'elle du canin se fait à la face profonde de la peau et de la muqueuse de la région des commissures.

2° Rapports. — Le canin est recouvert à son origine par le muscle élévateur

propre de la lèvre supérieure, ainsi que par les vaisseaux et les nerfs sous-

orbitaires. Plus bas, il répond à la peau dont le sépare une épaisse couche de tissu cellulo-graisseux.

3" Innervation. — Comme le précédent.

4° Action. — Le muscle canin attire en haut et un peu en dedans la commissure labiale.

Variétés. — Le muscle canin est peu variable ; je l'ai vu, dans un cas, constitué par deux faisceaux parfaitement distincts et parallèles l'un à l'autre. — Cruveilhier [Anat. descripL, I, p. 624) a vu deux faisceaux curvilignes du transverse du nez aller renforcer le canin.

go Petit zygomatique

Le petit zygomatic[ue (fig. 595,8) est une petite bandelette musculaire, qui s'étend de la région de la pommette à la peau de la lèvre supérieure.

1" Insertions. — Il prend naissance sur la partie inférieure de la face externe de l'os malairc, un peu au-dessous des faisceaux de l'orbiculaire des paupières. De là, il se dirige obliquement en bas et en avant, croise superficiellement les faisceaux de l'orbiculaire des lèvres et se termine, à coté des élévateurs, sur la face profonde de la peau de la lèvre supérieure.

2" Rapports. — Le petit zygomatique répond à la peau dans la plus grande partie de son étendue. Seule, son extrémité supérieure est quelquefois recouverte par l'orbiculaire des paupières.

3° Innervation. — Comme le précédent.

4° Action. — Il attire en haut et en dehors la portion moyenne de la lèvre supérieure, sur laquelle il s'insère.

Variétés. — Le petit zygomatique est un des muscles les plus variables : il peut manquer, disposition qui est loin d'être rare. Il peut se confondre, en partie ou en totalité, avec quelques muscles voisins, les élévateurs et le grand zygomatique par exemple. — Il peut naître entièrement de l'orbiculaire des paupières : j'ai observé plusieurs fois une pareille disposition. — Sa duplicité a été signalée par bon nombre d'auteurs, Malgaigne, Mac V^^hinnie, Magalister, etc. — Je l'ai vu tout récemment formé par trois faisceaux : le faisceau ordinaire, un faisceau provenant de l'orbiculaire, un faisceau provenant, par voie de bifurcation, du grand zygomatique. — Il résulte d'une observation d'EusTACHE que le petit zygomatique peut s'unir aux libres externes du muscle frontal.

7° Grand zygomatique

Le grand zygomatique (fig. 595,20) est, comme le précédent, un muscle rubané qui s'étend obliquement de la pommette à la commissure des lèvres.

1" Insertions. — Il s'insère sur la face externe de l'os malaire, un peu en

MYOLOGIE

dehors du petit zygomatique. De là, il se porte en bas et en avant, gagne la commissure des lèvres et s'y termine à la face profonde des téguments.

2° Rapports. — Dans son trajet descendant, le grand zygomatique croise successivement le masséter, le buccinateur et la veine faciale, qui sont situés audessous de lui. Superficiellement, il re'pond à la peau, dont le sépare une épaisse couche de graisse.

3" Innervation. — Comme le précédent.

4° Action. — Le grand zygomatique quand il se contracte, attire en haut et en dehors la commissure des lèvres.

Variétés. — Le grand zygomatique peut manquer. — Il peut être double, soit dans toute son étendue, soit à l'une de ses extrémités seulement, l'extrémité supérieure (Macalister) ou l'extrémité inférieure (Bell). — Il peut présenter des connexions plus ou moins étendues avec le muscle précédent, l'orbiculaire des paupières, le triangulaire des lèvres ou même avec le risorius de Santorini. — Macalister signale son insertion, en dehors de l'os malâire, sur l'aponévrose massétérine.

8" RisoRius DE Santorini

Santorini a décrit sous ce nom {risorius nomis) un petit muscle triangulaire, géne'ralement très mince, qui est situé sur les cùte's de la face (fig. S95,'14).

1° Insertions. — Le risorius prend naissance en arrière, par un ou plusieurs faisceaux, dans le tissu cellulaire qui recouvre la région parotidienne. Ces faisceaux d'origine peuvent toutefois s'étendre jusqu'au sterno-cléido-mastoïdien, ou bien ne pas dépasser le masséter. De leurs différents points d'origine, ils convergent tous vers la commissure des lèvres et s'y terminent, en partie sur la peau, en partie sur la muqueuse.

2" Rapports. — La face superficielle du risorius répond à la peau dans toute son étendue. Sa face profonde repose successivement sur la parotide, sur le masséter et sur le buccinateur. Son bord inférieur répond au peaucier du cou, qui suit, à peu de chose près, la même direction.

3° Innervation. — Il est innervé par le facial (filets buccaux inférieurs de sa branche cervico-faciale).

4° Action. — Le risorius attire en arrière la commissure labiale. Quand les deux muscles, celui de droite et celui de gauche, se contractent ensemble, ils agrandissent le diamètre transversal de la bouche, disposition qui caractérise le sourire : de là, le nom du muscle.

Variétés. — Rien de plus variable que le développement du risorius : on le voit, sur certains sujets, aussi développé que les muscles précédents ; sur d'autres, au contraire, il manque entièrement. Entre ces deux degrés extrêmes existent tous les intermédiaires. — Son mode d'origine varie également dans une large mesure : on l'a vu naître dans la région malaire (Mac Whinnie), sur l'oreille (Albinus), jusque sur l'apophyse mastoïde (Macalister). — Schultze l'a vu recevoirun faisceau de renforcement du transverse de la nuque.

9° Triangulaire des lèvres

Le triangulaire des lèvres (fig. 595,12) est un muscle à la fois large et mince,, qui s'étend du maxillaire inférieur à la commissure des lèvres.

1° Insertions. — Il prend naissance, en bas, sur le tiers interne de la ligne

MUSCLES DES LÈVRES

oblique externe du maxillaire infe'rieur, par une série de petites languettes tendineuses, qui s'entrecroisent avec les languettes correspondantes du peaucier cervical.

De cette ligne d'origine, qui repond à la base du muscle, les faisceaux constitutifs du triangulaire convergent tous vers la commissure des lèvres : les faisceaux externes s'y rendent, en suivant une direction à pou près verticale ; les faisceaux internes s'y portent par un trajet légèrement oblique, en décrivant une courbe à concavité dirigée en dedans et en haut.

Arrivés aux commissures, ces faisceaux ascendants du triangulaire, ramassés en forme de cône, semblent se continuer avec les faisceaux descendants du canin et du grand zygomatique. Mais, en réalité, ils ne font que s'entrecroiser avec ces derniers et se perdent, comme eux, à la face profonde des téguments.

2" Rapports. — Recouvert par la peau, le triangulaire des lèvres recouvre le caiTé du menton, le buccinateur et l'orbiculaire des lèvres. Il est quelquefois perforé, au niveau de son angle postéro-externe, par l'artère faciale.

3° Innervation. — Il est innervé par le facial (filets mentonniers de sa branche cervico-faciale).

4° Action. — Le triangulaire abaisse la commissure labiale, d'oii le nom de muscle abaisseur de la commissure qu'on lai donne quelquefois depuis Albixu.s. Dans le jeu de la physionomie, ce muscle exprime la tristesse, l'abattement, etc. ; dans les cas de contraction énergique, le dégoût.

Variétés. — Los faisceaux externes du triangulaire se continuent parfois arec le peaucier du cou. Les faisceaux internes se continuent aussi, dans certains cas, avec les faisceaux internes du peaucier du côté opposé, entrecroisés sur la ligne médiane (voy. à ce sujet A. Froriep, Arck. ftir Anatomie und Physiolof/ie, 1877, p. 4G).

Transverse du menton. — M. J. Weber a décrit sous ce nom un faisceau de fibres musculaires, à direction transversale, situées au niveau du bord inférieur du menton et se terminant, en partie dans la portion interne du triangulaire, en partie sur le maxillaire inférieur, de chaque côté de la symphyse mentonnière.

10" Cabré du mextox

Situé au-dessous et en dedans du précédent, le carré du menton (fig. 604, 8j est un muscle de forme quadrangulaire, s'étendant du maxillaire inférieur à la lèvre inférieure.

1° Insertions. — Il s'insère, en bas, sur le tiers interne de la ligne oblique externe du maxillaire. Contrairement au triangulaire, qui se porte en haut et en dehors, il se dirige en haut et en dedans, s'entrecroise partiellement sur la ligne médiane avec celui du cùté opposé et, finalement, vient s'attacher en haut à la face profonde de la peau de la lèvre inférieure.

2" Rapports. — Recouvert par le triangulaire au niveau de son origine, le carré du menton répond à la peau dans le reste de son étendue. Les bords internes des deux muscles carrés circonscrivent un espace triangulaire à base inférieure, dans lequel font saillie les muscles de la houppe du menton. Son bord inférieur se continue en partie avec le peaucier du cou.

3" Innervation. — Elle est la même que pour le précédent.

4" Action. — Le carré du menton renverse en dehors la lèvre inférieure ; il

MYOLOGIE

l'attire en même temps en bas et en dehors, d'où le nom de muscle abaisseur de la lèvre inférieure, sous lequel le désignent certains anatomistes.

11» Muscles de la houppe du menton

Les deux houppes du menton (fig. 604, 9) sont deux petits muscles conoïdes, situés de chaque côté de la ligne médiane, entre la partie supérieure de la symphj'Se mentonnière et la saillie du menton.

1° Insertions. — Ils s'attachent en haut, à côté l'un de l'autre, sur le maxillaire inférieur, immédiatement au-dessous de la muqueuse des gencives. De là, ils se portent en bas et un peu en dehors et s'épanouissent bientôt à la manière d'un pinceau ou d'une houppe, disposition qui leur a valu leur nom. Ils se terminent à la face de la peau profonde du menton.

2° Rapports. — ■ Les faisceaux musculaires de la houppe du menton reposent directement sur l'os, de chaque côté de la symphyse mentonnière. Superficiellement, ils répondent aux téguments dans la plus grande partie de leur étendue : leur extrémité supérieure, cependant, se trouve recouverte par les faisceaux les plus inférieurs de l'orbiculaire.

Les deux muscles de la houppe sont légèrement divergents. Entre eux se trouve une lamelle médiane, à la fois fibreuse et élastique, qui, partant de la symph^'Se à la hauteur de l'insertion des deux houppes, vient se terminer en bas à la face profonde de la peau. C'est à cette lamelle fibro-élastique qu'est due, quand elle existe, cette dépression médiane, connue sous le nom de fossette du menton.

3" Innervation. — Elle est la même que pour le muscle précédent.

¥ Action. — Les muscles de la houppe du menton attirent en haut la saillie mentonnière, qu'ils appliquent contre la symphyse. Secondairement et par une action purement mécanique, ils soulèvent aussi la lèvre inférieure en la renversant en dehors.

Variétés. — ïheile a signalé, au-dessous de la liouppe du menton, un petit faisceau musculaire qu'il désigne sous le nom à' anomalus menti ci s"insèrc, d'une part sur le maxillaire inférieur dans le voisinage de l'extrémité supérieure de la houppe, d'autre part sur la saillie mentonnière. Ce petit muscle rappelle, comme on le voit, par sa double insertion sur le même os, Vanomalus maxillse superioris d'ÀLBiNUS, que nous avons décrit plus haut (p. 714).

Page 1