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MUSCLES SUPERFICIELS DE LA RÉGION LOMBO-DORSO-CERVIGALE

3° Innervation. — Il est innervé, comme le précédent, par des filets très grêles qui le pénètrent par sa face profonde. Ces filets proviennent des neuvième, dixième et onzième nerfs intercostaux.

4" Action. — En raison de son obliquité, le petit dentelé postérieur et inférieur

attire en bas et en deburs les dernières côtes sur lesquelles il s'insère : il agrandit

donc le tborax à sa partie inférieure. D'autre part, en fixant les côtes inférieures,

il favorise l'action inspiratrice du diapbragme. A ce double titre, le petit dentelé

postérieur et inférieur est, comme le supérieur, un muscle inspirateur.

Celte analogie l'onctionnelle des deux ninscles dentelés postérieurs est entièrement conforme à ce que nous apprend Tanatomie comparée sur la signiiication morphologique de ces muscles. Chez un certain nombre do mammifères (rongeurs, prosimiens), au lieu et place de nos deux dentelés, nous ne trouvons qu'une seule lame musculaire, qui s'étend, en liauteur, depuis la colonne cervicale jusqu'à la colonne lomijaire et, en largeur, dejuiis les apophj'ses épineuses juscjue sur les côtes. Ce muscle spino-costal ou dentelé postérieur, qui est manifestement en rapport avec la fonction respiratoire, a perdu chez l'homme ses faisceaux moyens, lesquels sont remplacés par cotte laino fibreuse, que nous décrirons plus bas sous le nom d'aponévrose intermédiaire des dentelés. Morphologiquement, nos deux petits dentelés postérieurs représentent donc les deux portions extrêmes d'un seul et même système et il est tout naturel d'admettre qu'ayant la même valeur morpliologique, ils aient aussi la même valeur l'onctionnelle.

Variétés. — Sur un sujet qui possédait treize côtes, H. Virchow (Varietâten beobaclttunr/en, etc., Wùrzburg, 1879) a rencontré un petit dentelé qui présentait cinq digitations, les quatre premières pour les neuvième, dixième, onzième et douzième côtes, la dernièi'e pour la côte supplémentaire. — D'autre part, le muscle peut s'insérer à trois côtes seulement ou même à deux. — Isekfla.mm l'a vu manquer.

7'^ ApOXÉVROSES de L.\ HÉlilOX LOIIBU-DORSO-CERVICALE

Les feuillets aponévrotiques qui recouvrent les muscles décrits ci-dessus sont pour la plupart fort minces et sont loin de présenter partout le même intérêt.

1° Aponévrose du trapèze. — L'aponévrose du trapèze recouvre le muscle trapèze dans toute son étendue et présente, comme lui, une forme triangulaire. Par sa base située en dedans, elle s'attache, comme le muscle lui-même, sur la ligne courbe occipitale supérieure, sur le ligament cervical postérieur et sur les apophj-ses épineuses de la septième cervicale et des dix premières dorsales. Par son sommet tronqué, situé en dehors, elle se fixe à la clavicule, à l'acromion et à l'épine de l'omoplate.

Au niveau du bord antéro-supérieur du trapèze, elle se continue avec l'aponévrose cervicale superliciellc. Au niveau du bord antéro-inférieur du même muscle, elle se fusionne de même avec l'aponévrose du rhomljo'ide et du grand dorsal.

Cette aponévrose répond à la peau dans toute son étendue. Elle lui adhère même d'une façon intime à la région cervicale. Elle en est séparée, plus bas, par un fascia superficialis très lâche, qui lui permcL de glisser facilement sur elle.

2' Aponévrose de l'angulaire. — Sur le muscle angulaire s'étend une simple lame cellulcuse, qui se cou lin uc en dedans avec l'aponévrose du splénius.

3" Aponévrose du rhomboïde et du grand dorsal. — L'aponévrose du rhomboïde, assez mince en haut, s'épaissit au fur et à mesure qu'elle se rapproche du bord inférieur du muscle. Arrivée au niveau de ce bord, elle se fusionne avec les aponévroses du trapèze et du grand dorsal. L'aponévrose d'enveloppe du grand dorsal est encore une aponévrose fort mince; elle ne doit pas être confondue avec l'aponévrose lombaire, dont la constitution est fort complexe et que nous décrirons plus bas.

A.N.\TO.\Urî 11L'M.\1NE. — T. I, 4'= ÉDIT. , 96

MYOLOGIE

4° Aponévrose des dentelés. — Les deux dentelés postérieurs sont recouverts par une simple lame celluleuse qui ne mérite pas le nom d'aponévrose. Par contre, ils se trouvent réunis l'un à l'autre par une membrane fibreuse très résistante, connue sus le nom à' aponévrose intermédiaire des dentelés. — Quadrilatère comme l'espace qu'elle est destinée à combler, elle s'étend, en hauteur, du bord inférieur du muscle qui est situé au-dessus, au bord supérieur du muscle qui est situé au-dessous. Par son bord interne, elle s'insère sur la série des apophyses épineuses correspondantes. Par son bord externe, elle se fixe sur l'angle des côtes.

— Cette aponévrose, qui repose directement sur les muscles des gouttières vertébrales, représente morphologiquement des faisceaux musculaires disparus et ces faisceaux ne sont autres que la portion moyenne du muscle spino-costal primitif qui, comme nous l'avons vu plus haut (p. 761), s'étend sans interruption de la colonne dorsale à la colonne lombaire. C'est ce qui nous explique ce fait que l'aponévrose en question est constituée en grande partie par des faisceaux à direction transversale qui, en haut et en bas, continuent régulièrement la série des faisceaux musculaires, également transversaux, des petits dentelés.

5" Aponévrose lombaire. — On donne le nom d'aponévrose lombaire à cette vaste lame triangulaire (formant losange avec celle du côté opposé), que l'on rencontre, dans la dissection, au-dessous de la peau et qui occupe à la fois la partie inférieure de la région dorsale, la région lombaire et la région sacrée (fig. 624) :

— Son bord interne ou base, dirigé verticalement, prend de solides attaches sur les apophyses épineuses des dernières dorsales et des cinq lombaires, sur les ligaments interépineux correspondants, sur la crête sacrée. — Son bord supérieur, oblique en bas et en dehors, reçoit la plus grande partie des faisceaux charnus du grand dorsal. — Son bord inférieur, oblique en bas et en dedans,s'insère sur la crête iliaque de l'os coxal, ainsi que sur le bord postérieur du même os. Il reçoit quelques faisceaux charnus du muscle grand fessier.

Cette importante lame fibreuse, qu'on désigne improprement sous le nom à' aponévrose lombaire et plus improprement encore sous celui à' aponévrose du grand dorsal, n'est nullement une aponévrose d'enveloppe, mais un véritable tendon, un tendon large, reliant à la colonne vertébrale toute une série de faisceaux charnus provenant des points les plus divers : du grand dorsal, du petit dentelé inférieur, du petit oblique et du transverse de l'abdomen, du grand fessier.

En somme, l'aponévrose lombaire est constituée, en réalité, par la fusion des tendons internes ou spinaux du grand doi^sal, du grand fessier, du petit dentelé inférieur, du petit oblique et du transverse de l'abdomen. Ce dernier muscle s'insère à la colonne vertébrale, comme nous le verrons plus tard, par trois feuillets : de ces trois feuillets, le feuillet postérieur seul concourt à la formation de l'aponévrose lombaire.

Voyez au sujet de l'aponévrose lombaire : Lesshaft, Di'e 7,i/»i6«Z,7e(7e?irf j/î anat.-cliir. Bezichung, in Arch. fur Anat. u. Pliys., 1871; Barbé, De la paroi abdominale postérieure et de ses aponévroses en particulier, Th. Montpellier 1896.

ARTICLE II

MUSCLES DE LA NUQUE PROPREMENT DITS

Placés au-dessous du trapèze, entre l'angulaire et la série des apophyses épineuses de la région cervicale, les muscles de la nuque sont au nombre de huit.

MUSCLES DE LA NUQUE PROPREMENT DITS

savoir : le splénius, le grand complexus, \e petit complexus, le transversaire du COU-, le grand droit et le petit droit postérieur de la tète, le grand oblique et le petit oblique de la tète.

1" Spléxius

Le splénius (fig. 6!25, 4 et 627, i), situé au-dessous du trapèze et du stcrno-cléidomastoïdien, est un muscle large et mince, occnj^ant toute la hauteur de la nuque et la partie supérieure du dos.

sur le tiers inférieur du ligament cer-

\° Insertions. — Il s'insère en dedans : 1' vical postérieur; 2° sur les apophyses épineuses de la septième cei^vicale et des quatre ou cinq premières dorsales, ainsi que sur les ligaments intei^épineux correspondants.

De cette longue ligne d'insertions médianes, le splénius se porte ohliqucment en haut et en dehors et se divise bientôt en deux portions distinctes et inégales, l'une interne et l'autre externe :

hdi portion interne (fig. 627,1), qui est la plus volumineuse, se porte vers la tête, d'où le nom de splénius capitis ou splénius de la tète, sous lequel on la désigne le idIus souvent. Elle s'y termine en s'insérant sur les deux tiers externes de la ligne courbe occipitale supérieure, sur la portion mastoïdienne du temporal qui lui fait suite et sur la face externe de l'apophyse mastoïde, en arrière et au-dessous du sterno-cléido-mastoïdien.

La. portion externe (fig. 627,1'), un peu moins longue que la précédente, passe au-devant d'elle en se dirigeant vers la colonne cervicale : c'est le splénius colli ou splénius du cou. Elle vient se fixer, par deux faisceaux distincts, sur le sommet des apophyses transverscs de l'atlas et de l'axis.

f DOULENii

Fig. 627.

Muscles de la nuque proprement dits, première couche.

1, s|ilénius de la lètc. — 1', siiK'iiius du coa. — 2, grand complexus. — 3, muscle occipital. — 3', prolongement postérieur de l'aponévrose épicranienne. — 4, angulaire de l'omoplale. — 5, jjetit dentelé postérieur et supérieur. — 6, première cote. — 7, 7', le petit et le grand rhomboïdes, soulevés et érignés en dehors. — 8, long dorsal. — 9, ligament cervical postérieur. — C^'", septième vertèbre cervicale. — D^, cinquième vertèbre dorsale.

2° Rapports. — Par sa face postérieure, le splénius répond au sterno-cléidomastoïdien et au trapèze. Il est séparé en bas de ce dernier muscle par le petit dentelé postérieur et supérieur et par le rhomboïde, qui le recouvrent immédiate-

MYOLOGIE

ment. — Par sa face antérieure, il recouvre successivement les deux complexus, le transversaire et les muscles des gouttières vertébrales. — Son bord externe, presque vertical, est en rapport avec l'angulaire de l'omoplate, qui le longe en haut et qui en est séparé, en bas, par un espace triangulaire. — Son bord interne, obliquement dirigé en haut et en dehors, circonscrit avec celui du côté opposé un large triangle à base supérieure, le triangle des splénius, qui répond à la portion sousprotubérantielle de l'occipital et aux premières cervicales. Dans l'aire de ce triangle apparaissent les deux grands complexus droit et gauche.

3" Innervation. — Le splénius, dans sa portion externe (splénius de la tète) et dans sa portion interne (splénius du cou), est innervé par les branches postéineures des nerfs cervicaux et en particulier par le gi\and nerf occipital.

4° Action. — En raison de la direction de ses fibres, le splénius imprime à la tête et à la partie supérieure de la colonne cervicale un triple mouvement : 1° un mouvement d'extension; 2° un mouvement d'inclinaison latérale; 3° un mouvement de rotation, qui porte la face du côté correspondant.

Lorsc|ue les deux muscles se contractent en même temps, ils se bornent à renverser la tète en arrière, devenant mutuellement antagonistes pour les deux autres mouvements, la rotation et l'inclinaison latérale.

Variétés. — J'ai constaté l'absence du splénius du cou, chez un nègre. — Un faisceau cliamu peut se détacliei' du bord interne du splénius et se rendre à l'occipital dans le voisinage de la protubérance (Macalister, Curnow) ; chez le chat, les deux splénius sont confondus sur la ligne médiane et le triangle des splénius, décrit plus haut, n'existe pas. — L'insertion du splénius du cou à la troisième cervicale est loin d'être rare (Gkuveilhier). — Cloquet et Wood ont signalé un faisceau charnu partant de l'angulaire et venant renforcer le splénius : cette insertion scapulaire du splénius nous est offerte normalement par la taupe (Wood). — Môser {Meckel's Ardi., vol. Vn, p. 224) a vu le splénius de la tète divisé en deux portions distinctes. — Le splénius accessoire de Walther est un faisceau musculaire, qui prend naissance sur la face postérieure du petit dentelé supérieur, longe de bas en haut le bord externe du splénius et vient s'insérer sur l'apophyse transverse de l'atlas. Avec Wood, je considère ce muscle comme une variété du rhomboïde de la tète (voy. p. 7o8).

2'-' Grakd complexus

Le grand complexus (fig. 627 et 628) est un muscle large et épais, situé de chaque côté de la ligne médiane, occupant, comme le splénius, toute la hauteur de la nuque et la partie supérieure du dos.

1° Insertions. — Il prend naissance, par autant de languettes primitivement distinctes : 1° sur les apophyses transverses des cinq ou six premières dorsales ; 2° sur les apophj^ses articulaires et sur la base des apophj'ses transverses des quatre ou cinq dernières cervicales ; 3° sur les apophyses épineuses de la septième cervicale et des deux premières dorsales. De ces différents points d'origine, les faisceaux constitutifs du muscle se portent verticalement en haut vers l'occipital et s'insèrent sur l'empreinte rugueuse située entre les deux lignes courbes.

Le grand complexus se trouve divisé, dans sa moitié inférieure tout au moins, en deux portions plus ou moins distinctes : une portion interne, assez grêle, qui provient des troisième, quatrième et- cinquième vertèbres dorsales (fig. 628, 3) ; une portion externe, plus volumineuse, comprenant les faisceaux du complexus qui émanent des autres vertèbres (fig. 628, 4). Ces deux portions sont décrites à part par les anatomistes anglais et allemands, la première sous le nom de muscle digastrique de la nuque (biventer cervicis), la seconde sous le nom de grand complexus proprement dit.

MUSCLES DE LA NUQUE PROPREMENT DITS

Le digastriquc do la nuque est ainsi appelé' parce qu'il est divisé en deux portions ou ventres par un tendon intermédiaire, de deux h trois centimètres de longueur, lequel se trouve situé à la hauteur de la sixième et de la septième cervicale (fig. 628, 5). Le ventre supérieur de ce muscle présente en outre, sur son côté externe et en un point qui est plus rapproché de l'occipital que du tendon intermédiaire, une intersection apûn('vrotiquo très variahle dans sa forme et son étendue (fig. 6-28, 2j.

2" Rapports. — La face postérieure da grand complexus répond successivement, en allant de has en haut, au petit dentelé postérieur et supérieur, au petit complexus, au splénius, au trapèze. — Sa face antérieure recouvre, en bas, les faisceaux du transversaire épineux et, tout à fait en haut, les deux droits et les deux obliques de la tête. — Séparés l'un de l'autre dans la région dorsale par tout l'esfjace compris entre les apophyses transverses d'un côté et celles du côté opposé, les deux complexus s'accolent dans la région cervicale, où ils ne sont séparés que par le ligaiiient cervical postérieur.

3" Innervation. — ■ Le grand complexus est innervé par le grand nerf occipital. Il reçoit en outre, au-dessous de ce nerf, un certain nombre do fdets qui proviennent des branches postérieures des troisième, quatrième et cinquième nerfs cervicaux.

Muscle

Fig. 628.

do la nuque proprement dits, deuxième couche.

raiid comijlexus du côté gauche. — 1', grand complexus du coté droit. — 2, son intersection aponévrotique. — 3, 3', faisceau digastrique, longeant la ligne médiane. — 4, faisceaux d'insertion inférieure du comiilexus. — a, tendon intermédiaire du faisceau digastrique. — 6, petit complexus, soulevé et érigné en dehors. — 7, transversaire du cou, érigné en dehors. — 8, faisceau du sca- Icne postérieur, inséré sur la deuxième céte. — 0, splénius. — !)', 9', faisceaux du spléuius, insérés sur l'atlas et sur l'axis. — 10, angulaire de l'omoplalo — 11, pclit oblique. — 12, muscle occipital. — fa, iirotubérance occipitale externe. — 14, petit dentelé postérieur et supérieur. — 15, long dorsal. — 10, sterno-cléido-masto'idien, érigné en haut. — 17, apo|ihj se mastoïdc. — CH, deuxième vertèbre cervicale [apophyse transverse). — C^'", se|itième vertèbre cervicale (apfipliijne vpinunse). — I)', première vertèbre dorsale (apophi/sf I raiisverse). — D^, cinquième vertèbre dorsale (apophyse cjiineiise).

4" Action. — Envisagés au point de vue de leur action, les deux grands complexus renversent la tète en arrière avec une force qui est en rapport avec leur développement toujours considérable. Si l'un deux se contracte seul, il imprime en outre à la tête, en raison de l'obliquité de ses faisceaux, un mouvement de rotation qui a pour effet de porter la face du côté opposé.

Variétés. — Henle a rencontré, au-dessous du grand complexus, un faisceau surnuméraire que l'on pourrait appeler complexus profond et qui, se détachant en bas de l'apopiiyse'transverse de la deuxième dorsale, venait se fixer, en haut, sur l'occipital entre les doux lignes courbes.

3'^ l^ETIÏ COMPLEXUS

Le petit complexus (fig. 628, 6j est un muscle allongé verticalement, aplati dans le sens transversal, situé en dehors du précédent sur la partie latérale de la nuque.

MYOLOGIE

1" Insertions. — Il s'insère : 1° d'une part, sur les apophyses transverses des quatre ou cinq dernières cervicales et souvent de la première dorsale, par autant de languettes, qui sont d'abord distinctes, mais qui bientôt se réunissent en un seul corps musculaire ; d'autre part, sur le boixl postérieur et sur le sommet de l'apophyse mastoïde.

2° Rapports. • — En dedans, il répond au grand complexus ; en dehors, au transversaire du cou, au splénius et à l'angulaire, qui le recouvrent en partie.

3° Innervation. — Le petit complexus est innervé, comme le grand complexus, par le grand nerf occipital et par les branches postérieures des trois ou quatre nerfs cervicaux situés au-dessous.

4° Action. — ■ Il renverse la téte en arrière et lui imprime en outre, quand il se contracte d'un seul cùté, un mouvement d'inclinaison latérale.

Variétés. — Les faisceaux d'origine du petit complexus peuvent descendre, à la région dorsale, jusqu'à la septième vertèbre et même jusqu'à la huitième. — Son extrémité supérieure peut donner, outre son faisceau masto'idien, un faisceau à l'atlas, un faisceau à l'axis. — Il peut envoyer un faisceau au grand complexus. — Par contre, il peut recevoir un faisceau de renforcement du long dorsal (Gi.\cojiini).

4° T H AN s VER s A IRE DU COU

Comme le muscle précédent, en dehors duquel il est situé, le transversaire du cou (fig. 628, 7) est un muscle grêle, allongé dans le sens vertical, aplati transversalement, reliant entre elles les apophj-ses transverses des premières vertèbres dorsales aux apophyses transverses des dernières vertèbres cervicales.

1° Insertions. — Il s'insère, en bas, sur les apophyses transvei^ses des cinq premières dorsales par autant de digitations ou languettes, qui sont distinctes à leur origine. Ces digitations se portent en haut et un peu en dehors et se fusionnent, en atteignant la région cervicale, en un seul corps musculaire, lequel vient se fixer, par de nouvelles languettes, sur les tubercules postérieurs des apophyses transverses des cinq dernières cervicales, quelquefois même sur les apophyses transverses de l'axis et de l'atlas.

2° Rapports. — Le transversaire du cou est en rappoi't, en dedans, avec le petit et le grand complexus. En dehors, il répond tout d'abord au long dorsal, avec lequel il est plus ou moins fusionné, et plus haut au sacro-lombaire, au splénius, à l'angulaire de l'omoplate et au scalène postérieur.

3° Innervation. — Le transversaire du cou est innervé par les branches postérieures des derniers nerfs cervicaux et des premiers nerfs dorsaux.

4° Action. — 11 étend la colonne cervicale, tout en l'inclinant latéralement quand

le muscle se contracte d'un seul côté.

Il résulte de la description qui précède que les deux muscles petit complexus et transversaire, difficilement isolables du reste dans la plupart des cas, présentent des analogies évidentes au triple point de vue do leur origine, de leur trajet et de leur terminaison. — Ils appartiennent liien certainement à un seul et même système et on devrait admettre, ce nous semble, au lieu et place des deux muscles précités, un muscle unique auquel on donnerait un nom quelconque, celui de long transversaire de la nuque par exemple. — Ce muscle pourrait être décrit de la façon suivante : il prend naissance en bas, par des faisceaux distincts (faisceaux d'origine), sur les apophyses transverses des cinq ou six premières dorsales et des rjuatre ou cinq dernières cervicales ; de là, il se porte verticalement en haut et se termine par de nouveaux faisceaux [faisceaux de terminaison) : i" sur les tubercules postérieurs des apophyses transverses

MUSCLES DE LA NUQUE PROPREMENT DITS

des cinq dernières cervicales ; 2» souvent sur l'apophyse transverse de l'axis et sur celle de l'atlas ; 3» sur l'apophyse mastoïde, qui n'est elle-même qu'une apophyse transverse des vertèbres crâniennes.

5° Grand oitoiï supicrieith de la tète

Le grand droit postérieur de la tète (fig. 629, 4) est un muscle aplati et triangulaire, s'étendant de l'axis à l'occipital.

1'' Insertions. — Il s'insère, en bas, sur le sommet de l'apophyse épineuse de Taxis. De là, ses fibres se portent en haut et en dehors, en s'irradiant légèrement, et viennent se fixer à l'occipital, sur l'empreinte rugueuse que l'on remarque au-dessous de la ligne courbe inférieure.

2" Rapports. — Le grand droit postérieur de la tète, recouvert en bas par le grand complexus et en haut par le grand oblique, recouvre successivement lui-même l'arc postérieur de l'atlas, le ligament occipito-atlo'idien postérieur et enfin l'occipital. Son bord externe regarde les deux obliques de la tête. Son bord interne est séparé de celui du côté opposé par un espace triangulaire, cjue viennent combler les deux petits droits.

Le grand droit

3° Innervation.

postérieur de la tête est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical.

Muscles de la nuque proprement dits, troisième couche.

), tubercule postérieur de l'atlas. — 2, apophyse épineuse de l'axis. — 3, apophyse transverse de l'atlas. — 4, grand droit postéi'icur de la tète. — 4', le même muscle du coté opposé. — 5, petit droit postérieur de la tète. — 5', le même muscle du côté opposé. — 6, ])etit oblique du côté gauclie. — 6', et 6", petit oblique du côté droit. — 7, grand oblique du côté di'oil. — 8, muscles interépineux. — 9, apopli\sc mastoïde. — C^', cinquième vertèbre cervicale.

4° Action. — Lorsque les deux mus des se contractent ensemble, ils renversent la tète en arrière. Ouand un seul muscle entre en action, il imprime à la tête un triple mouvement d'extension, d'inclinaison latérale et de rotation, rotation qui a pour résultat de porter la face de son côté.

Variétés. — La duplicité du muscle grand droit postérieur, résultant de la présence d'un faisceau surnuméraire axoïdo-occipital, a été constatée par Kôli.ikek, par Wood, par D.wies- Coi.i.EY, etc. — Ce muscle peut être renforcé par un faisceau surajouté partant d'une des apophyses épineuses situées au-dessous de l'axis (Theile, Flesch et moi-même).

go Pjjxit dkoit postérieur de la tète

Situé en dedans du prc'cédent, le petit droit postérieur de la tète (fig. 629, 5) s'étend de l'atlas à l'occipital. Il est, comme lui, aplati et triangulaire.

1" Insertions. — Il s'insère : i" d'une part, sur le tubercule postérieur de l'atlas, qui représente l'apophyse épineuse de cette vertèbre ; 2° d'autre part, sur l'empreinte rugueuse qui est située au-dessous de la ligne courbe inférieure de l'occipital, en dedans du muscle grand droit.

2 ' Rapports. — Recouvert par le grand complexus, il recouvre lui-même le liga-

768 MYOLOGIE

ment occipito-atloïdien postérieur. Son bord externe est en rapport avec le grand droit postérieur, qui le recouvre en partie. Son bord interne répond^ sur la ligne médiane, à celui du côté opposé, dont il n'est sépai'é que par le ligament cervical 130stérieur, fort atténué à ce niveau.

3" Innervation. — Le petit droit postérieur de la tète est innervé, comme le grand droit, par la branche postérieure du premier nerf cervical.

4° Action. — 11 est extenseur de la tète.

Variétés. — Gomme le précédent, ce muscle peut être double. — Il peut, en outre, être renforcé par un faisceau provenant de la troisième cervicale (Cuodzinski).

1'^ Graxd oblique ou oblique inférieur de la tète

Le grand oblique de la tête (fig. 629, 7) est un muscle relativement volumineux, ayant la forme d'un carré long, obliquement étendu de l'axis à l'atlas.

1° Insertions. — 11 s'insère, d'une part, sur la face latérale de l'apophyse épineuse de l'axis, qui se creuse le plus souvent en fossette pour lui donner attache. De là, il se porte obliquement en dehors et en haut et vient s'attacher, d'autre part, sur la partie postérieure et inférieure de l'apophyse transverse de l'atlas.

2° Rapports. — Sa face postérieure, recouverte par les deux comjDlexus, est en outre croisée de bas en haut par la branche postérieure du deuxième nerf cervical. Sa face antérieure ou profonde i^épond au ligament atloïdo-axoïdien postérieur, ainsi qu'à l'artère vertébrale.

3» Innervation. — II est innervé par la branche postérieure du premier nerf cervical et par la branche postérieure du deuxième nerf grand occipital.

4° Action. — Le grand oblique, prenant son point fixe sur l'axis, rapproche de la ligne médiane l'apophyse transverse de l'atlas. Celle-ci, à son tour, entrauie la tête tout entière dans un mouvement de rotation, qui porte la face du côté correspondant à celui des deux muscles qui se conti'acte.

Variétés. — La duplicité du muscle a été rencontrée par Macalister et par Mûrie et Flower sur un boschiman. — Dans un cas observé par Duiisv (Henle u. Pfeufers ZeUsclirift^ vol. XXXIII, p. 49), un faisceau surnuméraire du grand oblique venait s'insérer sur l'apophyse mastoïde. J'ai vu moi-même les faisceaux inférieurs du nmscle se prolonger jusqu'au voisinage de cette apophyse.

8° Grand oblique ou oblique supérieur de la tète

Aplati, de forme triangulaire et beaucoup moins volumineux que le précédent, le muscle petit oblique ou oblique supérieur de la tête (flg. 629, 6) s'étend de l'atlas à l'occipital.

1° Insertions. • — 11 s'insère, d'une part, sur le sommet de l'apophyse ti'ansverse de l'atlas. De là, ses fibres se portent en haut et un peu en dedans, en s'irradiant en éventail, et viennent se terminer sur l'occipital un peu au-dessus et en dehors de l'insertion supérieure du grand droit.

2° Rapports. — Recouvert par le grand complexus, il recouvre lui-même le ligament occipito-atlo'idien postérieur et, sur l'occipital, l'extrémité supérieure du grand droit. Les deux obliques et le grand droit circonscrivent entre eux un petit espace triangulaire, très bien marqué sur la figure 629, par où s'échaijpe en

MUSCLES DES GOL'TTIÉUES VERTÉI'.UAEES 70',»

haut la brandie postérieure du premier nerl' cervieal, et que traverse horizontalement de dehors en dedans l'artère vertél»rale.

S" Innervation. — Le pelit olilique est innervé parla branche postérieure du premier nerf cervical.

4'^ Action. — • Envisagé au point de vnc de son action,, il renverse la téte en arrière, lout en lui imprinianl un h'ger mouvemeul (Tinclinaison latérale.

9'-' A iMiN' i; V lid s ic s DUS .Mrsci.ics ni': i.a xtuce

Les aponévroses, jetées autour des muscles que nous venons de décrire, sont généralement fort minces, réduites pour ainsi dire aux proportions de simples nappes cellnleuses. On décrit cependant dans celle région, au-dessous de l'aponévrose déjà mentionnée du rhomboïde et de l'angulaire, trois feuillets aponévrotiques, qui sont : l'aponévrose du splénius, l'aponévrose des complexus et du transversaire, l'aponévrose des muscles di'oits et obli(pies.

1° Aponévrose du splénius. — L'aponévrose du splénius est une lame fort mince, qui se détache, en dedans, du ligament cervical postérieur et des apophyses épineuses sur lesquelles prend naissance le splér.ius. Se portant ensuite en dehors, elle s'étale sur la face postérieure du splénius et se continue au niveau du bord externe de ce muscle avec les aponévroses, déjà décrites, du trapèze et de l'angulaire de l'omoplate. En liaut, rapon('vr(isc dn splénius se fixe sur l'occipital. En bas, elle se fusionne avec l'aponévrose dn rliondxVùle.

2" Aponévrose des complexus et du transversaire. — L'aponévrose des complexus et du transversaire se détache, sur la ligne médiane, du ligament cervical postérieur. Elle se porte ensuite en deliors, recouvre successivement le grand complexus, le petit complexus, le transversaire duxou et vient finalement se fixer sur les apophyses transverses des vertèbres cervicales.

3° Aponévrose des muscles droits et obliques. — l'arallMe à la préc('denle et plus profondément située, l'aponévrose des muscles droits et obliques de la lètc s'insère en dedans sur les apophyses l'pineuses des premières cervicales, ainsi qiu>, sur le ligament cervical postérieur. En haut, elle s'attache à l'occipital. En dehors, elle se fixe sur les apophyses Iransverses de l'atlas et de l'axis. En bas, elle se continue avec l'aponévrose du transversaire épineux. Comme son nom l'indique, cette aponévrose recouvre les deux muscles droits et les deux muscles oldiques de la léle, qu'elle isole ainsi des complexus (voy., au sujet de cette aponévrose, TnoL.VKD, La loge aponéorotique des muscles profonds de la nuque, -lourn. de l'anat., 1898).

AUTiCLt: 111

M U S C L E S D E S Ci t ) M T T I È R E S \VA{ F É B R A L E S

ou MUSCLES SIM N'A UX

Les gouttières larges et i)rofondes (jui s'étalent, de chaque côté de la ligne médiane, entre la série des apophyses épineuses et les cotes, sont comblées par trois formations musculaires importantes, affectant comme elles une direction longitudinale, comme elles aussi s'étendant du sacrum à la région cervicale. Ce sont :

.\N.sTO.MiE iiumainp:. — T. r, 4"^ m\T. 97

MYOLOGIE

i" le muscle ilio-coslal ou sacro-lombaire ; 2" le muscle long dorsal; '6" \g muscle transversaire épineux.

De ces trois muscles, les deux premiers sont situés sur un plan superficiel, l'ilio-costal en dehors, le long dorsal en dedans. Le troisième s'étale au-dessous d'eux, sur un plan plus profond, directement appliqué contre les lames vertébrales. Une nappe celluleuse transversale s'étend entre ces deux plans et les isole l'un de l'autre. Dans le plan superficiel, un deuxième interstice cellulo-graisseux, dirigé, celui-ci, dans le sens antéro-postérieur, sépare le long dorsal de l'ilio-costal.

Toutefois, un pareil isolement des trois muscles des gouttières vertébrales ne s'observe c{ue dans la région dorsale et dans la partie la plus élevée de la région lombaire. Plus bas, les trois organes sont réunis en une masse unique, en partie charnue, en partie tendineuse, que l'on désigne sous le nom de masse commune.

Nous étudierons d'abord le mode d'origine de cette masse commune et décrirons ensuite séparément chacun des muscles qui en émanent.

1° Ma s se commuxe

La masse commune aux muscles des gouttières vertébrales, bien connue en langage culinaire sous le nom de filet, occupe, au bassin, la gouttière sacrée et, à la région lombaire, tout l'espace compris entre les apophyses épineuses et les apophyses costiformes.

Elle prend naissance : 1° sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires; 2° sur la crête sacrée; 3° sur les tubercules postérieurs du sacrum; 4° sur le grand ligament sacro-sciatique ; 5" sur la tubérosité iliaque ; 6° sur le cinquième postérieur de la crête iliaque. Ces nombreuses insertions se font à l'aide de fibres tendineuses plus ou moins longues, qui viennent se réunir à la face postérieure de la masse commune en une membrane resplendissante et nacrée, (fig. 630, 4), appelée aponévrose cVinserlion des muscles spinaux ou, plus simplement, aponévrose spinale.

Affectant la forme d'un losange, cette aponévrose d'insertion occupe, en largeur, l'intervalle compris entre la crête sacrée et la partie postérieure de la crête iliaque. Elle s'étend, en hauteur^ du sommet du sacrum à la partie moyenne de la région dorsale. Sa face postérieure est en rapport avec l'aponévrose lombaire, à laquelle elle s'unit intimement en bas, dont elle est séparée en haut par une mince couche de tissu cellulaire. Sa face antérieure donne naissance à la plus grande partie des faisceaux charnus des trois muscles des gouttières.

2'^' I i.i(i-i;(isT.\ r. or s.\ en n - m b ai he

Portion superficielle et externe de la masse commune, le muscle ilio-costal (fig. 630 et 631,5 et 5') prend plus spécialement naissance sur la crête iliac[ue, sur la tubérosité iliaque et sur la partie externe de l'aponévrose spinale, ci-dessus décrite. De là, il se jDorte verticalement en haut et atteint bientôt la douzième côte. Continuant ensuite son trajet ascendant, il croise successivement toutes les côtes dans la région de l'angle, pénètre ensuite dans la région de la nuque et s'élève jusqu'à la hauteur de la troisième vertèbre cei'vicale.

Au cours de son trajet, l'ilio-costal laisse échapper, le long de son bord externe et d'une façon régulière, dix-sept faisceaux charnus, lesquels, obliquant légèrement en dehors, viennent se terminer par autant de petits tendons : les douze

MUSCLES DES (tOUTTIÈRES VERTÉBRALES 77l

preniioi's, sur rangie dos douze côtes ; les rinq autres, sur les tubercules postérieurs des apophyses transverses des cinq dernières cervicales.

En semant ainsi des faisceaux sur sa route. le muscle ilio-costal serait bien vite

Fig. G30. Fig. 031.

Musflos (les gouttières vertébr'alo>;, Los niôiui's, l'ilio-eostal ('lanl éi'ignû

vue postérieure. en dehors.

I, sranil complcxus, avec 1', son faisceau dorsal. — 2, spl^niiiî. — 3, pcLil. complexus. érigiié et rejeté en dehors. — 4, aponévrose des muscles spinaux, recouvrant la masse commune. — 3, S', muscle ilio-costal, érigné en dcliors dans la (igure d'il pour laisser voir : 8, ses faisceaux de renforcement; G', ses faisceaux d'insertion costaux. — 7, muscle loiif; dorsal. — 8, ses faisceaux externes ou costaux. — 8', ses faisceaux inlerncs ou épineux. — 0, lijïue celluleuse, séparant le corps charnu du long dorsal de celui du sacro-lombaire. — 10, muscle transversiirc du cou. — II, moyen fessier. — 12, grand fessier. — Id, grand oblic(ue de l'abdomen. — 14, petit dentelé postéro-supérieur. — C", deuxième cHe. — DI, première vertèbre dorsale. — I,', première vertèbre lombaire.

épuise s'il n'était renforcé, chemin faisant, par de nouveaux faisceaux. Il en reçoit douze en effet, émanant de chacune des douze côtes. Pour découvrir ces faisceaux

MTOLOGIE

de renforcement, il suffit de renverser en dehors le muscle ilio-costal. On voit alors (flg. 631,6) partir de chaque côte, un peu en dedans de l'angle, un petit faisceau, tendineux d'abord, charnu ensuite, lequel, se portant en haut et en dedans, vient se perdre dans la partie interne de l'ilio-costal.

En résumé, le muscle ilio-costal se sépare de la masse commune à la région lombaire. Se portant ensuite verticalement en haut, il vient se terminer de la façon suivante : 1° par douze tendons [tendons dorsaux), sur l'angle des douze côtes; 2° par cinq autres tendons {tendons cervicaux), sur les apophj'ses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales. Au fur et à mesure que le muscle envoie par son bord externe des tendons aux côtes, celles-ci lui envoient, au niveau de son bord interne, de nouveaux faisceaux, dits faisceaux de renforcement, qui l'empêchent ainsi de s'épuiser.

3" nous AI.

Portion superficielle et interne de la masse commune, le long dorsal (fig. 630 et 631,7) se détache plus spécialement des apophyses épineuses des vertèbres lombaires, de la crête sacrée et de la partie interne de l'aponévrose spinale. Comme le précédent, en dedans duquel il est situé, il s'élève verticalement en haut, parcourt toute la région dorsale et s'arrête à la région cervicale sans y pénétrer.

Dans son trajet ascendant, le long dorsal croise à angle droit seize ou dix-sept vertèbres, prolongées en dehors par les côtes. En passant ainsi en arrière de ces dix-sept groupes vertébro-costaux (j'entends par là une vertèbre et sa côte), le muscle fournit à chacun d'eux trois faisceaux : un faisceau interne, un faisceau moyen, un faisceau externe.

a. Le faisceau interne, se portant en dedans, vient se terminer sur l'apophyse épineuse correspondan te, c'est le faisceau, épineux ;

b. Le faisceau moyen, obliquant en dehors, s'insère sur le sommet de l'apophyse transverse, c'est le faisceau transversaire ;

c. Le faisceau externe, se portant plus en dehors encore, vient se fixer sur la f;\ce externe de la côte, entre l'angle et la tubérosité, c'est \e faisceau costal.

Une pareille disposition se comprend aisément pour la région dorsale où chaque groupe vertébro-costal nous présente une apophyse épineuse, une apophyse transverse et une côte. A la région lombaire, les insertions du long dorsal se modifient comme suit : les faisceaux épineux font défaut; les faisceaux transversaires se fixent au tubercule apophysaire, homologue de l'apophyse transverse de la région dorsale ; quant aux faisceaux costaux, ils viennent s'attacher au sommet de l'appendice costiforme (apophyse transverse des auteui'S classiques), qui représente en réalité la côte lombaire.

Des trois iirdres (le l'aisi-eaux diuil se compose le ions ilni'sal, les faisceaux transversaires sont les plus voluniineu.\; el les plus conslanis : on en c(nu|)le presque toujours seize ou dix-sept. — Les l'aisccaux cosLaux sont plus variables au point de vue du développement et aussi au point de vue du nombre ; la première côle en est généralemeni dépourvue; celui delà deuxième côte manque i'réquemment. — Quant aux faisceaux épineux, on ne les rencontre le plus souvent que dans la moitié supérieure de la région dorsale ; comme ces faisceaux proviennent, par l'intermédiaire de leurs languettes tendineuses, des apophyses épineuses des verlèbres lombaires, ils ont à la fois sur les apophyses épineuses leur origine et leui- terminaison. Aussi WiNSLOw et, après lui, un grand nombre d'anatomistes les ont-ils rattachés à une formation spéciale, le muscle lonçi épineux du dos.

4 '' T R A X s \- Il s A 1 It E K P I N K V X

Le transversaire épineux (lig. 632j, profondément situé dans les gouttières ver-

MUSCLES DES (lOUTTIÈRES VERTÉBRALES

Tid

tébrales, au-dessous do l'ilio-cosLnl et du long dorsal, s'étend, en hauteur, du suniniet du sacrum à la deuxième vertèbre cervicale. Assez grêle au niveau du sacrum, il acquiert aux lombes un développement considérable, s'atténue au thorax et gi'ossit de nouveau à la région cervical(\ C'est moins un muscle unique ({u'uue longue série de faisceaux musculaires, présentant ce caractère commun qu'ils s'étendent tous obliquement en haut et en dedans, d'une apophyse transverse à une apophyse épineuse, mais fort dissemblables par leur situation, leur développement, leur longueur. Nous les diviserons en trois groupes : i" les demi-épineux; 2" le muUifide du rachis ; 3" les rotateurs du dos ou sous-muUifide.

1" Demi-épineux. — On en compte deux, l'un pour la région dorsale (demi-épineux du dos), l'autre pour la région cervicale (demi-épineux de la nuque) :

Le demi-épineux du dos (tig, 632,9) comprend six faisceaux, qui prennent naissance sur le sommet et le bord supérieur des apophyses tranverses des six dernières dorsales et qui viennent se terminer, par des tendons arrondis, sur le côté des apophyses épineuses des quatre premières dorsales et des deux dernières cervicales.

Le demi-épineux de la nuque (fig. 632,10), analogue au précédent, au-dessus duc{uel il est situé, se compose également de cinq ou six faisceaux, qui se détachent du sommet et du bord supérieur des apophyses transverses des premières vertèbres dorsales, pour se porter, par un trajet oblique en haut et en dedans, sur les apophyses épineuses des cincjuième, quatrième, troisième et deuxième vertèbres cervicales.

Les demi-épineux du dos et de la nuque sont les faisceaux les plus superficiels du transversaire et reposent sur le muscle suivant.

2" Multifide du rachis. — Le multilide du lachis (fig. 632,11) occupe toute la hauteur des gouttières vertébrales, depuis le sacrum jusqu'à l'axis. 11 est constitué par une série nomlu'euse de faisceaux, (jui prennent naissance : 1° à la région sacrée, dans la gouttière sacrée et sur la face antérieure de l'aponévrose spinale ; 2" à la région lombaire, sur les tubercules apophysaires, homologues des apophyses transverses ; 3" à la région dorsale, sur la face postérieure des apo])hyses transverses ; 4" à la nuque,

Fig. 632.

Muscles (les gouttières vei'ti'b raies : le liunsversaire épineux.

i, 1, faisceaux transvcrsiires du long dorsal, érignû et rejeté eu dclioi's, — tendons atloïdiens de l'angulaire et du splénius. — 3, grand droit postérieur de la tète. — 4, petit droit postérieur de la tète. — 3, petit oblique de la tète. — 0, grand oblique de la tète. — 7, transversaire du cou, érigné en dehors. — 8, extrémité supérieure du grand conililcxus, soulevé et érigné en haut. — 9, demi-épineux du dos. — 10, demi-épineux de la nuque. — 11, li, multifide du rachis. — ii, interépineux cervicaux. — 13. intei'épineux dorsaux. — 13', interépiueux lombaires. — i)', première vertèbre dorsale. — 1)^", douzième vcrièbre dorsale. — lA, cinquième vertèbre londjairp.

MYOLOGIE

sur les apophyses transverses et les apophyses articulaires des quatre dernières cervicales. Ces faisceaux, se portant ensuite en haut et en dedans, viennent se terminer sur le côté des apophyses épineuses des quatrième, troisième et deuxième vertèbres situées au-dessus.

Les faisceaux du multifide du rachis sont directement appliqués sur les vertèbres, excepté à la région dorsale où ils en sont séparés par les rotateurs du dos.

3" Rotateurs du dos ou sous-multifide. — Theile a décrit sous le nom de rotateurs du dos [rotalores dorsi) de petits faisceaux musculaires, situés au-dessous du multifide, qui s'insèrent d'une part sur l'apophyse transverse d'une vertèbre, d'autre part sur le bord inférieur de la lame, ainsi que sur la base de rapophyS"e épineuse de la vertèbre situ('e au-dessus. Pour Tiieh.e, ces petits muscles ne s'observeraient qu'à la région dorsale : aussi n'en décrit-il que onze, le premier situé entre la deuxième vertèbre dorsale et la première, le dernier s'étendant de la douzième à la onzième.

Tout récemment (1892), Hughes a signalé avec raison l'existence de ces faisceaux musculaires sur toute la hauteur de la colonne vertébrale, depuis la base du sacrum jusqu'à la deuxième vertèbre cervicale, et il ajoute qu'à côté des muscles courts,. qui vont d'une vertèbre à la vertèbre voisine, on rencontre parfois des muscles longs, qui franchissent une vertèbre pour venir s'attacher sur la vertèbre suivante. Il fait remarquer toutefois que, des différentes vertèbres, les vertèbres dorsales et les vertèbres cervicales sont les seules qui soient susceptibles de tourner les unes sur les autres. Les vertèbres lombaires ne présentent aucun mouvement de rotation, ou du moins ces mouvements sont si faibles qu'il seraient inappréciables sur le vivant. Il en résulte que les faisceaux musculaires en question ne sont véritablement rotateurs qu'à la région dorsale et à la région cervicale. Aussi Hugues propose-t-il de désigner l'ensemble de ces petits muscles sous le nom de sous-multifide . Ce nom mérite d'être conservé : il a, en effet, le double avantage d'indiquer nettement la situation du muscle en question au-dessous du multifide et de ne pas préjuger de son action.

A consulter, au sujet des muscles des gouttières vertébrales : Trolard, Le': muscles spinaux el noi arriment le transversaire épineux, Alger, 1892 ; — Hugues. Die Drehvorrichtungen der menscld. Wirhelsdule u. die soqen. Musc, rotalores, Arch. I'. Anat. u. I^hysiol., 1892.

5" llAPPOKTS, INNERV.VTION ET ACTION DES MrSC]>ES SPIXAUX

l" Rapports. — Couchés dans les gouttières vertébrales, les trois muscles ilio-costal, long dorsal et transversaire épineux répondent, en avant aux vertèbres, aux côtes, aux muscles intercostaux externes, aux surcostaux et au feuillet moyen de l'aponévrose postérieure du transverse de l'abdomen. — En arrière, ils sont recouverts par les muscles, précédemment décrits, qui viennent chercher attache sur la colonne vertébrale. Ils répondent, d'une façon plus immédiate, à l'aponévrose lombaire (p. 762), au petit dentelé postérieur et supérieur, au petit dentelé postérieur et inférieur et à l'aponévrose qui unit ces deux muscles.

Ils se trouvent ainsi contenus dans une loge ostéo-flbi^euse, qui est formée comme suit (fig. 633) : 1° au dos, par la colonne vertébrale et les côtes en avant, par les deux dentelés et leur aponévrose en arrière : 2° aux lombes, par la colonne vertébrale et le feuillet moyen de l'aponévrose du transverse en avant, par l'aponévrose lombaire en arrière ; 2° au sacrum, par la gouttière sacrée en avant, et, en arrière, par cette même aponévrose lombaire.

MUSC LES INTEirrUANSVERSAIRES

2" Innervation. — Les nombreux faisceaux musculaires qui, par leur ensemble, constituent les muscles des gouttières vertébrales sont tous innervés par les brancbes postérieures des nerfs rachidiens (voy. Néviiologie).

3" Action. — Envisagés au point de vue de leur action, les muscles des gouttières vertébrales sont essentiellement extenseurs de la colonne vertébrale. Par

Coupe Jiorizuntalo de la colonne \ei'tébrale au ni\-eau de la deu.viénie veilèbre loiiihaire.

1, grand oblique de l'abdomen. — 2, [jeUl oblique. — 3, Iransrerse. — 4, aponovrosc de ce dernier muscle, se divisant en (rois feuillcls : 4', feuillet antérieur ; 4", feuillet moyen ; 4"', feuillel ijostérieur. — 5, loge du carré des lombes. — ti, loge des muscles sjiinaux. — 7, muscle grand dorsal. — 8, aponévrose du [ctit oblique. — S), peau. — 10, lissu cellulaire sous-cutané. — 11, aponévrose superficielle. — 12, coupe du psoas. — i'i, rein. — 14, liilier droit du diaphragme. — 15, aorte. — 16, veine cave inférieure. — 17, périlnine.

leur contrartidii, ils renversent cette colonne en arrière ou bien ils la redressent quand elle a été fléchie. Par liMir élasticité et par leur tonicité, ils luttent constamment contre le poids des viscères qui, constamment aussi, tend à incliner le corps en avant. Ce sont, on peut le dire, les muscles de la station bipède : aussi l'homme est-il celui de tous les rnammifères qui présente ces muscles à un plus haut degré de développement.

(Juand les muscles spinaux se contractent (l'un seul ciM('. ils inqjrimenten outre à la colonne vertébrale un mouvement d'inclinaison latérale et aussi un mouvement de rotation, qui varie en direction suivant les faisceaux que l'on considère. C'est ainsi que les faisceaux costaux et transversaires du long dorsal, obliques en haut et en dehors, font exécuter à la colonne vertébrale un mouvement de rotation qui a pour résultat de porter la face du côté correspondant. Les faisceaux du transversaire épineux, au contraire, qui sont obliques en haut et en dedans, attirent de leur côté les apophyses épineuses sur lesquelles ils s'insèrent et, comme conséquence, portent la face du côté opposé. Les faisceaux précités du long dorsal ont donc pour antagonistes, au point de vue du mouvement de rotation, les faisceaux transversaires épineux du côté o|)posé.

.VHTICIJ': IV I N T E 11 T 15 A .\ S y E 15 S A I K E S

Les apophyses transverses des dilférentes vertèbres sont reliées entre elles par des lames musculaires, généralement très faibles, que l'on désigne, en raison

MYOLOGIE

Fis-

même de leur situation, sous le nom de muscles inlerlransversaires. 11 convient de les examiner séparément : 1° au cou, au dos, 3° aux lombes :

1" InTEKTK AXS VEUSA IKES DU C(U"

Ce sont de petits muscles, aplatis et quadrilatères, à faisceaux verticaux et parallèles, qui réunissent run(> à l'autre deux apophyses transverses voisines. Ils

sont au nombre de deux pour chaque espace intertransvcrsaire et se distinguent, d'après leur situation respective, en intertransversaire antérieur et inleriransversaire jyosiérieur.

1" Insertions. — Ils s'insèrent, en haut, sur le bord inférieur de l'apophyse transverse qui est au-dessus. En bas, ils se fixent sur le bord supérieur, creusé en gouttière, de l'apophyse transverse qui est au-dessous : l'intertransversaire antérieur sur la lèvre antérieure de cette gouttière : l'intertransversaire postérieur, sur sa lèvre postérieure.

2-' Rapports. — Un espace triangulaire à base inférieure sépare l'un de l'autre les deux intertransversaires. correspondants. Dans cet espace cheminent (fig. 634) : 1° l'artère et la veine vertébrales, à trajet vertical ; 2° les branches antérieures des nerfs cervicaux, dont la direction est transversale comme la gouttière qui les loge ; ces nerfs, qui CJ'oiscnt l'artère vertébrale à angle droit, sont situés en arrière d'elle, tout contre l'intertransversaire postérieur.

3" Nombre. — Les intertransversaires du cou sont au nombre de quatorze de chaque côté : les premiers sont situés entre l'atlas et l'axis, les derniers entre la septième cervicale et la première dorsale.

4-' Innervation. — Ils sont innervés par les nerfs cervicaux, à leur sortie des trous de conjugaison.

5° Action. — Les intertransversaires inclinent de leur côté la colonne cervicale. Quand ils se contractent à la fois à droite et à gauche, ils fixent solidement chaque vertèbre à la vertèbre qui la suit, tendant ainsi h transformer l'ensemble des vertèbres cervicales en une colonne rigide.

Variétés. — Los muscles des e.Ytréinilcs de la série pein ent l'aire délaut ; le nombre total des intertransversaires se trouve ainsi diminué. — Macai.ister {loc. cit.) signale des intertransversaires doubles. — On voit parfois un ou plusieurs intertransversaires sauter une apopliyse transverse et venir chercher leur point d'attache sur une vertèbre située plus bas (lonr/s inleiiransversaires) . — Au lieu de sauter une seule apophyse, ils peuvent en franchir plusieurs; ainsi s'expliquent ces bandes musculaires couchées, en avant, sur les apophyses Iransvorscs des vertèbres cervicales : le muscuhis shigularis colli de Sandifort, allant de la deuxième et de la troisième apophyse transverse à la cinquième ; le IransversaUs cervicis médius de Krause, allant de la deuxième à la sixième ; le Iransversalis cervicis anlicus de Retzius, allant de la (juatrième à la sixième.

Les intertransversaires du cou, vus sur une coupe verticale des apophyses transverses passant immédiatement en dehors de l'artère vertébrale.

1, I', quatrième et cinquième cervicales. — i, inlerlransversaires anlérieiirs. — 3, intertransversaires postérieurs. — 4, artère vertébrale. — .'), nerfs cervicaux.

2'^ IXTEHÏH AN SVEHSAIHES DU DOS

Les intertransversaires du dos se présentent sous l'aspect de petits faisceaux

MUSCLES I N ï E R T R A N S V E R S A I II E S

arrondis, étendus du sommet d'une apophyse transverse au sommet de l'apophyse transverse qui lui est contiguë. ïheile les considère comme constants pour les vertèbres inférieures. Ils sont le plus souvent remplacés, au niveau des vertèbres moyennes, par de simples languettes tendineuses et font presque toujours défaut sur les premières vertèbres.

D'après Theile, on en A^oit quelquefois deux se réunir ensemble et sauter, par conséquent, une vertèbre (longs intertransversaires du dos).

Les intertransversaires du dos sont innervés par les nerfs dorsaux. Leur action est la même que celle des intertransversaires du cou.

3 Intertransversaires des lo m b k s

.Vux lombes, comme à la région cervicale, les intertransversaires sont douldes.. Ils se distinguent, pour chaque espace intervertébral, en externe et interne.

1° Intertransversaires externes. — Les intertransversaires externes, intertransversarii latérales lumborum de Henle (fig. 635,1 et 636,6), sont de petites lames 5' s s

Fig. 633.

Muscles intcrlransvei'saircs de la région lombaire (vue antérieure).

1, 1, muscles interli-ansversaircs cxlcrncs, — 2, t. apoplijscs Iransvcrsi-s ou aiiiicntliccs coslilornics. — 3, ajjoplijsc fjiincusc. — apoplijscs articulaires inférieures. — 5, .5', ai.'oplijscs articulaires sujifrieurcs. — 6, corps vertébraux. — 7, disques intervertébraux. — 8, (rous de conjugaison.

Mu.^cles inlerti'arib^'ersaires de la région lombaire (vus postérieure).

L ", L ". deuxième et troisième lombaires. — I. apophyse Iransverse (a]ipeudiee corlil'ormc) . — 2, luberculos mamillaires. — ;i, 3, ligaments surépineux. — 4, liganienis des a];opliyses articulaires. — 5, muscle intertransversaire interne. — 0, muscle intertransversaire externe. — 7, aponévrose moyenne du transverse de l'abdomen.

quadrilatères, en partie charnues, en partie tendineuses, comblant l'espace compris entre deux apophyses transverses voisines. Ils s'insèrent : 1° en haut, sur le burd inféi'ieur de l'apophyse transverse (apophyse costiforme) qui est au-dessus; 2" en bas, sur le boi^d supérieur et sur le sommet de l'apophyse transverse (apophyse costiformej qui est au-dessous.

On en compte ordinairement cinq de chaque côté. Le premier est situé entre la première lombaire et la seconde. Le dernier, qui fait souvent défaut (ce qui réduit alors à quatre le nombre des intertransversaires), s'étend de la cinquième lombaire au sacrum ou au ligament ilio-lombaire.

Les intertransversaires externes sont à la région lombaire, les homologues des muscles intercostaux. Ils sont recouverts en avant par le carré des lombes et le psoas, en arrière par les muscles des gouttières vertébrales.

2" Intertransversaires intei'nes. — Les intertransversaires internes, intertram-

ANATOIIIE HUMAINE.

T. I, 4" KDIT.

MYOLOGIE

versarii mediales lumboruni de PIenle (fig. 636,5) sont de petites languettes musculaires qui s'étendent verticalement d'un tubercule mamillaire à l'autre. Ce sont les inlerarticulares lumborum de VVebek, représentant les véritables intertransvej'saires de la région. Gomme les précédents, en dedans desquels ils sont situés, ils se composent de faisceaux charnus auxquels se mêlent de nombreux faisceaux tendineux : ce sont des formations rudimentaires.

3° Innervation et action. — Les intertransversaires des lombes sont innervés, comme ceux du cou et du dos, par les nerfs rachidiens les plus voisins. Leur action est exactement la même.

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