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Muscles de la région postérieure de l'avant-bras, couche sujp,erflcielle.
I, tciidoa du triceps. — 2, lon^ supiiiileur. — :i, |iro:iucr iMjial c^te^».^ avec 3', sou aUaclie au dcuxiciiie inéLacarpieii. — 4, deuxième radial externe, avec 4', son insertion au Iroisiinie niHacarpien — 3, long abducteur du pouce —
11, court extenseur du pouce. — 7, extenseur coniaïu.i des doigts, avec 7', ses quatre tendons. — S, extenseur propre du petit doigt. — !», tendon de l'extenseur propre de l'index. — 10, cabitil postérieur. — il, long extenseur du pouce. —
12, ieniion du court extenseur du pouce. — 1 i, lig.i-.iijnt anaulaire postérieur du carpe. — 14, tendon du long 'fl 'cliisseur du pouce. — 15, premier interosseux dorsal. -- abducteur du p.oLil doigl. — 17, cubital antérieur. — It!, anconé.
MYOLOGIE
cubitus, dans une coulisse spéciale. Il longe ensuite le cinquième métacarpien et vient se terminer sur les deux dernières phalanges du petit doigt, après s'être préalablement fusionné avec le tendon que l'extenseur commun envoie à ce doigt.
2° Rapports. — Par sa face superficielle et par sa face profonde, l'extenseur propre du jietit doigt présente les mêmes rapports que le muscle précédent. Il répond par son bord externe à l'extenseur commun des doigts et, par son bord interne, au cubital postérieur.
3° Innervation. — Le muscle extenseur propre du petit doigt est innervé, comme l'extenseur commun, par un rameau issu de la branche postérieure du radial. Ce rameau pénètre le muscle par sa face profonde.
4" Action. — Comme son nom l'indique, il est extenseur du petit doigt.
Variétés. — Davies-Colley, Taylor et Dalton (Guy's Hospital Reports, 1882) ont vu l'extenseur propre du petit doigt prendre une insertion supplémentaire sur la face dorsale du cubitus. — On a sinjnalé des cas d'absence de l'extenseur du petit doigt. Ces cas proviennent généralement de la fusion de ce muscle, soit avec l'extenseur commun, soit avec le cubital postérieur : l'extenseur du petit doigt n'est pas absent, mais descendu au rang secondaire de simple faisceau de division de l'un ou l'aijtre de ces deux derniers muscles. — Par contre, son tendon peut se dédoubler : le tendon surnuméraire peut se rendre avec le faisceau normal sur les phalanges du petit doigt ou bien obliquer en dehors et venir se terminer sur l'annulaire. Cette dernière disposition est particulière à un grand nombre de singes, l'orang entre autres.
3° Cubital postérieur
Le cubital postérieur (fig. 716, 10) est un muscle grêle, allongé, fusiforme, situé en dedans du précédent et s'étcndant de l'épicondyle au métacarpe.
1° Insertions. ■ — Il s'insère, d'une part : \° sur l'épicondyle, par le tendon commun des muscles épicondyliens : 2° sur les cloisons fibreuses qui le séparent de l'extenseur propre dit petit doigt en dehors, de l'anconé en dedans ; 3" sur la face profonde de l'aponévrose antibrachiale ; 4" sur la face postérieure et le bord postérieur du cubitus.
D'autre part, son tendon inférieur, qui commence très haut dans l'intérieur du muscle, mais qui ne devient complètement libre qu'à 2 ou 3 centimètres audessus du carpe, glisse en arrière de la tête du cubitus dans une gouttière spéciale et vient se fixer sur le côté interne de l'extrémité supérieure du cinquième métacarpien.
2^ Rapports. — Recouvert par l'aponévrose et la peau dans toute son étendue, le cubital postérieur recouvre à son tour le court si^inatevir, les muscles de la couche profonde, le cubitus. — Son bord externe répond à l'extenseur propre du petit doigt. — Son bord interne est en rapport : en haut, avec l'anconé ; en bas, avec le bord postérieur du cubitus, qui le sépare du cubital antérieur.
3° Innervation. — Le muscle cubital postérieur est innervé, comme les deux muscles précédents, par la branche de bifurcation postérieure du radial.
4° Action. — Il étend la main sur l'avant-bras et l'incline en même temps en dedans : il est donc à la fois extenseur et adducteur de la main.
Variétés. — Macalister {loc. cil.) a vu le cubital postérieur renforcé par un faisceau émanant du triceps. — Son tendon inférieur peut servir de surface d'insertion à l'abducteur du petit doigt. — Ce même tendon envoie parfois une expansion au quatrième métacarpien, au ligament annulaire postérieur du carpe, à la première phalange du petit doigt. — Dans un cas de Macalister, ce prolongement phalangien du cubital postérieur remplaçait l'extenseur propre du petit doigt,
qui faisait défaut. — Le cubital postérieur peut être double, avec de nombreuses variantes (voy. mes Anomalies musculaires, p. 528).
Le court cubital postérieur ou ulnaris externus brevis de Grijber {Virchow's Arch., Bd. LXXXV, S. 15) est un muscle surnuméraire, s'étendant du quart inférieur de la face postérieure du cubilus à l'extrémité supérieure du quatrième et du cinquième métacarpien.
4° Anconé
L'anconé (fig. 716, 18 et 717, 6) est un muscle aplati et court, situé à la face postérieure du coude, entre le muscle précédent et le triceps. Il affecte la forme d'une petite pyramide triangulaire, dont le sommet répond à l'épicondyle, la base à l'olécràne.
1° Insertions. — Il s'insère, en haut, sur la partie postérieure et interne de l'épicondyle, immédiatement au-dessus du cubital postérieur.
De Icà, il se porte obliquement en bas et en dedans et vient se terminer sur le côté externe de l'olécràne, ainsi que sur une petite surface triangulaire que limite en arrière le bord postérieur du cubitus.
2° Rapports. — Par sa face superficielle, l'anconé est recouvert par l'aponévrose et la peau. — - Par sa face profonde, il est en rapport avec l'articulation du coude, le ligament annulaire de l'articulation radio-cubitale supérieure, le court supinateur, le cubitus. — Son bord inférieur ou externe, fortement oblique, est en rapport avec le cubital postérieur. — Son bord supérieur, presque horizontal, répond au vaste externe du triceps brachial.
3° Innervation. — Le muscle anconé est encore innervé par le radial : il reçoit son nerf, non pas de la branche postérieure du radial, mais des rameaux, déjà signalés plus haut, que ce tronc nerveux envoie au muscle vaste externe.
4" Action. — Congénère du triceps brachial, Fanconé étend l'avant-bras sur le bras et, dans quelques conditions favorables, le bras sur l'avant-bras.
Variétés. — Il peut se confondre plus ou moins, soit avec le vaste oxlerne, soit avec le cubital postérieur. — On l'a vu constitué par plusieurs faisceau.^ distincts.
5° Long abducteur du pouce
Le long abducteur du pouce (fig. 717, 8) est à la fois le plus considérable, le plus élevé et le plus externe des muscles profonds de la région antibrachiale postérieure.
1° Insertions. — 11 s'insère, en haut, sur la face postérieure du cubitus, du ligament interosseux et du radius.
En bas, il se jette sur un tendon, qui commence assez haut dans l'intérieur du corps musculaire, mais qui reçoit encore des fibres charnues jusqu'au niveau de l'articulation du poignet. Ce tendon terminal glisse sous le ligament annulaire postérieur du carpe, dans la coulisse la plus externe de l'extrémité inférieure du i-adius, et vient se fixer sur le côté externe de l'extrémité postérieure du premier métacarpien.
2" Rapports. — Recouvert, tout d'abord, par l'extenseur commun des doigts et par l'extenseur propre du petit doigt, le long abducteur du pouce se dégage, en bas, de la face profonde de ces muscles et répond alors à l'aponévi'Lise et à la peau. — 11 recouvre successivement, en allant de haut en bas, le cubitus, le ligament interosseux, le radius, le trapèze et le premier métacarpien. Uu peu au-dessus du
MYOLOGIE
poignet, il croise obliquement les tendons des deux radiaux externes, qui sont situés au-dessous de lui. — Son bord externe répond au court supinateur ; son bord interne, au court extenseur du pouce.
3" Innervation.
Il est innervé par la branche postérieure du nerf radial. Le rameau nerveux qui lui est destiné le pénètre par sa face superficielle, au voisinage de son extrémité supérieure.
4° Action. — Le long abducteur du pouce agit, tout d'abord, sur le pouce, qu'il porte en dehors et en avant ; secondairement, il place la main dans l'abduction et la supination. C'est en raison de son action sur les mouvements de la main que le professeur IIuMPHRY a donné à ce muscle le nom de rotator carpi ou de supinator manûs, dénominations parfaitement acceptables.
Variétés. — ■ Le tendon et même le corps musculaire peuvent se dédoubler. Le tendon surnuméraire s'insère alors, suivant les cas : sur le premier métacarpien, sur le ligament annulaire sur les muscles de l'éminence thénar, sur le trapèze ; le faisceau cvhito-lrapézien caractérise les différentes espèces simiennes. — On a observé deux et même trois tendons surnuméraires, présentant sur le carpe et le métacarpe les insei'tions les plus diverses. — Le long abducteur du pouce peut se fusionner avec les extenseurs du même doigt. — Sous le nom de Musc, extensor atgue abductor pollicis accessorius, Mingazzini a décrit en 1880 (Boll. délia R. Ace. med. dl Roma) un faisceau surnuméraire qui, de l'épicondyle, se portait vers le carpe, en passant entre les deux radiaux externes. Après avoir jeté quelques faisceaux tendineux sur le court abducteur du pouce, il venait se terminer à la base de la première phalange du pouce.
6° GOUKT EXTENSEUR DU POUCE
Fig. 717.
Muscles de la région postérieure de l'avant-bras, couche profonde.
d, liumérus. — 2, cubitus. — 3, radius. — 4, carpe. — o, métacarpe. — 0, anconé. — 7, court supinateur. — 8, longabducteur du pouce. — 9, court extenseur du pouce. — 10, long extenseur du pouce. — 11, extenseur propre de l'index. — 12, tendon du premier radial externe. — 13, tendon dii deuxième radial. — 14, tendons fusionnés de l'extenseur propre de l'index et du faisceau indicateur de l'extenseur commun. — 15, 13, interosseux dorsaux.
principalement. En bas, il se jette sur un d'abord dans la même gouttière que le lo
Le court extenseur du pouce (fig.
717, 9) est situé en dedans du long abducteur, auquel il reste accolé dans la plus grande partie de son étendue.
1" Insertions. — Comme lui, il prend naissance, en haut, sur la face postéineure du ligament interosseux et des deux os de l'avant-bras, du cubitus tendon fort grêle, lequel s'engage tout ng abducteur, glisse ensuite sur la face
dorsale du premier me'tacarpien et, finalement, vient se fixer sur Textrémité postérieure de la première phalange du pouce.
2" Rapports. — Ils sont les mêmes que ceux du muscle pre'ce'dent.
3° Innervation. — Le court extenseur du pouce est encore innervé par un rameau issu de la branche postérieure du radial.
4° Action. — Il agit, primitivement, sur la première phalange du pouce, qu'il étend sur le métacarpien correspondant. Secondairement , il porte le métacarpien en dehors, devenant ainsi congénère du long abducteur du pouce.
Variétés. — Le court extenseur du pouce peut être double : le tendon surnuméraire, dans ce cas, ou bien se fixe sur le même élément osseux que le tendon normal, ou bien se termine sur un os voisin, le métacarpien ou la phalange unguéale. — Par contre, il peut manquer. — Le muscle peut se fusionner à un degré variable avec le long abducteur. L'absorption totale du court extenseur par le long abducteur est un l'ait anatomi(jue constant chez la plupart des singes.
7° Long extexseuk du pouce
Situé en dedans du précédent, comme lui long et grêle, le long extenseur du pouce (fig. 717, 10) s'étend de la partie moyenne de l'avant-bras à la deuxième phalange du premier doigt.
1° Insertions. — Il s'attache, en haut, sur la face postérieure du ctibittis et du ligament interosseux. — En bas, il passe sous le ligament annulaire dans une gouttière oblique qui lui est propre, croise obliquement sur le carpe les tendons des muscles radiaux, gagne ensuite le côté interne du premier métacarpien, et finalement, vient s'insérer sur l'extrémité postérieure de la deuxième phalange du pouce.
2° Rapports. — Le long extenseur du pouce présente à peu près les mêmes rapports que les deux muscles précédemment décrits, qui appartiennent au même système. Recouvert par l'extenseur commua des doigts, par l'extenseur propre du petit doigt et par le cubital postérieur, il recouvre successivement le cubitus, le ligament interosseux, les os du carpe, le premier interosseux dorsal, le premier métacarpien et les deux phalanges du pouce.
Tabatière anatomique. — D'abord accolé au bord externe du court extenseur, le long extenseur s'en sépare bientôt pour le rejoindre de nouveau au niveau du métacarpien. II en résulte la formation d'un espace ovalaire (fig. 718), connu sous le nom de tabatière anatomique : son grand axe est oblique en bas et en dehors; son bord externe est formé par les tendons du court extenseur et du long abducteur du pouce,
Région de la tabatière anatomique.
1, long siipinateur. — 2, 3, premier et deuxième radial exleriies. — 4, long abducteur du pouce. — 5, court extenseur du pouce. — C, long extenseur du pouce . — 7 , extenseur propre de l'index . — 8, cubital postérieur. — 9, extenseur propre du petit doigt. — 10, ligament annulaire postérieur du carpe. — Il, artère radiale. — 12. artère dorsale du métacarpe. — 13, première interosseuse dorsale. — 14. artère dorsale du pouce. — 15, tendons des muscles extenseurs des doigts.
MYOLOGIE
qui, comme nous l'avons vu, restent accolés dans toute leur longueur ; son bord interne est constitué par le tendon du long extenseur ; son angle supérieur est foi^mé par la rencontre du court extenseur et du long extenseur du pouce ; son angle inférieur, par la rencontre des tendons de ces mêmes muscles. — Sur le vivant, lorsque les muscles qui circonscrivent cet espace se contractent, la peau
s'y déprime en une fossette allongée et plus ou moins profonde, dans laquelle les priseurs du bon vieux temps déposaient leur tabac avant de l'aspirer directement dans les fosses nasales : de là, le nom de tabalière anat07niqv.e, que l'on donne généralement, en chirurgie et en médecine opératoire, à cette région. — Dans le fond de la tabatière, et directement appliqués sur le squelette, se retrouvent, en allant de haut en bas : 1° le tendon du deuxième radial externe; 2° le tendon du premier radial externe ; 3" l'artère radiale, qui, après avoir contourné l'apophyse styloïde du radius, se dirige vers l'extrémité supérieure du premier espace interosseux.
3° Innervation. — Elle est la même que pour le court extenseur du pouce.
4° Action. — Le long extenseur du pouce agit, tout d'abord, sur la deuxième phalange du pouce, qu'il étend sur la première. Secondairement, il étend la première phalange sur le premier métacarpien, et ce dernier sur le carpe.
Variétés. — Le tendon de ce muscle peut être double. — Il peut être renforcé par un tendon surnuméraire provenant de l'extenseur commun. — Dans un cas observé par Bankart, Pye-Smith et Philips, le tendon du long e.\tenseur du pouce envoyait une expansion à l'index (Guy's liospifal Reports, 1869, vol. XIV, p. 436).
8° Extenseur phoprk de i/ixdex
Le plus interne des muscles profonds de la l'égion antibrachiale postérieure, l'extenseur propre de l'index (fig. 717, 11), est encore un muscle grêle, charnu à sa partie supérieure, tendineux à sa partie inférieure, s'étendant de la partie moyenne de l'avant-bras aux phalanges du doigt indicateur.
1° Insertions. — Il s'insère, en haut, sur la face postérieure du cubitus et sur le ligament interosseux. En bas, il s'engage sous le ligament annulaire postérieur du carpe, dans la même coulisse que les tendons de l'extenseur commun. Il croise ensuite obliquement le carpe et le deuxième espace interosseux et vient se confondre, au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne, avec le tendon externe de l'extenseur commun, dont il partage la distribution.
2° Rapports. — Ils sont les mêmes que pour les muscles précédents : recouvert à l'avant-bras par les muscles superficiels, à la main par l'aponévrose et la peau, l'extenseur propre de l'index recouvre successivement le cubitus, le ligament interosseux de l'avant-bras, l'articulation du poignet, le carpe et le métacarpe.
3° Innervation. — Il est innervé, comme les muscles extenseurs du jîouce, par un rameau issu de la branche postérieure du nerf radial. Ce rameau pénètre le
Fig. 719.
L'artère radiale, vue sur une coupe transversalepassant par la tabatière anatomicjue (côté droit, segment supérieur de la coupe).
1, artère radiale. — 2, premier radial externe. — 3, troisième radial externe. — 4, long abducteur du pouce. — 5, court extenseur du pouce. — 6, long extenseur du pouce. — 7, court abducteur du pouce. — 8, trapèze. — 9, trapézoïde.
muscle par sa face superficielle, tout près de son extrémité supérieure et de son bord externe.
4" Action. — L'extenseur propre de l'index a la même action que le faisceau de l'extenseur commun avec lequel il se confond : il est extenseur du deuxième doigt.
Variétés. — Il peut être absent (Cheselden, Moser, Luschka, Macalister). — Je Tai vu, dans un cas, transformé en un tendon dans toute son étendue. — Son insertion d'origine peut se faire sur le carpe. — Il peut se développer, entre le tendon inférieur de ce muscle et les tendons extenseurs du pouce, des anastomoses, soit tendineuses, soit aponévrotiques, c[ui, sur les sujets qui en sont poi'teurs, atteignent plus ou moins profondément l'indépendance fonctionnelle, soit de l'index, soit du pouce. — Dans un cas de Rosenmûlleu (De ('«/■. musc, p. G), l'extenseur propre du petit doigt affectait une forme digastrique. — Le muscle peut se dédoubler, soit partiellement (tendon), soit en totalité (avec formation d'un muscle surnuméraire). Dans ce cas, les deux tendons peuvent se porter : 1° l'un et l'autre sur l'index ; 2° l'un sur l'index, l'autre sur le médius {muscle extenseur commun du pouce et du médius) ; 3° l'un sur l'index, l'autre sur le pouce {muscle extenseur commun du pouce et de l'index). Toutes ces dispositions se rencontrent normalement chez les mammifères.
Extenseurs des doigts surnuxlkraiiies. — La région postérieure de l'avant-bras peut présenter encore quelques autres muscles suriuiiiiéraires, dont les noms seuls indiquent nettement la disposition. Tels sont :
1° Le muscle extenseur propre de l'annulaire, observé par Gurnow {Journal of Anal, and l'Iii/s., 1876, p. 096) ;
2° Le muscle extenseur propre du médius, décrit par la plujiart des anatomistes, double dans un cas de Calori ;
3° Le court extenseur des doir/ls ou marneux (Pozzi), homologue du muscle pédieux du membio inférieur, situé à la région dorsale de la main, avec des variations fort nombreuses : prenant origine, suivant les cas, sur l'un ou l'autre des deux os de l'avant-bras, sur le ligament annulaire, sur le ligament postérieur de l'articulation du poignet, sur les os du carpe, sur les os du métacarpe, il peut se terminer simultanément ou isolément sur les trois doigts du milieu. Plus rarement, il existe un court extenseur pour le petit doigt. Il est non moins variable dans sa constitution : on l'a vu charnu, tendineux, aplati, cylindrique, digastrique.
Au sujet des extenseurs des doigts et de leui's variations, voyez : Koster, De la sif/nification f/énélique des muscles extenseurs des doigts, in Arcli. nécrl. des Se. exactes et naturelles, 1879, p. 320 ; — BiscHOFF, Ueber die Bedeulung des Musc, extensor indicis propriui der lland des Menschert und d. Aff'en, Miinchen, Mai 1880 ; — Gruber, Ueber cl. constanten Musc. Extensor pollicis et indicis gewisser Sdugethiere liomologen supernum. Muskel beim Menschen, in Wirchow's Arch., Bd. LXXXVI, p. 471 ; — Testut, Anom. Muscul., p. ^33-^74.
9° G 0 U J. I S S E s ET s Y N O \' I A L E s DES TENDONS E X T Ji N S E U R S DE LA MAIN
1° Coulisses tendineuses des extenseurs de la main. — A l'exemple des tendons fléchisseurs, les tendons extenseurs s'engagent, au poignet, dans des coulisses spéciales, moitié osseuses, moitié fibreuses, à la constitution desquelles participent à la fois l'extrémité inférieure des deux os de l'avant-bras et le ligament annulaire postérieur du carpe.
a. Gouttières osseuses. — Les gouttières osseuses creusées sur le radius et le cubitus nous sont déjà connues (voy. Ostéologie).
b. Ligament annulaire postérieur du, carpe. — Le ligament annulaire postérieur du carpe (fig. 7:21,9) est une bandelette fibreuse transversale, située en arrière de rarticulation du poignet. Elle présente deux bords, deux extrémités, deux faces :
Par son bord supérieur, elle se confond avec l'aponévrose antibranchiale, dont elle peut être considérée comme une portion épaissie. Par son bord inférieur, elle se confond, de même, avec l'aponévrose dorsale de la main.
De ses deux extrémités, l'interne ou cubitale s'attache sur deux os de la première rangée du carpe, le pyramidal et le pisiforme. L'externe ou radiale se fixe au côté externe de l'extrémité inférieure du radius.
Sa face postérieure ou superficielle répond à la peau, qui ne lui adhère que
MYOLOGIE
faiblement. Sa face antérieure ou profonde donne naissance à une série de cloisons verticales et antéro-postérieures, qui viennent se fixer, d'autre part, sur les bords des gouttières osseuses du radius et du cubitus.
c. Coulisses osléo- fibreuses. — Il en résulte la formation d'une série de canaux
ou coulisses ostéo-fibreuses, dans lesquelles s'engagent les tendons des extenseurs. Ces coulisses, à direction verticale ou oblique, sont au nombi^e de six. En allant du radius vers le cubitus (flg. 7:20):
1" La première livre passage aux tendons du long abducteur et du .coui't extenseur du pouce;
2° La seconde, plus large, aux deux tendons accolés du premier radial externe et du deuxième radial externe ;
3° La troisième, fort étroite, ne loge qu'un seul tendon, celui du long extenseur du pouce ;
4° La quatrième, remarc{uable par ses dimensions transversales, renferme cinq tendons :
les quatre tendons de l'extenseur commun et celui de l'extenseur propre de l'index;
5° La cinquième, exclusivement fibr'euse, creusée dans l'épaisseur même du ligament annulaire, est destinée au tendon minuscule de l'extenseur propre du petit doigt ;
6° La sixième, enfin, située en arrière de la tête du cubitus, livre passage au tendon du cubital postérieur.
2° Synoviales tendineuses des extenseurs. — Chacune des coulisses précitées nous présente une synoviale, destinée à favoriser le glissement du tendon ou des tendons qu'elle laisse passer. Il existe donc, à la face dorsale du poignet, six synoviales tendineuses, que nous désignerons sous les noms de première, deuxième, troisième, etc., en allant, comme pour les coulisses, du bord radial au bord cubital (flg. 721) :
1° La première (1') est commune aux tendons accolés du long abducteur du pouce et du court extenseur du pouce. Elle remonte, en haut, à 2 ou 3 centimètres au-dessus du ligament annulaire postérieur du carpe. En bas, elle ne dépasse généralement pas la première rangée du carpe ou même l'interligne radio-carpien
Fig. 720.
Coupe horizontale du poignet, pratiquée sur un sujet congelé au niveau de l'articulation l'adio-cubitale inférieure (côté droit, segment supérieur de la coupe, vue par sa face inférieure).
Ija teinte noire foncée disposée tout autour des tendons représente les bourses séreuses.
A, radius. — B, cubitus. — C, articulation radio-cubitale inférieure.
1, grand palmaire. — 2, petit palmaire. — i. cubital antéi ieur. — 4, fléchisseur commun superficiel des doigls (quatre tendons 11, 111, IV et V pour les deuxième, troisième, quatrième et cinquième doigts) . — o, lléchisseur commun profond des doigts (quatre tendons 11, 111, IV ei V pour les quatre derniers doigts). — C, fléchisseur propre du pouce. — 7, long abducteur du pouce. — 8, court extenseur du pouce. — y, loug extenseur du pouce. — 10, extenseur de l'index. — H, premier radial externe. — 12, deuxième radial externe. — 13. extenseur commun des doigts. — 14, extenseur projire du pelit doigt. — 15, cubital postérieur.
a, artère radiale et ses deux veines satellites. — 6, nerf radial. — f, artère cubitale et ses deux veines. — d, nerf cubital. — e, veine radiale superficielle. — /', nerf médian. — g, aponévrose. — /i, tissu cellulaire sous-cutané. — /, peau.
2" La deuxième (2') est destinée aux tendons des deux muscles radiaux externes. Comme les deux précédents, ces tendons sont enveloppés dans une synoviale commune, qui favorise leur glissement et qui dépasse de 2 ou 3 centimèti^s, quelquefois plus, le boixl supérieur du ligament annulaire. Simple en haut et dans la plus grande partie de son étendue, cette synoviale se divise, en bas, en deux culs-de-sac distincts, qui accompagnent chacun des tendons radiaux jusqu'au métacarpien sur lequel il s'insère, ou tout au moins jusqu'au voisinage de ce métacarpien.
Quelques auteurs signalent le dédoublement de la gaine des radiaux autrement dit l'existence de deux synoviales indépendantes, l'une pour le tendon du premier radial externe, l'autre pour celui du deuxième radial externe- Cette disposition me paraît être fort rare. — Outre la synoviale tendineuse que nous venons de décrire, la synoviale carpienne , Larger a signalé, sous le nom de sijiioviale aniibrachiale des radiaux, une deuxième synoviale ijui serait placée immédiatement au-dessus de la précédente et qui remonterait, en haut, jusqu'au bord supéro-externe du long abducteur du pouce. Cette gaine antibrachiale des radiaux, dont Larger a fait le siège ordinaire de l'aï douloureux, ne me paraît être que la bourse séreuse, signalée ci-dessus p. 804), qui, exactement au même niveau, s'interpose entre les tendons des radiaux et les deux muscles qui les croisent, le long abducteur et le court extenseur du ^ouce.
3° La troisième (3'), destinée au tendon du long extenseur du pouce, dépasse de 1 ou 2 centimètres, en haut et en bas, les limites du ligament annulaire. Elle croise obliquement, sur sa face postérieure, la synoviale des radiaux, qu'elle recouvre en partie et avec laquelle elle communique assez souvent par une toute petite ouverture.
4" La quatrième (4') est commune aux quatre tendons de l'extenseur commun des doigts. En haut, elle remonte à i centimètre environ au-dessus du ligament annulaire. Inférieurement, elle descend jusqu'à la partie moyenne du métacarpe et quelquefois même plus bas. J'ajouterai qu'elle est toujours plus étendue du côté du petit doigt que du côté de l'index.
S" La cinqiàème (5') engaine le tendon de l'extenseur propre du petit doigt. Elle commence, en haut, au niveau de la tête du cubitus et descend, en bas, jusqu'à la partie moyenne du cinquième métacarpien.
6° La sixième (&), enfin, est destinée au tendon du cirbital postérieur. Elle s'étend depuis la tête du cubitus jusqu'à l'extrémité supérieure du cinquième métacarpien.
Toutes ces synoviales tendineuses affectent le type dit cylindrique et chacune d'elles nous présente par conséquent deux feuillets, ayant l'un et l'autre la" forme
Fi g. 721.
Gaines synoviales du dos de la main.
1, 1, muscles long abducteur et court extenseur du pouce, avec I', leur gaine. — 2, tendons des radiaux, avec 2', leur gaine. — 3, muscle long extenseur du pouce, avec 3', sa gaine. — 4, muscle extenseur commun des doigts, avec 4', gaine commune à ce dernier muscle et au tendon de l'extenseur |)ropre de l'index. — 5, muscle exteuseur propre du petit doigt, avec 3', sa gaine. — 0, muscle cubital postérieur, avec ()', sa gaine. — 7, premier interosseux dorsal. — 8, muscles de l'Omineupc liypotUfnar. — 9, ligament annulaire postérieur du carpe.
MYOLOGIE
d'un manchon : un feuillet pariétal, qui tapisse la coulisse ostéo -fibreuse correspondante, et un feuillet viscéral, qui engaine le tendon. Il convient de faire remarquer, cependant, que le tendon est relié de loin en loin à la coulisse qui le loge par des replis ou méso-tendons qui lui apportent ses vaisseaux. Ces méso-tendons affectent, tantôt la forme de membranes, tantôt la forme de simples filaments, tout comme les replis de même nature qui unissent aux phalanges les tendons fléchisseurs des doigts.
§ IV. — Aponévrose de l'avant-bras
Comme le bras, l'avant-bras est entouré d'une aponévrose (fig. 722, g) affectant la forme d'un cylindre creux ou d'un manchon. Cette aponévrose, dite aponévrose antibrachiale, nous présente une extrémité supérieure, une extrémité inférieure et deux surfaces, l'une extérieure, l'autre intérieure :
1° Extrémité supérieure. — Son extrémité supérieure fait suite à l'aponévrose
11 IG 15 la 13 1*
Fig. 722.
Coupe transversale de l'avant-bras au tiers inférieur (côté droit, segment supérieur de la coupe).
(Les veines jirofondes n'ont pas été représentées.)
A, cubitus. — B, radius.
1, grand palmaire. — 2, petit palmaire. — 3, cubital antérieur. — 4, flécliisseur commun superficiel des doigts. — 5, fléchisseur commun profond des doigts. — G, long fléchisseur propre du pouce. — 7, carré pronateur. — 8, long supinateur. — 9, 9', premier et deuxième radiaux externes. — 10, long abducteur du pouce. — 11, court extenseur du pouce. — li, long extenseur du pouce. — 13, extenseur propre de 1 index. — 14, cubital postérieur. — 15, extenseur propre du petit doigt. — 16, extenseur commun des doigts.
a, artère radiale. — é, artère cubitale, avec le nerf de même nom. — e, interosseuse antéi-ieure. — d, interosseuse postérieure. — e, nerf radial. — f, nerf médian, avec son artère. — g, aponévrose superficielle. — /i, peau. — /, tissu cellulaire sous- cutané.
brachiale, et, comme cette dernière, prend de fortes attaches sur les trois principales saillies du coude, l'épitrochlée, l'épicondyle et l'olécràne.
2° Extrémité inférieure. — Son extrémité inférieure se continue, de même, avec les aponévroses de la main, en formant, autour du poignet, les deux ligaments annulaires antérieur et postérieur, déjà décrits.
3° Surface extérieure. — La surface extérieure ou superficielle répond à la