C. Bord externe
insertion à dix muscles ; la deuxième côtg, à neuf. Le tableau suivant résume ces diverses insertions, qui sont indiquées du reste sur la figure 98 :
1, Scalène antérieur.
2, Scalène postérieur.
3, Sous-clavier.
4, Grand dentelé ( 1" digitation).
5, Premier surcostal.
6, Petit dentelé supérieur.
Scalène antérieur (1). Scalène postérieur (2j.
7, Premier intercostal externe.
8, Premier intercostal interne.
Premier surcostal (5).
9, Sacro-lombaire.
10, Long dorsal (inconstante.
a, «' Grand dentelé (1'" et 2' digitations). h, Petit dentelé supérieur.
c, Sacro-lombaire.
d, Scalène postérieur.
e, Deuxième surcostal.
f, Premier intercostal externe.
g, Premier intercostal interne .
Sacro-lombaire (c).
/i, Deuxième intercostal externe, î, Deuxième intercostal interne.
C. Onzième kt doizième cotes. — Chacune de ces deux côtes s'arliciilc avec une A seule vertèbre et avec le corps seule-
2 3 ment de cette vertèbre. En consé-
quence, leur tèlc ne possède qu'une seule facette articulaire au lieu de deux. De plus, la tubérosité, dont l'apparition est intimement liée à l'existence de l'ai'ticulation costo-transversaire, fait entièrement défaut. Ces deux côtes sont, du reste, presque rectiligncs et ne présentent aucune trace de torsion.
La douzième se distingue de la onzième par sa longueur qui est i)eaucoup moindre et aussi par l'absence d'angle postérieur. La gouttière costale manque assez souvent sur la douzième côte.
Fig. 'J9.
La douzième côte, vue : A, par sa face interne ; B, par sa face externe.
(1/3 de grandeur naturelle.)
1, tôle de la côte. — 2, sa face interne. — 3, son bord supérieur. — 4, son bord inférieur. — .5, gouttière costale. — G, face externe. — 7, exlrémité antérieure.
3- Structure des côtes. — Bien que conformées comme les os longs, les côtes présentent la structure des os plats : dépourvues de canal médullaire, elles sont essentiellement formées de deux lames de tissu coinpacle, réunies par leurs bords et interceptant entre elles jdu tissu spongieux.
§ II. C A H T [ L .\ G E s c 0 .'^ T .\ U X 0 L" CÔTES S T E 1\ N É B R .V L E S
Les cartilages costaux, que l'on désigne en anatomie comparée sous le nom de côtes sternébrales, sont au nombre de vingt-quatre, douze de chaque côté : on les désigne, comme les côtes, sous les dénominations numériques de premier, deuxième, troisième, etc., en procédant de haut en bas. Les sept premiers pro-
COTES ET CARTILAGES COSTAUX
longent les côtes jusqu'au sternum. Chacun des trois suivants (les luiitièuie, neuvième et dixième), n'atteignant pas le sternum, s'insère sur le cartilage situé immédiatement au-dessus. Quant aux deux derniers, ils se perdent au milieu des muscles larges de l'abdomen.
1° Caractères généraux des cartilages costaux. — Les cartilages costaux présentent une configuration analogue à celle des côtes, qu'ils continuent. — (]umme à ces dernières, on leur considère une face antérieure ou externe, une face postérieure ou interne, un bord supérieur et un bord inférieur, chacune de ces régions faisant suite aux régions homonymes des arcs costaux. — De leurs deux extrémités, Vexterne, saillante, se continue avec la cupule ellipti(pie que nous avons déjà décrite sur l'extrémité antérieure do la côte; Vinterne, égaleiuent saillante, atïecte la forme d'un angle dièdre. le(|uel vient se loger dans les échancrures costales que présentent les bords latéraux du sternum.
Les caractères morphologiques qui précèdent conviennent principalement aux sept premiers cartilages costaux. Les cinq derniers, ijui ne contractent avec le sterniun aucune connexion, s'écartent naturellement des précédents par quelques caractères spéciaux rpie nous devons fiiirc connaiti'i'.
2° Caractères particuliers des cartilages costaux. — Les diilerents cartilages costaux diffèrent tout d'altord les uns des auti'es pai' Icui- longueur. Voici, d'après Sai'PEY, les dimensions que l'on observe dans la plupart dos cas : le cartilage de la première côte offre une étendue de 2 centimètres ; ceux de la seconde et de la troisième, une longueur de 2 à 3 centimètres. Les cartilages suivants s'allongent de plus en plus jusqu'au septième, qui mesure de 12 à 14 centimètres. Le huitième se réduit à 10 centinu'rtres ; le neuvième à 7, le dixième à 4, le onzième à 2 ; le dernier ne présente que 6 à 8 millimètres.
Ces cartilages diffèrent encore par leur direction et par quelques détails relatifs à leur forme et à leurs connexions. — (Test ainsi que le premier so dirige obliquement en bas et en dedans, de façon à former avec le sternum un angle obtus ouvert en bas ; son extrémitt; sternale, au lieu de constituer un angle dièdre saillant, est arrondie et presque plane. — Le second et le troisième sont hori; zontaux. — Les troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième se dirigent obliquement en haut et en dedans, de façon à former avec le bord du stei'num un angle aigu ouvert en bas; ces trois derniers (le 5°, le 6° et le 7''). s'amincissent en se rapprochant du sternum, et, comme ils s'ai'ticulent souvcnl ciili'c eux, ils présentent le long de leurs bords de petites facettes articulaires cpie ne possèdent point les cartilages placés au-dessus. — Les luiitième, neuvième et ilixièine s'amincissent encore à leur extrémité interne et présentent, eux aussi, des facettes horizontales destinées à s'articuler avec les cartilages voisins. — Lnlin les onzième et douzième sont grêles, pointus, vermiformes, et, comme ils sont ilotlants, ils ne possèdent aucune facette articulaire.
3" Structure des cartilages costaux. — Au point de vue de leur structure, les cartilages costauxsont essentiellement constitués par du tissu cartilagineux. Ils sont entourés d'une enveloppe ou pthichondre, qui se continue d'une part avec le périoste du sternum, d'autre part avec le périoste des côtes.
Développement. — Les côtes se développent chacune par quatre points d'ossification, un primitif et trois complémentaires. — Le point primitif, très précoce, apparaît du 40° au 50° jour de la vie fœtale et progresse avec une telle rapidité, qu'il envaliit pour ainsi dire d'emblée tout le cartilage costal. — Les trois points coinptémentaii 'es ou épiptnjsaires sont destinés, 1 un à la
AN.\TOMIE HCM.^IKE. — T. 1, 4" ÉDIT. 14
OSTÉOLOGIE
partie saillante de la tubérosité, le second^à la facette articulaire de cette môme tubérosité, te troisième à la facette articulaire de la tête. Ces points complémentaires ne font leur apparition que fort tard, de huit à quatorze ans d'après Schwegel, de seize ;i vingt ans d'après CRUVEiLiniîn, et se soudent au reste de l'os entre seize et vingt-cinq ans.
Anomalies. — Les variations anatomiiiues que présentent les côtes peuvent porter : 1° sur leur"
configuration extérieure; 2" sur leur développement; 3° sur leur nombre.
1" Variations de fohme. — Les côtes, s'exagérant dans le sens vertical, présentent parfois une largeur double de celle Clu'elles ont ordinairement. — Les extrémités des côtes conservant leurs connexions normales, leur longueur totale peut diminuer; une telle disposition entraîne, comme conséf[uence, une atténuation proportionnelle de la cavité thoracique et tout particulièrement une diminution de son diamètre trausverse [recLiUide des côtes, poitrines l'élrécies). Cette anomalie peut s'exagérer encore, au point que la courbure des côtes ait sa convexité dirigée en dedans. — On rencontre quelquefois, à la partie postérieure des côtes, dans le voisinage de la tubérosité, des prolongements ou apophyses qui se dirigent vers la côte voisine. Ces apophyses surnuméraires, très variables dans leur développement, atteignent ou n'atteignent pas la côte voisine. Deux côtes peuvent ainsi s'unir soit par une seule apophyse, soit par deux apophyses marchant à la rencontre l'une de l'autre. Meckel, qui a même vu un os distinct entre les deux apopliyses, fait remarc[uer l'analogie qui existe entre de pareilles dispositions anormales et l'organisation de quelques vertébrés inférieurs (oiseaux, chéloniens). — Le développement d'apophyses surnuméraires peut finalement aboutir à la soudure partielle des deux côtes. — Des prolongements semblables à ceux que nous venons de décrire jjour les côtes peuvent se montrer sur les cartilages sternaux et les unir de la même façon.
'2° Variations portant sur le dévei.oppemext. — Les cartilages costaux, qui normalement prennent insertion sur le sternum, peuvent ne jms atteindre cet os (ex. : septième côte) ; et, vice versa, des cartilages costaux qui s'arrêtent, à l'état normal, sur les cartilages placés au-dessus, [icuvcnt se prolonger jusqu'au sternum (ex. : huitième côte). Le nombre des fausses côtes augmente dans le premier cas; il diminue dans le second. — Meckel signale des côtes coupées dans le milieu de leur longueur par im cartilage non ossifié, disposition qui rappelle celle des oiseaux.
Variations de nombre. — Le nombre des côtes peut être diminué (anomalie par défaut) ou iuiiiiiitMilc {(riiomalie par excès). L'écart porte le plus souvent sur une seule, de telle sorte que les chillics observés sont généralement Jl ou 13. Du reste, l'anomalie peut être symétrique ou unilatérale.
a. Anomalies par défaut. — Dans les cas de diminution du nombre des côtes, c'est toujours la douzième qui manque : se compiulaiit. dans le cours du développement comme une côte ioinliaire, elle s'est soudée avec la douzième vertèbre dorsale, perdant ainsi son individualité pour descendre au rang de simple apophyse costiforme.
I.,es faits sont loin d'être rares où l'on voit la première côte, restant à l'état rudimentaire, ne s'unir au sternum qu'à l'aide d'un simple ligament ou même perdre tout contact avec ce dernier os. Mais je ne sache pas qu'on ait jamais observé sa disparition complète. Dans le cas où cette première côte rudimentaire n'est plus en connexion avec le sternum, elle reste flottante au milieu des parties molles du cou, ou bien se soude à la deuxième côte, qui devient ainsi bifurquée à sa partie postérieure [cote bicipitale. côte en Y). Les côtes bicipitales se rencontrent normalement (Van Beneden) chez quelques cétacés.
Une variété de la rudimentation de la première côte est la disparition de sa partie moyenne ou, si l'on veut, sa division en deux tronçons, t'un postérieur ou vertébral, l'autre antérieur ou sternal. Un trousseau ligamenteux unit l'un à l'autre ces deux tronçons. Leuoucq, dans un cas. a rencontré entre les deux tronçons de la côte rudimentaire, une véritable articulation, .l'ai iibservé récemment un cas analogue.
b. Anomalies par excès. — Dans les cas d'augmentation du nombre des côtes, la côte surnuméraire peut précéder la première ou suivre la douzième. L'anomalie s'explique suffisamment par ce fait que la septième côte cervicale ou la première côte lombaire a conservé, chez l'adulte, son indépendance embryonnaire et s'est développée, plus que d'habitude, pour s'élever au rajig des véritables côtes. Du reste, leur degré de développement est fort variable : la première côte lombaire ressemble beaucoup à la douzième côte ; quant à la septième côte cervicale, qui devient ainsi la première de la série, elle n'est bien souvent qu'une simple lamelle osseuse à extrémité externe libre, tenant alors le milieu entre la véritable première côte et une apophyse transverse; mais quelquefois aussi (fait d'ALUREOiir) elle présente toutes les allures d'une côte, venant s'insérer en avant, à l'aide d'un ligament ou d'un cartilage, jusque sur le sternum. Une autre variété, aussi rare qu'intéressante, de la septième côte cervicale, est celle où la côte en question n'est repré-
Fig. 100.
ïilc cl lubérosilû d'une cùlc [.oui' moulier son dévclopiicnieut (d'après Rami!AL r) cl Rhsault).
I, point priinilir. — 2, point coniplcnicntaire ] uuf 1.1 p.lrlie saillante tle la tubérosité. — •j. point complémentaire ]!Our la facette ai'lil'uiaire de cette taliéi'osité. — 4, point coniplé- "mcntaire pouc la t'acctte articulaire île la tète.