‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 18 sur 176 · III. IV, V · texte numérisé non relu

III. IV, V

loijrnée du sternum. — II.

[uali'C pirces du corps. — VI, ;ii),>endtce xiptiLÏ le.

a h, r, (/, lif^nes de soudure des dilTerentes pirces du sternum entre elles.

I, (loint osseux de la pren-.i re pièce. — 2, noyau unique, résultant de la tusiun des deux i.oj aux théoriques. — 3, 4. 5, doubles noyaux pour rlKii-une des troisième, quatrii-nie. et cinquième pièces. — 6. n!iv:iu p;;iur ra;)penpice xiplioide.

(Au sujet de la morphologie du sternum, consultez : Dwigiit, Sternum as un index ofse.i\ heiijht and ar/e, .lourn, of Anat. and l'hysioL, 1890, vol. XXIV, p. 527 et 536; — Kmause (W.), Uebcr 'dus ireibliche Sternum, Intern. Monatsschr., 1^97; — Mayet, Rech. sur l'ossification du sternum

OSTÉOLOGIE

chez les st/Jrts normaiu: et chez les rachiltques, BuU. de la Soc. anat. de Paris, 189o; — Balducci, Coniributuo alla morfolior/ia dello steriio nei mammiferi, Firenze, 1895; — Anthony, Du slenuim et de ses connexions avec te membre tlioracique, etc. Th. de Lyon, 1898.

ARTICLE il COTES ET CARTILAGES COSTAUX

Les côtes sont des us jilats, qui se détachent de cliaqae côté de la colonne vertébrale et se dirigent, comme autant d'arcades, vers le sternum. Elles sont au nombre do vingt-quatre, douze pour le côté gauche et douze pour le côté droit. On les désigne sous le nom de première, deuxième, troisième côtes, etc., en allant de haut on bas.

Les sept premières arrivent jusqu'au sternum et se terminent sur cet os : on les appelle, de ce fait, côtes sternales ou vraies côtes. Les cinq dernières n'atteignent pas le sternum : ce sont les côtes asternales ou fausses côtes. Les fausses côtes se subdivisent elles-mêmes en deux groupes secondaires : les huitième, neuvième et dixième, s'articulant par leur extrémité antérieure sur l'un des cartilages situés au-dessus, constituent les fausses côtes proprement dites ; les onzième et douzième côtes, qui restent libres et indépendantes dans toute leur étendue, sont appelées côtes flottantes. Ces divisions classiques, consacrées par l'usage, n'ont absolument aucune inqiortance.

En morphologie générale, chacun des arcs costaux qui relient la colonne dorsale au sternum se compose essentiellement de deux portions : l" une portion postérieure ou osseuse, dépendant de la colonne vertébrale, c'est la côte osseuse, la côte proprement dite ou côte vertébrale ; "2° une portion antérieure ou cartilagineuse, dépendant du système sternal, c'est la côte cartilagineuse, le cartilage costal ou côte sternébrale.

Nous étudierons séparément chacune de ces deux portions :

§ L — CÔTliS OSSEUSES ou CÔTES VERTÉBRALES

Les côtes osseuses (côtes vertébrales ou côtes proprement ditesj s'étendent chacune depuis la colonne vertébrale jusqu'au cartilage costal qui lui fait suite. Conformées sur le même type, elles nous présentent tout d'abord des caractères généraux, qui conviennent à chacune d'elles quel que soit le rang qu'elle occupe dans la série. Outre ces caractères communs, un certain nombre d'entre elles possèdent des caractères qui leur appartiennent en propre.

1" Caractères généraux des côtes. — Les côtes ne sont pas horizontales : elles s'implantent obliquement sur la colonne vertébrale, de façon à former avec cette tige osseuse un angle aigu à ouverture inférieure. Cet angle est d'autant plus aigu qu'il se rapporte à une côte placée plus bas dans la série.

En quittant les corps vertébraux sur lesquels elles prennent naissance, les côtes se portent d'abord en dehors pour gagner l'extrémité externe des apophyses transverses. — Puis, elles continuent leur trajet de dedans en dehors, en décrivant une courbe à convavité dirigée en avant. — Un peu en dehors de l'apophyse transverse, elles se coudent brusquement pour se porter en avant, en formant, au niveau de ce changement de direction ce qu'on appelle Vangle postérieur des

COTES ET CARTILAGES COSTAUX

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côtes. Cet angle postérieur se traduit nettement sur la face externe sous la forme d'une arête légèrement oblique en bas et en dehors. — A quelque distance du point oîi elles se continuent avec les cartilages costaux, les côtes changent de nouveau de direction pour se porter de dehors en dedans, mais ce dernier changement est moins lirusque et l'angle qui en resuite, angle antérieur de la côte, est à peine sensible.

En résumé, les côtes décrivent dans leur trajet postéro-antérieur une longue courbe dont la concavité regarde en dedans. Avec S-^ppey, nous désignerons cette première incurvation de la côte sous le nom de courbure d'enroulement [courbure sur le plat de quelques auteurs). Il est une autre courbe dont il est facile de se rendre compte par l'expérience suivante. Placez une côte sur un plan horizontal ;

Cinquième cùle dniite, vue : A, par sa face interne : B, par sa face externe.

(1/3 de grandeur naUirelle.)

1, tèlc de ia cote avec sa double faceUe articulaire. — i, son col. — :î, sa UibL'rosilé . — i. bord suptrieur. — i. boid inférieur. — C, face inlerne. — 7, gouttière costale. — S, face externe. — 'J, angle postérieur. — 10, anïlc antérieur. - II, extrémité antérieure, avec II', sa cupule, s'articulant avec le cartilage costal.

VOUS la verrez ne touclier ce plan que par deux lîoints seulem:^iit. sa partie moyenne et l'une ou l'autre de ses extrémités. On dirait qu'elle a subi un mouvement de torsion en vertu duquel son extrémité postérieure aurait t'té portée en haut et en dehors, son extri^nité antérieure en bas et en dedans. 11 convient de donner à cette deuxième incurvation le nom de cowbure de torsion [courbure sur les bords de certains auteurs).

La longueur des côtes varie beaucoup suivant les sujets. Sur le même sujet, elle augmente de la première à la septième et diminue ensuite graduellement de la septième à la douzième.

Envisagée à un point de vue purement descriptif, toute côte présente à l'étude un corps et deux extrémités (fig. 9o,.\ et B) :

A. Corps ou i'Autih moyenne. — Fortement aplati dans le sens transversal, le corps de la côte nous offre à considérer : i" une face externe, convexe, sur laquelle se dessinent les deux angles ci-dessus mentionnés, l'angle antérieur et l'angle postérieur ; 2" une face interne, concave, en rapport avec les plèvres; 3" un bord supérieur, mousse, sur lequel viennent se terminer les deux muscles intercostaux; 4" un bord inférieur, enfin, sur lequel se voit une gouttière, la gouttière costale.

Cette gouttière, creusée à la fois aux dépens du bord inférieur et de la face

OSTÉOLOGIE

interne de la cote, est assurémen't la partie la plus importante du corps. Elle commence un peu en arrière de l'angle de la cote et so termine à la réunion du tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs de l'os.

. La gouttière costale donne attache par ses deux lèvres aux deux muscles intercostaux. Elle loge, en outre, trois organes à trajet parallèle et superposés qui sont, en allant de haut en bas : la veine intercostale, l'artère intercostale et le nerf intercostal.

D. E.XTRSMiTÉ POSTÉRiEUUE. — L'cxtrémité postéi'ieure de la côte est constituée par toute la portion de l'arc costal qui est placée en avant de l'apophyse transverse. On

lui distingue (fig. 96j une tête, un col et une tubérosité :

a. Téte. — La tête, destinée à s'articuler avec les corps vertébraux, présente à cet etl'et deux petites facettes articulaires, cjui s'inclinent l'une vers l'autre, en se dirigeant en dedans. Elles forment ainsi, par leur ensemble, un angle dièdre saillant, dont le sommet, plus (lu moins rugueux, correspond au disipie inlcrvej'tébral et donne insertion à un ligament (voy. AirnuiOLoaTE).

1). Tubérosité. — La tubérosité, placi'e regard do l'extrémité externe de l'apopbysi^ transversc correspondante, s'articule avec cette apophyse. Elle nous offre, à cet effet, une facette articulaire, surmontée d'une saillie rugueuse sur laquelle vient s'insérer le ligament costo-transversaire postérieur. Une gouttière assez profonde, oblique en bas et en dehors (fig. 96,5), sépare souvent la facette ardéro-interne de la saillie postéro-externe.

c. Col. — Le col est la portion de la côte intermédiaire à la tête et àla tubérosité. Nous y rencontrons : 1" sur sa face postérieure, des rugosités où viennent s'insérer des faisceaux fibreux qui s'attachent, d'autre part, à l'apophyse transverse ; 2" sur son bord supérieur, une crête longitudinale destinée à l'insertion inférieure du ligament costo-transversaire supérieur.

C. Extrémité antérieure. — L'extrémité antérieure de la côte, légèrement renflée, nous présente une facette elliptique, plus ou moins concave, où yicnt se loger le cartilage costal correspondant.

2° Caractères propres à certaines côtes. — Parmi les douze côtes, quatre présentent des caractères particuliers, qui permettent de les reconnaître entre toutes les autres. sont la première, la seconde, la onzième et la douzième :

A. Première côte. — Les caractèi^es distinctifs de la première côte (fig. 97, C'j se rencontrent à la fois sur son corps, sur son extrémité antérieure et sur son extrémité postérieure :

a. Corps. — Le corps est orienté de telle façon que l'une de ses faces regarde en haut, l'autre en bas ; il résulte d'une pareille disposition que, de ses deux bords, l'un est externe, l'autre interne. — La face supérieure de la première côte est à peu près plane. On y remarque à sa partie moyenne (fig. 97; deux gouttières trans-

Fig-. 9f,.

E.vtrémité postérieure de la cinquième côte.

(2/3 de grandeur iia(urcllc.)

1, lôtc, avec sa double faceltc arliculaire. — 2.. col de la cole. — 3, facelle arliculaire de la tubérosité |)Our l'apoplnse Iransversc. — 4, saillie rugueuse de la tubrrosilé pour le ligament eoslotransversiirc postérieur. — 5, gouttière séparant la facette de la saillie. — G, rugosités où s'insère le ligament costo-transversaire supérieur. — rugosités pour l inscrlion du ligament costo-transversaire inférieur. — 8, bord supérieur de la côte. — • 9, bord inférieur. — 10. angle postérieur.

COTES ET CARTILAGES COSTAUX

versales : la gouttière postérieure (7) livre pressage à l'artère sous-clavière ; la gouttière antérieure (8j loge la veine de même nom. — Entre les deux et en un pjint voisin du bord interne, s'élève une petite saillie rugueuse : c'est le tubercule de Lisfranc, sur lequel vient s'insérer le muscle scalëne antérieur. — Du reste, il n'existe sur cette côte, ni angle, ni gouttière, ni trace de la torsion que nous avons signalée plus haut.

b. Exlrémilé antérieure. — L'extrémité antérieure de la première côte nous présente sur sa face supérieure une surface rugueuse, destinée à l'insertion du ligament costo-claviculaire. On trouve parfois, en dedans de cette empreinte ligamenteuse, une petite facette articulaire correspondant à la clavicvile.

c. Extrémité postérieure. — L'extrémité postérieure, très développée, forme avec le coi'ps un angle droit ou presque droit. Elle est caractérisée : 1° par une tête

Fig. 97. Fig. 98.

Fig. 97. — Première et seconde côtes droites, vue d'en liant.

Cl. pi-cmiôpc c'ilc. — C", deuxième côlc. — 1, 1', Iclc de la cote. — 2, 2', col. — 3, o', lubf.'-osilé. — 4, 4', bord inleiric. — 4", 4"', bord externe. — d, 5', cxlrémilt' antérieure. — (j, tubercule de Lisl'ranc |iour le scalùne anl(?rieur — 7, gouttière de l'artère sous-clavièr.;. — 8, gouttière de la veine sous-clavière. — 9, rugosités pour le ligament coslo claviculaire. — 10, tubercule pour le faisceau inférieur de la première digitation du grand dentelé.

Fig. 98. — Les mêmes avec insertions musculaires.

(Pour la légende, voj . plus bas, Insci-lioiis iiiusciilnirc.'s .)

arrunilie et portant une facette articulaire unique; 2° par un col, très mince et aplati dans le sens vertical ; 3° par tubérosité, cnlin, fortement saillante et située sur le bord externe, plutôt que sur la face supérieure de la côte.

B. Deuxième côte. — Ses deux faces (fig. 97. C") sont obliques, servant ainsi d'intermédiaire entre la première côte, dont les faces, sont horizontales, et les côtes suivantes qui ont les leurs dirigées verticalement. Comme la précédente, la deuxième côte ne présente pas de torsion et se trouve dépourvue de gouttière costale. Mais ce qui la caractérise avant tout, c'est la présence sur sa face supéro-externe, un peu en arrière de sa partie moyenne, d'une surface rugueuse et plus ou moins saillante (fig. 97,10), destinée ù l'insertion d'un des faisceaux du muscle grand dentelé.

Insertions musculaires sur les première et deuxième côtes. — La première côte donne

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OSTÉOLOGIE

A. PlIEMIÈRE CÔTE

B. Deuxième côte

a. Face supérieure

b. Bord interne.

c. Boni e.rfei'ue.

a. Face externe.

b. Bord interne .

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