‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 24 sur 176 · ZS · texte numérisé non relu

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cependant par uno portion de la lame criblée. Fort large à son ouverture supérieure, elle se rétrécit au fur et à mesure qu'elle descend : elle affecte ainsi la forme d'un entonnoir, d'où le nom tVinfundibulum qui lui a été donné. L'infun- S diluilum, sur le crâne articulé, est coiffé en haut

jDar l'ouverture du sinus frontal ; il s'ouvre en bas dans le méat moj'en par un orifice arrondi ou ovalaire, auquel fait suite une gouttière obliquement dirigée en bas et en arrière, la gouttière de rinfundibulum (voy. Ougais-es de.s sens).

d. Face inférieure. — La face inférieure(fig.i 17) nous présente successivement, en allant de dedans en dehors : 1° le bord inférieur du cornet moyen ; 2° le méat moyen ; 3° une surface rugueuse, appartenant plus spécialement aux masses latérales, qui s'articule avec le maxillaire supérieur. On remarque, enfin , sur cette face une lamelle osseuse, fort mince (fig.ll7,S), qui se détache de la partie, antérieure du méat moyen et, de là, se porte d'avant en arrière, en longeant le méat : c'est Vapophyse unciforme dont l'extrémité inférieure, plus ou moins recourbée en dehors, descend jusqu'au cornet inférieur et s'articule avec l'apophyse ethmoïdale de ce dernier. L'apophyse unciforme croise en diagonale l'ouverture du sinus maxillaire et la rétrécit naturellement de toute sa largeur (voy. t. If, Fosses nasales). c.'Face antérieure. — La face antérieure (tig. 418) présente des cavités ou demi-

1, lamo pei-pondiculairc de l'ellimoïde. — 2, gouUièi-es lal^ralos, pi-^senlaiU dans le fond les Lrous de la lame criblée. — 3, cornet moyen. — 4, méat moyen. — 5, apojilnse unciforme.

Ethmoïde, vu par sa face antérieure.

1, apoplnse crista galli. — 2, face supérieure des masses latérales. — 3, -t, 6, leur face postérieure, avec les orifices des cellules cthnioïdales. — 4, leur face interne, faisant partie des fosses nasales. — 7, apo|ilnse unciforme.

Fig. 119.

Ethmoïde, vu par sa l'ace postérieure.

1, lame perpendiculaire. — 2, cornet supérieur, audessous duquel se voit le méat supérieur. — 3, cornet moyen, au-dessous duquel est creusé le méat moyen. — 4, apophyse unciforme. — 5, surface articulaire rugueuse pour s'articuler avec le sphénoïde.

cellules, qui sont complétées en avant par l'os unguis. I^'apopliyse unciforme, ci-dessus décrite, se détache du point où cette face rencontre la face précédente.

os DU CRANE

f. Face postérieure. — La face postérieure (fig. 119), de forme quadrilatère, inégale, rugueuse par place, s'articule à la fois avec le corps du sphénoïde et avec rapoi)hyse orbitaire du palatin. Ici encore, nous rencontrons une ou deux demicellules, qui, sur le crùne articulé, sont comph'tées par les cellules correspondantes de l'ethmoïde.

4° Conformation intérieure, cellules ethmoïdales. — L'ethmoïde est presque entièrement fornu' de tissu compacte. A i^i'ine trouve-t-on des traces de tissu spongieux dans l'apophyse crista galli, à la partie supérieure et à la partie inférieure de la lame perpendiculaire.

Le tissu osseux revêt dans l'ethmoïde, et tout parliculièrement dans ses masses latérales, la forme de lames efde lamelles à la fois très minces et très fragiles, se réunissant les unes aux autres de la façon la plus irrégulière et circonscrivant ainsi un système de cavités plus ou moins anfractueuscs, connues sous le nom do cellules elhmo'idales. De ces cellules, les unes, cellules ethmoïdales proprement dites, sont formées exclusivement par l'ethmoïde : elles occupent les parties centrales de l'os. Les autres, disposées à la périphérie des masses latérales, sont constituées à la fois par l'ethmoïde et par les os qui s'articulent avec lui, le frontal, le maxillaire supérieur, le sphénoïde et le palatin : de là des cellules elhmo'idomaxillaires, des cellules elhmoïdo-frontales, des cellules ethmoMo-patalines, etc.

Les cellules ethmoïdales, malgré l'irrégularité de leur forme et de leur disposition, forment deux groupes parfaitement distincts l'un de l'autre, un groupe antérieur et un groupe postérieur : le groupe antérieur s'ouvre, un peu en arrière de l'infundibulum, dans le méat moyen des fosses nasales ; le groupe postérieur s'ouvre dans le méat supérieup-. Nous voyons donc que, comme le sinus frontal, les cellules ethmoïdales ne sont, elles aussi, que de simples diverticulums des fosses nasales. Du reste, elles sont tapissées à l'état frais par un prolongement de la muqueuse pituitaire.

Connexions. — L'ethmoïde s'articule avec onze os : en haut, avec le frontal; en arrière avec le sphénoïde ; en arrière et en bas, avec les palatins : en avant, avec les os propres du nez : en dehors, avec les maxillaires supérieurs et les unguis; enfin, en bas, sur la ligne médiane, avec le vomer. De ces onze os, les deux premiers appartiennent au crâne; tous les autres sont des os de la face.

Développement. — L'ethmoïde se développe par quatre centres d'ossification : deux latéraux, pour les masses latérales ; deux médians, pour les autres portions (fig. 120).

a. Centres d'ossification latéraux. — Les premiers apparaissent, vers le C[uatrième mois de la vie intra-utérine, dans les masses latérales sous forme de trabécules verticales ou obliques, qui, en se réunissant un peu plus tard, constitueront les cellules ethmoïdales et les cornets. Ces dernières pièces sont complètement ossifiées à la naissance. A ce moment, les deux masses latérales se trouvent unies l'une à l'autre par une lame fibreuse (fig. 120, A, 2'), qui passe, à la manière d'un capuchon, au-dessus de l'apophyse crista galli, encore cartilagineuse.

b. Centres d'ossification médians. — Les centres d'ossification médians ne se montrent qu'après la naissance, vers la fin de la première année. — On observe à cette époque, à la base de l'apophyse crista galli et de chaque côté de la ligne médiane, une série de granules osseux (cinq de chaque côté), ayant chacun un demi-millimètre de diamètj-e environ. C'est par l'extension graduelle de ces divers points d'ossification que se forment successivement l'apophyse crista galli, la lame criblée et la lame perpendiculaire, qui s'ossifie

Fig. lio.

Ossification de tcthmoïjc (imilé de RAsinAun cl Renault).

A, l'etlimoide vu de face. — B, lame perpendiculaire et apophyse crista galli, vues du coté eauclie (la masse latt'îrale gauche a été résé- (luée).

1. lame perpendiculaire cartilajïineuse. — % apophyse crista ^alli cai-til.T^Mneuse. — 2', lame lihreuse, recouvrant l'apophyse crUl[i et rattachant la niasse lati;rale droite à la ^anche. — :i, massi-s latérales ossitiées. — 4, 4', les cinq points primitifs de la base de 1 apophyse crista galli. — 5, point compléiiientaice pour le somme de cette apophyse. — 6, vomer non ossifié.

OSTÉOLOGIE

ainsi de haut eu bas. Nous devons noter, cependant, l'apparition de deux points complémentaires, l'un pour le sommet de l'ajïophyse crista galli, l'autre pour le bord externe de la lenic ethmoïdale.

L'ossiTication de l'ethmoïde est généralement complète dans la cinquième ou sixième année. A vingt-cinq ans, la lame perpendiculaire est articulée, mais non soudée avec le bord correspondant du vomer. Cette soudure, qui est constante dans la vieillesse, s'elTectue de quarante à quarante-cinq ans.

Variétés. — Le bord antérieur de l'apophyse crista galli présente fréquemment deux petites ailes iprocessi/s alares de Hyrtl), qui se dirigent vers les fossettes creusées à la partie inférieure de la crête frontale et contribuent ainsi à former le trou borgne. — L'inclinaison latérale de l'apophyse crista galli n'est pas rare; une pareille déviation peut diminuer, on le conçoit, l'une (les gouttières ethmoidales au profit de l'autre. — De l'angle antéro-inférieur de l'os planum se ditache souvent une petite lamelle recourbée en forme de crochet : cesil^i petite apophijse i/iiciforine de l'ethinoide, bien décrite par M. J. Weber et destinée à s'articuler avec l'unguis. — Deux ou trois fois sur cent (Meyer, Arch. f. physiol. He'dU/ndè, 1849, p. 235), l'angle antérieur et supérieur de la lame perpendiculaire est réuni aux os propres du nez par une lamelle osseuse surnuméraire {ossa inteniasalia). — On a vu l'os planum divisé en deux parties, une postérieure plus grande, une antérieure plus petite; cette dernière correspond (W. Khause) à l'os lacrymal postérieur des mammifères. — On rencontre parfois, au-dessus du cornet supérieur (regarder l'os par sa face postérieure si on veut bien le constater), un petit cornet surnuméraire ou corne/ c/e Santorini, que Voi.roLiNi a pu voir même sur le vivant [Die Rhinoscopie iind Pliaryngoscopie, 1879, p. 70). Le cornet de Santorini, qui porte à trois le nombre des cornets ethmo'idaux et à quatre le nombre total des cornets des fosses nasales, existe normalement chez un grand nombre de mammifères [W. Krause), ainsi que chez les nègres (llvicrL).

§ III. S P H É .\ 0 'l 0 E

Ainsi nommé du mot grec cç-ôv qui signifie coin (parce qu'il est enclavé à la manière d'un coin au milieu des os du crùnc), le sphénoïde est un os impair, médian, symétrique, occupant la partie antérieure et moyenne de la base do cette boite osseuse. Il est situé entre l'ethmoïde et le frontal, qui sont en avant, et l'occipital, qui est en arrière. Soemmeulng et, après lui, Meckel l'ont réuni dans leur description à l'occipital sous le nom d'os basilaire ou os sphéno-occipilal. Cette conception, justiliée en apparence par la soudure précoce des deux os, est en opposition formelle avec nos connaissances actuelles sur la constitution générale du crâne, l'occipital et le splK'no'ïde appartenant l'un et l'autre <à des vertèln'es crâniennes d i t f é rentes.

Le sphénoïde nous apparaît, au premier at)ord, sous la forme d'un os très complexe. Il est facile, pourtant, de le simplifier par une division méthodique. — Mettons-le en position et considérons-le par son plan postérieur : nous constatons tout d'abord la présence, sur sa face supérieure, de deux lames triangulaires, qui s'en écartent en se dirigeant en dehors : ce sont les petites ailes du sphénoïde. — • De chaque coté, nous voyons, s'écartant également de l'os, deux autres prolongements en forme de demi-lune et beaucoup plus considérables que les précédents : ce sont grandes ailes du sphénoïde. — Enfin, à la partie inférieure de l'os, nous rencontrons encore deux prolongoments dirigés cotte fois verticalement de haut en bas : ce sont les apophyses ptérygoïdes. — Ceci posé, enlevons par un trait de scie ou seulement par la pensée ces six prolongements : il nous restera la masse centrale de l'os, espèce de cube un peu allongé dans le sens antéro-postérieur : c'est le corps du sphénoïde.

Au total, le sphénoïde se compose essentiellement : 1" d'un corps, ayant une forme cuboïde ; 2° de àevv^ petites ailes, annexées à la face supérieure du corps ; 3° de deux grandes ailes, annexées à ses faces latérales; 4° de deux apophyses ptérygoïdes, annexées à sa face inférieure.

os DU CRANE

Nous décrirons séparément cliaciin de ces élénir-nts. en coninieneant par le corps de l'os :

1" Corps. — Le corps du sphénoïde affecte, avons-nous dit, une forme cuboïde. Il nous présente par conséquent six faces, que l'on distingue, d'après leur situation, en supérieure, inférieure, antérieure, postérieure et latérales :

a. Face supérieure. — La fiice supéiieure (fig. nous présente, en allant d'avant en arrière : 1° une surface quadrilatère, creusée, de chaque côté de la ligne médiane, de deux gouttières antéro-postérieures peu profondes : ce sont gouttières olfactives, lesquelles se continuent en avant avec les gouttières ethmoïdales ; ^2° une gouttière transversale, la gouttière optique, qui alioutit par ses extrémités aux trous optic|ues ; 3° une excavation profonde, la fosse pituitaire on selle turcique, ainsi appelée parce qu'on l'a comparée à une selle de cavalier (epliippium) ; la selle turcique loge le corps pituitaire.

En avant, la selle turcique est limitée par une saillie mamelonnée, le tubercule pituitaire, c[ui la sépare de la gouttièr^e optique. En arrière, elle est fermée par une lamelle osseuse, qui, en raison de sa forme, a reçu le nom de lame quadrilatère du sphénoïde. Cette lame osseuse, qui la sépare de l'occipital, nous présente sur ses deux bords latéraux deux petites échancriires. Tune supérieure pour le passage du nerf moteur oculaire commun, l'autre inférieure pour le passage du nerf moteur oculaire externe.

La selle turcique est, en outre, limitée à ses quatre angles par quatre saillies (fig. 123), connues sous le noju (Yapophyses clinoïdes (de -/.V.yt], lit et eîooç, forme).

— Les deux antérieures font partie des petites ailes et sont placées en arrière des trous optiques. — Les deux postérieures ne sont autre chose que les angles libres de la lame quadrilatère ci-dessus indirjuée,

— Enlin, de chaque côté de la selle turcique, entre l'apophyse clinoïde antérieure et l'apijphj-se clinoïde postérieure, existe quelquefois une saillie intermédiaire : c'est l'apophyse clinoïde moyenne, réduite le plus souvent à un simple tubercule, mais pouvant, dans certains cas, s'élever jusqu'aux apophyses clinoïdes, soit antérieures, soit postérieures.

h. Face inférieure. — La face inférieure (fig. 126) nous présente tout d'abord une crête médiane, la crête inférieure du sphénoïde, qui est reçue dans la gouttière du vomer. — Cette crête forme en avant, en se réunissant avec la crête de la face antérieure, une saillie en forme d'éperon : c'est le bec ou rostrum du sphénoïde (fig. 124,4). — De chaque côté de cette crête médiane, se trouve un premier sillon où vient se loger le bord aminci de la base du vomer. — Plus en dcliors et tout près des apophyses ptérygoïdes, existe un deuxième sillon, que la juxtapositionde l'apophysesphénoïdaledupalatin (fig. 12l,3)transforme en un conduit, Ui conduit ptérygo-

Coupe frontale du spliéiioïile passant par la selle turcique, pour montrer les connexions de ce dernier os avec le palatin et le vomer [deini-scluhn a/iqiie) .

I, sinus splu'uoïiJaux. — 3, crèle iiilVTiciire du spliûnoïde reçue dans la gouttière supriieure du vonicr. — S, apophyse spliénoïdale du palatin l'crmant en bas et en dedans le canal jitérj go-palatin. — 4, trou vidicn. — 0, trou grand rond. — 6, grande aile du sphénoïde. — 7, pelite aile. — 8, apoplijsc ptérj goïde. — 9. portion horizontale du palalin (c/i ro"i/t>). — 10, cornet inférieur [l'ii bk'ii). — - II, vonior (on ljl:;u).

OSTÉOLOGIE

palatin, pour le passage de Uartèrc ptérygo-palatine et du nerf pharyngien de Bock, c. Face antérieure. — La face antérieure du corps du sphénoïde (fig. i!24} répond.

Fig. 122. — Sphénoïde, vue supérieure.

Spliénoïde, vue antérieure.

1, corps, lamelle hori/.onlalc s articulant avec rethnioïde. — 2, petites ailes, avec 2', apoplijscs cliiioïdcs antérieures.

— 3, lente spliénoïdale. — 4, bec ou lostruni. — 5, sinus spliénoïdal. — 6, apophyse ptérjgoïdc, avec : 7, son aile externe ; 7', la fosse ptérvgoïde : 8, son aile interne, se terminant par un crochet 8'. — 9, intervalle compris entre les deux ailes et comblé par le palatin. — 10, épine du sphénoïde. — 11, face interne des grandes ailes. — 12, surface rugueuse, s'articulant avec le frontal. — 13, face externe des grandes ailes. — 14, trou optique. — 15, trou grand rond.

— 16, canal vidien. — 17, trou petit rond. — 18, trou ovale. — 19, crèlc inférieure, avec 19', gouttière ptérj go-palatine.

— 20, lame quadrilatère, au-dessous de laquelle se voit (fig. 125) le trait de scie qui sépare le sphénoïde de l'occipital. — 21, bord supérieur de la lame quadrilatère, avec 21', apophyse clinoïde postérieure. — 22, gouttière caverneuse. — 23, gouttière précédant le trou grand rond. — 24, face interne des grandes ailes. — 25, bord externe des grandes ailes.

— 26, selle turcique, avec 26', apophyse clino'ide moyenne. — 27, extrémité supérieure de la gouttière caverneuse. — 28, tubercule pituitaire. — 29, gouttière optique. — 30, lingula de Meckel.

os DU CRAXE

sur le crâne articiih', à la partie |)uBtérieure de l'ethnioïde. Nous y vo^'uns, sur la ligne uK'diane et en allant du haut en bas : une lamelle hurizontal.". mince et quadrilatère, destinée à s'articuler avec la lame criblée de retiimoïdi' ; au-dessous d'elle, une crête verticale, également rugueuse, articulée avec le bord post('rieur de la lame perpendiculaire de ce dernier os. Cette crête, crête antérieure du sphénoïde, s'unit en bas avec la crête de la face inférieure pour former le bec.

Sur les côtés de la crête médiane, nous rencontrons successivement en allant de dedans en dehors : 1" une gouttière verticale qui, sur un crâne non désarticulé, forme la partie postérieure de la voûte des fosses nasales : un orilice à contours fort irréguliers, représentant l'entrée des sinus sphénoïdaux ; 3" eidin. une surface rugueuse, destinée à s'articuler avec les masses latérales de l'ethmoïdi'.

d. Face postérieure. — La face postérieure (fig. Ii25) i)résente une surfice quadi'ilatère rugueuse, destinée à s'articuler avec roccii)ital. Elle se soade de très bonne

Fig. 12b.

Sphénoïde, vue postérieure.

2, iidilcs ailes, .ivcc apoplijscs cliiioïdcs aiiir'ricures. — 3, fente S|)li6no'Klalo. — T. aile externe de l'apopli; se |it'Ji'} goïde. avec 7', la fosse ptér; goïdc. — 8, son aile interne, se terminant [lar nn crocliet 8'. — 10. épine du spliénoïde.

— 16, canal vidien. — 17, trou [élit rond. — 20, lame quadrilatère, au-dessous de laquelle se voit le Irait de scie qui sépare le siiliénoïde de l'occipital. — 21, bord supérieur de la lame quadrilatère, avec 21', apO|ilijse cliuoVde postérieure.

— 22, gouttière caverneuse. — 24. face inlernc des grandes ailes.

heure avec ce dernier os, de telle sorte que, sur la plupart des os pnqjarés pour l'étude, cette face est formée artificiellement par un trait de scie.

e. Faces latérales. — Les faces latéi-ales du corps du sphénoïde servent de surface d'implantation aux grandes ailes, qui les masquent presque en totalité. De chaque côté, elles sont séparées de la selle turciquc par une gouttière toujours très marquée, la gouttière caverneuse (flg. 122, Cette gouttière, qui fait suite au canal carotidien, du rocher est d'abord ascendante. Puis, s'infléchissant en avant, elle suit quelque temps une direction horizontale et se redresse de nouveau à son extrémité antérieui^e pour gagner le cùté interne de l'apophyse clinoïde antérieure. La gouttière caverneuse décrit donc successivement d(Hix courbes, qui regardent en sens opposé et, de ce fait, revêt dans son ensemble la forme d'un S italique. Elle loge, à l'état frais, le sinus caverneux, l'artère carotide interne et un certain nombre de nerfs destinés à l'orbite.

2" Petites ailes ou apophyses d'Ingrassias. — .Vnm^xées à la lac;' supi'rieur.' du corps du siiluMioïde, les petites ailes, encore appelées apophyses d' Ingrassias, , affectent la forme d'un triangle à la l)ase dirigée en dedans. — Leur /"ace supérieure.

AN'ATO.MIE HUUAl.NE. — T. 1, ÉDIT. 17

OSTÉOLOGIE

plane et unie, corresponil aux lobes antérieurs du cerveau. — La face inférieure fait partie de la voûte orbitaire. — Le bord antérieur, finement dentelé',, taillé en biseau aux dépens de la face inférieure, s'articule avec le bord postérieur du frontal et de la lame criblée de l'ethmoïde. — Le bord postérieur , légèrement concave et tranchant en dehors, est mousse en dedans, oii il se termine par une saillie anguleuse que nous avons déjà vue, Vapophi/se clinoïde antérieure. ■ — Le sommet des petites ailes s'effile en une pointe très aiguë, connue sous le nom d'apophyse ensiforme ou xiphoïde. — La base, soudée au corps du sphénoïde, est percée d'un trou, le trou optique ou canal optic[ue, lequel livre passage au nerf optique et à l'artère ophthalmique. En arrière de ce trou et immédiatement en dedans de l'apophj'se clinoïde antérieure, existe vme échancrure pour le passage de la carotide interne ; un petit pont osseux, jeté entre l'apophyse

Sphénoïde, coupe horizontale des grandes ailes, pour bien montrer la situation respective

de leurs faces et de leurs bords.

t, coi'ps. — 2, lame quadrilatère. — 3, selle lurcique. — 4, trou optique. — o, coupe des petites ailes. — 6, trou grand rond. — 7, trou ovale. — 8, trou petit rond ou sphèno-épincux. — 9, surface de section des grandes ailes, avec : 10. leur face interne ou orbitaire ; 11, leur face cxicrnc ou temporale ; 1-', leur bord externe ; lo, leur face iJOstéricuro ou cérébrale. — 14. épine du sphénoïde. — 15, lingula de Meckei.. — 16, gouttière caverneuse. — 17, trou de Vésale. — 18, canal innominé d'AnNOLo. — 19, pont osseux reliant les apophyses clinoïdes antérieure et postérieure. — 'iO, autre pont osseux reliant l'apo|)hyse clinoïde moyenne à l'apophjsc clinoïde antérieure et limitant en arrière et en dehors un orifice qui livre passage à la carotide interne. — orifice incomplet pour la même artère.

a, artère carotide interne. — è, artère ophtlialmique et nerf optique. — c, nerf maxillaire supérieur. — (Z, nerf maxillaire inférieur et vaisseaux petits méningés. — c, vaisseaux méningés moyens. — /■, veine émissaire du trou de Vésale. — (/, nerf petit pétreux superficiel. — /(, nerf lacrymal. — /, nerf frontal. — k, nerf pathétique. — Z, veine ophthalmique. -■ )H, nerf moteur oculaire externe. — n, nerf moteur oculaire commun.

clinoïde antérieure et la moyenne, transforme quelquefois cette échancrure en un orifice complet (fig. 126,20).

3" Grandes ailes. — Les grandes ailes se détachent, comme nous l'avons dit plus haut, de la face latérale du corps du sphénoïde. Leur coupe horizontale, pratiquée au niveau de la réunion du tiers supérieur avec le tiers moyen, affecte la forme d'une étoile à trois rayons (iig. 126). Aussi déci'irons-nous à chacune des grandes ailes trois faces et trois bords :

A. F.\cEs. — Les trois faces se distinguent, d'après leur orientation, en postérieure, antérieure et externe.

a. Face postérieure. — La face postérieui^e ou cérébrale est fortement concave et présente des impressions digitales et des éminences mamillaires, en rapport avec les irrégularités du lobe sphénoïdal du cerveau.

os DU CRANE

b. Face antérieure. — La face antérieure ou orlutaire, quadrilatère et assez régulièrement plane, fait partie de la paroi externe de l'urbite.

c. Face externe. — La face externe, convexe de haut en bas, mais concave d'avant en arrière, est divisée par une crête antéro-postérieure, la crête sphéno-temporale, en deux portions : l'une, supérieure, qui appartient à la fosse temporale et qui donne insertion au muscle temporal ; l'autre, inférieure, qui appartient à la fosse zygomatique et sur laquelle vient s'insérer le faisceau supérieur du muscle ptérygoïdien externe.

B. Bords. — Le nom des faces commande le nom des bords. Les trois bords de la grande aile du sphénoïde se distingue en antérieur, externe et interne :

a. Bord antérieur. — Le bord antérieur (fig. 127), fort mince et très irrégulièrement dentelé, s'articule avec l'os malaire ; il est vertical.

b. Bord externe. — Le bord externe (fig. 127) est concave et taillé en biseau, en arrière aux dépens de la table interne, en avant aux dépens de la table externe ; il s'articule avec la portion écailleuse du temporal.

c. Bord interne. — Le bord interne (fig. 126) est fortement convexe. Mince et tranchant à sa partie antérieure, il se soude au corps du sphénoïde par sa partie moyenne et s'épaissit à sa partie postérieure, laquelle s'articule avec le bord antérieur du rocher. Le long de ce bord, et en allant d'avant en arrière, nous rencontrons quatre orifices importants, savoir: 1° la fente sphénoïdale (3j, comprise entre ce l)ord et la face inf('rieure des petites ailes ; large en dedans, étroite en dehors, elle livre passage aux nerfs de la troisième et de la quatrième paire, à la branche ophthalmique du trijumeau, à la sixième paire, à la veine ophthalmique, à une artériole, branche de la méningée moyenne, qui, lorsqu'elle ne suit pas cette voie, se creuse dans le voisinage un petit orifice particulier ;2° un trou circulaire, le trou grand rond (16), par lequel passe le nerf maxillaire supérieur ou deuxième branche du trijumeau; 3" un trou ovalaire, beaucoup plus grand que le précédent, le trou ovale (18), qui laisse passer le nerf maxillaire inférieur ou troisième branche du trijumeau, accompagné de l'artère petite méningée ; 4° un quatrième trou situé en arrière et un peu en dehors du trou ovale, le trou petit rond ou sphéno-épineux (17), par lequel l'artère méningée moyenne pénètre dans le crâne. Un trouve quelquefois, un peu en dedans du trou petit rond, un tout petit orifice, le canaliculus innominatus d'ARNOLo (fig. 126,18). pour le petit nerf pétreux superficiel, branche du facial. De même, en dedans et un peu en avant du trou ovale, existe assez fréquemment un petit orifice qui s'ouvre d'autre part à la base du crâne : c'est le trou de Vésale (fig. 126,17); il livre passage à une veine émissaire qui fait communiquer la circulation intra-cranienne avec le plexus veineux ptérygoïdien.

Les quatre orifices que nous venons de signaler se disposent à la suite les uns des autres suivant une ligne courbe dont la concavité est dirigée en dehors. Le trou grand rond n'est séparé de la fente sphénoïdale que par un espace de 1 à 3 millimètres. Le trou ovale est placé à 1 centimètre environ en arrière du trou grand rond. Une distance de 3 ou 4 millimètres sépare le trou petit rond du trou ovale.

Le bord interne et le bord externe des grandes ailes du sphénoïde se rencontrent à l'une et à l'autre de leurs deux extrémités. — En arrière, ils se terminent en formant une apophyse descendante généralement très développée : c'est ïépine du sphénoïde (fig. 126,14), à laquelle viennent s'attacher le ligament sphénomaxillaire et le muscle du marteau. — En avant, leur point de jonction est marqué par une surface rugueuse de forme triangulaire (fig. 124,12), à laquelle aboutit

OSTÉOLOGIE

encore le bord antérieur"dc la grande aile et qui s'articule avec une surface semblaliic que nous avons déjà vue sur le frontal (p. 119), à la rencontre des trois bords de ce dernier os.

A" Apophyses ptérygoïdes. — • Les apophyses ptérygoïdes (de uTépu^, aile et eÏôo;, forme) sont deux colonnettes osseuses, dirigées verticalement de haut en bas et se détachant à la fois, par leur base, de la face inférieure du corps du sphénoïde et du bord interne de ses grandes ailes (fig. 124, 125 et 127). Leur sommet, bifurqué, est formé par les deux lames osseuses que l'on désigne sous le nom iVaile interne et (ïaile externe (fig. 125,7 et 8) ; la première, la plus étroite des deux, se termine par un crochet, qui se dirige en arrière et en dehors et sur

lequel glisse le tendon du muscle i^éristaphylin externe ; l'aile externe, plus étalée et plus large, s'incline légèrement en dehors. Entre les deux ailes existe un espace libre, de fonne triangulaire, que vient combler, sur le ci'àne articulé, V apophyse pyramidale du palatin (voy. Palatin).

L'apophj^se ptérygoïdc nous présente quatre faces, que l'on distingua, d'après leur situation, en interne, externe, antérieure et postérieure. — ■ La face interne, étroite et plane, contribue à former la \)Avo\ externe des fosses nasales. — La face externe, large et recouverte d'aspérités, constitue la paroi interne de la fosse zygomatique et donne insertion au foisceau inférieur du muscle ptér^^goïdien externe. — La face antérieure , lisse à sa partie supérieure où elle fait partie de la fosse iDtérygo-maxillaire, est fortement rugueuse ù sa partie inférieure pour s'articuler avec le palatin. — -La face postérieure, la i^lus importante de toutes, est creusée d'une excavation profonde, la fosse ptérygoïde, dans laquelle vient s'insérer le muscle ptérygoïdien interne. A la partie supérieure et interne de cette fosse, se trouve une jîetite dépression ovalaii'e : c'est la fossette scaphoïde, destinée à l'insertion supérieure du muscle péristaphylin externe. Immédiatement au-dessous de la fossette scaphoïde, se voit, sur la plupart des sujets, une petite lamelle osseuse en forme d'épine, dont la base fait corps avec l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde, et dont le sommet se dirige en arrière. Le bord supérieur de cette lamelle osseuse délimite une échancrure demi-circulaire, dans laquelle se loge la trompe d'Eustache {tuba) et que nous appellerons, pour cette raison. V échancrure tubaire du sphénoïde. En face de l'épine tubaire, mais en dehors d'elle, sur l'aile externe de l'apophyse ptérygoïde, se trouve une épine analogue : c'est Vépine de Civiiiini, très visible sur la figure 127,13; elle donne attache à une lanie fibreuse, le ligament ptérygo-

Fig. 127.

Si:hénoïde, vue latérale.

I, selle turcique. — 2, apophyse clinoïde antérieure. — 3, apophyse chnoïtle postérieure. — 4, face externe des grandes ailes. — 5, apophyse ijtérigoïde, avec 6, le crochet de son aile interne. — 7, canal vidien. — 7' trou optique. — 8, crête sphéiio-temporale, séparant la fosse temporale de la fosse zygomatique. — 9, bord externe des grandes ailes. — 10, partie supérieure de leui- bord interne. — 11, surface rugueuse s'articulant avec le frontal. — 1:', bord antérieur. — 13, épine de Civinini.

os DU CRANE

épineux) de CtviMxr. qui vient s'insérer d'autre part sur l'o'pine du sphénoïde.

Il nous reste à signaler un dernier détail, c'est que la l)ase de l'apophyse ptérygoïde est traversée d'arrière en avant par un canal rectilignc et à peu près horizontal : c'est le canal vidien (fig. 'liio,16), lequel livre passage au nerf vidien et à l'artère vidienne.

5° Conformation intérieure, sinus sphénoïdaux. — Comme l'ethmoïde, le sphénoïde est presque entièrement constitui' par du tissu compacte. On trouve, cependant, des traces de tissu spongieux à la partie postérieure du corps, à la base des apophyses ptérygoïdes, sur les portions les plus épaisses des grandes ailes et sur le bord postérieur des petites.

Les sinus sphénoïdaux au nombre de deux, l'un droit, l'autre gauche, sont deux vastes cavités creusées dans le corps du sphénoïde, au-dessous de la selle turcique et de la gouttière optique (tlg. '124,5). Une cloison médiane, le plus souvent dejetée ù droite ou à gauche, les sépare l'un de l'autre et les rend ainsi in(h^pendants. Il n'est pas rare de voir d'autres cloisons plus minces surgir des parois des sinus et les subdiviser ainsi en des cavités secondaires (ce^/wte spliénoïdales) plus ou moins nombreuses, mais toujours irrégulières. Les sinus sphénoïdaux viennent s'ouvrir dans le méat supérieur des fosses nasales (voy. t. Il, Sens de l olfaction). Comme les sinus frontaux, avec lesquels ils présentent la plus grande analogie, ils sont tapissés à l'état frais par un prolongement de la muqueuse nasale.

Dans le jeune âge, l'orifice d'entrée des sinus sphi-noïdaux se trouve rétréci par une lamelle osseuse fort mince, de forme triangulaire, qui se détache du bord inférieur de cet orifice. A l'état d'isolement, cette lame osseuse est connue sous le nom de cornet de Berlin. Elle se soude vers la deuxième année avec le corps du sphénoïde, exceptionnellement avec l'ethmoïde ou le palatin.

Connexions. — Le sphénoïde s'articuie tout d'abord avec tous les os du crâne : en avant, avec l'ethmoïde et le frontal; en arrière, avec l'occipital; de chaqiie côté, avec les pariétaux et les temporaux. Il entre ensuite en connexion avec cinq os de la face, savoir : en avant et en dehors, avec les deux malaires; en bas, avec les deux palatins et avec le vomer.

Insertions musculaires. — Sur le sphénoïde viennent s'insérer vingt-deux muscles, onze de chaque côté (tlg. 128, A, li et C). — Sur les f/i-aïu/es ailes : le temporal (1) et le ptérygoïdien

Insertions musculaires sur le splirnoïïle : A, l'os, vue antérieure; B, l'os, vue inférieure; C, pourtour du trou optique

et de la fente spliénoïdalc.

(Pour 11 si,:ni;lo:iti j;i lUl clulTi-.M. voir le texte ci-ilessva^ relitii aux insertions musciiiaircs.)

externe (2). — Sur les petites ailes : le releveur de la paupière supérieure (3), le grand oblique (4), le droit supérieur (5), le droit inférieur (6), le droit interne (7), le droit externe (8), ces trois derniers par l'intermédiaire du tendon de Zinn. Le droit externe, dans bien des cas, s'insère

OSTÉOLOGIE

également par quelques faisceaux (8') sur le bord externe de la fente sphénoïdale (voy. t. Il, Muscles de l'orbite). — Sur les apophyses ptérygokles, le ptérygoïdien interne (9), de nouveau le ptérygoïdien externe (2), le constricteur supérieur du pharynx (10) et le péristaphylin externe ou sphéno-staphylin (11).

Développement. — Depuis le troisième mois, époque où le sphénoïde commence à s'ossifier, jusqu'au septième, les difl'érents points d'ossification aux dépens desquels se forme cet os se montrent successivement et se rassemblent en deux groupes distincts, de façon à constituer en réalité deux pièces osseuses : une pièce antérieure ou spliéiioicle mUérieur, formé par la portion antérieure du corps et les petites ailes; une pièce postérieure ou sphénoïde postérieur, comprenant à la fois la portion postérieure du corps, les grandes ailes et les apophyses ptérygoïdes. Ces différents points d'ossification sont au nombre de quatorze (Sappey) : quatre pour le sphénoïde antérieur, huit pour le sphénoïde postérieur et deux poiîr les cornets de Bertin.

a. Sphénoïde antérieur. — Le sphénoïde antérieur présente deux points d'ossification pour la partie antérieure du corps du sphénoïde et deux pour les petites ailes. De chaque côté de la ligne médiane, le point d'ossification destiné au corps se réunit à celui de la petite aile corres-

Fig. 129.

DéveroppenienI du sphénoïde (d'après Sappey).

A. — Splicnoide d'un fœtus de trois mois et demi à quatre mois : 1, points d'ossification qui produiront le corps du sphénoi'de antérieur. — ïd. petites ailes. — S. points d'ossilication internes ou moyens du corps du spliénoïde postérieur. — 4, points latéraux de ce corps. — b, ailes internes des apopiiyses ptéry;;oides. — 6, ailes externes et granfles ailes.

B. — Spliénoïde d'un fœtus de huit mois : 1, les deux points du i-:<v\ii ihi ^plu iniiiii' .iiil. rii'ur, encore très écartés l'aa de l'autre, mais déjà conlijus aux petites ailes. - 2, 2, petites ailes formant les trous o|.lh| n - ,nrr l, < |.niiil. précédents. — 3, les quatre points du

corps du spfïénoide postérieur : ces points sont réunis en avant, mais ils pi .'si iilcul . ik lu i' t ii i e, en 4, des traces de leur indépendance

primitive. — o, ailes internes des apopliyscs ptéryffoïdes, non encore soudées. — (i. G, ailes externes et grandes ailes.

pondante, avant de se fusionner avec le point homologue du côté opposé. Les deux trous optiques appartiennent au sphénoïde antérieur.

b. Sp/iéiioule postérieur. — ■ Les huit points osseux du sphénoïde postérieur se décomposent ainsi : deu.r pour les grandes ailes et la portion externe des apophyses ptérygoïdes (ils apparaissent à deux mois et demi); deux pour la portion interne des apophyses ptérygoïdes; deux pour la partie postérieure du corps (ils se réunissent entre eux au commencement du quatrième mois) \ deux pour la partie latérale du corps, correspondant à la région des gouttières caverneuses (ils se soudent aux précédents vers la fin du quatrième mois).

Le canal vidien résulte de la conjugaison des trois points osseux suivants : les points osseux des grandes ailes, les points osseux de la partie interne des apophyses ptérygoïdes, les points latéraux du corps.

Le sphénoïde antérieur et le sphénoïde postérieur restent distincts jusqu'au septième mois de la vie fœtale. A partir de cette époque, ils se fusionnent par les portions latérales du corps d'abord et, plus tard seulement, par la portion moyenne du corps. A la naissance, les deux sphénoïdes se trouvent encore séparés à leur face inférieure par une portion cartilagineuse non ossifiée (S.iPPEY, Gegenbaur). Ce n'est que quelques années plus tard que l'ossification est complète.

c. Cornets de Bertin. — Rien de plus obscur que l'origine des cornets deBertin. Pour Sappey, les deux points osseux qui donnent naissance aux sinus sphénoïdaux apparaissent du sixième au huitième mois qui suit la naissance. Ils atfectent primitivement la forme de deux petites lamelles, situées de chaque côté du bec du sphénoïde, qui se replient bientôt et forment, vers la troisième ou la quatrième année, une espèce de cône [cornet de Berlin), lequel se soude au reste de l'os de la douzième à la quinzième année. Contrairement à l'opinion précédente, Kôlliker, embrassant sur ce point les idées de Dursy, rattache les cornets de Bertin aux masses latérales de l'ethmoïde. D'après ce dernier anatomiste, ces cornets sont déjà visibles chez des embryons de 8 centimètres et sont bien constitués chez ceux de 20 centimètres.

Variétés. — L'apophyse clinoïde antérieure peut se réunir avec l'apophyse clinoïde postérieure ; de même, l'apophyse clinoïde moyenne peut se fusionner, soit avec l'apophyse clinoïde antérieure, soit avec la postérieure, soit à la fois avec l'une et l'autre. De telles dispositions ont pour résultat la formation, sur le côté de la selle turcique, d'un ou de plusieurs orifices surnuméraires (fig. 120,19 et 20). — La gouttière caverneuse est limitée en dehors, dans sa moitié postérieure, par une languette osseuse [lingula de Meckel), qui est souvent très développée et qui répond à l'espace compris entre le trou grand rond et le trou ovale (fig. 103,15). Cette languette, bien décrite par Caldani {Opusc.anaf., l'adoue, 1803), constitue parfois une petite pièce osseuse tout à fait distincte, engagée dans la dure-mère contre la carotide interne. — De chaque côté de la crête ethmoïdale du sphénoïde, en haut et en avant du corps de l'os, existent quelquefois deux petits prolongements

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