‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 29 sur 176 · C. — Zone antérieure ou faciale · texte numérisé non relu

C. — Zone antérieure ou faciale

^ ., , „ ., i Fai-e inférieure et base des petites ailes du sphé-

10 DroUsdelœd ^ ^^^..^^

2" Grand oblique de l'œil | Face inférieure des petites ailes du sphénoïde.

3» Releveur de la paupière supérieure . . \ Face inférieure des petites ailes du sphénoïde.

^ ,. , . , ,, , ,. ,, ( Apophyse orbitaire interne du frontal (en partie

^°Orhiculairedespaupieres{tendon direct) ^ seulement)

5" Sourcilier 1 Partie interne de l'arcade sourcilière.

§ m. — DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL DU CRANE

Le cnlne est primitivement membraneux, c'est-à-dire constitué dans toute son étendue par des cellules embryonnaires, au sein desquelles cheminent quolcjnes vaisseaux. Mais bientôt (le quatrième jour chez le poulet, le quinzième chez le lapin, au deuxième mois chez le l'homme), survient une première et importante différenciation. La moitié inférieure, en effet, est rapidement envahie par In chondrine et se transforme en cartilage, tandis que la moitié supérieure persis;te à l'état de simple membrane. La première de ces parties ou crâne cartilagineux {plaque basilaire de Kôlliker) forme la base de la boite osseuse, c'est-à-dire l'ethmoïde, le sphénoïde, les portions inférieures du temporal et de l'occipital. La seconde ou crâne membraneux constituera la voûte, c'est-à-dire le frontal, les pariétaux, Técaille du temporal et une partie de l'écaillé occipitale.

Le développement respectif de la base et de la voûte du crâne se poursuit donc suivant les deux modes particuliers de l'ossification : aa sein du tissu cartilagineux pour la base, au sein du tissu fibreux pour la voûte.

1° Développement de la base. — Le développement de la base ne présente rien de bien spécial (voir plus loin. Théorie vertébrale du crâne). Un certain nombre de points d'ossification, déjà énumérés à propos de chaque os, apparaissent dans le bloc cartilagineux priniitif; ils s'étendent ensuite par leur circonférence et finissent par se rejoindre ou même par se fusionner. A la naissance, la lame criblée et l'apophyse crista galli de l'ethmoïde, la lame quadrilatère du sphénoïde sont encore à l'état cartilagineux. Les autres parties, déjà transformées en tissu osseux, ne sont cependant pas entièrement réunies. L'ossification poursuit son œuvre et le développeinent de la base ne se complète guère c{ue vers l'âge de six ou sept ans.

2" Développement de la voûte. — Le développement de la voûte est plus complexe. Pour en faciliter l'étude, nous examinerons successivement : 1° le crâne de l'enfant ; 2° le crâne de l'adulte ; 3" le crâne du vieillard.

A. Grane de l'enfant (période fontanellaire). — Les nombreux points d'ossification, primitifs ou complémentaires, qui se disséminent dans le crâne membraneux pour présider à la formation de chacun des os de la voûte et que nous avons déjà étudiés en détail, procèdent, dans leur extension, du centre à la circonférence. Il i^ésulte d'un pareil mode d'accroissement que les angles des diverses pièces crâniennes qui sont les points les plus éloignés du centre, sont les derniers envahis par la substance osseuse. L'ossification n'étant pas encore

terminée au moment de la naissance, les régions vers lesquelles convergent ces angles persistent à l'état de membrane fibreuse : ces espaces membraneux, non encore ossifiés, ont reçu le nom de fontanelles. La connaissance de leur situation et de leur forme est importante surtout pour l'accoucheur, qui peut, grâce à elles, acquérir des notions précises sur la position du fœtus, encore enfermé dans les parties maternelles.

Normalement, les fontanelles sont au nombre de six : deux médianes et quatre latérales, deux de chaque côté (fig 159 et 160), — Les fontanelles médianes se

8 3 Fig, 159.

Tête de fœtus à terme, vue d'eu haut.

1, 1, frontal. — 2, 2. pariétal. — 3, opcipital. — 4, suture fronto-pariétale. — 5, suture ni^topique. — 6, suture sagittale. — 7, fontanelle antérieure ou bregmatique. — 8, fontanelle postérieure ou lambdatique. — rP, diamètre bi-pariétal. — Tï; diamètre bi-temporal.

Fig. 160.

Tête de fœtus, vue par sa face latérale droite.

i, frontal. — 2, pariétal. — 3, occipital. — 4, cercle tjmpanal. — 5, temporal. — 6, fontanelle antérieure ou bregniatiquc. — 7, fontanelle postérieure ou lambdatique. — 8, fontanelle postéro-latéralc ou astérique. — 9, fontanelle anlérolatérale ou ptériquo.

distinguent en antérieure et postérieure. La fontanelle antérieure, de beaucoup la plus grande, se trouve à l'union du frontal et des deux pariétaux, au point connu en craniologie sous le nom de bregma. Pour ces deux raisons, on l'appelle encore grande fontanelle, fontanelle bregmatique. Elle affecte la forme d'un losange à bords curvilignes et rentrants. Chez le nouveau-né, le grand axe du losange, dirigé d'arrière en avant, est de 4 à 5 centimètres ; le petit axe ou axe transversal mesure de 2 centimètres et demi à 4 centimètres. La fontanelle postérieure, encore appelée pe^îie fontanelle ou fontanelle lambdatique, est située au point de convergence des deux pariétaux et de l'occipital. C'est un petit espace de forme triangulaire, qui est généralement oblitéré au moment de la naissance. — Les fontanelles latérales, moins importantes que les précédentes, sont : l'une antérieure (fig. 160, 9), située au point de concours du frontal, du pariétal, du temporal et de la grande aile du sphénoïde (ptérion des craniologistes) ; l'autre postérieure (fig. 160, 8), située entre le pariétal, l'occipital et la portion mastoïdienne du temporal {astérion des craniologistes). Avec Pozzi, nous désignerons ces deux fontanelles sous les dénominations, à la fois plus bi^èves et jikis expressives, de fontanelle ptérique et de fontanelle astérique.

La membrane qui comble les espaces fontanellaires est composée de trois

DU CRANE EN GÉNÉRAL

couches : une couche externe, qui se continue avec le périoste des os voisins ;

une couche moyenne, adjacente au tissu osseux déjà formé et destinée à s'ossifier

de proche en reproche ; une couche interne, formée par la dure-mère.

Après la naissance, l'ossification continue à se faire aux dépens de la couche

moyenne. Les angles osseux s'avancent graduellement à la rencontre les uns des

autres, diminuant ainsi progressivement l'aire des fontanelles. La grande fontanelle,

qui est la dernière à disparaître, est entièrement fermée d'ordinaire vers l'âge

de deux à trois ans et, du même coup, la période fontanellaire est terminée.

Outre les fontanelles sus-indiquées, on rencontre quelquefois sur le crâne du nouveau-né d'autres espaces membraneux non encore oblitérés. Ces fontanelles anormales ou surnuméraires sont :

1" La fontanelle sagittale ou fontanelle de Gerdy, située entre les deux pariétaux, au point où la suture sagittale cesse d'être dentelée pour devenir à peu près rectiiigne (obéllon des craniologistes) ; c'est un petit losange dont l'axe transversal s'étend d'un trou pariétal à l'autre.

2" La fontanelle naso-f rontale ou glabellaire, fréquente chez les hydrocéphales ; elle est limitée : en haut, par les angles internes et inférieurs des deux moitiés du frontal ; en bas, par les os propres du nez ;

3° La fontanelle cérébelleuse, signalée pour la première fois par Hamy (Bull. Soc. d'Anthrop., 1867), qui occupe la partie moyenne de la base de l'écaillé occipitale, immédiatement en arrière du trou occipital ; elle est due à l'absence d'un point d'ossification complémentaire situé à ce niveau et que nous avons déjà signalé (p. 140) sous le nom d'osselet de Kerkring,

B. Crâne de l'adulte (période ostéo-suturale). — Quand tous les os de la voûte sont -.arrivés au contact par suite de la disparition des fontanelles, les aiguilles osseuses qui forment leur circonférence s'entre-croisent et se pénètrent réciproquement. Il en résulte un entrelacement tout à fait semblable à celui que l'on obtiendrait en faisant pénétrer chacun des doigts d'une main dans les espaces interdigitaux de l'autre. Les aiguilles osseuses en question peuvent même émettre par leurs faces latérales des dentelures de second ordre, qui s'engrènent de même avec des dentelures similaires. La pénétration est simple dans les premières années de la vie ; elle est double vers l'âge de quinze ans ; plus tard, elle peut devenir triple.

Ces lignes sinueuses et dentelées, suivant lesquelles les os de la voûte s'unissent entre eux, constituent les sutures. On trouve sur la voûte du crâne les sutures suivantes : i° \iisuture sagittale, entre les deux pariétaux ; la suture mé topique ou médio -frontale, entre les deux moitiés du frontal ; 3° la suture coronale ou fronto-pariétale, située entre le frontal et les deux pariétaux, dans une direction perpendiculaire aux deux précédentes ; 4° la suture lambdoïde, entre l'écaillé de l'occipital et le bord postérieur des deux pariétaux, en forme de A grec ou de V renversé (a) ; S° enfin, sur la région

BOULCNAZ

Voûte du crâne, surface extérieure ou exocranienne.

1, frontal. — 2, 2, pariétaux. — 3, occipital. — 4, suture frontopariétale. — 5, suture sagittale. — 6, 6, trous pariétaux. — ■ 7, 7, suture lambdoïde ou pariéto-occipitale.

OSTÉOLOGIE

latérale, et en allant d'arrière en avant : la suture pariéto-mastoïdienne ^ la suture écailleuse ou temporo-pariétale , et, tout à fait en avant, les diverses sutures qui constituent l'II du ptérion et à laquelle concourent quatre os, le frontal, le pariétal, l'écaillé du temporal et la grande aile du sphénoïde.

Les sutures jouent, dans le développement du crâne chez l'adulte, un rùle considérable. Entre les deux lèvres de chacune d'elles se trouve une couche fibreuse, \a. membrane suturale , qui représente les vestiges de la couche moyenne des fontanelles. Tant que cette membrane persiste, l'os continue à croître en surface. Elle est par conséquent aux os du crâne ce c{ue le cartilage de conjugaison est aux os longs des membres. Mais il arrive un moment où l'ossification envahit la membrane suturale, comme elle a envahi la couche moyenne des fontanelles. Les diverses pièces de la voûte sont dès lors soudées entre elles et le crâne ne peut plus augmenter de capacité. C'est à cette disposition que l'on donne le nom de synostose.

Il existe une synostose physiologique et une synostose pathologique. — La synostose physiologique débute vers l'âge de quarante-cinq ans. Gratiolet a prétendu qu'elle marche d'arrière en avant dans les races supérieures et d'avant en arrière dans les races inférieures. Les lobes antérieurs du cerveau auraient ainsi une plus longue période d'accroissement chez les premières. Mais cette loi de Gratiolet n'a pas été confirmée par les recherches ultérieures de Pommerol [Bull. Soc. d' Anthrop., 1874 et 1875) et de Sauvages (Rech. sur Vétat sénile du crâne, Th. Paris, 1876). D'après ces derniers auteurs, l'oblitération des sutures commence par la région de la suture sagittale appelée obélion et s'étend ensuite à peu près symétriquement dans tous les sens. Toutefois, il faut tenir comi^te des nombreuses variations individuelles. — La synostose jjathologigue es,t caractérisée par l'oblitération prématurée des sutures. La conséquence est facile à prévoir : le crâne sera dans l'impossibilité de s'accroître et l'encéphale subira de ce fait un arrêt de développement. Cette synostose prématurée i^eut être totale ou partielle. Dans le cas de synostose totale, le crâne se trouve réduit dans toutes ses dimensions à la fois : il en résulte une niicrocéphalie. Si la synostose précoce est partielle, c'est-à-dire frappe seulement une ou plusieurs sutures, la région du crâne correspondant à ces sutures sera seule arrêtée dans son développement ; les autres régions continueront à croître et il en résultera des déformations de la boîte crânienne qui deviendra le plus souvent asymétrique. Suivant que telle ou telle suture sera atteinte, la déformation crânienne affectera telle ou telle variété, scaphocéphalie, trigonocéphalie, plagiocéphalie, etc. (voy. pour plus de détails les Traités d'Anthropologie).

L'accroissement de la boîte crânienne peut-il se faire autrement que par le jeu des sutures ? Il résulte des expériences du Gudden {Recherches expérimentales sur la croissance du crâne, trad. Forel, Paris, 1876) que les os du crâne peuvent encore s'étendre en surface jiar un accroissement interstitiel. Quant à l'accroissement en épaisseur, il s'effectue aux dépens de la couche celluleuse sous-périostique et de la surface adhérente de la dure-mère.

C. Cran'e du vieillard (état sé.nile). — L'état sénile du crâne est caractérisé : 1° par l'oblitération de toutes les sutures ; 2° par des troubles trophiques qui altèrent la constitution même du tissu osseux.

U oblitération des sutures est le dernier terme de la synostose physiologique décrite plus haut. Nous avons vu qu'elle débutait environ vers l'âge de quarantecinq ans. Sauf de rares exceptions, la synostose est complète vers l'âge de soixantequinze à quatre-vingts ans.

VEKTÉBRE-TYPE

Les troubles trophiques consistent essentiellement dans Tamincissement du diploé et l'atrupliie de la lame externe. L'épaisseur du crâne se trouve ainsi considérablement réduite ; et, comme ces phénomènes se produisent par places isolées, il en résulte des dépressions ou godets de la convexité de la voûte. Otte déformation s'observe principalement sur la région de la bosse pariétale ; elle est ordinairement symétrique. A côté de ces phénomènes d'ordre atroplaique, on constate souvent la présence de dépôts osseux irréguliers sur la surface endocranienne, notamment au niveau du frontal. En somme, il survient chez le vieillard une perversion de l'activité nutritive qui se traduit par des phénomènes inverses : d'un? part, par l'atrophie et, de l'autre, par une hyperplasie irrégulière du tissu osseux.

1" Éléments constitutifs d'une vertèbre. — Eu auatomie philosophique et envisagée dans son sens le plus large, la vertèbre n'est pas cet os court que nous avons décrit plus haut coiume l'élément constitutif de la colonne vertébrale et que nous avons vu se réduire à un corps ou cenirum et à une série d'apophyses circonscrivant en arrière du centrum un orifice, le Irou vertébral ou neural, destiné à loger la moelle. Ce n'est là qu'une vertèbre incomplète ou, si l'on veut, qu'une portion de la vertèbre-type. Celle-ci se complète en avant par l'apparition (l'un nouvel orifice, qui est destiné à loger les organes des trois grands appareils digestif, respiratoire et circidatoire etauc[uel, pour cette raison, on donne le nom de trou viscéral ou trou hœinal (de xïu-z, sang) de la vertèbre.

I^a vertèbre, à l'état parfait, se compose donc de trois parties essentielles :

\" I n corps ou centrum;

â° Un premier arc, situé en arrière du cenirum, c'est Varc neural, circonscrivant un orifice, Vori/ice neural ;

3° Lu deuxième arc, situé en avant du centrum. c'est r«rc /ia?/na/, circonscrivant un orifice, V orifice hasmal.

Huant au nujde de constitution de ces deux arcs, l'arc postérieur nous est déjà connu : il est formé par les deux lames vertébrales [neurapophyses d'(JwEi\) qui, .implantées en avant sur le centrum, se réunissent en arrière sur la ligne médiane, en laissant échapper au point de leui" coalescence un prolongement plus ou moins développé, l'apophyse épineuse ou neurépine. Les neurapophyses présentent le plus souvent des apophyses secondaires, destinées à les relier aux éléments similaires des vertèbres voisines : ce sont les apophyses articulaires ou zygapophijses. — L'arc antérieur, beaucoup plus compliqué, comprend une série de segments articulés les uns à la suite des autres. Nous trouvons tout d'abord, sur les côtés du centrum, deux prolongements à direction transversale, les apophyses transverses ou (liapophyses. Aux diapophysea font suite les côtes, qui prennent dans la nomenclature d'OwEN le nom de pleurapophyses. Les côtes, à leur tour, viennent s'implanter sur une pièce impaire ou médiane, plus ou moins saillante en avant, le sternum ou hœmépine. L'arc antérieur, on le voit, abstraction faite de la multiplicité de ses segments, répète exactement la disposition et la forma de l'arc postérieur.

Avant d'aller plus loin, nous devons signaler, dans la région de l'arc antérieur. Va présence de deux éléments supplémen-taires. Ce sont : 1" les parapophyses, indépendantes chez quelques poissons, qui s'implantent sur les côtés du centrum, un peu en avant des diapophyses, d'oii le num d'apophyses transverses antérieures qui

leur a été donné ; 2" les hypapophyses, prolongements impairs et médians, qui se

Fig. 162.

Vertèbre caudale de poisson.

1, centruni ou corps.

— 2, arc neural pour la moelle. — 3, arc lia'nial pour les viscères.

Vertèbre thoracique de mammifère.

Fig. 164.

Vertèbre thoracique de l'homme.

1, 2, 3, comme dans la figure 162. I, 2, 3, 4, 5, comme dans les figures 102 et 163. — ■

— 4, carlilage sternal ou storné- 6, articulation de la cote avec les corps vertébraux,

bral. — 5, une pièce du siernum ou — 7, articulation de la cûte avec l'apophyse trans-

sternùbre. verse.

détachent de la face antérieure du centrum pour se diriger en avant, à la manière d'une épine ; la vertèbre lombaire du lièvre nous en offre un exemple très net.

2- Leurs variations. — Ainsi entendue, la vertèbre-type est une simple expression anatomique, qui ne se trouve réalisée nulle part dans la nature. Il n'est aucun animal, en effet, qui la possède à l'état de perfection absolue. Si nous parcourons, à cet égard, les nombi'eux degrés de Téchelle zoologique, nous voyons la vertèbre se modifier sans cesse, perdre ici un de ses éléments, là un autre, présenter enfin, soit dans son ensemble, soit dans ses détails, une longue série de modalités dont la description précédente n'est que la synthèse.

Pour nous en tenir à l'anatomie humaine, nous voyons les vertèbres varier avec les dilférentes régions de la colonne dans des proportions souvent fort étendues. L'arc neural et la neurépine qui s'en échappe sont bien développés dans toutes les régions, la région coccygienne exceptée. Mais il n'en est pas de même de l'arc hœmal : celui-ci n'existe pour ainsi dire à l'état parfait qu'à la partie supérieure du thorax, où nous rencontrons sept cercles complets constitués, pour chacun d'eux, par la face antérieure du centrum, deux apophyses transverses, deux côtes, deux cartilages costaux et une pièce sternale. Partout ailleurs, l'arc hœmal est incomplet ou même tellement réduit, qu'il faut toutes les i^essources de l'embryologie ou de l'anatomie comparative pour nous permettre d'en reconnaître les divers éléments.

Déjà, à la partie inférieure du thorax, l'élément sternal a disparu et les côtes deviennent plus ou moins libres au milieu des parties molles.

A la région lombaire, les côtes elles-mêmes ont disparu en tant que pièces indépendantes. Les apophyses ti'ansverses qui les représentent et qui seraient bien mieux dénommées apophyses costiformes, sont soudées au centrum ; quant aux apophyses transverses proprement dites, elles sont représentées par ces tubercules accessoires, que nous avons décrits sur la partie postérieure de la racine des

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