‹ Traité d'anatomie humaine (volume 5)Chapitre 31 sur 176 · VERTÈBRE NAS U.E · texte numérisé non relu

VERTÈBRE NAS U.E

Apoplijsc Ijasilaii'o.

Corps du sphénoïde postérieur.

Corps du siihénoïde antérieur.

Lame perpendiculaiie de l'ethmoïde et vomcr.

2" Trou

Trou occipital .

Intervalle que circonscrivent les trois os constitutifs de celte vertèbre.

Écliancrure ethnioïdale.

A hsent.

Ecaille occijiilalc.

Gran<Jes ailes du s|iln'noïde, temporaux et pariétaux .

Peliles ailes du sphénoïde et iVonlal.

liâmes criblées de l'ethmoïde (?)

4" Apopfiyses épi-

Crèlcel protulji'rance occipitale externe.

Manque (suture biiiariétale).

Ma m pie (suture métopique) .

i\IaiiQue .

(sul ure-inédionasale ?)

5» Apopliysi's articulaires inférii'Hrcs .

Condvles.

Bord i>ostérieur de cette vertèbre.

Bord postérieur de cette vertèbre.

Alisentes.

6° Apophyse: articulaires supérieures .

Les fiuatro bords de l'occipital .

Bord antérieur de celle vertèbre.

Pourlour de l'échancrure elhinoïdale.

A hsen tes .

T" Apophyses Irans-

Apophyses jugulaires

Apophyses mastoïdcs.

Apophjses orbitaires externes (?)

Masses latérales de I cthmoïdc (?)

Do mémo que la vertèbre ordinaire se complète, ainsi rpie nous l'avons dit plus haut, par un arc antérieur ou arc hœmal, de même la vertèbre crânienne se complète sur sa face ventrale par une série d'éléments scfuelettiques qui se développent au sein des aixs brancliiaux. — C'est ainsi que la vertèbre occipitale a pour arc hœmal le corps et les grandes cornes de l'os hyoïde, rattachés autrefois à l'occipital par une portion latérale aujourd'hui disparue. — L'arc htcm.al de la vertèbre sphéno-pariétale n'est autre que la chaîne hyoïdienne (voy. Os hyoïde) qui, sous les noms divers de stylhyal, de cératohyal, cVapohyal, descend de la base du crâne jusqu'au corps de l'os hyoïde. ■ — La vertèbre spliéno-frontalc se rattache à l'os mandibulaire ou maxillaire inférieur par l'enclume, l'os carré des oiseaux et le cartilage de Meckel, qui prennent naissance dans le deuxième arc brancliial. — Nous voyons enfin se rattacher à la vertèbre ethmoïdo-nasalc, à titre d'arc hœmal, le massif osseux de la mâchoire supérieure dont les éléments se développent dans le premier arc branchial.

Il est jusqu'aux trous de conjugaison qui viennent témoigner encore en faveur de l'analogie, déjà si considérable, qui existe entre le crâne et la colonne vertébrale. Il suffit, en effet, de jeter un simple coup d'œil sur la base du crâne, pour constater que le trou déchiré postérieur et la fente sphénoïdale ne sont que des trous de conjugaison, trous de conjugaison principaux, auxquels viennent s'ajouter, comme on l'observe du reste sur le rachis de nombreux mammifères, plusieurs trous de conjugaison accessoires, tels que le trou grand rond et le trou ovale, qui livrent passage, eux aussi, à des paires de nerfs crâniens.

Telle est, réduite à sa plus simple expression, la théorie vertébrale du crâne, telle

OSTÉOLOGIE

que Font exposée longtemps les adeptes cI'Okex et de Goethe. Elle est en apparence fort simple et parfaitement justifiée par ce que nous voyons sur un crâne d'adulte. Mais cela ne suffit pas pour élever une théorie, qui n'est en somme qu'une hypothèse, à la hauteur d'une vérité démontrée. Et, de fait, les recherches relativement récentes entreprises sur l'évolution du crâne sont peu favorables à la théorie en question.

2° Objections. — Des objections d'une grande valeur ont été formulées contre elle par des anatomistes éminents, Huxley, ■Gegenbaur, ILeckel. Ces objections peuvent être ramenées à quatre :

a. Première objection. — L'assimilation des segments crâniens précités à la vertèbre ordinaire est inexacte parce qu'elle ne tient aucun compte du mode d'évolution, pourtant si différent, de la voiite et de la base du crâne : la base provenant d'une ossification dans le cartilage et faisant partie de V endosqueletle ; la voûte provenant d'une ossification membraneuse et appartenant, par conséquent, à ïe xosquelelte ou sqneletle dermique. Nous savons que la vraie vertèbre, à quelque région qu'elle appartienne, s'ossifie tout entière en plein cartilage, et, tout entière aussi, fait partie de l'endosquelette.

b. Deuxième objection. — La corde dorsale ou notocorde est, comme on sait, l'axe primitif autour duquel apparaissent et se développent les vertèbres. La vertèbre est donc caractérisée par la présence de la notocorde à son centre, d'où la formule suivante : pas de notocorde, pas de vertèbres. Or, la corde dorsale poursuivie de la région cervicale jusqu'à sa terminaison supérieure, traverse successivement le corps de l'axis, l'apophyse odontoïde ou corps de l'atlas, l'apophyse basilaire de l'occipital ou basi-occipital, le corps du sphénoïde poste'rieur ou basipostsphénoïde et s'arrête au niveau de la selle turcique, où elle se termine par un léger renflement en massue. Si donc nous pouvons jusqu'à un certain point considérer comme des éléments vertébraux toute la portion du crâne cjui est située en arrière de la selle turcique, nous ne pouvons, sous peine de négliger un fait qui est essentiel dans l'espèce, rattacher de même à la vertèbre la portion qui se projette en avant de la selle turcique, c'est-à-dire le sphénoïde antérieur, le frontal, l'ethmoïde, etc.

c. Troisième objection. — Un phénomène constant dans l'évolution de la colonne vertébrale membraneuse est l'apparition, sur les côtés de la corde dorsale, de lignes transversales, fractionnant le tissu embryonnaire en une série de petites masses cubicfues superposées et connues en embrj'ologie sous le nom protovertèbres. Or, nous n'observons rien d'analogue dans le développement du crâne. Le tissu embryonnaire qui constitue le crâne membraneux forme un tout continu. Aucun embryologiste n'a pu y surprendre encore la moindre trace de segmentation : le crâne ne possède pas de lyr otovertèbres.

d. Quatrième objection. — De même, à la phase suivante (période cartilagineuse), nous voyons la colonne vertébrale cartilagineuse se segmenter autour de la notocorde en autant de petites masses qu'il y aura plus tard de vertèbres. Au crâne, au contraire, le cartilage se montre d'une seule coulée et reste ainsi à l'état de plaque unique et complètement indivise {plaque basilaire), jusqu'à ce qu'apparaissent les points d'ossification qui façonnent alors, mais alors seulement, des pièces distinctes. Si ces pièces sont réellement comparables aux pièces de la colonne vertébrale, il y a tout lieu de s'étonner de l'apparition si tardive de cette analogie : nous savons en effet que deux organes, homologues mais différents, sont d'autant plus

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