JO 1 II
Fig. 196.
Maxillaire supérieur, vu par sa face postérieure.
. ), condjle. — '2, apophyse corouoïde. — 3, orifice du canal (Jenlaire. — 4, gouttière mjlo-lijoïdicime. — 5, épine de Spix. — li, angle niandibulaire ((joiiiun). — 7, sjmplijsc. — 8 et 9, apoplijses géni. — 10 et li, fossettes digastritiues.
os DE LA FACE
s'engagent le nerf et les vaisseaux dentaires inférieurs. — Cet oritice est bordé en avant et en bas par Vépine de Spix, espèce de lamelle triangulaire, qui se dirige Verticalement en haut et sur laquelle vient s'insérer le ligament spliéno-maxillaire. — De la partie inférieure et postérieure de ce même orifice se détache une gouttière, toujours très nette, qui se dirige ensuite obliquement en bas et en avant vers le corps de l'os : c'est la gouttière mylo-hyo'idienne, parcourue, à l'état frais, par le nerf et les vaisseaux mylo-hyoïdiens. — La portion de la face inl(M-ne qui est située en arrière de la gouttière mylo-hyoi'dienne, est parsemée de rugosités pour l'insertion inférieure du niuscbi ptéiygoïdien interni'.
B. Bords. — Les quatre bords de la branche montante du inaxillaire inférieur se distinguent en antérieur, postérieur, supérieur et inférieur :
a. Bord antérieur. — Le bord antérieur, oblic[ue de haut en bas et d'arrière en avant, représente une gouttière dont les deux bords, confondus en haut, s'écartent l'un de l'autre en descendant et se continuent respectivement, au niveau du corps de l'os, avec les deux lignes obliques précédemment décrites.
b. Bord postérieur. — Le bord postérieur, égalonent oblique en bas et en avant, légèrement contourné en S italique, est arrondi et lisse. 11 est en rapport avec la glande parotide, d'où le nom de bord parotidien sous lequel le désignent certains auteurs.
c. Bord supérieur. — Le bord supérieur, dirigé d'avant en arrière, est constitué par deux apophyses volumineuses: l'une antérieure, appelée apophyse cor onoïde: l'autre postérieure, désignée sous le nom de condyle du maxillaire inférieur. Ces deux apophyses sont séparées l'une de l'autre par une échancrure profonde, appelée échancrure sigmoïde. ■ — Le condyle du maxillaire inférieur est une saillie ellipsoïde, aplatie dans le sens antéro-postérieur, dont le grand axe se dirige obliquement de dehors en dedans et d'avant et d'arrière. Sensiblement déjetée en dedans, elle surplombe d'un centimètre environ le plan interne de la branche montante (flg. 196,1) : elle s'articule, comme nous le verrons plus tard (voy. Ah- THaoLOGiE), avec la cavité glénoïde et le condyle du temporal. Le condyle est l'atlaché à la branche du maxillaire par une portion rétrécie, appeh-e col du condyle. Sur le côté interne du col vient s'attacher en partie le muscle ptérygoïdien externe. — Vapophyse coronoïde donne insertion au muscle temporal. Elle affecte la forme d'un triangle dont le sommet, dirigé en haut, est lisse et dont la base fait corps avec la branche du maxillaire. De ses deux bords, l'antérieur se continue avec le bord antérieur de la branche, le postérieur se dirige obliquement vers le col du condyle en formant le versant antérieur de l'échancrure sigmoïde. — \Jéchancrure sigmoïde ou semi-lunaire a la forme d'un croissant à concavité dirigée en haut. Elle sépare l'une de l'autre les deux saillies osseuses que nous venons de décrire et, d'autre part, établit une large communication entre la région massétérine située sur la face externe de la branche du maxillaire et la fosse zygomatique située de l'autre cùté de la branche. C'est par cette échancrure que l)assent les nerfs et les vaisseaux massétérins.
d. Bord inférieur. — Le bord inférieur de la branche se continue sans ligne de démarcation aucune avec le bord inférieur du corps. — Le point saillant où il rencontre, en arrière, le bord postérieur ou parotidien constitue Vangle du maxillaire ou angle mandibulaire, point de repère du premier ordre pour la plupart des mensurations que l'on pratique, en anthropologie, sur le maxillaire inférieur. Buoc.\ {Instructions craniologigues, p. 48) appelle gonion le sommet de l'angle.
OSTÉOLOGIE
rései'vanl le terme d'angle mandibulaire pour de'signer le degré d'ouverture que mesure cet angle. — L'angle mandibulaire varie beaucoup suivant les âges : très ouvert chez le nouveau-né (fig. 206), où il mesure de 150° à 160°, il s'atténue
2 ^ peu à peu au fur et à mesure
que le sujet se développe. Chez l'adulte, il ne mesure plus que 115° à 125. Chez le vieillard (fig. 207), à la suite de la chute des dents, de nouveau en se de ses dimensions il atteint, en effet, 130 et même 140°. Il varie aussi suivant les races : les recherches de Renard nous apprennent à ce sujet qu'il est plus grand dans nos races européennes que dans les races nègres; il a trouvé chez les Européens 123°, et, chez les Néo-Calédoniens, 107° seulement.
il s'agrandit rapprochant primitives :
Fig. 197.
Maxillaire inférieur, face interne.
1, condyle. — 2, apophyse coronoïde. — 3, échancrure sigmoïde.
— 4, orilice sujrfrieur du canal dentaire, avec 4', épine de Spix. — 5, gouttière mylo-hyoïdienne. — 6, bord postérieur de la branche.
— 7, angle de la mâchoire. — 8, fossette sous -maxillaire. — 9, section du maxillaire au niveau de la symphyse. — 10, ligne oblique interne. — 11, apophyse géni supérieure. — 12, apophyse géni inférieure. — 13, fossette sublinguale. — 14, fossette digastrique.
3° Conformation intérieure, canal dentaire inférieur. — Le
maxillaire inférieur nous offre la structure générale de tous les os plats : il est constitué par une masse centrale de tissu spongieux, que circonscrit, dans toute son étendue, une enveloppe remarquablement é^^aisse et très résistante de tissu compacte. Le tissu central lui-même est très dense et ce n'est pour ainsi dire qu'au voisinage du canal
dentaire qu'il mérite véritablement le nom de tissu spongieux.
Au niveau du condyle, la coque périphérique de tissu compacte devient extrêmement mince. La saillie osseuse est presque entièrement constituée par du tissu spongieux, dont les travées affectent pour la plupart une direction verticale. Cette direction verticale est très nette au niveau du col.
L'apophyse coronoïde diffère du condyle en ce qu'il ne présente qu'une mince couche de tissu spongieux, enveloppé par une couche très épaisse et très dense du tissu compacte.
Chaque moitié du maxillaire inféi'ieur est parcourue dans la plus grande partie de son étendue par un long canal, appelé canal dentaire inférieur. Ce canal, commence, en haut, sur la face interne de la branche en un point voisin de son centre, immédiatement en arrière de l'épine de Spix. De là, il se dirige obliquement
Fig. 198.
Coupes vertico-transversales du maxillaire inférieur (moitié droite, segment postérieur de la coupe), passant : A, en avant de la troisième molaire ; B, en avant de la deuxième prémolaire ; C, par le condyle ; D, par l'apophyse coronoïde.
1, côté interne. — 2, coté externe. — 3, canal dentaire. — ' mentonnier. — 5, alvéole.
canal
os DE LA FACE
én bas et en avant, se rapproche de l'horizontale en atteignant les racines des dents, et, arrivé à la hauteur de la deuxième prémolaire, se divise en deux branches, l'une externe, l'autre interne : sa branche externe ou canal mentonnier, obliquant en haut et en dehors (fig. 198,4), vient s'ouvrir à la surface externe de l'os par le trou mentonnier ci-dessus décrit; sa branche interne ou canal incisif, continuant son trajet vers la symphyse, vient se terminer au-dessous des racines des dents incisives. Le canal dentaire inférieur se trouve situé à 8 ou 9 millimètres au-dessus du bord inférieur du maxillaire. Vu en coupe, il revêt l'aspect d'un cercle ou d'un ovale à grande axe vei-tical (fig. 198,4), placé dans le tissu spongieux de l'os : il mesure, suivant les sujets et suivant les points où on l'examine, Î2 ou 3 millimètres de diamètre. De la paroi supérieure partent de nombreux canal icules, à direction ascendante, qui aboutissent d'autre jDart aux cavités alvéolaires. A l'état frais, le canal dentaire est parcouru par le nerf et les vaisseaux dentaires inférieurs, et les canalicules précités livrent passage aux ramifications collatérales que ce nerf et ces vaisseaux envoient aux racines des dents.
Connexions. — Le maxillaire inférieur s'articule, en haut, avec les deux temporaux. Il est, en outre, en rapport de contact avec les deux maxillaires supérieurs par l'intermédiaire des arcades dentaires.
Insertions musculaires. — Le maxillaire inférieur donne insertion à trente-deux muscles, seize de chaque côté. Nous résumons ces différentes insertions dans les deux figures suivantes (fig. 199 et 200) et dans le tableau qui les suit :
Fig. 199.
Maxillaire inférieur, vue exlernc, avec les insertions musculaires.
Fig. 200.
Maxillaire inférieur, vue interne, avec les inserlions musculaires.
(Pour la sio^nification des chiiTres se
'eporter au tableau cl-dessous.}
i. Muscle de la houppe du menton.