PARISIENS
;ii°,5
56%4 (jO°,ft 71°.2
NKGHSS
5° Angle pariétal de Quatrefages. — ni> cbaque cùti' du crâne existent deux lignes, passant à la fois par les extrémités flu diamètre transverse maxiiiiuin dr la face ou bi-zygomatique et par les oxtrémités du diamètre frontal maximum. Ces deux lignes, prolongées en haut, se rencontrent d'ordinaire au-dessus de la tête : l'angle qu'(>lle8 interceptent, à sinus dirigé en bas, constitue Vangle pariétal tW Oi ATRKF.vr.Ks. Mais ces deux lignes ne se rencontrent pas toujours : et alors, ou bion elles sont parallèles ou bien elles sont divergentes : dans le premier cas. on dit que l'angle pariétal est égal à 0 : dans le second, qu'il est négatif.
Sur les crânes qui ont un angle ])ariétal positif, les arcades zygomaliques sont
OSTEOL'OGIE
visibles quand on regarde le crâne d'en haut, par la méthode de la norma veriicalis de Blume^'bach, d'où le nom de crânes phénozyges, qui leur est donné dans ce cas. Sur les crânes, au contraire, que caractérise un angle painétal négatif, ces mêmes arcades sont invisibles dans les mêmes conditions : ce sont des crânes cryptozyges.
L'angle pariétal, tel que nous venons de le définir, se mesure à l'aide du goniomètre pariétal de QuATREFAGEs. Il oscillc, dans les races humaines, de 2° 5 (Auvergnats) à 20° 3 (Néo-Calédoniens).
Le crâne, avons-nous dit plus haut, a la forme d'un ovoïde dont le diamètre antéro-postérieur l'emporte toujours sur le diamètre transversal. Mais il s'en faut de beaucoup que tous les crânes se ressemblent à ce point de vue. Le degré plus ou moins considérable d'allongement antéro-postérieur de la boîte crânienne nous est indiqué par une nouvelle mesure anthropométrique, Vindice crânien.
L'indice crânien (indice céphalique sur le vivant) peut être défini : le rapport centésimal du diamètre transversal maximum au diamètre antéro-postérieur maximum : Indice = " Di^e qu'un crâne a un indice de 78, signifie que,
le diamètre antéro-postérieur de ce crâne étant 100, son diamètre transverse est 78.
Les variations fort étendues de l'indice crânien ont permis de classer les crânes, et par suite les individus et les races, en cinq groupes, savoir :
Pour donner quelques exemples et pour les prendre dans les races blanches, nous rappellerons que les Anglo-Scandinaves, les Francs, les Sardes sont dolichocéphales ; que les Celtes (Auvergnats, Savoyards), les Ligures et les Lapons sont brachycéphales.
Nous arrêtons ici ces notions sommaires sur la craniométrie. Dans un ouvrage destiné avant tout à l'anatomie descrii^tive, nous avons dû nous contenter de définir simi^lement certains termes qui, tout en étant de création récente, deviennent de plus en plus usuels dans le langage scientifique. Nous renvoyons le lecteur, pour l'étude plus complète de ces termes et de leur valeur anthropologique, aux mémoires originaux et aux traités suivants publiés en France : Broca, Instructions craniologiques et craniométriques, Paris, 1884; Topinard, V Anthropologie, Paris, 1877, et Eléments d'anthropologie générale, Paris, 1885; Manouvrier, Sur le développement quantitatif comparé de r encéphale et de diverses parties du squelette; riovELACQUE et Hervé, Précis d' Anthropologie, Pains, 1887.
§ VII. — Forme du crane, indice crânien
Dolichocéphales . .
Sous-dolichocéphales Mésaticéphales . . .
So us-hrach ycépha les Brachycéphales . . .
Indice = 75 et au-dessous
— = 83,34 et au-dessus.
ARTICLE VII
OS hyoïde et appareil hyoïdien
L'os hyoïde est un os impaii% médian, symétrique, transversalement étendu à la partie antérieure du cou, au-dessus du sternum auquel il est rattaché par ses
os hyoïde et appareil hyoïdien
muscles abaisseurs, au-dessous de la langue dont il constitue pour ainsi dire le squelette. Dans la position normale de la tète, sa place exacte répond au sinus de l'angle que forme le plan info-rieur de la face en rencontrant le plan antérieur du cou. Il est à peu près parallèle au bord inférieur de la mandibule.
Convexe en avant,, concave en arrière, l'os hyoïde affecte la forme d'un U majuscule, d'où le nom qui lui a été donné (hyoïdes, hypsiloïdes : de la voyelle grecque u, upsilon, et zlùoç, forme). Il est essentiellement constitué de cinq parties : une partie médiane, appelée corps, et quatre prolongements latéraux, deux de chaque côté, connus sous le nom de cornes. On distingue ces dernières en gi-andes cornes ou cornes thyroïdiennes et en petites cordes ou cornes styloïdiennes. Chez l'enfant et même chez l'adulte, les grandes et les petites cornes sont des pièces indépendantes, articulées seulement avec la pièce médiane; mais avec les progrès de l'âge, elles perdent peu à peu leur mobilité et finissent même par se souder entièrement avec le corps. Il en résulte la formation d'un os unique, l'os hyoïde, ])résentant, comme nous l'avons dit plus haut, un corps, deux grandes cornes et deux petites cornes.
1" Corps. — Le corps de Thyoïde représente un segment d'ellipsoïde dont le grand axe est dirigé transversalement d'un côté à l'autre. ()n lui considère deux faces, deux bords et deux extrémités :
a. Faces. — Des deux faces, l'une est antérieure, l'autre postérieure. — La face postérieure est fortement excavée ; elle répond à la membrane thyro-hyoïdienne.
Fig. â27.
Os hyoïde, vu par sa face antérieure.
I , corps de l'os hyoïde. — 2, 2, grandes cornes. — , pelilcs cornes. — 4, articulation de la grande corne ; le corps de l'os.
Fig. 228.
Os liyoïde, vu par sa face postérieure.
I, corps de l'os. — 2, 2, grandes cornes. — 3, 3, petites cornes. — 4, articulation de la grande corne avec le corps de l'os.
dont la sépare une bourse séreuse. — La face antérieure est, au contraire, fortetement convexe. Une crête transversale la divise en deux parties : une partie supérieure, qui regarde en haut et que quelques auteurs ont prise à tort pour le bord supérieur de l'os ; une partie inférieure, qui regarde en avant. Chacune de ces parties se trouve subdivisée à son tour en deux petites facettes latérales par une crête médiane, qui est plus marquée en haut qu'en bas. Les quatre facettes qui résultent de la rencontre de ces deux crêtes donnent insertion à des muscles que nous étudierons plus tard.
b. Bords. — Les deux bords de l'os hyoïde se distinguent en supérieur et intérieur. — Le bord supérieur, fort mince, donne attache à une lame fibreuse, la membrane hyo-glossienne, qui se perd d'autre part dans la masse musculaire de la langue. — Le bord inférieur, également fort mince, répond aux muscles thyro-hyoïdiens qui s'y insèrent.
c. Extrémités. — Les deux extrémités du corps de l'os hyoïde sont dirigées en dehors. Elles servent de base d'implantation, à droite et à gauche, aux grandes et aux petites cornes correspondantes.
OSTÉOLOGIE
2' Grandes cornes ou cornes thyroïdiennes. — Les giaiules cornes (flg. ^221/2) se dirigent horizontalement en dehors et on arrière, en décrivant une courhe à concavité postérieure et interne. Aplaties de haut en has, elles nous présentent comme région : 1" une face supérieure, sur laquelle viennent s'insérer, le muscle hyo-glosse en dedans, le constricteur moyen du pharynx en dehors; 2° une face inférieure, rjiii donne attache à la memhrane thyro-hyoïdienne ; 3° un bord
interne, concave ; ¥ un bord externe, convexe ; 5° une extrémité interne ou base, articulée ou soudée avec le corps de l'os; 6° entui, une extrémité externe ou sommet, renflée ou arrondie, pour l'insertion du liganiciil thyi'o-hvoïdien lat(''rai.
liyoïde. vu par sa latérale droite.
corps.
face
gTande corne. — petite corne. — 4, articulation d la grande corne avec le corps.
3" Petites cornes ou cornes styloïdiennes. — Les
petites cornes ( iig. 229, 3j, situées en dedans des précédentes, surmontent le bord supérieur de l'os. A la fois allongées et arrondies, elles ressemblent assez bien à deux grains d'orge, dirigés oblicfuement de bas en haut, de dedans en dehors et d'avant en arrière. On leur considère : i° un corps, sur iecjuel s'insèrent un certain nombre de muscles (voy. plus bas) ; 2° une base. implantée sur le corps de l'os au niveau du point où le corps se continue avec les grandes cornes ; 3° un sommet, sur lequel vient se perdre le ligament stylo-hyoïdien .
4" Conformation intérieure. — L'os" hyoïde est presque exclusivement coiuposé de tissu compact. Ce n'est que dans les parties les plus épaisses du corps et des grantles cornes que l'on rencontre des ti'aces de tissu spongieux.
Insertions musculaires. — L'os liyoïde donne insertion à treize muscles. Nous résumons ces insertions musculaires dans la tigure 2.30 et dans le tableau suivant :