i, iv
raie. Une bourse séreuse, plus ou moins cloisonnée, dite bourse prérotulienne, la sépare de la peau.
2" Face postérieure. — ■ La face postérieure ou articulaire répond, comme son nom l'indique, à Tarliculation du genou. — Une ligne transversale, correspon- ^ dant à jDeu près à la réunion des trois quarts supérieurs
avec le quart inférieur, divise cette face en deux parties : une partie inférieure rugueuse, en rapport avec un paquet cellulo-adipeux, que nous décrirons en arthrologie, à propos de l'articulation du genou et qui la sépare de la synoviale articulaire ; une partie supérieure lisse, l'épondant aux condyles du fémur. Destinée à s'articuler avec la poulie fémorale, cette dernière nous présente, à cet effet, une crête verticale et mousse, qui se moule exactement sur la gorge de la poulie, et, de chaque côté de cette crête, deux facettes creuses, c[ui répondent aux facettes articulaires des condyles.
Ces deux facettes latérales se distinguent en interne et externe. — I^a facette externe est à la fois plus grande et plus fortement exeavée que l'interne. Elle répond au versant cxlcrne de la poulie fémorale, au condyle externe par conséqueirl. — La facette interne, légèrement concave ou même plane, est en rapport, sur le squelette monté, avec le \'ersant interne de la poulie, ( ne ligne oblique en bas et en dedans la subdivise en deux facettes secondaires: Tune inféi'o-externe, plus grande [facette moyenne de (pielques auleurs) : l'autre supéro-interne, de dimensions lieaucoup moindres. Cette dernière facette est l'empreinte laissée sur ce point de la surface articulaire par le reboi'd antérieur du condyle interne, lequel roule dans cette dépression en gouttière (fig. 307,5) toutes les fois 3 que la jambese fléchit fortenuMit surla cuisse.
Ittilule, coupe verticale et antéi'O-postérieure.
), bortl supif'i'icur ou base. — ?, bord inlÏTieur ou sonimcl.
doiHianl allaclic au london roUilicu. — 3, face anléricui'C . — 4, l'ace poslL'rieuro. — 5. ligne si'|)aralive des deux |)orlions arliculaire el non articulaire.
rt, inserlion du quadriccjis. — b, insei'lion du london rolulicn.
Fig. 30T.
Jloliile. coupe iiorizontale pi'atiquéc à la partie moj'eniie.
1, bord externe. — 2, bord interne. — 3, i'ace antérieure, — 4, l'ace postérieure, divisée en deux facettes : 4', pour le condjle externe et 4" pour le condyle interne, — 5, dépression répondant au rebord du coik1\Ic interne.
3° Base. — La base de la rolule l'evêt la forme d'une petite surface triangulaire à sommet postérieur, légèrement inclinée de haut en Itas et d'arrière en avant, comme le montre la figure 306. Elle donne attache, dans ses deux tiers antérieurs ou dans sa moitié antérieure au tendon du quadriccps crural. Sa partie postérieure, revêtue de cartilage hyalin, est en rapport avec la cavitt' articulaire.
quelques sujets. Il do
4" Sommet. — Le sommet, diiigé en ])as, es! plus ou moins recourbé en arrit're sur erlioi! au ligament rotulien (voy. yXrtiirologie).
5" Bords. — Les deux bords se distinguent en interne et externe. En se séparant di^ la base, ils se portent d'abord en dehors (par rapport à l'axe de la rotule); puis, ils se dirigent verticalement en bas : finalement, ils se portent en dedans, en conv 'riiaiil vers le sommel. fis «bVrivent ainsi, de la base au sommet de l'os, une
os DE LA JAMBE
espèce de demi-circonférence. Sur eux viennent prendre attache les faisceaux inférieurs des muscles vastes,, ainsi r|ue les ligaments latéraux ou ailerons de la rotule.
6" Conformation intérieure. — La rotule appartient à la classe des os courts : comme eux, elle est constituée par une masse centrale de tissu spongieux, enveloppée de toutes parts par une lame de tissu compacte (fig. 306 et 307). Cette lame est plus épaisse sur la face antérieure de l'os que sur sa face postérieure et, sur cette dernière, un peu plus épaisse au niveau de la facette externe qu'au niveau de la facette interne.
Connexions. — La rotule s'articule avec un seul os, le fémur.
Insertions musculaires. — Elle ne donue inserlioa qu'à un seul muscle : c'est le quadriceps crural.
Développement. — La rotule, le plus volumineux des os sésamoïdes, est représentée par un simple noyau cartilagineux jusqu'à l'âge de deux ans. A cette époque, quelquefois plus tôt (un an), quelquefois plus tard (trois ans ou même cinq ~ans), on voit apparaître dans son épaisseur un point osseux qui s'étend dans toutes les directions, mais plus rapidement vers la face profonde que vers la face superficielle.
Lorsque la rotule est complètement développée, elle divise le tendon du quadriceps crural en deux parties : une partie supérieure, qui est le tendon proprement dit du muscle; une partie inférieure qui prend le nom de lir/ament rotiiUen (voy. Artiirologie) .
Le tibia (lig. 308, 310 et 311) est un os long, pair et non symétrique, situé à la partie antérieure et interne de la jambe, en dedans du péroné avec lequel il s'articule à ses deux extrémités, au-dessous du fémur qui repose sur lui, au-dessus du massif osseux du tarse auquel, dans la station verticale, il transmet le poids du corps. Des deux os de la jambe, il est de beaucoup le plus volumineux et le plus impor- Fig. 308.
tant.
Vu en place sur le squelette monté, le tibia est vertical : il forme donc avec le fémur, qui est oblique de haut en bas et de dehors en dedans, un angle fortement obtus à sinus dirigé en dehors.
Considéré isolément et en lui-môme, il n'est pas exactement rectiligne, mais nous présente deux courbures de sens contraire : l'une, correspondant à la moitié supérieure de l'os, est concave en dehors ; l'autre, répondant à sa moitié inférieure, est concave en dedans. Il résulte de cette double incurvation que le tibia, dans son ensemble, est configuré en S italique. De plus, il est, comme le fémur, légèrement tordu sur son axe. Le tibia, comme tous les os longs, nous offre à étudier trois portions : un corps
Les deux os de la jambe, vue antérieure.
A, TiDi,\. — 1, bord antérieur ou crête du tibia. — 2, bord interne. — 3, bord externe. — 4, extrémité supérieure, avec : 5, tubérosité antérieure ; 6, tubérosilé interne ; 7, tubérosité externe. — 8, épine du tibia. — 9, tubercule du jambier antérieur. — 11, malléole interne. — 12, facette articulaire pour l'astragale.
— 13, facette articulaire péronéale inférieure. — 20, extrémité inférieui-c.
B, Péroné. — 10, extrémité inférieure ou malléole externe. — 14, face interne.
— 1.3, bord interne. — 16, bord externe.
— 17, crête pour le ligament interosseux. — 18, extrémité supérieure, avec 19, apopbyse styloïde.
OSÏÉOLOGIE
et deux extrémités, que l'on distingue en supérieure ou fémorale et inférieure ou tarsienne.
1" Corps. — Le corps est assez régulièrement prismatique triangulaire, comme nous le montre nettement la figure 339. Nous pouvons, en conséi|nence, lui considérer trois faces et trois bords :
A. Faces. — Des trois faces, l'une regarde en dedans (face interne), la seconde en dehors (face externe), la troisième en arrière (face postérieure) : a. Face interne. — La face interne (flg. .308), j à peu près plane à ses
deux extrémités, convexe à sa partie moyenne, répond aux téguments. A sa partie supérieure, elle donne attache aux expansions tendineuses des trois muscles demi-tendineux, couturier et droit interne, dont l'ensemble constitue la palle d'oie, h. Face externe. — La
Fig. 309.
(Unipe transversale du libia à sa partie moyenne.
1, boi-d anlérieur. — 2, bord interne. — 3, bord externe. — ■ 4, l'ace interne. — '.i, l'ace externe. — n, l'ace postérieure. — 7, canal médullaire.
face externe (fig. 308 et 311) est très légèrement
creusée en gouttière dans ses deux tiers supérieurs, pour donner insertion au muscle jamhier antérieur. A sa partie inférieure, ("Ile devient convexe et, de plus, contourne l'os de dehors en dedans et d'arrière en avant pour devenir antérieure : elle suit en cela la direction des tendons extenseurs des orteils, qui glissent sur elle.
c. Face postérieure. — ■ La face postérieure (fig. 310j nous présente tout d'abord, à sa partie supérieure, uns crête fortement rugueuse, oblitpuement dirigée de haut en bas et de dehors en dedans : c'est la ligne oblique dtc libia. Sur son interstice s'attache le muscle soléaire ; sa lèvre stipérieure donne insertion au muscle poplité; sa lèvre inférieure, aux deux muscles jambier postérieur et fléchisseur commun des orteils. — La ligne oblique du tibia divise la face postérieure de l'os en deux parties fort inégales. L'une, située autlessus, affecte la forme d'un triangle et répond au muscle poplité. L'autre, située au-dessous, se ti'ouve subdivisée elle-même en deux portions, par une crête à dii'ection A-erticale ffig. 310,3) : en
Fi-. 310.
Les deux os de la jambe, vue postérieure.
A. Tiiii.4. — 1 , trou nourricier. — 2. ligne oblique. — 3, crèle verticale pour l'inserlicn du jambier postérieur et du (l'cliisseur commun des orteils. — 4, extrémité supérieure.
— S, lubérnsité interne. — (i. tubérosité externe. — 0", facette p'TOnéale supérieure.
— 7, épine. — S. extrémité inférieure, avec 0, g'OutUère pour le Ili'cliisseur |.ropre du gros orteil. — 10, gouttière pour le flécliisseui' commun. — 11. goultière pour le jambier postérieur. — 12, malléole interne.
B. Péroné — 1, bord externe. — 2, extrémité supérieure, avec 3, son apopluse stylo'i'de. — 4, malléole, avec 5, gouttière pour les péroniers latéraux. — fi. fossette d'insertion pour les ligaments latéraux externes du cou-de-|)ied. — 7, trou nourricier.
dedans de cette crête s'insère le
os DE LA JAMBE
fléchisseur commun des ovloils; eu dehors, s'attache lejambier postérieur. — C'esl sur la face postérieure du tibia, un peu au-dessous delà ligne oblique, qiw se trouve le Irou nourricier de l'os (fig. 310,1) : il est remarquable par ses grandes dimensions et se dirige obliquement de haut en bas et d'arrière en avant.
D. BoRD.s. — Les trois bords du tibia se distinguent, d'après leur situation, en antérieur, interne et externe :
a. nord antérieur. — Le bord antérieur, suivant les dillerentes incurvntions de l'os, est, comme lui, contourné en S italique. — Mousse et arrondi à ses deux extrémités, il est tranchant à sa partie moyenne, d'oii le nom de crêle du tibia, sous lequel on le désigne généralement. — En haut, il se dirige vers le côté externe d'une saillie volumineuse, que l'on désigne sous le nom de tubercule antérieur du tibia : nous le retrouverons tout à l'heure à propos de l'extrémib; supérieure de l'os. — En bas, par suite du changement d.direction de la face externe, il se porte oliliquement en dedans et vient mourir sur la malléole interne.
h. Bord interne. — Le bord interne, très peu manjui' en haut, devient très saillant dans sa moitié inférieure. Il donne attache à l'aponévrose jambière et à quelques faisceaux du fléchisseur commun des orteils.
c. Bord externe. — Le Ijord externe, situé en regard du péroné, donne insertion à l'aponévrose interosseuse. Il se bifurque en bas et circonscrit, entre ses deux branches vie bifurcation, un espace triangulaire rugueux pour l'insei-tion des forts ligaments qui unissent, à ce niveau, le tibia au péroné. Une petite facette lisse e1 articulaire (fig. 311, 11), que nous retrouverons en décrivant l'extrémité inférieure, termine en bas cet espace triangulaire : elle s'articide avec la malléole péronière.
2" Extrémité supérieure. — L'extrémité supérieure du tibia est très volumineuse, f[uadrangulaire, allongée dans le sens transversal. Destinée à s'articuler avec les condyles fémoraux, elle présente à cet effet, sur sa face supérieure, deux surfaces articulaires horizontales, légèrement excavées à leur centre et connues sous le nom de cavités glénoides du tibia.
Ces deux cavités glénoïdes (fig. 312) se distingueiiL comme les condyles fémoraux, en interne et externe : l'interne est à la fois plus longue et plus excavée que l'externe; celle-ci, en revanche, est un peu plus étendue dans le sens transversal. — Du reste, chacune d'elles nous présente un bord périphérique demi-circulaire et un bord médian (par rapport à l'axe de l'os), qui est convexe pour la cavité glénoïde externe, à peu près rectiligne pour la cavité glénoïde interne. — Ce dernier bord, au niveau de sa partie moyenne, se relève le long de deux saillies osseuses en forme de tubercules, en
Fig. 311.
Tibia, vu par sa face e.xlenie.
1, é|iine. — 2, liibérosilû liilonic.
— 3, lubfrosiU'' oxlerne. avec :)', lucette ai'liculairc supérieure pour le liértiné. — 4, tubrrosité anlérieuro.
— 4', lubcrcule du jambier aiilérieur ou do Gerdy. — 5, ligne oblique. — 6, trou nourricier. — 7. boni antérieur. — 8, bord externe. — 8', surl'ace d insertion pour le jambier postérieur. — 9, face exlcrnc. — 10, face postérieure. — H. facétie triangulaire pour le péroné.
OSTÉOLOGIE
agrandissant d'autant le diamètre transversal des cavités glénoïdes. Cette partie, ainsi relevée, des deux cavités glénoïdes est inclinée de 45° pour la cavité externe, presque verticale pour la cavité interne. — Les deux tubercules interne et externe que nous venons de décrii'e, l'échancrure qui les sépare et le massif osseux quadrilatère qui leur servent de base commune, constituent dans leur ensemble ce qu'on appelle improprement Vépùie du tibia, la saillie en question n'ayant nullement la forme d'une épine. — Quoi qu'il en soit, l'épine tibiale se dresse enti^e les deux cavités glénoïdes et nous ferons remarquer qu'elle est toujours un peu plus i^approchée du plan postérieur de l'os que du plan antérieur. — En avant et en arinère de l'épine, s'étalent deux surfaces triangulaires, rugueuses et fort irrégulières. De ces deux surfaces, V antérieure ou pré-spinale, est presque horizontale ; la postérieure ou rétro-spinale, moins étendue que les précédentes, est fortement inclinée de haut en bas et d'avant en arrière. Comme l'épine du tibia, les deux surfaces pré- et rétro-spinale séparent, l'une de l'autre, les parties correspondantes des
G.DLify ^' £- 2.
Fig. 312.
Extrémité supérieure du tibia, vue par sa face supérieure.
1, cavité gl(5noïde inlcrne, pour le coiidjle interne du fémur. — 2, cavité glénoïde externe, pour le condjle externe. — -3, tubercule interne de l'épine du tibia. — 4, tubercule externe de cette même épine. — 5, surface rugueuse, située en avant de l'épine (surface pré-spinale) . — fi, surface rugueuse, située en arrière de l'épine (surface rétro-spinale).
Extrémité inférieure du tibia, vue par sa face inférieure.
1, surface articulaire de la poulie astragaliennc , avec )', facette pour la face interne de l'astragale. — 2. malléole externe. — 3, gouttière du tléchisseur propre du gros orteil. — 4, gouttière du fléchisseur commun des orteils. — 5, gouttière du jambier postérieur. — 6, bord externe de la surface articulaire. — 7, bord antérieur de cette même surface articulaire.
deux cavités glénoïdes : elles donnent insertion aux ligaments des fibro-cartilages semi-lunaires et aux ligaments croisés de l'articulation du genou (voy. Arthrologie).
Les deux cavités glénoïdes du tibia sont supportées par deux masses volumineuses qu'on est convenu d'appeler les tubérosités uu condyles du tibia. On les: distingue naturellement, comme les cavités elles-mêmes, en interne et externe. — La lubérosité interne, un peu plus développée que l'externe, nous présente à sa partie postérieure une impression rugueuse pour l'insertion du tendon direct du muscle demi-membraneux et, en avant d'elle, une gouttière horizontale, parallèle au rebord glénoïdien, dans laquelle vient se loger le tendon horizontal de ce même muscle. Au-dessous de cette gouttière, se voit une surface rugueuse pour l'insertion inférieure du ligament latéral interne de l'articulation du genou. — - La tubérosité externe, h son tour, nous présente à sa partie postéro-externe une facette articulaire, à contour arrondi ou ovalaire (lig. 311, 3'), qui regarde en bas, en arrière et un peu en dehors : c'est la facette péronière de l'os, destinée, comme son nom l'indique, à s'articuler avec une facette analogue de l'extrémité supérieure du péroné. : .
os DE LA JAMBE
Envisagées maintenant, dans leurs rapports réciproques, les deux tubérosités libiales' sont entièrement confondues par leurs faces adjacentes suivant le plan médian de l'os. — En arrière, elles sont nettement séparées Tune de l'autre par une échancrure profonde, Cfui n'est autre que la surface rétro-spinale ci-dessus décrite. — En avant, elles sont entièrement confondues. Au-devant d'elles s'étale une surface triangulaire à base supérieure, fortement rugueuse et criblée de trous vasculaires, dont quelques-uns atteignent des dimensions considérables. Au sommet de cette surface li'iangulaire, au point où se termine le bord antérieur du corps de l'os, se trouve une saillie de forme ovalaire, que nous avons déjà rencontré plus haut: c'est le tubercule antérieur du tibia {lubérosité antérieure à(i quelques auteui's), sur la partie inférieure duquel vii'nt s'attacher le ligament rotulien. — Du côté externe du tuliercule antérieur part une crête rugueuse, laquelle se dirige obliquement en haut et en dehors et aboutit à une saillie, plus ou moins développée suivant les sujets, que Ton désigne sous le nom de tubercule du jambier antérieur ou encore tubercule de Gerdy (fig. 308,9) : c'est, en effet, sur ce tubercule que viennent s'insérer le jambier antérie ur et le tenseur du fascia lata. Il est généralement situé à 18 millimètres au-dessous du rebord glénoïdien, à égale distance du tubei-cule antérieur du tibia et de la facette articulaire destinée au péroné.
3"^ Extrémité inférieure. — L'extrémité 7
inférieure du tibia est bveaucoup moins G
développée que l'extrémité supérieure ; mais, comme cette dernière, elle affecte une forme cuboïdale et par consécfuent nous offre à considérer six faces :
a. Face supérieure. — La face supé- ^ rieure se confond, sans ligne de démar- E cation, avec le corps de l'os.
b. Face inférieure. — La face inférieui^e (fig. 313j s'articule avec la poulie de l'astragale. Elle nous présente à cet effet une large surface quadrilatère, lisse et unie, concave d'avant en arrière, un peu plus large en dehors qu'en dedans.
Une crête antéro-postérieure, extrêmement mousse, peu marquée par consé- (juent, la divise en deux portions latérales, qui, sur le squelette monté, reposent sur les. versants de la poulie astragalienne. Quant à la crête elle-même, elle ri'pond à la gorge de la poulie.
c. Face antérieure. — La face antérieure, convexe et lisse, fait suite à la
face externe du corps de l'os. Elle répond aux tendons des muscles extenseurs des orteils.
d. Face postérieure. — La face postérieure (fig. 314), également convexe, nous
Gouttières postérieures de l'extrémité intérieure du membre pelvien.
A, tibia. — B, •piioné. — G, astragale. — D, calcanéum. — E, scaplioïde. — 1,1, gouttière des iiéronicrs latéraux. — 2, tubercule externe du calcaniuni, avc^ :
3, gouttière du court pèronier latéral située au-dessus et
4, gouttière du long péronier latéral placée au-dessous. —
5, 5, 5, gouttière du fléchisseur propre du gros orteil. — 0, 6, gouUière du fléchisseur commun des orteils. — 7, 7, gouttière du jambier postérieur.
OSTÉOLOGIE
présente en dehors une gouttière oblique, souvent peu marquée, pour le passage (lu tendon du fléchisseur propre du gros orteil.
e. Face externe. — La face externe est creusée d'une excavation, de forme triangulaire, dont le sommet se continue avec le bord externe de l'os. Cette excav^ation est destinée à recevoir l'extrémité inférieure du péroné : rugueuse à sa pai'tie supérieure pour des insertions ligamenteuses, elle devient, à sa partie inférieure, lisse et unie pour s'articuler avec la malléole péronière. Elle est limitée, tant en avant qu'en arrière par deux tubercules, toujours très accusés, sur lesquels viennent se fixer les ligaments de l'articulation tibio-péronière inférieure.
f. Face interne. — La face interne, enlin, se prolonge en bas en une apophyse volumineuse, appelée malléole interne. — La face interne de cette apophyse, convexe et lisse, réjwnd à la peau. — Sa face externe, plane et encroûtée de cartilage à l'état tVais. continue la surface articulaire de l'extrémité inférieure et s'articule avec la face interne de l'astragale. — Son bord antérieur, rugueux, donne attache à des ligaments. — ■ Son bord postérieur nous présente une gouttière oblique en bas et eu dedans, souvent douljle (lig. 314, 7), pour le passage des tendons du jandjier pùsl(M'ii'ur et du fléchisseur commun des orteils. — La base de la malléole interne se Cdiifond avec l'extix^mité inférieure de l'os. — Quant à son sommet, il est divisé en deux saillies inégales par une échancrure profonde, où s'attache le ligament latéral interne de l'articulation du cou-de-pied : de ces deux saillies, l'antérieure descend sensiblement plus bas que la postérieure.
4" Conformation antérieure. — Le corps de l'os (fig. 1), constitué par du tissu compacte, est creusé à son ccidre d'un large canal métluUaire. plus étroit à sa partie moyenne qu'à ses extrémités.
Les épiphyses du tibia sont formées de tissu spongieux, entouré sur certains points d'une simple pellicule de tissu compacte, — Dans l'épiphyse supérieure, les lamelles osseuses principales se répartissent en deux systèmes : les périphériques, s'élèvent verticalement vers les cavités glénoïdes : les autres, centrales, représentent des arcs à grands rayons et, en s'entre-croisant avec celles du côté opposé, forment des espèces d'ogives dont le sommet répond à l'axe de l'os. — Dans l'épiphyse inférieure, nous rencontrons une disposition analogue : les lamelles les plus extei^nes sont verticales; les lamelles voisines du centime s'inclinent vers l'axe de l'os.
Connexions. — Le tibia s'articule avec trois os : 1° en haut, avec le lemur ; 2° en bas, avec l'astragale; 'i" en dehors, avec le péroné.
Insertions musculaires. — J>e tibia donne insertion à quinze muscles. Ces insertions musculaires sont représentées dans les figures 315, 316 et 317. Nous les résumons dans le tableau synoptique suivant, dans lequel les chiffres, placés entre parenthèse à la droite des muscles, répondent exactement aux chilfres de même valeur des trois figures précitées.
■ Biceps crural (1).
, I Extenseur commun des orteils (3).
Janibier antérieur (i).
l / Tendon rotulien du quadriceps (5).
y , , . .,, ,, . , \ Quelquesfaisceauxdu vaste externe (o") . I.ExTRKM.Tii SL'PKMiKLiiu.:, 1 I ubevosde anlcrmu-e et Quelquesfaisceauxdu vaste interne (5") ' t^ibevcule de Gerdy. j j^^^^j^'.^^. ^^t^^j.je^r (-i) .
Tenseur du fascia lata (0).
. Tiihérosité interne . . . . Dcaii-membraneux (7).